BEPv
k páys des Venetes, Sc par conséquent hors de ía RÍic-; mais où étoit ce lieu î Le P. Hardouin lui donneP°ur nom moderne Belun a. Je trouve dans la MarcheTrevisane , entre Ire vise & Feltri , un lieu nomméBelluno , qui est arrosé par des ruisseaux, qui tom-bent dans la Piave. Le nom & le lieu ne conviennentpas mal. Quoi qu’ii en soit, le Belunum de Pline & dePtolomée est différent de Belluno. II faut aussi se garderde confondre un de ces lieux avec Berunus , dans la No-rique , dont parle Etienne le géographe. Je fais voir aumot Virunum , que Pierius Valerianus a fait une grandefaute, & est tombé dans de grandes absurdités pour neles avoir pas distingués.
BERUNUS. Voyez. Virunum.
BERWALDT , petite ville d’Allemagne , dans lanouvelle Marche de Brandebourg , selon Baudrand, éd.1705. -Zeyler > Brandenb. Topogr. p. z o. mieux instruit,nomme cette ville de la nouvelle Marche Bernwal-oe. II est vrai que dans fa carte il la nomme Berwalde ,lans s. Zeyler ajoute qu’ellea eu son nomd’Albcr POurs;qu’elle est entre Kustrin Sc Konigsberg ; qu’il y a à l’en-tour des lieux fort agréables, comme Morin , Bernewi-chen , Furflcnfeld , Qitartzen , Dam , &c. II écrit en-suite ce nom autrement, & dit : Beerenwal fut pillée
& saccagée en octobre 165 par les Impériaux.
A l’occasion de cette ville du Brandebourg , ZeylerParle d’une autre qui est dans la Pomeranie , & qui estnommée Beerwolde ou Berwalde , pas fort loin dunouveau Stetin , en allant vers la Pologne. Celle-ci estv ers les sources de la rivière. qui coule á Beiiegart,& se perd dans la mer Baltique à Colberg ; elle ap-partient aux maisons de Woldc Sc de Zaílrowen ; pourle spirituel elle'dépend du synode du nouveau Stetin.
BERWICK, quelques-uns écriventBARWicic, ce quirevient à la même maniéré de prononcer,puisque l'A des
Anglois se prononce presque toujours comme notre E.Berwick est une ville d’Angleterre , dans la province deNorthumberland , fur la Twede , 3c Caria frontière dePEcosse , à laquelle elle a autrefois appartenu. Elle est àquarante milles au nord de Newcastle , 3c est située furnne colline , qui avance dans la mer. Une riviere l’,ar-rosc au midi, & en fait une presqu’isle. Cette ville estgrande , bien peuplée & bien fortifiée. Le château futbâti par Henri 11, & ]a reine Elisabeth y fit faire denouveaux ouvrages. Quand les Ecossois pénétre te n c enAngleterre en 1640 , ils prirent Bervick. Cette placeavoir changé fort souvent de martres, tantôt entre lesmains des Anglois,tantôt entre celles des Ecossois.QuandGuillaume, roi d Ecosse, fut fait prisonnier dans la jour-née d'AlnWich par les Anglois sous le régné de Henri II,Berwick fut livre a Henri II, pour ôtage , jusqu'à ce quela rançon fùt payee. Ea rançon etanr payée au roi Jean,fils de Henri, la place fur rendue aux Ecossois. Enfinelle fur prise diverses fois jusqu au régné d’Edouard IV,que le chevalier Thomas Stanley la reprit fur les Ecos-sois pour la derniere fois. Berwick est une de ces vil-les , qui ne dépendent point du lieutenant de la provin-ce. * Etat présent de la Grande Bretagne , r. 1. p. c,6.
BERVY , bourg de l’Ecosse septentrionale , sur lacore du comté de Mernis , à crois lieues & au nord de laville de Montross. Allard écrit ce nom BervicK fur facarte d’Ecosse. De Tisse écrit Berwv , & n’en fait qu’unvillage aussi bien que de Montross.
BERYBRACES , peuple maritime de Tancienne Es-pagne Tarragonnoisc , comme il paroît par des vers déFestus Avienus qu’Ortelius allègue fans les rapporter. nidire si c’est dans fa traduction de Denys le Periegete .on dans son poème des côtes de la Mediterranee»
BERYTE. Voyez. Beroot.
BERYTIS , ville de la Troade , selon Etienne leBiographe. Il a été dit au mot Berytiîrus que ce pour-soir bien être la même ville.
BERYTOS & ? T/ . -
1. BERYTUS. 3 Vc J et Beroot*
a. BERYTUS, BupuTok, ville de l’Arable , selonEtienne le géographe , qui dit qu’elle étoit auparavantnommée Diospolis. 11 la distingue bien expressémentde Beryte e n Syrie.
