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6c 6 fur-toat dans une écriture formée négligemment,comme est celle de quantité de manuscrits, où beau-coup de lettres font très-équivoques. Baudrand citePtolomée , comme s’il eûc dit Biotha , quoiqu’il y aitdans les imprimés Bìoea; Biotha n est qu une conjec-ture de Cluvier. Baudrand, e'dst. 1682, a pris Biotha& Bithia du P. Briet, qu’tl ne cite pas ; en échange ilcite Ptolomée qu’il n’a point consulté. Je ne fçais quelplaisir ilprenoit à copier m auteur, 6c à en citer unautre très-diíférent ; mais cela lui arrive bkn plus sou-vent qu’il ne seroit à propos.
BION , b/m ou Boelo b «J, ville de la Doride, se-lon Ptolomée, l. $ ,c. 15. Cette Doride n’est pas cellequi étoit dans l’Asie Mineure j mais celle qui étoit enGrece, & qui saison partie de l’Achaie prtíe dans unsens fort étendu. Pline, /. 4, c. 7 , Strabon, l. 9, p. 417 ,6c Etienne, s’accordent à nommer cette même villeBoïon Bow. C’étoit une des quatre villes, qui firentdonner le nom de Tetrapole , au pays que les Dorienshabitèrent anciennement, auprès du mont Oeta.
BIONIA; il semble, dit Ortélius, que c’étoit uneville d’Italie: (ut quoi il cite Phlegon Trallien , qui enparle à l’occasion de Cajus Laliius Tionius, qui vécutfort long-tems, & qui en étoit originaire.
BIORKA ou Birka ; ou plutôt Byrka ou Byrca :Baudrand dit : c’étoir une ville de Suede, capitale del’Ostrogothie, dans une isle du lac de Meler, entre laville deTelge & celle de Sighina; mais elle est ruinée,enforte quota en connoît à peine les vestiges.
La vie de saint Anschaire écrite par faine Rembert lecoopérateur de ses travaux apostoliques, & son succes-seur au si ; ge de Hambourg, nous apprend que ce saintprélat se rendit en Suede-, ( a ) ils marchèrent à pied pen-dant un très-long espace de chemin ,Sc traversant de temsen temsles mers qui étoienc fur leur palîage, ils arrivèrentenfin à un port de mer nommé Byrca, où ils furent favo-rablement reçus du roi Bern, lorsqu’il eut appris le sujetde-leur voyage, &c. ils prirent leur route par le Dane-marck ; cela le fait aíicz connoître par ces divers brasde mer qu’ils traverserent La ville de Birka étoit unport de mer, &c outre cela la résidence d’un roi. Lenom de Bern employé par saint Rembert est le mêmequ’Eric d’Upsal ( b ) nomme Bero. On croit, dit-il,que Bero régna à BiópnôJ Biorkoo, dans le même temsque saint Anschaire prêcha & convertit Erigaire avecplusieurs autres, l’an 845. Je ne puis m’empêcher derelever une faute qu’on lit dans l’histoire de Suede dePuíFendorf, imprimée â la fuite de son introduction àl’histoire, e'd. 1711. t. 5 ,p. 52. On y trouve : pendantque Bero ou Biorn régnoit en Suede-, un moine nomméAnsgaire, (Anschaire) qui étoit du monastère de Cor-wey, 6c qui devint ensuite évêque de Breme, fut en-voyé en Suede par l’Empereur Louis le Pieux poury prêcher la foi chrétienne : mais comme le roi deSuede ne lui voulut pus donner audience , ni lui permettrede prêcher lEvangile ; il fut détrôné lui-même, Ôcc. Lefait est absolument faux. Saint Rembert, auteur con-temporain , & témoin oculaire, est d une autorité infini-ment plus grande que cent historiens, comme Puffen-dorf. Or il dit au contraire qu’auífi'tôt qu’il fut infor-mé du sujet de leur arrivée, il tint conseil avec les per-sonnes en qui il so confioit, & du consentement de tous,leur permit de demeurer & st? prêcher l’évangtle