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Tome premier. A - B.
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teur da grand étymologique, Suidas, & autres , en fontaulîî mention. * Ortel. Theíaur.

BIBLIAPHORIUM, village da Nôme de Libye,dans le voiíìnage de l’Egypte, selon Ptolomée, /. 4, c. 5.

BIBLINA &BIBL 1 NE

j- Voyez. Biblia.

***-■ BIBLIS, ancienne ville d’Asie, dans la Carie, peu"plée par les Milésiens, selon Paulanias ; ou plutôt íelonOrtélius qui le cite ; car je ne trouve dans cet auteurqu’une fontaine nommée Biblias, /. 7 , c. 14, ou Biblis,/. 7, c. Ovide raconte, dans ses métamorphoses, /. 9 ,d’une maniéré très - poétique, quelle étoit l’origìne decette fontaine. On y voie que Biblis, ou Bybus, devintéperdument amoureuse de ion frere Cannas,qui étant adèzvertueux,eut toute l’horreur qu il devoir pour une passioníî criminelle. Le chagrin la prit,elle se livra au désespoir,courut le pays cojnme une folle, & revint apparemmentdans le sien, puisqu’Ovide dit que les Nymphes Le-legeïdes, c’est-à-dire de Carie , tâchèrent de la guérirde fa fureur : à force de pleurer, fa douleur la consuma,& elle fut changée en une fontaine. Baudrand dit, fon-taine de Lycie, & cite Ovide. Ce poète ne dit point quecette fontaine fut en Lycie ; ausiì en étoit-elle bien loin ,puisqu’elle étoit auprès de Milet, dans la Carie, oùétoit auffi une montagne de même nom. Vojez. Ryblis,

B1BLUS , riviere de Piste de Naxie, íelon Etienne leGéographe. 11 y en a qui croyent que c’est fur ses bordsque venoit le vin nommé Biblinon, & non pas à Bibli-ne, ou à Biblia contrée de la Thrace.

BIBONA : la table de Peutinger, Segm. 1, nommeainsi une ville d’Aquitaine, fur la route de Bourdeauxà Segodum qui n’est pas plus connue. En comparant cetItinéraire avec celui d’Antonin, il en résulte que la Bibona de l’un est nommée par Parure Velunna: maison n’en est guère plus avancé. Velfer dit qu’il a soup-çonné l’Itinéraired’être corrompu en cet endroit, queVesunna lui étoit suspect. La table fournit austì Ve-SONNA ; mais hors de cette route. Il vaut mieux avouerqu’on ne sçait présentement ce que c’est.

BIBONICUM PROMONTORIUM. .éElien, Hist,anim. I- 15* nomme ainsi un cap auprès dnquel onpêchait quantité de Thons. Le Grec porte B^awv &S//S ànKci : comme y£lien ne dit pas dans quelle mer, Or*télius. Tbefaur. avoue qu’il ne íçait où étoit ce cap,peut-être, dit-il, qu’il est quelque part vers le Pont-Euxin.

BIBONUM CIVITAS, la cité des B'tbons , alliéedes Romains, selon Tacite, /. 1 j, c. 57, cité par Rhe-nanus, qui le trouvoit ainsi dans son exemplaire. Maisles autres portent Civitas Juhonum ; cet auteur cher-che cette ville fur le Necker, vers les champs Décimâ-tes-, & observe que les noms de BebelingenSc de Bebett-baufen ne s’écartent pas beaucoup de ce nom. Maisdans Tacite, il est question d’un nom tout différent,&bien des doctes conviennent qu’il s’y agit de Huy,ville fur k Meuse , au pays de Liège ; ainsi il y a bienloin de l’une à l’autre. Voyez. Juhonum.

BIBRACTE, ancienne ville des Gaules, on lui donnadans la fuite le nom d 'Augustodunum, il y a des sça-vans qui ne conviennent pas que Bibracte & Augusto-dunum soient la même ville. Valois, Cellarius, P Abbéde Longuerue, font de ce nombre. Selon Celar, Bibracteest la principale ville des JEduì. Oppidum , dit-il, longemaximum , oppidum apud ^ JEduos maxima autoritatis.En distinguant cette ville d avec Augustodunum, on s estfondé fur l’analogie entre le nom de Btbraéle , &celui d’une montagne à quelques lieues d'Autun, laquelleon appelle Beuvrai : mais il paroit que lc mot de deu-vrai vient plutôt de Bifractum > que l on trouve dansles anciens titres de l’Egìife d’Autun. Plusieurs écrivainsdu pays reconnoiííenc que Beuvrai a& jamais pu servird’astìette à une grande ville. Voici ce qu’en dit Sainc-Jnlien, dans les antiquités des Bourguignons : » S’il„ falloir faire vue du lieu , on ne trouveroit entre ces,, rochers , place , en laquelle il fût paisible imagi-,, net une si grande & populeuse ville que Btbraéle a,, été pouvoir etre posée. ,» Strabon, qui écrivait lequatrième livre de fa Géographie, vers Pan 18.de l'érechrétienne, ne nomme point Augustodunum, mais Bi-

