Band 
Tome premier. A - B.
Seite
149
JPEG-Download
 

BEL

^Ache , II Toro & La Vacca. Le F. Hardouin changece tnot en celui de Berelides . Sc il douce s’il fauc lireBalarides , qui se trouve dans Martien , & qui vien-droic des Balaies , peuple de la Sardaigne , desquels* hue fait aussi mention, ou Boarides , nom marqué^ans la table de Peutinger ; de sorte que ce scroient les^eux écueils ÍL Toro çr la Vacca , qui sont auprès deIhie de San Antïoco , ou enfin Banaurides , comme° nt Ut dans Etienne , qui nomme ainsi des isles de la merde Toscane.

BEL

i49

en Catalogne , selon Morales, entre Barcelone Sc 1 At-ragone ; elle se jette dans la mer Méditerranée à Subur.Le P. Hardouin , ïnPLin. I. 3. c. 3. prétend que Subiest la riviere qui arrose Tarragone : ainsi ce seroit leFrancoli ; mais il ne coule pas entre cette ville & Bar-celone, comme il y doit couler , selon Morales. 0 ail-leurs , outre la Caya & la Bregat, qui sont nomméesfur les cartes, il y cn a plusieurs qui y sont marquées ,mais anonymes , entre ces deux villes. La ville de Su-bur détermine. Le P. Hardouin convient que Subur elìBELESASENSIS, siège épiscopal d’Afrique , dans la présentement Vilía-Nova. II y coule une riviere dansNuraidie. Servus Belesasensis est cité dans la conférence les montagnes auprès de Laguna, & passe à Villa-Franca.de Carthage* Harduin, Collect. concil.

BELESME. Plusieurs écrivent Beelesme, ville dePrance , dans le Grand Perche, dont elle prétend êtrela premiere ville , comme effectivement elle en est laplus ancienne; elle est néanmoins petite, & a un ancienchâteau assez négligé, mais elle a de grands fauxbourgs :che est à quatre lieues de Mortagne au midi, sor le che-min de la Ferté-Bernard , & un peu plus de Nogent leB-otrou à l’occident, vers Memers. * Longuerue, Desc.à la France , 2. part. p. 99.

BELESTAT, bourg de France, dans le Languedoc,au diocèse de Mirepoix , & dans le comté de Foix.

BELESTE , fontaine de France, au Languedoc, aucomté de Foix , & près du bourg de Beleslat, dans laplaine de Mazeres. C’est potir cela que Coulon , Ri-vieres de France, 1 .part. p. 480. l’appelle la fontaine deBellestat. Voici ce qu’ilen dit : « Les philosophes, qui** ont employé leurs maximes & leurs plus belles vérités”cn la recherche des choses naturelles, font fort em-” pêchés à rendre raison d’un miracle continuel qui se” Volt tous les jours dans la fontaine de Bellestac, d’où’» le Lers tire son origine ; Sc les astrologues , qui se» persuadent qu’il ssest rien sur la terre capable d’oe-» cuper leurs esprits, & qui n’ont des yeux que pour" considérer les astres, y peuvent remarquer une hor-« loge plus réglée Sc plus juste que tous les cadrans du» soleil; car cette vive source coule douze fois& tarit" douze fois en vingt quatre heures , par des interval-" les si égaux Sc si accordés, que vous prendriez le" ruisseau de cette fontaine pour une espèce de clepsy-" dre ou d’horloge d’eau que la nature a fabriquée pourV mesurer les tems de ses plus importantes opérations.

« I.a description qu’en fait Du Barras mérite d’être rap-», portée en ce lieu ; /

Mais tout ce que j'ai dit en merveille n’approcheAux merveilles du Lers , quand il sort de fa roche.

.. . . Contemplant la Fontaine,

Qui lave de ses flots de Mazeres la plaine ,

Et, née à Bellestat, non loin des monts de Foix,

Le Peuple Tolosain certes pourvoir de bois.

Chaque jour quePhœbus, parfaisant sa carrière,

Sur les deux horizons reconduit la lumière ,

Son eau porte radeau durant quatre ou cinq mois :

Vingt & quatre fois naît, meurt vingt & quatre fois,

A sec on peut passer demie heure sa source,

Et demi-heure après on ne peut de fa courseSoutenir la roideur : car son flot écumeuxNaissant tâche égaler les fleuves plus fameux ,

Flot docte à bien compter . qui, guidé pat nature,

Le tems si sûrement fans horloge mesure.

Baudrand écrit Beleste le nom de cette fontaine ,

8c ajoute : On dit qu’elle a un flux Sc reflux toutes lesheures du jour depuis la fin de juillet jusqu’au com-mencement de juin. Le dénombrement de la Francefipmme Belesta de 375 feux , au diocèse de Mirepoix,généralité de Toulouse : c’est le même lieu.

BELESUM , château dé la Macédoine, selon Gre-Soras, ciré par Orrelius , Thesaur.