BERZETIA , lieu de la Bulgarie, vers la Thracc ,
félon Cedrehe, cité pat Orrelius, Thesaitr. Paul Dia-cre fait mention de Beritia , qui pourrdit bien erre lámême chose ; Sc Thìstoire mêlée ,L 22; nomme Ber-zitia; Orrelius doute si c'elì lá même chose que Ber-zilia, que la même histoire mêlée, /. 19. met bornrnsune contrée de la premiers Saïmatie.
BERZETHO , iÔm , village de la Palestine ;selon Joseph, Antiq. I. u. Selon Orrelius, ce mêmelieu est nommé Berea dans les Machabées, /. n c. ní
BERZOB 1 S. Priscien dit : inde Berzobïn , de inde Ai-xi procejsimus , & cire 1e premier livre des guerres deTrajan contre les Daces. Comme nous n avons pas cetouvrage , & que Ton ne peut savoir , ni ce qui précede jní ce qui suit , on ne peut guères deviner ou étoient ceSlieux. * Ortel. Thesaur;
1. BESA. Orrelius juge que c’cst le nom d’un lieu par-ticulier d’Egypte, fur ce qu’Ammien Marcel lin, h 19;p. 164. éd. Lìnd. dit ; Oppidum est Abydum ín Thebai-dis parte Jhum extrema , hic Bes.£ Df.i localiterappellati Oraculum quondam sutura pandebat , pris-cís úrcumjacentium regionum ceremoniis Jolitum coît.La difficulté tombe fur ces mots B es a Dei localiter ap-pellati. Orrelius les entend, comme si Thtstorien avoirvoulu dire le dieu de Bêla, ainsi nommé du nom dtilieu où étoit son oracle ; mais je ne crois pas que ce soirle sens d’Ammien Marcellin ; car il ne dit point que To-racle fût ailleurs qu’à Abydum , ville située à l’extré-mité de la Thébaïde. Là , poursuit-il, Toracle du dieviappellé Befa par les gens dn pays , ( il ne lait pointsous quel nom cette divinité étoit connue des païensGrecs & Latins ) prédisoit autrefois l’avenir , Sc les peu-ples circonvoisins avoienc coutume d’y aller faire descérémonies établies par un ancien usage. Pierre Pithou ,Adverjar. I. 1. c. 2. a travaillé à éclairc-ir ce passage. Simon explication est bonne , comme j’en fuis persuadé ,il est question du nom local de ce dieu , Sc non pas dúnom du lieu qu’il prenoit aussi à cause des oracles qu’ily rendoir. La conjecture d’Ortelius , si Befa n’est pointla même chose que Bessa auprès de Memphis, ne con-vient point à cause de la distance.
2. BESA , tribu de T Attique. Les habitait s en sontnommés B «<ratw par Strabon, /. 9. p. 426. & Bcjaenjésen latin. Spon, dans fa liste de T Attique , n. 29. dit’Btitrct, Bisa , de la tribu Antiochide : elle se doit écrireavec un S simple pour la distinguer de Bissa de Locri-de , comme le remarque Strabon , auquel les inscrip-tions sont conformes, fur quoi Spon en rapporte queDques-unes.
BESADAì , Bsi raJ'd) : Ptolomée, /» 7. c. 1, parlantdes peuples d’Asie , dans ce qu’il appelle l’inde au-lìdu Gange , nomme les Passade , selon quelquesexemplaires, PAssal^ selon d’nutres , ensuite de quoi
il ajoute : après ceux-là au-dessus du Meandre (monta-gne d’au-delà du Gange ) font les Plad« ( quelquesexemplaires portent Tilaed/E. ) C est ainsi , poursuit-il , qu’on appelle les Besadj'ë - , car ils sont contrefaits,courbés , trapus, avec un front large , Sc la peau blan-che. Au lieu de Besada , qtfil saur lire , selon le grec,les versions latines portent Besad<gi Le pays que Ptolo-mée leur assigne répond à peu près au royaume d'Ascm»
BESAENSES. Voyez. Besa 2.
BESAGNO, petite riviere dltalie . dans l’état de Gè-nes» Elle sort de l’Apennin près de Toriglia, Sc après uncours de quelques milles, elle passe le long des mursde la ville de Genes, à Torient, & se jette dans la nierMéditerranée. Les anciens I’onc connue sous le nom deFeritor , si l’on s’en rapporte à la carte de TancienneItalie de de Tlsie, à Gluvier , ant. L x. p . y2. Scà Baudrand ; cependant le P» Hardouin est d'tin autresentiment, comme je le rapporte à 1 article Ff.ritor.Outre le nom latin de Feritor , Baudrand , éd. 1 yoy.donne encore à cette ri vicie celui de Bilamnis.
BESALTIA , contrée de la Macédoine. Voyez Bi-saltia.
BESALU , Bîsiildumtm , petite ville d’Espagne estCatalogne , dans l’Ampourdan , fur la riviere du Flu-vian , au pied des Fyvenées. Bile a eu autrefois scscomtes particuliers avant que d’être réunie au comté deBareelonne. Elle est éloignée de sept lieues de la eoce