BAR
y' 1Rt Maurice . Saint Martin du Haume , Bondeville ,aror hroe & Deville ; après quoi elle vient à Bapau-aE > qui est un hameau , situé au pied de la côte del ‘oisset, où elle entre dans la Seine , une demi-Iíeueau -dess 0Us du château de Rouen. Cette petite ríviere,passant par Maromme , y fait aller deux moulins àpoudre à canon . dont on fournit toute la province.
Corneille \ Dictionnaire. Mémoires drefles fur lesheitx en 1703.
ÈAPHYRA Sc
wAPHYRUS , nom que portoit l’Helicon , lors-après avoir coulé quelque tems par des fouterreinsr fen°ic à paroître. Voyez. Heí-icon , riviere.«APUTA , ville d’Asie , dans la grande Arménie,el °n quelques exemplaires de P toi ornée, /. j. c. 13.u lieu de ce nom on lit Capota dans quelques edi-10lls , entre autres celle de Bertius.
BAR , ou plutôt Bahr ; ce mot en Ethiopien signi-" e la Mer , & se donne aussi à de grands lacs. Ainsi enEthiopie on nomme Bahr-nagash, non pas un royau-stle particulier, comme le disent quelques relations,un gouvernement dont le département est fur la
tote.
BAR de DAMERA. Voyez. Dambée.i.BAR, petite riviere de France, en Champagne,«ans le Rhetelois ; elle a fa source au village qui luitlonne le nom > près de Besanci, d’où, Coulant au nord,EUe se jette dans la Meuse auprès de Doncheri. EllePorte bateau. * Baudrand , ed. 1703.
à- BAR , petite ville d’Uktaine , avec un châteauune colline , fur le ruisseau de Cou , entre des ma-, entre Brákìaw & Kaminicck.
Z. BAR , duché entre la Lorraine & la Champagne.On le nomme indifféremment, le Duché de BAR 6c leBari3o is ou le Duché de Barrois, & autrefois leComjê de Barrois. II est fort grand, & s’étend de-P l 'is la Champagne, & le territoire de Sermaife , quidu bailliage de Vitri, jusqu’au-delà de la Moselle.H est composé d’un grand nombre de châtellenies , deprévôtés & de seigneuries, qui ont été unies en un seulCorps. 11 reconnoissoit deux dominations ; car quoi-que le duc de Lorraine fût ci - devant propriétaire detóut ce duché , néanmoins il a toujours reconnu lasouveraineté du roi de France, pour ce qui est atp-deçàde la Meuse, & il y a appel de ses juges au parlement deParis. Du reste le duc jouissoit, dans tout son duchédes droits régaliens, comme font les princes de l’em-pire , ne devant rien à la couronne de France pour leBarrois mouvant, quel'hommage & le ressort. *Lon-guerue-t Description de la France , z. part. p. 1771.
Les comtes 011 princes de ce pays > ont pris autre-sais ie titre de comtes de Monçon ou Mouflon, à causédune ancienne forteresse qu’ils possédoienr. Frédéric »Hui fut créé duc de Mofellane , ou de la Haute-Lor-ta >ne 5 par Brunon , archevêque de Cologne , duc gé-tler al du royaume dc Lorraine , pour son frété 1 em-pereur Orhon , a éré le premier seigneur propriétairede Bar. Ce duc étoit propriétaire du pays que l’on ap-P ç 'le aujourd’hui Barrois t du moins d’une pairie : ce* ut lui qui bâtit Bar-l'e-Duc , qui a donné le nom à ceP. a ys, qui fut possédé par Thierry fils, & pàr Frede-*? c II, petit fils de Frédéric L Frédéric II n’eut quedeux filles , Béatrix & Sophie, qui iVhériterent pas dud^ché de Mofellane ; car on ne le regardoit pas encoreto ttirne un propre , & une principauté héréditaire :«’ais ces dames eurent feulement les biens allodiaux.
Béatrix n eut de son mari - Boniface , marquis detoscane , qu’une fille » qui fut la célèbre comtesseMathilde , qui mourut fans enfans. Ainsi Sophie eut^us les biens allodiaux de Lorraine , qui avoient ap-Parterm à son pere , le duc Frédéric II, 1 empereurR ayant ôté à ces dames que les fiefs, & non les terres®Bodiales : Âjitdicatum fuit tenere allodia patris , nonf e °da , comme dit Alberic de trois Fontaines , en fachronique à I’an 103 3.