BELEUS. Voyez. Belus.

, BELEY. Voyez, Beeley.

r. BELEZ . Belefus fiuvius, riviere de Catalogne .selon Corneille. 11 ajoute : Cette riviere qu’onappelloitAnciennement Subi , se décharge dans la mer Méditer-ranée , entre les villes de Barcelone Sc de Tarragone.

Ceci est tiré de Baudrand , éd. 1682.. Ce dernier dit :

Subi riviere de l’Espagne citérieure , selon Pline : c’estprésentement El rio Beles , petite riviere d’Espagne,

lla-Nova. IIiprès de Lagui

de Panades, avant que d’atriver à Villa-Nova. Cetteriviere est le Subi des anciens, qui couloir à la ville deSubur,&le Belez des modernes, qui coule à Villa-Nova.

z. BELEZ , lac de Pologne , dans le pâlatinat de mê-me nom , selon Fauteur des Voyages historiques del’Europe. Le palatinat est celui de Belz Voyez, ce mot.

z. BELEZ , petite ville de l’Amérique, dans la nou-velle Grenade, Sc dans la contrée de Tunia. Elle est àquinze lieues de la ville de Tunia, proche d’un volcan ,qui jette souvent des pierres, Sc à trente lieues de SantaFé, vers lc nord. 11 y a un couvent de Cordeliers. * DeLait , 1 . 9. c. 6.

Tai remarqué ailleurs que les Espagnols usent assezindifféremment de l’V consonne au lieu du B } . & du Bau lieu de l’V. Voyez, Velez.

BELFAST , ville d’irlande , dans la province d’Ul-ster, dans le comté d’Antrim , à huit milles presqu’ausod de Carikfergus , fur l’embouchure de Lagenwarer.Elle envoie deux députés au parlement, & la bonté deson port y attire des négocians qui trafiquent en Ecosse Scen Angleterre ; elle augmente de jour en jour son com-merce. Rochefort, Voyages , disoit dès le siécle passé :il y a un très-beau château , Sc trois ou quatre gran-des rues droites, comme dans une ville bâtie tout nou-vellement. * Etat d'Irlande , p. 58. Corn. Dìct.

BELFORT. Ortelius, Thés. trouve un municipe dela Palestine nommé Belfroot par Guillaume de Tyr ,

Sc conjecture qu ll faút peut-être lire Belfort.

BELFORTE, Belfordium , village d’Italie, au royau-me de Naples, dans la Calabre ultérieure , près de lariviere de Metramo , au midi de la ville de Mìleto.On y voir les ruines de l’ancienne Subcìnum ou Subfi-cinum , ville des soutiens. * Baudrand , éd. 170p.

II faut lire Subcjsivum, c’est ainsi que ce nom setrouve dans les meilleurs exemplaires d’Antonin, telsque celui du Vatican , Sc ceux que Zurita a suivis.

BELGzE. Voyez, Belges. Le premier est latin. Sc lesecond est françois.

BELGARD ou Belgrad , ancienne ville de la Po-méranie ultérieure , dans la Cassubie , sous la domina-tion du roi de Prusse , à deux milles géographiques dela mer Baltique, Sc à trois de la ville de Colberg. Elleest nommée dans les actes Bolgroen/ïs urbs, Bialogrod,Belgrod , Belgradia , Belgardía. Quoique l’origine decette ville soit assez incertaine, on n’a pas manqué ce-pendant d’auteurs, qui se sont exercés à lui trouver uneancienneté fort reculée. Quelques uns ont voulu, maisfans preuve , qu’elle dut son origine aux Romains, ouaux Tentons ; d’autres ont eu recours au nom de l’IdoleBelus , dont ils ont dérivé celui de Belgard. Mais fanss’arrêter aux fables Sc aux imaginations de quelqueshistoriens, il est constant que l’on ne peut en trouverde traces bien assurées que vers le tems que l'évangilea commencé à être prêché dans la Poméranie. L'auteurde la vie de l’évêque Othon en fait mention , & donneentre autres cette louange aux habitansd’avoir embrasséfans peine la foi de Jésus Christ aussi-tôt qu’elle leur sotprêchée. Elle florissoit, aussi bien que Vineta Sc Julia,Sc dans le même tems que ces deux villes ; elle étoitfameuse par le nombre de se s habitans & par leur cou-rage , dont ils avoient souvent donné des preuves. II yavoir déjà du tems, dit Marhias de Michow, lib. 3.cap. 7. que cette ville s etoit rendue redoutable par lenombre de ses habitans, & par ses armes, lorsqu'ellefit sentir aux Saxons , aux Danois, Sc sur-tout aux Po-lonois que ce n étoit pas impunément qu’on l’atraquoir.Ainsi tout bien examine, l’origine de cette ville peut serapporter vers l’onziéme siécle. Qn ne peut guères la.