Band 
Tome premier. A - B.
Seite
202
JPEG-Download
 

loa BER

BER

•La Loire,

La Creuse,

Le Cher,

L’Iirdre,

Rivières L’Auron,à Berri, L’Evre ou Yevre,

L’Aurette,

Le Moulon,

La grande Sc petite Saudre,

(. La Nene.

Le même auteur ,p. y. dit, que quoique le Berri n’aitpas ce grand nombre d’évêchés qu’on remarque dansquelques autres provinces du royaume , Sc que même^archevêché de Bourges soit le seul qu’il y ait , on peutnéanmoins assurer qu’il y a peu de provinces , où le cler-gé soit aussi nombreux Sc aussi florissant qu’il l’est danscelle - ci. On compte dans ce diocèse trente - quatreéglises collégiales , neuf archidiaconés, vingt archiprê-trés, environ neuf cens paroisses Sc rrente-cinq abbayes.

Tout le Berri est du ressort du parlement de Paris , &régi par une coutume particulière , appellée la Coutu-me de Berri , qui frit rédigée , corrigée & réformée euly Z9, par Pierre Lizer, premier président íiu parle-ment de Paris , & Pierre Mathé,conseiller au même par-lement , tous deux commissaires en cette partie. Depuisce tems-là cette coutume a été tenue pour loi dans laville & Septaine de Bourges -, dafts une partie du ressortdu bailliage de cette ville > dans tout le ressort d’Yssou-dun , de Dun- le-Roi, Mehun Sc Vierzon , Sc dans ce-lui de Concressault pour les rotures feulement 5 car pourles fiefs ce dernier bailliage est régi par la coutume deLorris, comme aussi la baronniede la Chapelle, & lachâtellenie des Aix-Dam-Gillon.

11 n’y a qu’un grand bailli dans toute cette province ;il est un des quatre plus anciens du royaume. Son siègefut établi à Bourges, Sc non à saint Pierre le Moutier ;ce qui se prouve parce qu’il a toujours été appelle baillide Berri, & en second lieu , parce que la ville de Bour-ges a été acquise à la couronne sous le régné de Phili-pes I, Sc que le pariage de saint Pierre le Moutier, en-tre le roi Louis le Jeune & le prieur, n’est que de l ann6y. Par le titre du pariage , il est même porté que leroi n’y établit qu’un simple prévôt. L’office de bailli deBerri a été presque toujours uni à celui de gouverneurde cette province , Sc on a la liste des baillis dc Berri de-puis l’an 1190, jusqu’à présent. Ce bailli a six lieutenansgénéraux, qui exercent la jurisdiction royale, Sc rendentla justice au nom du bailli, dans six, bailliages parti-culiers , qui font

Bourges,Yssoudun,Mehun,

Dun le Roi,Vierzon ,Concressault.

Ces six bailliages ressortissent , au cas de l’édit , auprésidial de Bourges, qui fut établi par l’édit du roiHenri II, du mois de marS iyy I. Ce présidial est leseul qu’il y ait dans la province de Berri.

II y a dans cette province deux bureaux des traitesforaines ; l’un à Châteauroux , où l’on paye les droicsdes marchandises qui sortent du royaume ; Sc l’aurreà Argenton , où I on paye les droits de celles qui yentrent. 11 paroît par les états du roi que le Berri a four-ni dans les dernieres guerres jusqu’à deux millions deuxcens vingt-neuf mille crois cens soixante & dix-sept li-vres par an.

Le Berri a un gouverneur , un lieutenant général Scdeux lieutenans de roi. Les charges de ces deux der-niers ont été créées par édit du mois de février de l’an1692. Le roi n’a aucune place forte dans cette pro-vince.

, La maréchal!site du Berri consiste en deux compa-gnies , la générale & la provinciale. La générale est com-posée d’un prévôt, d’un lieutenant, & de vingt archers.La provinciale consiste en un prévôt, deux lieutenans >dont l’un réside à Bourges, & l’autre à Argenton , où ila douze archers sons ses ordres, Sc toute cette compa-gnie n’est que de vingt-«eus archers.

L’àir de cette province est fort tempéré , Sc le terroiry produit du froment , du seigle Sc des vins, qui enquelques endroits ne cèdent guères à ceux de Bourgo-gne ; rel est celui qu’on recueille à Sancerre, à S. SaturSc à la Vernuce. II s’en faut beaucoup qu’ils soient aulsibons dans les autres vignobles du Berri. Les fruits y sol^assez bons & en quantité; la bonté des pâturages con-tribue avec la température du climat à l’engrais àesmoutons & à la finesse de leur laine. Ce pays produitaussi beaucoup de chanvre Sc de lin. On dit qu’il y *en Berri plusieurs mines de fer & d’argent, mais on né-glige eniierement d’y travailler ; les carrières de pierrequi sont à une demi-lieue de Bourges, font d’une grand®utilité. II y a pourtant dans la paroisse de S. Hilaire, au-près de Vierzon , une mine d’oere , qui sert à fondre le*métaux , & à la teinture , & qui ne laisse pas d’avoir sonutilité , parce qu’il y en a fore peu dans le royaume.

