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Tome premier. A - B.
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royale, qne la reine rnere d’Ecbar ( d’Akebar ) a faitbâtir ,& qui est accompagnée de jardins bien entrete-nus , & il y a dans Biana quelques serrails & un longméïcian; mais cette ville est peu habitée. * De Ville ,Atlas.

BIANCO. ( Capo ) voyez, au mot Cap , les articlesde Cap Blanc.

BIANDINA, ville ancienne du Péloponnefe, dansla Laconie, íelon Ptolomée, /. z , c. i6: elle étoit dansle golfe même de cette province, tout au fond , fur laroute d’Afopus à Aelos, presque à distance égale del’une Sc de l’autre. Les interprètes de ce géographe lanomment présentement Prignico. L'édition de Bertiusporte Frignico. Plethon cité par Ortélius lit Biadyna.

BIANDRA, autrefois ville, présentement villaged’Italie, au duché de Milan, dans le Novarez, furla riviere de Seília, à environ deux lieues de la ville deNovare. * Baudrand, édit. 1705.

BÍANNA. Voyez.Y ienna.

BIANORA. Caron , dans ses Origines, dit que laGaule nommée Cispadane par les Romains, parcequelle étoit en deçadu Pô à leur égard , fut ancienne-ment appellée Bjanora, ensuite Felsina , & enfinAurélia 8 c /Emilia. Ortélius ne parole pas fort per-suadé de la bonté de cette remarque, quoiqu il la rap-porte dans íbn Trésor géographique, ad vocem Galli aCisalpina.

BIANZAV, bourg d’Italie, au Montferrat, selonDavity, ou plutôt Bianze, dans la seigneurie deVerceil, aux confins du Montferrat, fur la route deChìvas à Verceil, en paíïànc par Saíugia 8c Livorno ;à deux milles de Piémont, ( il en faut cinquante au de-gré) de cette derniere; c’est-à-dire à une lieue fran-çoise de z 5 au degré. Quoiqu’il n’aít que le nom debourg à cause qu’il est ouvert, il n’est pas moins con-sidérable qu’utie bonne ville , selon Corneille, quicite Davity.

B 1 AR, bourg d’Espagne , ail royaume de Valence,Sux confins de la nouvelle Castille, fur la riviere quinaissant tout auprès, coule à Elda , petite ville, g. àAfpe, d. paílè auprès d’Elche , & tombe dans une anse,an nord de l’embouchure de la Segura. Biar que les cartesde Sanfon appellent Biiar / est à l’orient & à deux lieuescommunes de Villena, qui est dans la nouvelle Castille.Corneille dit que la principale richesse de Biar con-siste en miel excellent, dom ses habitans ont grandeabondance : ce miel est blanc & si dur, qu’il fe rompt& fe met en poudre comme le sucre, sans perdre fadureté par la chaleur, non pas même en changeant depays &. d’air. L’abbé de Vayrac dit la même chose ,mais du miel de tout le royaume de Valence engénéral.

BIARS, terme usité dans la Laponie, où il signi-fie contrée , canton. La Marche de la Laponie fe diviseen cinq provinces, dont chacune se divise en plusieursBiars. Voyez, Laponie: dans cet article je donne lesnoms de tous ces Biars, & marque à quelle provincechacun appartient.

BIAS, ruifleau du Péloponnefe, dans la Meflènie,selon Pausanias, l. 4, c . 54, qui ajoute : on croîtqu’il a reçu ce nom de Bias, fi[ s d Amiihaon.

•BIASARI; on lit dans Scrabon, /. 1 5, p. 6578 ,qu’entce 1 Inde & lHydaspe étoit une ville nomméeTaxile, entourée d’un pays, dont le Roi, nomméaussi Taxile, 8c les habitans reçurent Alexandre commelin ami. Il ajoute: Au-delïus de ce pays est celui d’A-bisarps; mais il y a de la difficulté- Xylander lit Abi-siirus, quoiqu’il y ait, dit-il, dans le Grec Biosari :parce qu’on lit Abiasares dans Quinte-Cnrse; à la, vérité c’est i e nom d'un roi ; mais rien n’empêchequ’avec le mot de ce pays, ce ne pût être aussi le nomd’un royaume, de même que ie royaume à’Attale,& tant d autres exemples que je ponrrois rapporterici. Suidas fait d’Aiìi SAROS un nom de lieu. Cepen-dant le grec porte í?.," Buunífovxápic, D’un autre côtéCafaubon dans une note, prétend que les manusetitsportent’A/ 3 ( ír»fo», que Diodore de Sicile dit Embisa-•21US. Arrien, Abissares , & Quinte-Curse, /. 8 , c 1 z ,4,bíasarej; heureusement cette difficulté n’est pas

