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ïcnt deux sols six deniers î & 1 esfelours sont de cuivre ;comme de gros doubles de France : il en faut huit pourfaire une blanquille. Les réales de huit, de quatre 8cde deux sont presque le» seules espèces étrangères, quiont cours à Maroc ; l’or & Largeur de France -, d’An-gleterre Sc de Hollande, Sc même les pistoles d'Espa-gne , y étant rarement reçues : aussi n'y en porte-t-onguères, parce que le commerce de Maroc sc fait prin-cipalement pour avoir de l’or en poudre. II sc frapeaussi à Tunis quelques espèces d or , mais plus sottes•■d’un tiers que celles d’Europe : elles font du titre devingt quatre carats. Les Nafara font d’argent , taillésbifarrement en carréles Doublas Sc les Burbas qui s’yfabriquent, font de la même valeur que ceux d'Alger.Voyez, pour ce qui regarde le commerce plus particulierde la Barbarie, les articles de Sale’ , Tambouctou &Bastion de France.
BARBARIUM PROMONTORIUM ; c’est ainsique Ptolomée, /. z. c. 5. appelle le cap qui est au midioccidental de la ville Olios-Hippon ou Olioseipon , quiest Lisbonne ; ce cap est présentement nommé Cap deSpichel. Ptolomée lui donne 4 d. 45 min. de longi-tude, & J9 d. min. de latitude. De Liste lui don-ne ,9 d. de longitude , Sc 38 d. 16 min. de latitude.Dans sédition de Bertius, le latin porte 3 1 , au lieu de39 , qui est une grande faute. Le grec est juste quivaut 39.
BARBÂRÒ ou Monte Barbaro , &
BARBARUS MONS , nom latin qui signifie deîmontagnes du royaume de Naples , auprès de Pouz-zol, dans la Terre de Labour. Les anciens les ont con-nues sous le nom de Gaurus mons Sc Gaurini montes .PçyeL'GAuRus.
. BARBASOLA, ancienne ville d’Espagn e.Voyez. Bar-
ÍBESOLA.
BARBASOTE, port de mer d’Afrique, au royau-me de Fez au couchant. & à peu de distance de Ceuta.Ce fut là que D. Juan de Portugal aborda , lorsqu’ilalla faire la guerre aux Maures . fur lesquels il prit Ceu-ta. * Marmol, t. a. 1 . 4. c. y y. p. 2 3 9.
BARBASTE , ville de France, en Gascogne, dansle duché d’Albret, à une lieue de Nerac & fur la Ge-lisc. On y voit un édifice fort rare , composé de quatretours & un pont de pierre de huit arches. A demi-lieuede Barbaste , sont les parcs de Durance , où il y a quan-tité de cerfs, de sangliers , de faisans, de hérons Sc deButors. On tient ce lieu un des plus agréables de France >pour toutes sortes de chasses. II faisoit les délices du roiHenri IV, pendant qn’il scjournoit à Nerac. Cette villedont Corneille par-le si magnifiquement, est une bour-gade au-dela de la Gelise , en allant de Nerac à Ca-stelgeloux. Le rare édifice, composé de quatre tours , 8cle beau pont de pierre de huit arches, sont empruntésde Cordon , riviere de France , t. 1. p. y 15. qui ne faitpas une ville de Barbaste. Elle est négligée par Bau-drand , Maty , Piganiol de la Force, Sc par Fauteur dudénombrement de la France.
BARBATH , selon d’Herbelot, Bibl. orient, ville del’Arabie Heureuse. On l'appelle aussi Marbath ; elleest située dans la petite province de Schagr ou deHadhramuth, qui est FAdramytene des anciens. Cetteville qui en est la capitale, regarde vers le midi Pistede Zocotora, dans la mer d’Yemen ou Océan Ethio-pique. Les Arabes écrivent indifféremment Marbát,Merbat, Mirbath ou Barbath. Ïbn-Said , cité par Abul-feda, dans fa Defcr. de l’Árable , éd. Franç. p. 3 28.éd. Arab. & Lat. 6z. dit que Merbat est fur la côtede Ddafar ; c’est une petite ville au sud-est de Ddafar.Edrisi, cité par le même , dit qu’iì y a cinq stationsentre cette ville Sc le tombeau de Houd, Sc que sorles montagnes voisines, il croît beaucoup d’arbres quiportent l’encens, lequel est transporté de là dans lesautres pays. Atwal & Ibn-Said, géographes arabes,s’accordent peu sor la position de ce lieu : le premierlui donne 72 d. 3 o min. de longitude, & 12 de lati-tude. L’autre met 74 d. de longitude & 14 d. 3Ó min»de latitude. Edrisi , Geog. Nub. fexta pars climatis 1.p. 27. compte quatre journées de chemin depuis Mar-bath jusqu’au bourg de Hascc, en y allant par terre,
& deux journées, quand on va par mer. De la Roque
BAR
dit dans une note qu’elle est peu éloignée d’une aupetite ville nommée Cabar Houd , ou le sépulcmHoud , & il remarque que les Arabes appellent H°ule Patriarche Heber, & disent qu’il finir ses jours en ^lieu, après avoir tâché d’amener les Arabes idolâtresla connoissance du vrai Dieu. ,
BARBATIA, ville des Arabes, vers le Tigre, R 0Pline, 1.6. c. 28.