BEROSOWA , ville de la grande Tartarie dans 1 *Condorie, fur le fleuve Oby. 11 y fait si grand froid quela terre n’y est propre ni à être cultivée , ni à rappor-ter aucun grain. Les Moscovites qui y demeurent, sontobligés en certaines faisons de faire leurs provisions pou ttoute l’année.

BERRUYERS (l es )> on appelle ainsi les habitanSdu Berri , mais ce nom ne répond pas entierement àcelui de Bituriges, qui s’étendoient bien au-delà du Berri-Voyez. Bituriges.

BERSABÉ , selon D. Calmée, Di 5 l. bourg de la Pa-lestine , dans la Galilée , au midi de la Haute-Galilée , Siau nord de la Basse. Joseph l’historieri le fit rétablir Sifortifier , comme il nous rapprend lui-même, de Bell./. z. c. 2. /. 2. c. 25. & invita jua.

BERSABÉE , Beersabée , Beersheba , Berosaba ,Sc Berzamma , ville située au midi de la Palestine. Sonnom signifie le puits du Serment, ou le puits des Sept »parce que c’est-là qu’Abraham fit alliance avec Abime-lech , roi de Gerare, Sc qu il lui donna sept brebis pourservir de monument de l alliance qu’ils venoient de jurerensemble. Bersabée fut d’abord donnée par Josué à latribu de Juda, & ensuite cédée à celle de Siméon. Elleétoit située à vingt milles d’Hebron vers le midi, Sc il yavoir garnison romaine du rems d’Eusebe Sc de S. Jé-rôme. Leur témoignage est confirmé par ce qu’on litdans la notice de l’empire, Secl. 2 1 ,sub dispofitione virifpetlabilis Ducis Palastina. équités Dalmatœ IllyriciantBerosaba. Dans récriture on marque souvent les deuxextrémités de la Terre-Sainre par ces termes : depuisDan jusqu’à Bersabée. Dan étoit à l’extrémité septen-trionale, Sc Bersabée à l’extrémité méridionale du payr*Le P. Bonaventure Brocard, Jacobin allemand, dans sonvoyage de la Palestine , dir que le nom moderne deBersabée est Giblin , Sc il compte de là à Gaza quatrelieues. Orrelius reprend Poslel d’avoir dit que Ptoloméela nomme Bersamne , & ajoute qu’il l’a peut-être trouvéainsi dans quelque exemplaire latin ; au lieu , dit-il, quele grec de Piolomée porte Mez.armae ; il faut distinguerles exemplaires. II y en a qui ont , Mez.ar-

mst , &d’autres Blsa/xfxa , Bersamma, ce qui ne s’é-carte guères de l'orthographe de Postel. Guillaume deTyr, cité par Orrelius , dit que Bersabée est nomméeBetb-Gabrim , c’est-à-dire la maison de Gabriel : Sc l’A-nonyme > qui a écrit l’hifloire de la Croisade, dir qu’elles’appelle Turbaysel. Elle a qté épiscopale , comme ilparoît par une notice publiée par Schelstrate au secondtome de son antiquité de Yéglise, p. 770. * Genes. c. 21.v. 22. Josué, c. 15. v. 28. Ibid. c. 19. v. 2. In locis. 2.Rcg. c. 17. v. 11. &c. p. 51. Ed. Col. 1624. in -8.

BERSABORA , grande ville d’Asie , dans la Perse ,prèsdu Naarmalcha ,ou fleuve royal. Zosime dit qu’elleétoit grande , forte Sc bien peuplée. Ammien Marcel-lin la nomme Pyrisabora , & dit de même qu’elleétoit grande , fort peuplée , Sc qu’elle avoir des fossésqui en faisoient tine isle , ambitu irsulari cìrcamvalla-tam. * Ortel. Thesaur. /. 24 p. 286. édit. Lindebrog.

BERSAN ou Sertgpolis , métropole de la troisiè-me Palestine , selon Guillaume de Tyr, cité par Orre-lius > Thesaur. Ce dernier propose si au lieu de ces deuxnoms il ne faut pas lire Betsan & Scytopolis.

BERSCH, ou Berse , petite ville de France , dans