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Tome premier. A - B.
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BETH-MÉ, ville de la tribu d’Aser. * Josué , c.19. v. 27.

BETH-MELLO ou Beth-Millo , lieu voisin de Si-chem. 4. Reg. Xll : 20. * D. Calmet , Dict.

BETH-N ABRIS, village au-delà du lac de Géne-zarech, à cinq milles de Liviade 011 Bethsaïde, versie nord. * D. Calmet , Dict. Euseb. Onoin. ad Betii-

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BETH-NEMRA, ville de la tribu de Gad. Num,XXXII. 36. Je croirais, dit D. Calmet, dans son di-ctionnaire, que c’est la même que Nemrim, Jerem.XLVI 1 I. 34. ou que Beth-Nabris, dont on vient deparler, qui étoit à cinq milles de Liviade, vers lenord. La difficulté est d’étendre la tribu de Gad jus-qu’à Nemrim , du côté du midi, ou jusqu’à Beth-Na-bris , du côté du nord.

BETHOM , ou plutôt Bethora , ou BÈtHARAn ,autrement Julias . patrie du prophète Joël. * Epphan.de vira & morte Prophetar.

BEïHQMÉ , ville des Juifs, qui s’étant révoltéecontre Alexandre Jannée, fut prise, & ses habiransenvoyés captifs à Jérusalem. Ce st la même que Be-thom. * D. Calmet, Dict. Joseph , 1 . Xin. c. 1 r.

BETHORA , apparemment la même que Betho-&on. Voyez. Joseph , Antiq. L v. c. 1. Sc L xii. c. 10.

BETHORON , apparemment la même que Betho-ïta , Bethra , Bether & Bither. L’écriture nous. parle de deux villes de Bethorou ; lune nommée Be-thoron la haute , Sc l’autre Bethorou la base. Les Israé-lites de!a tribu d’Ephraïm ayant reçu Bethoron dansleur lot, cédèrent certe ville aux Lévites, dit Josué,xxi. 2t. Elle étoit, selon Eusebe, à douze mille pasou à quatre milles de Jérusalem , vers Sichem ou Na-plouse, c’est-à-dire au nord de Jérusalem. II ajoute queBethoron la haute fut bâtie par Salomon, Sc Betho-ron la basse cédée aux Lévites pour leur servir dc de-meure. Joseph , hb. 11.de Bell. c. 11. met Bethoronenviron à cent stades de Jérusalem. Saint Jeiôme ditque sainte Paule passa par les deux Bethoron en al-lant dc Naplouse à Jérusalem.

BETH-PHAGÉ , petit village au pied du montdes Oliviers, entre Bethanie Sc Jérusalem. C’est àBeth-Phagéque Jésus Christ, venant de Bethanie,dit à ses disciples de lui aller chercher un âne pourfa monture, Sc pour lui servir à son entrée triom-phante à Jérusalem. O11 ne met que quinze stades oumille huit cens soixante & quinze pas de Jérusalem àBeth-Phagé. * D. Calmet , Dict.

BETH-PHALETH ou Beth-Pheleth , ville situéedans la partie la plus méridionale de la tribu de Juda.Josué , XV. 27. 2. Esd. 11,16. Cette ville étoit unede celles qui av oient été cédées a la tribu de Siméon.

BETH PHESES, ville de la tribu d’Iffachar. Josué ,XIX. 2i. * D. Calmet, Dict.

BETH-PHOGOR , ville de Moab . attribuée à latribu de Ruben. Dent. XV. 4,6. Josué, XV. 20. Ony adorait le dieu Fbogor. * D. Calmet , Dict.

1. BETHSAIDE, ville située au-delà du Jourdain .sur la mer de Tiberìade , presqu’à Pendrait où le Jour-dain se décharge dans cette mer. Le tétrarque Phi-lippe orna Sc augmenta la ville de Bethsaïde, & lanomma Juliade. Joseph, Antiq. I. xvïtj. c. 3. & deBell. I. u. c. 1 Z. marque distinctement que Beth-saïde étoit dans la Gatilonite , Sc au-delà du Jourdain ;au couchant, & non a 1 orient de la mer de Tibéria-de. Vide Cellar. Géogt'. Ant. p. 387 .Sc Reland , c. 2.p. 633,634. Voyez, aussi la Dissertation fur la géogra-phie , à la tête 'de Josué, par D. Calmet , p. xllx. L.Bethsaïde n’est point connue fous je nom de Juliadedans le nouveau testament. Les apôtres saint Pierre,saint André & saint Philippes croient de Bethsaïde.Notre Sauveur y fut souvent : il y guérie un aveugleen mettant de La salive sur ses yeux ; il Iemena hors dubourg , Sc lui ayant impose les mains, il lui demandasïl voyoic quelque chose : il dit quïl voyoit des hom-mes qui marchoient, Sc qui lui paroissoient comme desarbres. Jes'US Itsi ayant mis encore une fois la main furles yeux , l’aveugle fur tellement guéri , quïl voyoit di-stinctement tontes choses. Jésus y fit un tïès-grand nom-bre d’autres miracles ; mais les habitons ne prositerent

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pas des leçons quïl leur donna , ni des miracles qu Jlui virent faire ,• ce qui 1 obligea un jour de dire : fys "heur à vous , Corocaïm , malheur à vous , Bethsai e;car files miracles qui ont été faits au milieu de vous »avaient été faits dans Tjr & dans Sïdon , (qui croientdes villes païennes ) il y a long-tem's qu’elles auroienCfait pénitence dans le jac & la cendre. Luc , X-Le mot hébreu Bethz.aide signifie la maison de la ehajjtou de la pêche.