1. BARBATO, Barbates ou B eh, petire riviered’Espagne, dans l’Andalousie. Elle coule dans 1 çvecde Cadix > Sc se décharge dans la mer AtlantiquePorto Barbaro, entre la ville de Cadix & le détroitGibraltar. * Baudrand, éd. 1705.
2. BARBATO ou Puerto Barbato , Barboté r
petite ville d’Espagne, en Andalousie, à Fembouctu’de la riviere de Barbato : on la prend pour la vissel’Espagne Betique, que les anciens nommoientou Belo , que d’autres mettent à Conil sor la nicwcôte, & d’autres à Belona. * Baudrand , éd. I7°f*
BARBEAU ou Barbeaux , abbaye de France >d a1 ^la Brie , au bord septentrional de la Seine, à delieues au-dessus de Melun. Elle a eu pour fondatcuLouis VII, dit le jeune , roi de France, qui y sot e^terré. J. du Till. dans fa chronique des rois de Fi' aI1ce , ad ann. 1180, dit que le corps de ce monatqtty fut transféré, ad Barbeli , & que la reine Adele ol ,Alise, selon Gaguin , lui éleva un mausolée o r0 jd’or, d’argent & de perles. Guillaume le Breton , al *eumd. ann. dans fa chronique , nomme ce lieu C<x n °.
bium Barbeellum , & Vincent de Beauvais, ïn $P eClt ',dit, in Ecclefìa fanche Maria de Sacro PoRtU, Fdicitur Bar-Beel fepukus est , quam ipse fundf > ^De Valois, Notit. Gall. p. 494. conclut de cesderniers auteurs que dans le françois de ce tern-j'.Bar signifioit un port, Sc Beel signifioit sacré. H .les auteurs ne s’accordent pas fur la vraie étywosos^de ce dernier nom. Le P. Daniel, dans son histoireFrance , t. 2. p. y 71. éd. in-y° 1720. écrit BaRBeA uou S ainport , en marge Sanus Bonus , ce qui est o ,edifférent de Saint port. Corneille en soumit une at * trC *savoir, Sequana portus > c’est-à-dire Port de la Sein e cSeine-port , Si par contraction Sein~port.
BARBECINS , Barbessins ou Barbacines * 0 *comme les Arabes les nomment , les Bereb£ r 'Marmol confond les deux derniers de ces noms > y ^aux Bereberes , íl y en a dans plusieurs endroitsl’Afnque. Voyez. Bar-Ber & Bereberes. Quant *Barbecins , il y a un royaume qui porte leur notnla côte qui est au midi du Cap Vert , entre l cSvieres de Sénégal Sc de Gambye. Le Maire,p. 95. divise en trois peuples les habitans du P a y s *Liest entre ces deux rivières ; savoir, les Geloffes,ont environ quarante lieues de côtes ; les Sereres Hen ont dix ou douze lieues ; Sc le royaume des Pbecins , qui n’ont pas plus de terres que les Sere 1 ^avec qui ils sont souvent en guerre. 11 remarqué ^plus que le royaume des Barbecins, est nomme atrement de Jouasse , du nom d’un village qu’onpelle ainsi & qui en dépend. De l’Isle, qlii écrit cnoms autrement, met un royaume des Barbecins enles Jaloses & les Sereres , 8c ces derniers e ^ r£ c ] croyaume des Barbecins & Jouai. Ce qui justi« el’Isle, c’est qu une relation, jointe aux voyagesle Maire, p. 189. porte que le royaume des _Barbe ^joint celui des Jaloses, commençant à un village nmé joualle , situé fur le bord de la mer, habite F ^quelques mulâtres portugais, & encore un àtJtre h g duvillage qu’on appelle Coringue , qui est plus ps° c . ostCap Verd 8c dépendant de Joualle. Cette re a ^ajoute que c’est là où ils font ordinairement P 1U ^9commerce. Si on en croît cet auteur, le íoyaumBarbecins est fort petit, 8c n’a pas plus de six ° alieues de côtes. Voilà une diminution de P teS ^ air t)e'moitié de ce que le Maire leur en donné. Les . gcîns font Mahométans. Dàpper 8c de la Croix » c r ^pàr Corneille , se font trompés l’un & l’aufre en JL a -
tanc le royaume des Barbecins au septentrion °st. 1 dcme de Sénégal , & par conséquent de la riviemême nom. La carte insérée dans le livre “ e ^ jeper, les met beaucoup mieux au midi de 1 u j, aUtse -,