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bracte, comme la place de défense des ,Tdui,BlíSfax-ra. Cependant on ne peut douter qu’Augustodu-num ne soit du même tems ; puisque Tacite, décrivantla révolte des yEdui sous Sacovrir, qui arriva Pan 14»fait mention d 'Augustodunum, comme de la capitale dupeuple Eduen, caput gémis. Il feroit singulier que S ta*bon eût gardé le silence fur Augustodunum caput genW*puisqu’il n’a pas oublié dans l'étendue de la m-’fflecité, une ville d’un rang inférieur, Cabullinum oaChallon.Ce géographe , qui fuit César en plusieurs cir-constances , a employé le nom qu’il trouvoit dans le*commentaires de cet écrivain, préférablement à unsdénomination nouvelle, qui n’avoit point encore i aicoublier la premiere. On a cependant cru trouver unedistinction formelle, entre Bibracte & Augustodunum»dans un panégyrique d’Eumene á Constantin : cet em-pereur,, & son pere Constance Schlore, ayant donnede grandes marques de bienveillance à la ville d’Au-qui avoir beaucoup souffert dans un siège qu elle

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elítiya de la part de Terriens, secondé par les BagaudeS»cette ville, pour témoigner sa reconnoistance, prit ifnom deFlavia, pareeque les princes dont elle avoi £été favorisée s’appelloient Flavii : austì locateur rendantgrâce â Constantin de ses bienfaits, appelle AutuuFlaviam dìduorum. Il ajoute , en adressant la parole ace prince, que quoiqu’il soit le maître de cour l’Empirc »la ville des Aìdui lui est appropriée par le nom dcFlavia qu elle vient de prendre. 11 fait entendre que I enom de Julia fait place à celui de Flavia. Omnium f slicet Dominus urbium , omnium nationum , tiec tante#etiam nomen accepimus tuum ,jatn non antiquum. Bibractet/u idem hue ustqtte dicta est Julia, Polia , FlorentiastedFlavia est civitas JEiuorum. La ville qui vient deprendre le nom de Flavia, est la même qui, jusqu’alors»avoir porté celui de Julia. C’est la ville Auguflodunur#qui prend le nom de Flavia ; c’est donc la même villequi avoir porté celui de Julia , & cette ville est Bibracte-Ajoutons , que locateur s’expliquant dans un autreendroit ; Flavia JEduorum tandem mémo nomitte

nuncupata. Le tandem suppose une mutation d’un nomantérieur mis en opposition , & ce nom est Julia,adapté spécialement à Bibracte. Les JEdui avoient misleur capitale au nombre de leurs divinités. On a trouvéà Autan deux inscriptions en l’honneur de la décileBibracte , & dont la plus remarquable a été rapportéepar dom Bernard de Montfaucon. Mêla distingue Au-gustodunum par fa richeslè , entre les villes de la Gaule-Urbes opulenttstima in Trèviris Augufta , in JEduis Awgustodunum. Si l’on ne remarquoit pas dans Pline beau-coup d’inégalíté fur ce qui concerne la Gaule, on se roi tsurpris de voir qu’il n’y fait aucune mention d’Augusto-dunum. Ptolomée n’est pas dans le même cas. Mais ce quiillustre Autan, c’est ce qu’en dit Tacite: nobilijstmatttGalliarum fobolem , liberalibus studiis ibï operatam. Lagéographie faiíoit partie des sciences qu’on y culrivoir.Eumene, oratione pro refiaurandts feolis , dit que furles portiques du lieu destiné â l'instruction de la jeuneflè,on avoir tracé les terres & les mers. Vident in illis por -tietbusJuventus , & quotidiefpectet omnes terras & c unit amaria. &c. Si quidem illic. . . quo manifestius difeeren*tur oculis, quœ difficilius percipiuntur audit u, omnium »cum nominibus fuis locorum fit us .fpatia , intervalla , des-cripta funtj qutdquid ubique fluminum oritur & con-ditur : quacumque fe littorum sinus flectunt , vel quoambitu cingit orbem , vel impetu irrumpit Oceanus .* Notice de la Gaule, par M. d’Anville.

B 1 BRANTENSIS. Ives de Chartres, dans fa 89 let-tre,qualifie ainsi un Archidiacre. Ortélius, Thesattr. quícroît que ce lieu est dans les Gaules, doute s’il ne fau-drait point lire Bibractensis, de Bibracte.

BIBRAX , ancienne ville de la Gaule, au pays desRhéniois, íelon Jules César, de Bell. Gall. l.i,c. f &6 , qui en fait mention. César ayant exhorté & encou-ragé les Rhémois.... & apprenant que toutes les trou-pes des Belges venoient ensemble vers lui, & quellesn croient pas loin , se hâta de faire palier à son armée lariviere d’Aisne, qui est sur la frontière des Rhémois,& il y campa. Par ce moyen la riviere couvroit un côtede son camp, il mettoit en fureté ce qui étoit derrièrelui, & faiíoit que les convois qu’on pouvoir lui envoyer