Band 
Tome premier. A - B.
Seite
142
JPEG-Download
 

î 42. BEE

BEUUNIA , ville du peuple nommé Beduneïïens,dans i’Espagne Tarragonoile. Antonio mec sur la coure'd’Aslorga á Sarragoce 'Betunia, à vingt mille pas de lapremiece , & il compte vingt autres mille pas à Brige -■cum : dans une seconde route il ne nomme point Bs-ittnia , mais il met quarante mille pas d’Astorga à Bri-gentm, ce qui revient au même: quelques-uns croientque c’est présentement le village de NorenA , dansTAsturie d’Oviédo.

BEECKEWOORT , commenderie dans les Pays-Bas, à une grande lieue de Diest , en Brabant.* Diction-naire Géographique des Fays-bas.

BEEKE , petite riviere des Pays-Bas , en Brabant.Elie a fa source au pays de Liège , pâlie à Avernas -, d. àMonrenaken , d. à Landen , à Runsdorp , g. à Neer-îanden , g. à D M mael, d. à Halle , d. & à Leewe, oùelle se perd dans laGheete. * Dictionnaire Géographiquedes Pays-Bas.

BEELMAUS, &

BEELMEON, Voyez. Baal-Maon.

BEEL-SEPHON. Les Hébreux étant sortis de l'Egy-pte , après trois jours de marche , arrivèrent à Beel-Sephon , où ils paílerent la mer. Exod. c. 14. v. z. & 9.D. Calmer conclut de là , que Beel-Scphon étoit doncprès de Clisma , 011 Colsitm ; car, dit-il, c est là que lesanciens nous disent que les Hébreux passèrent la merRouge. On peut voir fa dissertation fur le passage decette mer , devant l’Exode, p. 40.. & le supplément ,p. 54. On croie, ajoute-r-il, que Séphon ou Zcphonccoit une divinité Egyptienne , qui donnoit le nom a laville de Beel-Sephon , mais] on ne lait précisément quiétoit cette divinité. Sephon en hébreu signifie le Septen-trio», ou le Caché. Adonis à l’égard des Egyptiens étoitle dieu du septentrion , puisqu’il avoir été tué dans leMont Liban , 8c qu’on l’adoroit principalement à By-blos , dans la Phénicie. II étoit aussi le dieu Caché , &les Egyptiens l’appelloient Tammuz , qui signifie Caché-,parce que dans ses mystères on le tenoit enfermé com-me un m oh dans un cercueil , 8c qu’ensuire on feignoitqu’il étoit ressuscité ; ou parce que l’on disoit qu’il pas-soit six mois fur la-terre avec Venus, de six mois dansles enfers avec Proserpine. Les Rabbins disent que Beel-Sfephon étoit une idole ou figure constellée ,, placée encet endroit par Pharaon , astic d arrêter ìes Hébreux , &les empêcher de sorir. II y en a qui lui donnent une figu-re de chien. * Ezecbiel, c. 8. v. 14 .Voyez. a\\8\ SaintJerome sur ce passage. Voyez, !e Scholiaste de Lhéocrite.

BEEMSTER ( le ), grand marais desséché , 8c can-ton particulier des Provinces Unies , dans la partie sep-tentrionale de la Hollande, au nord de la ville de Pur-merend. Le fameux diplomé deThierri V, comte deHol-lande , daté de l’année 1085 , nomme la Riviere deBamestra. Stokius , In Dider. n. dit que Bemsterétoit le plus grand lac de Westfdse. Voilà les preuvesde l’origine de ce lieu : une riviere forma un lac, &ce lac couvroit une étendue de terre > que l’on trouvamoyen de dessécher , & dont on a fait d’exceilentesprairies , entrecoupées de canaux. Peut-être me con-teslera-t-on t’existence de cette riviere, comme on m’anié celle de la riviere de Purmer, fous prétexte qu’il n’yen a point aujourd’hui qui soit sensible. Mais outre letémoignage que je viens de rapporter , 8c celui du docteAlting qui me l’a fourni , il faut remarquer que l’indu-strie hollandoife a entievement changé la surface dupays ; telle riviere a été connue lorsque, coulant dansl'on lit, elle étoit resserrée entre ses bords. Son embou-chure venant avec le tems a fe combler de vase , de li-mon 8c du fable de la mer, & même par les digues,elle a formé un lac ,.où la source de la riviere fe trouvecouverte , 8c n’est plus sensible. Les terres 8z le fumierque l’on y apporte pour combler le lac, achevent dedéguiser la riviere , qui alors fe perdant insensiblementdans les canaux, dont ces prairies sont entrecoupées,jíc comme isolées, ne laisse pas de couler, quoique pardes voies plus cachées. Mais, dira-t-on , si ces canauxsont grossis par des rivières,ils doivent en peu de tems re-gorger & causer une nouvelle inondation. Je répondspremierement , que toutes les rivières ne sont pas leRhin, l’Elbe ou le Po ; il y en a de petites. D'ailieurs lors-que leuf source est accablée de terre, l’eau ne coule plus

