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Tome premier. A - B.
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BEN

thrône , prince de la race des Deïlémites * qui rcgnoít311 sixième siécle de l’hégire , dans cette partie de Fem-pire de Perse où est située Persepolis , a fait faire dansce 'lieu une longue & forte digue pour retenir ses eaux ,Pfrce qu’étant grossies des pluies Sc des neiges , ellesinondoient souvent les pays voisins, principalement labelle plaine de Persepolis. * Chardin , Voyage de Per-

se

. tv 9. p. 43.

• ^ àuve court dans cet endroit avec une extrême ra-P'dité dans des roches profondes & affreuses, Sc avec unutuit effroyable. On n’a pas Fassurance de 1 e regarderhxement de dessus le pont, qui est à quinze toises au-•euus , parce qu’il étourdit les oreilles & éblouit la vue.Oe pont est de pierre de taille , haut élevé, fait en dosd ane , comme la plupart des ponts de Perse , qui sontur les grands chemins, de maniéré que pour les passer■1 faut toujours monter & descendre. La grande archeEst creuse, & il y a une chambre pour prendre le frais,** pour regarder le fleuve, ce qui fe trouve aussi auxpitres ponts de Perse. Celui-ci s’appelle Pulineu , c’est-a 'dire le Font-neuf. Ce fut un marchand des Indes, quiavoir gagné beaucoup de bien dans ses voyages , qui leà bâtir. 11 faut observer que le commun du peuple ap-Pplle le Bend-Emir en cet endroit Abpulneu , qui veutdire le Fleuve du Pont-neuf, Sc qu’on ne l’appelle presqueP a r son nom de Bend-Emir , que proche de la digue,S ui lui a fait donner ce nom , laquelle se trouve à dixle ues de ce pont, entre l’orient & le midi. On lui don-,] e aussi divers autres noms pris des lieux où il passe : ce^ Ul trompe souvent ceux qui ne connoissent pas là des-Usle génie de ces peuples. Á une lieue & demie du pont011 trouve de belles sources d’eau couvertes de grandsar bres, vis-à-vis desquelles il y a des caravanserais. OnfPpelle ces sources Abguf.rm , c’est z-dkc,eau c haude,3 cause qu’il s'en trouve quelques-unes de chaudes. Adeux lieues & demie de là , on se trouve dans uneS s ande plaine , à perte de vue , la plus belle , la plusSaie & ] a pi us fertile qu’on puisse voir : elle est toutecoupée de fleuves & de ruisseaux, Sc toujours verte en

quelque saison que ce soit.

Corneille appelle cette riviere Bendimzr, en quoi* suit Maty, qui pourtant est plus louable en ce qu’ildlt Bendimir ou Bend-Emir.

BEND-MAHI, lieu d’Asie. aux confins de l’Arme-nie & du Cutdistan ; c’est proprement l’endroit où fedéchargé une petite riviere dans le lac de Van,-&oùj ,S uantit é de petits poissons nommés Tarie.

H lft- de it mir-BecksX. 1. p. 417.

Ï. BENDA, riviere de Flnde. én-deçà du Gange ,selon Prolomee , /. 7. c. 1.

2. BENDA (Le), petit pays de la Turquie , dansl’Albanie , vers Croye , & assez éloigné de la côte dugolfe de Venise. II avoir autrefois pour capitale laville de Benda , qui avoir un évêché suffragant de l’ar-chevêque de Durazzo ; mais elle est entieremeflt rui-st ée depuis long-tems, & il y a encore en ce paysluSermemca , qui est un quartier assez fertile, & l’évê-que fait fa résidence dans le château de Mammoli. *Buudrand , édit. 1705.

5 ‘ BENDA, ville de l’Albanie.Vûyez l’art. précédent.

*• BENDARMASSEN , royaume des Indes orien-tés , dans lisse de Bornéo, fur la côte méridionale,q«i regarde celle de Java. Quelques-uns disent Ban-èe RMahen. * Baudrand , édit. 1705.

2 * BENDARMASSEN', ville des Indes, dansl'iflede Bornéo, au royaume de Bendarmassen » dont ellec st la capitale, avec un bon port, fur la côte méri-di on a le de l’ifle, à Lembouchure de la riviere de mê-lTlc nom. * Baudrand , édit. 170J.

Z- BENDARMASSEN , riviere des Indes , dans‘sic de Bornéo. Elle prend fa source dans les mon-tées qui sont au nord de l’ifle d’où elle prend sonc °urs atî midi, Sc entre dans le royaume dont elleprend le nom. Elle forme à son embouchure le portdc Bendarmassen. Sa largeur y est de trois milles, Sc aquatorze brasses de profondeur.

BENDEMIR. Voyez Bend Emir.

BENDENA , ancienne ville del’Afiique Propre , so-on Ptolomée , /. 4. c. 3.11 la met entre la ville de Ta-biaca , Sc le fleuve Bagradas.