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fort importante. Ces passages nous apprennent lente-ment que vers les sources de l’Indus 8c de 1 Hyda P e ’au nord du royaume de Taxile, il y avoir un royaume nommé Abisarus , Abisares , Abissar £S »

Biasari ouEmbisari. Plût au ciel que nous n eu-fions que cette diversité dans les noms à reprocher auXhistoriens d’Alexandre ; mais l’esprit fabuleux qui J eSdominoit , leur a fait imaginer des pays. Strabondit d’Onesicrite, qu’on devoir plutôt l’appeiler le cherdes narrations fabuleuses & incroyables , touchant'Alexandre, que le commandant de fa flore. Si cet au-teur, qui certainement avoir suivi-Alexandre 8c par-couru les mêrpes peuples que lui, doit être suspect aujugement de Strabon, quels fonds peur-on faire*futArrien & Quinte Cur se, qui ont vécu bien des siéclesaprès ce héros, & en qui l’esprit grec 8c poétique asuppléé au défaut du vrai historique 8c géographique ?

BIATIA, ancienne ville d’Espagne, selon Ptolomée»l. c. 6, elle étoit dans le territoire des Oretains, fé-lon cet auteur. Le lieu & le nom sabordent si bienavec Baeza ou Baeça , I. ville du royaume de Jaen »qu’on croit que c’est la même ville.

BIBACTA 8c Doma , Isles d’Asie , dans la merdes Indes, vers l’embouchnre de l’indus, selon Arrien,in Indicis. Ortélius conjecture que c’est la Bibaga dsPline.

BIBACUM, ancienne ville de la Germanie, felostPtolomee, /. z, c. 11, Villanovanus, son interprète »fexplique par Ëiberac; mais quel Biberac; car il Yen a plusieurs. Baudrand qui n’en connoît qu’un, luiattribue d’être Bibacum. D’autres veulent que ce soieBibourg, que l’on appelle aussi Wilsbiburg, paresqu’il est situé fur la riviere de Wils, au sud est, 8Cà deux milles de Landshut, en Bavière. Voyez, Bi-,bourg. Ce sont des conjectures très-incertaines.

Je remarquerai ici, que quantité de villes ont la termí- ,nation en Acus ou Acum ; quelques-un$ l’ont voulu dé-river d’Acus, aiguille , comme í’aiguille d’un clocher»une tour pointue , une pyramide parce qu’il y avoirquelque choie de pareil dans les lieux qui portoient cenom, Cela scroit vraisemblable s’il étoit bien sûr;1. qu’il y en avoir dans toutes ces villes ; z. que lesRomains ont eux-raêmes donné cette terminaison àces noms : & 3, qu’ils ne l’ont pas déja trouvée établiechez des peuples, dans la langue de qui cette étymo-logie n’a point lieu. J’aime mieux la dériver du Cel-tique Aches, qui signifie une riviere , un ruijfeau. Celaest conforme à la situation des villes dont le nom fe ter-mine ainsi,

BIBAGA, Ifle de la mer des Indes, au voisinage del’embouchure de l’indus, selon Pline, /. 6 , c. zi , quiajoure qu’elle étoit pleine d huîtres & de coquillages.Le P. Hardouin ne doute point que ce ne fut la Bi-bacta d’Arrien. Il me fournit un paííàge d’un livreancien, non imprimé, de la mesure de la terre, oùil est dit quYlie étoit à douze mille pas de Crotale,8c à huit d’Oraliba. Ce dernier nom so trouve unpeu différemment dans Pline , cité par ce mêmelivre. Car il dit Toralliba, 8c met la distance de ix millepas, Sc non pas de vu jt.

B 1 BALI, ancien peuple de l’Espagne Tarragonoise.Leur ville étoit Forum Bibalorum , qu’on croit êtreprésentement Fomillan. J’en parle sous ces deux noms.Pline, /. 3, c. 5 , parle du peuple. Ptolomée, l. z,c. 6 , parle du peuple 8c de la ville.

BIBASIS, fleuve des Indes, où il tombe dans l’in-dus, selon Ptolomée, /. 7, c. 1. C’est l’ Hypafis dePline. Voyez, Hypasis. Ortélius dit que ce íeroic bienaussi l’Hyphasis de Philostrate , dans la vie d’Apolio-nius, /. z , iî cet auteur, , ne le saisoit pas aller

juíqua la nier.

BIBASTUS, ville de Thrace , selon Etienne le Géo-graphe.

BÍBELSBOURG , Bibelspurg. Bilibaldus Pirckey-mer, German. defeript. prétend qne c’est dans ce lieude la Suillè, qu’il faut mettre l’ancienne Avanucum ;c’est, dit il, une chose certaine.

1. BIBERAH, ville d’Allemagne, en Suabe, dansl’Algow , fur le ruilleau de RussiEÍIe prend son nomdes Bibers, ancien peuple qui habitoic les maxais où cette