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croissent dans ses jardins. Au-devant est une esplanadecarrée , au milieu de laquelle est un petit jet d'cau. Agauche est un corps d architecture, qui sert d’entréeau jardin. La porte qui est au milieu, est surmontéed’un second ordre. A droite & à gauche sont six ni-ches remplies de statues, trois de chaque côté, 8cdécorées de colonnes couplées 8c de frontons char-gés de médaillons en bas-reliefs. La façade du châ-teau présente un corps avancé qui occupe le milieu 8cqui sert d’entrée - , il est plus élevé d’un étage que leteste de ledifice. La porte est une arcade décorée dequatre colonnes , qui soutiennent une petite terrasseou balcon orné sur le devant d’une balustrade depierre. Quatre pavillons carrés, deux de chaque côtéoccupent les côtés du château. A ux deux angles despremiers de ces pavillons on a pratiqué deux nichestemplies de statues. * Piganiol de la Force, Desc. de laFrance , t. 2. ( p. 15 i.
i. BEROÉ, ancienne ville de Syrie. Antonin, Itì-n tr. metBeroé sur la route de Litre à Emese, à qua-tante-deux mille pas de la premiere. C’est la mêmechose que Berroea , ville épiscopale de la premiereSyrie . ‘sous le patriarchat d'Antioche, de laquelle ilest parlé dans la notice dressée du rems du patriarcheFhotius, & fous l'empire de Léon le Sage, inféréeau second tome de Schelsirate , p. 68j. Elle est nom-mée par une simple r Beroea, Btpo/ct, dans la notice deFheroclès, p. 712. qui la donne aussi à la premiereSyrie. C’est cette ville qu’011 croie ctre présentementâl-Er. Voyez, ct mot.
r. BEROÉ. Voyez Berrhoe, ville deThrace.
Z. BEROE , petite ville de la Basse-Mœsie, au-près du Danube. Antonin la met sur la route de Vi-toinatium à Nicomédie, à soixante mille pas d’Axio-Polis qu’il compte ainsi, selon l’exemplaire du Va-tican.
Axiopolis yCapidava ,
Carst ( Carsum ) ,don ,
Beroe ,
M. P. XVIII.M. P. XVIII.M. P. X.
M. P. XIIII.
BEROGNE ( La rivicre de ) , prend fa source dansles montagnes de Vosge, près du Peti-Magny. Ellecoule d aboi d au fud-eit , eníuìte fe recourbe contrele midi, arrose Bessoncourt, Novillars, Froide-Fon-taine & Berogne, au dessous duquel elle tombe dansla Halle ou F Allaite ; après un cours de six lieues.* Supplément au Manuscrit de la B bliothéque de Aï.de Corberon , premier président au conseil souveraind’Alsace.
BEROGOMUM CASTRUM, château ou placeforce d’Ecosse , dans la province de Loin, fur le grandlac de Leave. On y rendoit autrefois la justice, ditCambden , Scotia , 8c il n’étoit pas loin de Dunsta-% > ou le mont S. Etienne, où étoit anciennement larésidence des rois.
BEROMÍ, lieu de la Palestine, d’où étoit l’un desGraves de David. ( 2. Reg. c. 23. 2'. ;,.) Les nou-illes versions disent qu’il étoit Barhuméen.
BERONES, ancien peuple de PEspagne Tarra-gonnoise , selon Ptolomée , /. 2. c. 6. II leur donnepour villes:
Tritium Metalhtm ou Tritii Metallum ,Oliba & Varia.
Us eon si noient, selon lui, aux Autrigons & aux■àrevaca. Le pere Briet, Parall. 2. part. I. 4. p. 268.explique Tritium Metallum de Triejo / village prèsstc Genara , & dit que Varia est Alfarg, 8c placeles Bétons dans une partie de la contrée de Rio-ïa.
BERONICE. Voyez. Berenice.
