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Tome premier. A - B.
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bastien. l.s font aussi un gros commerce de laine d’Espa-gne , qu’ils envoient dans tous les pays où l'on en a•besoin. Cette ville reçoit de petits mâts par la rivièrede Nive ; mais il en vient de très - beaux par le Gave■d’Oleron, que l’on tire des vallées d’Arste& de Bara-ton dans les Pyrénées. Ceux des vallées de Baraton fontles plus beaux : on les conduit cinq lieues par terre jus-qu’au Gave l’Oleron , d’où l'on les mene par des ra-deaux jusqu’à la riviere d’Adour, à une lieue au-dessousde Peyrourade. Ces mâts étant arrivés à Bayonne , l’onies met dans une fosse faite exprès pour les ramasser. Onles envoye ensuite à Brest Sc dans les autres ports , oùl’on construit des vaisseaux pour le roi. Cette ville &ie pays de Labour envoient tous les ans plusieurs bâti-mens à la pêche de la baleine & à celle de la morue.Ce furent des barques de ce pays qui commencerent-d’aller à la pêche de la baleine , proche Piste de Finlandêc en Groënland fan ióoj ; comme ils en font fortéloignés, & que la baleine feroit corrompue avantqu’ils fussent de retour, ils ont trouvé le secret de lafondre à la mer , & de la mettre en huile Sc en fanon.* Longuerue, Defc.de la France, part. t. p. 193. Pi-ganiol de la Force , Description de la France, t. 4.

р. 211.

Le Golfe de BAYONNE, ou la Mer des Basques,partie du golfe de Gascogne, entre le Labour Sc laBiscaye.

2. BAYONNE, petite riviere de France , au VexinFrançois. Elle a trois sources à peu de distance de SaintCyr fur Chars. puis arrose Chars g, passe à Courcelles ,a Osni, à Saint Martin , Sc à Pontoife , où elle feperd dans l’Oife. Corneille en fournit le nom , mais illa met en Champagne , en quoi il fe trompe. De fisse ,dans fa carte dc la prévôté Sc vicomté de Paris, en dé-•crit le cours , mais fans la nommer.

1. BAYZE , bourg Sc riviere de France , en Cham-pagne. Voyez. Baize.

2. BAIZE , riviere de France : elle a fes sourcesdans le Neboufan; de là, coulant vers le nord, ellearrose Galan > d. dans le Magnoac , Bcrdoues Sc Mi-randes, g. dans I’Estarac, fe chargeant en chemin dequelques autres rivières au nord de l’isle de Noe. Ellesert comme de bornes au Haut Armagnac qu’elle laisseà I’orient, où elle baigne Clarence : puis entrant dansleCondomois, elle passe à Condoin d. & à Nerac qu’el-le traverse. Elle coule vers Lavardac , au midi duquelelle reçoit la Gelife, avec laquelle elle va fe perdredans la Garonne , une demi-lieue ( de 19 au degré ) au-dessus d’Eguillon. * Atlas, Robert de Vaugondy.

BAZA ; c’est la même que Baça Sc Baéça. Voyez.Baça 3. & Baeça 1.

BAZACATA, isle de la merdes Indes, scion Pto-lomée. Castald dit que c’est Basse > Ptolomée , /. 7.

с. 2. la met dans le golfe du Gange plus à Porient quece fleuve , mais plus à l’occident qu’elle ne doit être.Il y en a un assez grand nombre fur la côte d’Ava , &vers la presqu’isle de Malaca. Et je crois avec de l’Iste•que c’est la plus grande d’entre les istes des Andamans ;& peut-etre tontes les istes comprises fous ce nom n’enFormoient-elles qu’une feule du tems que vìvoient ceuxdont les mémoires ont servi à Ptolomée.

BAZACITIS > contrée de l’Afrique propre , selonPtolomée ; si ce n’est pas la même chose que la Biza-cene > c’en étoit au moins une partie, Sc Mercator ,dans fes cartes fur les notices de Ptolomée , la met auxdeux côtés du Bagradas.

BAZACLE , lieu de France , dc Languedoc , fur laGaronne, auprès de Toulouse. II y a un moulin fa-meux , dont je parle dans l’article de Toulouse.