2. BETHSAIDE. Les exemplaires latins de saint Jeanlisent Bethz,aida au lieu de Bethesda , en parlant de l apiscine probatique de Jérusalem ; mais la vraie leçohest Bethesda , comme on l’a remarqué fous ce mot. By en a qui croient que c’esl dans cette piscine q uCJeremie & les prêtres avoient caché le fçu sacré , e»la place duquel on trouva , du tems de Nehemie > aUlieu de feu, de l’eau boueuse, qui ayant été verseesur l’autel des holocaustes, prit feu dés que le soleilcommença à briller; mais cette opinion n’a aucun son*denient solid e* Math. 1 , 20, 21 , 22.

BETH-SALISSA. Apparemment la même que Baal*Salisa. Eusebe, Onomaft. in Ba/ôs-apwaô, dit que Beth'Salisa est à quinze milles de Diospolis vers le septen-trion , dans le canton de Thamna.

1. BETH-S A MES, ville sacerdotale de la tribu de Ju-da , Josué, xxi. 10. i.Rcg.vi. 12. 4. Reg. xiv. u.l»Far. w 39. Elle ne sc trouve pas toutefois, au mdinsfous ce nom , dans le dénombrement des villes de Ju-da donné par Josué. Eusebe dit que Beth-Samés est àdix milles d’Eleutheropolis vers l’oripnt, tirant versNicopolis. Reland, FaUft. t. 2. p. 636. croie qu’ostdoit distinguer Air-Schemesh ou Irsamès de la tribu deDan, de Beth-Samés de la tribu de Juda, 3. Reg. iv.9. Mais D. Calmet, Diít. Hist. ne sc rend point àses raisons, & prétend que les passages même de Jo-sué XIX. rapportés par Reland , & comparés à 3 Reg.IV. 7. où Hir-Semès est mise comme parallèle à Beth-Semés , doivent persuader que ce n’est que la mêmeville. Hir-Semès , signifie la'ville du Soleil, Sc Beth -Semés , la maison du Soleil. Comme les tribus de DanSc de Juda font limitrophes, la même ville est attri-buée tantôt à une de ces tribus, Sc ranrôc à l’aurre,Les Philistins ayant renvoyé l’arche du Seigneur, ellearriva à Beth-Samés , & quelques-uns du peuple ayantvoulu la regarder avec trop de curiosité, le Seigneuren fit mourirsoixante Sc dix des principaux, Sc cinquan-te mille du peuple, 1. Reg. vi. 9. 10. &c.

2. BETH-SAMÉS, ville de la tribu d’Issachar.*/^/,XIX. 22.

II y en a qui en mettent encore une troisièmedans la tribu de Nephtalie. * Josué, XIX. 3 8. Judic.I.33.

Corneille en met une quatrième en Egypte. C’est He-liopolis. Voyez, ce mot.

BETH-SAN , selon D. Calmer, Diél. plus connu©fous le nom de Scythopolis. Le second livre des Ma-chabéesjXII. 29. mer six cens stades ou soixante & quinzemilles > qui font à peu près vingt lieues , de cette villea Jérusalem. Joseph, Lib. de vita sua , p. 1023. ditqu’elle étoit à cent vingt stades de Tiberìade. Ainsielle ne peut être aussi près du lac de Tiberìade que lsprétendent quelques géographes. Elle étoit a u-deçà SCau couchant du Jourdain, à l’extrémité du grand champ.Abulfeda dit quïl y a une petite riviere qui tombedans le Jourdain à Scythopolis. Le nom de Scythopo-lis , ou ville des Scytes , lui est venu, selon Georges Syn-*celle, p. 214. des Scythes qui firent irruption dans laPalestine sous le régné de Josias, fils d’Amos, roi deJuda. Le géographe Etienne & Pline lui donnent auffile nom de Nysa. Dans-le texte hébreu de l’ancicn Te-stament elle n’est nommée que Bethsan -, mais les Sep-tante , Judic. I.27. lisent Bethsan, autrement la villedes Scythes. Dans les livres des Machabées & dan*Joseph, elle est assez souvent appellée Scythopolis-Après la bataille de Gelboc, les Philistins ayant priscorps de Saisi Sc de Jonathas , les pendirent aux mu-railles de Bethsan ; mais ceux de Jabes de Galaad ,delà le Jourdain, vinrent la nuit enlever ces corps ,Scles enterrerent honorablement dans la chênaie, qui étaitprès de leur ville. *1. R.eg. xxxi. 10, &c.