BEROOT , Beirut , ou Bervte , ville de la Phé-nicie , fut la mer Méditerranée, à cinq ou six lieuesde Sidon ou Seid, du côté du septentrion , 8c à soi-x ante-six milles de Balbec vers le midi. Cette ville fehotnmoic autrefois Berjtus : ensuite Auguste qui l’esti-
fnoit sots, lui accorda de grands privilèges, & lanomma Juua Félix. Elle n’a plus rien de Ion an-cienne beauté, si ce n’est la situation très-agreable ,fur le bord de la mer, dans un terroir paríaitementbeau & fertile. Elle n’est élevée au dessus de l’eau sa-lée qu’autant qu’il lésant pour n’erre pas sujette auxinondations 8c aux autres inconvéniens qui provien-nent de cet élément. On y trouve de tiès-belíes sour-ces d’eati , qui y tombent de dessus les montagnes,&c qui font dispersées par toute la ville dans des fon-taines commodes 8c assez belles ; le reste de la villen’a rien de remarquable; on peut diie même qu’elleest sombre 8c sale. Les rues fout étroites ; elles ont unruisseau au milieu où marchent les chevaux , & unchemin de chaque côté, où passent les hommes. Maun-drelly Voyage d’Alep à Jéiuíalcm, p. 64. Voyage deMoncunys en Syrie , part. 2. p. 76.
L’cinir Faccardin faifoit fa principale résidence dansce lieu. II étoit fous le règne du sultan Morat, qua-trième émir ou prince des Druses, peuple que l’onsuppose descendu des restes dispersés d s arme es Chré-tiennes, engagées dans les croisades faites pour re-couvrer la Terre Sainte. Voyez Druses. Faccaidin,prince de ces peuples, ne fe contenta pas d’être ren-fermé dans les montagnes comme ses prédécesseurs*,il étendit, par son courage & par son aciresie, sesétats jusque dans la plaine , qui est le long de lacôte de la mer , depuis Beroot jusqu’à Saint Jeand’Acre. Ce prince bâtit un palais au nord ouest de laville de Beroot, 8c l’on en voir encore aujourd hui desrestes considérables, qui font voir son ancienne ma-gnificence. 11 y a une fontaine de maibve à Pennéeplus belle qu’ciles ne le font ordinairement en T ur-quie. Ce palais est composé au dedans de plusieurscours, presque toutes ruinées à présent, 8c qui n’ontpeur-êiie jamais été finies. Les écuries, les cours pourles chevaux , les loges des lions 8c autres bêtes sauva-ges, les jardins, &c. ne seroient pas indignes de lagrandeur des princes Chrétiens, s'ils avoient la per-te cìion qii’il semble que le premier entrepreneur leurait voulu donner. Mais ce qu’il y a dc plus beau dansce palais, c’est l’orangeric. Ce lieu est 1111 carré diviséen seize nutres.plus puits, quai te de front, avec desallées entre deux. Ces allées font ombragées d’oian-gers d’une grandeur extraordinaire , 8c dune si grandebeauté qu’on ne fa u roi t rien imaginer de plus parfaitdans cette espèce. Chacun des seize petits carrés dece jardin est boidé dc pierres, 8c l’on avoir eu foind’y former de petits réfei voirs avec beaucoup d'adresse.Ils servoieirt à conduire l’eau par tout le jardin , & àarroser par le moyen de petits tuyaux , qui passent àcôté de chaque arbre Les Turcs employeur ce lieude délices, à servir dc clôture à des brebis 8c à deschevres. II y avoir deux terrasses à Poiient de ce jar-din qui s’élevqient l’une fur l’autre, chacune de douzedegrés. Elles font remplies dc beaux orangers, & abou-tislenr au nord à des berceaux, & des appartemensagréables. * Maundrell , p. 64.
11 y a lieu de s’étonner que cet émir ait été capa-ble de former un dessein aussi régulier ; vu que lesjardins des Turcs ne consistent ordinairement qu’en unmélange confus d arbres, fans parterres, fans allées,ni salles dc verdure ou berceaux , de façon qu’ils res-semblent plus à des bocages qu’à des jardins. Mais Fac-cardin avoir été en Italie où il avoir vu des choses qu’ilavoit fait imiter dans son pays.
On voit dans un an te jardin plusieurs piédestauxpour des statues , d’où on petit conclure que cet émirn’étoit pas Mahométan zcié. II y avoit dans un descoins du même jardin une tout de soixante pieds dehaut, que l’on avoit eu dessein d élever beaucoup da-vantage pour y placer des gardes. Les murailles en oncdouze pieds d’épaisseur.
II n -y a dans cette ville qu’une église chrétienne .dont le bâtiment est fort peu considérable. Les Grecsen ss>nt en possession. Elle est ornée de plusieurs vieuxtableaux. On y voit la figure de Nestorius qui est undes saints que l’on trouve ordinairement peints dansles église Grecques de fa seéle. Mais ce qu’il y a deremarquable, est une figure étrange d’un saint, de gran-