BEE

qu’en partie en cet endroit, & prend en partie d’nutreîroutes , d'aufant plus diíhcilcs à connoitrc , que mutle pays est plein de canaux qui aboutissent de tems entems à des lacs qui leur fervent de décharge ; & de plusceux qui connoisseut la Nord-Hollande peuvent diiecequ’elle seroit bientôt , sans ce grand nombre d’écluses »de digues & de moulins qui servent les unes à rerenh'les eaux que l’ont veut empêcher de se répandre, & desubmerger le pays , les autres à vuider les eaux qui sa-luassent trop abondamment dans les canaux. Le Beem*ster, dans 1 état où il est aujourd’hui, est divisé en quatrePolders. On appelle Polder , un lieu autrefois inondé,& que l’on a regagné fur l’eau , en le saignant par descanaux. Le plus méridional est nommé le Polder supé"rieur du comté ( Graejlyckheyds Boven Polder ) le plusoccidental est nommé le Polder mitoyen du comté( Graeflyckheyds Middel Polder , ) le plus oriental estappelle le Polder d’Arenberg ( Arenbersche Polder ; ) Sccelui qui est entre ces deux derniers,est nommé le Polderinférieur du comté ( Gruefiyckbeyds Onder Polder. ) Cepays est partagé en grands cariés par des canaux endroite ligne, tant dans fa longueur que dans fa largeur.Le plus long de ces canaux dans fa longueur est de deuxmille cinq cens quatre vingt toises du Rhin. Le pluslong dans fa largeur est de deux mille quarante toisesdu Rhin ; mais les digues qui renferment le Beemster ,& qui vraisemblablement ont été tirées sor la trace d Urivage de Lancier, lac , font d’une figure qui n’est rienmoins que régulière. Le pays quelles enferment con-siste cn d’excellens pâturages. II n’y a ni ville, ni bourg,ni village: c’est proprement tout un village , dont lesmaisons & les métairies sont dispersées le long des ca-naux & des chemins qu’on y a pratiqués. * Mémoirescommuniqués.

BEER ou Beera ; ce mot signifie un puits en hé-,breu, 8c est commun à plusieurs lieux , dont il est parisdans l’ancien testament.

BEER , ville de la Palestine , à quatre lieues de Jé-rusalem , tirant vers le Sichem ou Naploule. C’est ap-paremment , dit D. Calmet, en cet endroit que se re-tira Joatham , fils de Gcdeon , de peur de tomber entreles mains de son frété Abimeieeh. * /r/à. e. 9. v. 21.Maundrcll , Voyage.

BEER-EL 1 M , puceus Elim , c’est-à-dire , 1 c puits desPrinces , apparemment le. même dont il est parlé aillivre des Nombres, sous le nom de puits des Princes ,Bef.rsarim. * Ijaie , c. ìy. v. 8.

BEEROTH , selon D. Calmet, Diél. ville des Ga-baonites, dans'la Palestine ( Jofuè , c. 9. v. 17. ) Elisfut ensuite cédée à la tribu de Benjamin. Eusebe dit queBeeroth est située à sept milles de Jérusalem , tirantvers Nicopolis. Saint Jérôme , au lieu de Nicopolis , litNéapoíis > qui est Naplousc.Rcland , Palœft.l. }.p. 6 18.préféré la leçon d’Euscbe,

BEERSABÈ , puits du Jurement , ou le puits des Sept.Voyez. Bersabe’e..

BEESTERA ; c’est le même que Bostra ou Bozra.Voyez Bostra.

BEFORT , ville de l’Allemagne Françoise , dans leSundgow propre , dont elle est la capitale. Elle est si-tuée au pied d’une montagne > à quatre lieues de Mont-beliard; c’est un grand passage, & très-sùr pour alleren Franche-Comté’ : cetoit un boulevard du pays, 8ion l’eslimoic une place importante par fa situation , mê-me avant qu’elle fût dans 1 état où elle est présentement.Elle a eu autrefois des comtes particuliers ; ensuiteelle a appartenu à ia maison d’Autriche > qui la céda àla France par le traité de Westphalie en 1648. Le se Uroi Louis XIV , ayanc reconnu de quelle conséquenceelle étoit pour couvrir les deux Bourgognes , la fit for-tifier. Elle est petite , mais assez forte : il n’y a tout a* 1plus dans la ville que cent maisons , & sept cens ha-bitans. Elle appartient au duc Mazarin : fa figure estpentagonale , 8c les hauteurs dont certe place est com-mandée ont obligé le maréchal de Vauban d’inventesun nouveau système de fortifications. Ce système con-siste en Tours qu’il appelloit bapionnées'. lesquelles n’ontque la capacité d’une tour, mais font faites en formede bastions couverts d’un autre bastion 01.1 contre-garde.

Ces bâumens font coupés de plusieurs grandes craver-.