BAZADOTS ( le ), province de France, & partie dela Basse Gascogne , entre la Guyenne propre , au cou-chant Sc au septentrion , l’Agenois au levant, Sc leCondomois au septentrion. Voyez Longuerue, D esc.de la France , part. 1. p. 186, Le Bazadois qui a tou-jours appartenu en propre aux ducs de Gascogne, tantqn’il y eu a eu , a pris aussi bien que fa capitale Bazas ,son nom des peuples_Aquitains, Vasates , dont i! n’estfait aucune mention ni dans les commentaires dc César,ni dans Strabon , ni dans Pline. 11 est vrai que César,au troisième livre de fes commentaires, parle de ccr-

BAZ

tains peuples aquitains, qui font écrits en quelques e< ^"rions Voconni , & en d’autres Votâtes , & que Mariiez »Sc après lui b an son , veulent être les mêmes que lesVasates; mais cour cela n’étant fondé que fur de vai-nes conjectures Sc. fur un très-leger rapport de nom,faut avouer de bonne foi que nous ignorons non-scul e 'ment ce qu’ont été les prétendus Basabocates de Pline,mais les peuples Vocales , les Cocosates, les Sibusates,les Tarifâtes, Sc les Preciani , dont on lit les noniSdans les livres de la guerre des Gaules , Sc que n° sgéographes ont placés selon leur caprice : ces noms «6fe trouvant dans aucun monument de l’antiquité ; &César qui n’a jamais passé la Garonne , ni mis le pieddans l’ancienne Aquitaine , nommée depuis Novempo-pulanie, paroissanc fort peu informé de l’état de ce pays,où Crassus.son lieutenant, avoit feulement fait une cour-se , Sc qui ne fur conquis que du rems d’Augusle patMessala. Car encore que Hirtius assure dans le supplé-ment de la guerre des Gaules, que César marcha avecson armée pour entrer en Aquitaine, il nous apprendque le même César étant arrivé fur la frontière de cepays, tous les peuples d’Aquitaine lui envoyerenr desdéputés , pour fe soumettre, dont il se contenta, SCpassa aussi-tôt à Narbonne pour y prendre des quartiers.Peu de tems après , la guerre civile ayant commence ,les Aquitains sc remirent en liberté comme auparavant,& s’y maintinrent plusieurs années. Pline paroît aussimoins instruit de ce pays, que des autres provinces desGaules. Ainsi il n’y a aucun auteur qui fasse mentiondes Vasates , qui soir plus ancien que Ptolomée ; cegéographe nous apprend que la capitale dc ces peupless’appelloit Cojfio ; Sc ce nom a été Cn usage jusqu’aiïtems d’Aulone , qui s’en sert encore. Mais AmmienMarcellin , & tous les écrivains qui l’ont suivi, ne don-nent à cette ville que le nom du peuple Vasates. Gré-goire de Tours parlant plusieurs fois de la ville des Va-sates , ou Civitas Vasatica ; & dans les livres des Mira-cles , il prétend qu’il y avoit des chrétiens à Bazas, peuaprès le tems où Jefus-Christ avoir vécu ; ce qui est cer-tain, c’est que cette église qui est encore aujourd’huifous la métropole d’Auch , est très-ancienne. Le paysoù elle est située n’est pas fertile en grains ( car c’esl lecommencement des Landes ) c’est pour cela que saintPaulin, dans une lettre à Aufone, appelle Bazas sa-blonneuse, Arenosas Vasatas > à cause de son territoire »que Sidonius Apollinaris méprise fort dans une de seslettres, où écrivant à un certain Tigresius , il dit tan-tumne te Vasatium civitas non cespiti impofîta ,sed pul-veri tantkm. Syrticus ager acvagnmsolum & volatiles ,vends altercantibus , arenœJìbì pojsident ? Sidonius s’é-tonnoit que son ami demeurât si long-tems à Bazas dansun pays stérile , Sc qu’il réfusât d’aller à Bordeaux ,qui étoit une ville puissante , Sc dans un terroir fortfertile. Les évêques de Bazas ont. été long-tems les seulsévêques de toute la Gascogne, & on volt que le princeGombaud, qui étoit de la maison des ducs de ce pays ,avoit la qualité d’évêque de Gascogne. Les églises ca-thédrales ayant été long-tems fans pasteurs , à cause queles Normands avoient plusieurs fois désolé les villes decette partie de l’Aquitaine ; Sc qu’après cela les Sarazinsayant défait enrieremenr les chrétiens en Espagne , Fan920 , à lg bataille de Val de Jonquere , Sc ayant ensuitepassé les Pyrénées, avoient saccagé Sc brûlé les villesde Gascogne > jnsqu’à Toulouse, du rems du duc Gar-de , dit le Courbé. Ce fait est prouvé par des titres au-thentiques dans les recherches des antiquités de Navar-re de Joseph de Moret.

Ce ne fut que dans le siécle suivant que les églisescathédrales de Gascogne furent pourvues de pasteurs.Alors Bazas eut son évêque particulier vers Fan 1060.

Le duché de Gascogne ayant été réuni à celui d’A-quitaine, cette ville fut toujours sous la domination deses ducs, & ensuite dc celle des rois d’Angleterre, leurshéritiers , jusqu’au régné de Charles VII, qui chassa l eSAnglois de toute la Guyenne. La Sénéchaussée du Baza-dois est sort grande , s’étendant jusqu’aux confins dtfBearn & de la Bigorre.

BAZAIM, Voyez Baçaïm.

BAZALA ou Baxaca. Le dernier est dans le texregrec de Ptolomée, l. y. c. 14. le premier est dans l es