Le premier fondateur de Bar-le-Dttc , fut Frédéric ,duc de Lorraine , comme nous l’apprenons de Lao-tien écrivain des antiquités de l’abbaye de Saint Míhel,T-û marque que Bar fur fondé fur les confins de laLorraine & de la Chabpagné, pour s’opposer »ux frs-
BAR 6z
quentes incursions des Champenois : propter fréquen-tes Campanonm in Lotharingiam incurfiones , in con-finio Lotharingie & Campante. Caftrum extruxit ì
Manegaud, abbé de Saint Míhel, étant tourmenté& vexé par RenaudII, comte de Bar, vers Fan 1 ryo,présenta une requête au pape Eugène III, dans la-quelle on voir (ce qui fe trouve aussi dans les antiquitésde S. Míhel ) que le duc Frédéric s’étoir rendu le maîtreabsolu de l’abbaye de S. Míhel, dont ìì étoit voisin , 3 claquelle étoit fort éloignée des empereurs oti rois d’Al-lemagne , ses véritables protecteurs. L’abbé ajoute, quele duc, ayans pris le titre d’avoué 8 c défenseur deSaint Mihel, s’étoit emparé du tieis de tous les biens8 c des revenus de cette abbaye, 8 e que de ce tiers , ilavoir composé le domaine de Bar, qui n’en avoit pointauparavant : de tertiâ parte prœdìorum ecclejìa (de SaintMihel) Caftrumfmtm Barrenfe , qued extruxerat , casa-vit; 8 c il laissa cette seigneurie en héritage à ses successeursmâles & femelles ; c’est pourquoi, après la mort deFrédéric II, ses filles, Béatrix & Sophie, eurent Bar *avec d’autres biens allodiaux. Sophie, après la mort dela comtesse Mathilde , fa nièce, eut tous les biens qu’el-îe apporta à son mari Louis , que plusieurs appellentcomte de Montbelliard, parcequ’il étoit maître de cetteplace , comme l’affure Hermanus Contractus : maisAlberic , à Fan 1133, Fappelle Louis, mari de Sophie »comte de Mousson ou Monçon, (cn latin Moncionis.)Quoiqu’on ne voie par aucun acte authentique , quece comte Louis ait pris le titre de Mousson, ni d’ífucuneautre place , néanmoins ses descendans ont porté lenom de Mousson, ou Monçon , ou Mouztins , quiétoit du patrimoine dc Louis, mari de Sophie , damede Bar , qui 11’a point porté le titre de comtesse de Bar,dans le tems qu’elìe a vécu ; mais son fils Thierri estappellé comte de Bar par le moine Laurent de Liège *qui a achevé fa chronique, l’an 1145. Laurent a vécudu tems des enfans du comte Thierri , & a pu voirThierri lut-même ; de forte que cette autorité nousempêche de douter que Bar n’ait été comté, 3 c queThierri n’en ait porté le nom avant Fan 1100, étantmort dès le commencement du dixième siécle. II laissatrois fils ; Thierri, qui fut comte de Montbelliard ;Louis , qui fut comte de Mousson ; & Renaud, quifut comte de Bar premierement , puis de Mousson »après le décès de Louis, mort fans postérité. Le comteRenaud fut tige de la branche qui a porté le nom deBat, & joignit à ces comtés plusieurs seigneuries, dontnous parlerons eh leur lieu. Renaud jouit quelque temsdu comté de Verdun , & eut la guerre contre l’em-pereur Henri IV , óu Henri V > qui le poursuivitcomme un rebelle, l’assiégea & le prit dans le châteaude Bai-5 il vouloir même le faire -mourir , mais il luipardonna. Les Allemands prétendoient alors que Barétoit dans les limites de leur royaume, que l’on ap^pelle aujourd’hui l’empire -, & que les Allemands nom-ment toujours Das-Rerch , c’est-à-dire, le royaume ; c’estpourquoi Ot hon de Fressingue au livre Vil de fa chro*nique , décrivant l’expéditîon de l’empereur Henri IVou V , en Lorraine , dit qu’il assiégea le comte Re-naud dans le château de Bar , in Castro Barra inter -mino Regni fìto. Alberic dit la même chose dans fachronique, que cette place ou château de Bar étoitdans les limites du royaume , in termino Regni ; Sc peuaprès il ajoute , que l’empereur pardonna à Renaud ,à la priere de tous ses païens , très-nobles du royau-me , c’est-à-dire, d’Allemagne. Déplus, on cire dansles notes sor la vie de saint Gérard , évêque de Toul,des lettres des empereurs Henri 1. 3 c Othon I, quiconfirment la ville dé Bar à l’églife de Toul.
Cependant 1e Barrois a toujours dû être da royaumede France, comme il en est encore aujourd’hui ; & fansdoute que les confirmations ci-dessus étoient de puresentreprises des' empereurs allemands fur nos rois, lesévêques de Metz, Toul 8 c Verdun , qui avoient laprincipale partie de leurs diocèses sous leur domina-tion , & qu’ils combloient de biens & d’honneurs pourles mettre dans leurs intérêts, ne songeant alors qu’àsecouer le jourg des monarques François , comme Farrès-bieh remarqué Chantereaux dans ses considérationshistoriques sor la Lorraine, page 1 1 3. C’est ce qu’on