BENDER , petite place de Turquie, dans la Bes-sarabie , au bord du Nieller. Ct font les Turcs quila nomment Bender ; car on l'appelle autrement Te-kin ou Technia. Ce lieu est remarquable dans l’hi-ítoire de Charles XII, roi de Suede, pat le long sé-jour qu’il y fit , après avoir été défait par le czarPierre le Grand , à la journée de Pulrawa. Comme císéjour fut long , Sc que le mot Bender signifie Tombeau,ceux qui apprirent cette signification, crurent fausse-ment qu’il étoit mort.

BENDIDIUM, temple de Thrace, dont parle Ti-te-Live, L 38. r. 41. Scrabon , /. 10. & Lucien , /cvz-ro-Menippo , en parlent aussi.

1 .BEN É, en grec BeWa même que Ben a, ville deCrére.

2. BENÉ, petite ville d’Italie , en Piémont, avecun ancien château Sc titre de comté , fur les frontiè-res du Montferrat, Sc proche du Tanaro. Elle donnele nom au pays voisin, que l’on appelle le Benese;elle est à cinq milles de Querasque au midi, cn al-lant vers Mondovi. Quelques-uns y cherchent l’Au-gufiaBatienorum des anciens. * Baud . 1705.

3. BENÉ, ruisseau de Fiance , dans le Dauphine jil coule à Gap , Sc près de Saulce, où est la fontainesalée, qui fournit du sel à tout le pays. * CoulonsRiv. de Fiance , part. 2. p. 179.

BENE-BARAH, ville de la Palestine, dans la tri-bu de Dan. La Vulgate en fait deux noms Bané Sc Ba-RAL». * Jofué, c. 19. v. 45.

BENEBENDOS , quelquefois Venebendos , villede la Campante, selon Etienne le géographe, qui lafait différente de Benevent. Orrelius juge que c estpourtant la même, Sc que la différence n’est que dansquelques lettres du nom.

BENECAFIZ. Voyez Benacafiz.

BENEDICTIO DEI, nom latin de l’abbaye de Ni-sors. Toyer. NisoRS.

BENEDICTION ( Vallée de ). Voyez Vaele’e.

BENEDICTS-BEURN > abbaye de Fordre de 5 .Benoît, une des plus anciennes Sc des plus considé-rables de Bavière , fut fondée à la sollicitation de Bo-niface , archevêque de Mayencc , par trois itérés ,Lan-frid, Waldram, Sc Ellicaiir. Son église est magnifi-que , Sc il y a une assez belle bibliothèque.

BENEFENSIS. Voyez Bennefensis.

BENEHARNUM , Benearnum, ou Benearnen-szum Civitas , ville ancienne des Gaules. Il n’en estfait aucune mention avant litinéraire d’Antonin , oùl’on trouve cette ville marquée. Elle devoir même alorsêtre assez considérable, puisqu’elle étoit à J’exrrémitéd’un chemin, depuis Sarragosse en Espagne usque adBeneharnum , jusqu’à la ville de Béant. Il en est faitensuite mention dans l’hisloire de Grégoire de Tours ;triais 011 ne voit pas qu’il y ait eu d’évêques en cetteville avant le cinquième siécle. Le premier évêque deBéant que l’on connoisse , étant Galaéloire , qui étoiten possession de cet évêché Fan $06 , lorsque le con-cile d’Agdefut tenu fous Alaric, roi des Wisigorhs. Onvoit par la vie de ce prélat, que peu après le con-cile, (& avant la mort d’Alaric, tué l’an 507,) ilprit les armes contre les Goths Ariens, qui maírrai-toient les Catholiques, Sc que dans un combat cetévêque fut tué , Sc ses gens furent taillés en pièces.C’est pour cela qu’il a été mis au nombre des saintsSc des martyrs. La ville de Béarn ayant été possédée,comme le reste de la Novempopulanie, par les roisde France , & par les princes de Gascogne, qui avoienrdans le territoire de Béarn des vicomtes sous leurs or-dres , cette ville fut plusieurs fois saccagée par lesNormands Sc par les Sarrazins, de sorte qu’elie sotentierement détruite, de maniéré qu’il n’en resta pointde vestiges. Il salit avouer qu’on ne fait pas certaine-ment le lieu où Fancienne ville de Bearn a été si-tuée ; car ceux qui veulent qu’elle ait ete au même lieuoù est présentement Lescar, ne fe fondent que fur desimples conjectures.

BENENNUM. Voyez, Ben-Heíznon.

BENEPOTENSIS , siège épiscopal d’Afrtqtie, dansla Mauritanie Céfaricnse , selon la conférence dc Car-thage , ou l’on trouve qu 'Honorius étoit évêque decette ville. * Harduin. Collect. cône.