deJesus-Christ, laisiant la liberté de l’embraslêr à tousceux qui le voudroient. Ce saint prélat raconte ensuiteles progrès qu’ils y firent durant un an & demi, que S,Anschaire demeura en Suede dans ce voyage. Je remar-querai encore ici par occasion une faute de Bailler, quin’a pas entendu ce que vouloir dire altéra dimidio anno ;il a cru qaAltero vouloir dire la seconde année, 6cqu en ajoutant encore demi année & dhnidio , cela faitdeux ans & demi. Il n’a pas sçu que c’est un germa-nisme , de trtot à mot Anderthalbe Jahr , veut dite un an& demi , a la lettre la moitié de la seconde année.Il a mis deux ans & demi, & cette année brouillela chronologie de ce saint ; mais revenons à Byrca. Lemême historien Eric d’Upsal déja ciré, parlant des con-versions de Suede,-. z 8 , ajoure : de même à Biorkooqui étoit en ce tems-la une des grandes villes, & la plusAncienne de toutes, car alors il y en avoir trois grandes
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6c fameuses, sçavoir Sigtonia, Scharia , & Biorkoo,alors Aldalvard qui demeurent dans l’Uplande , renver-sa les idoles que l’on adorott à Upsal, 6c s’acionna a laprédication ,6c selon quelques uns le peuple de l’Upian-de le fit mourir pour avoir renversé les idoles r solo»d’autres il mourut de mort naturelle, dans un âge sorcavancé, 6c fut enterré à Biorkoo. Zeyler ( c ) dit : Bit'ka étoit autrefois une ville très célébré, 6c capitale del’Gstrogothte, à deux journées du chemin d’Upíal, si 011en croie Pontanus : 6c il y a six cents ans que c’étoir laville la plus marchande du royaume : 6c comme elleétoit la plus ancienne de toutes, les autres avotent drelleleurs lotx civiles íur le modèle des siennes. C’est dansce lieu que saint Anschaire, apôtre de Suede, avec lapermission de Beron IV, du tems de l’empereur LouisI, ou le Pieux, commença à prêcher publiquement 1 e-vangile, éclaira cette ville 6c tout le voisinage, en leucdonnant les lumières de la religion chrétienne : mal*la gloire de cette ville a entierement disparu , & il etlreste’ à peine le souvenir. Scephanus Stephanius, dansses noces du Saxon le grammairien dit : Il n’y a point dedoute que Birca n’ait été autrefois la premiere ville,la plus peuplée & la plus illustre, dès les anciens rems.Elle étoit presque au milieu de la Suede, si nous eucroyons Adam de Breme, ( d ) & Jean Mestenius ( L )dit que l’on y montre encore de grandes malles de sesdébris. Elle etoit dans une des iíles,qui sont à l'orientde Stockholm , qui n’étoit pas encore bâtie , 6c qui lui asuccédé, non pour occuper la même place, mais peuts’approprier toutes les piérogatives de cette ville. * ( a )Ed. Lambecil, />. §7, dans le recueil Kcrum Germanie .Septentrion, Scriptores. Hamb. 1706. sol. ( b ) Eiist.Suecor, /. 1 , p. 34, edic. Stockhoi. r6i$ iw-4. ( c )Regni Suecia nova descr. p. 91. ( d ) De fttu Dania ,au recueil cité ci-deíîùs. p. 59, n. 80 Sueopentapro-
ro. p. 84.
BlORNEBOURG , petite ville de Suede , dansla Finlande septentrionale, à l’embouchure de la ri-vière de Cumo, dans le golfe de Bothnie, vis-à-visde lHelsingland. Elle a été ainsi nommée, commequi diroit le château des Ours , & est à vingtmilles' suédois d’Abo. Elle n’a que fort peu d’habitans.
BIOZ 1 MET/E. Jornandes nomme ainsi un peuple ,6 c Scandiopolis une ville, qui doivent avoir été quel-que part vers la Sarmacie Européenne. Ortélius, The*saur. avoue que ces noms lui font inconnus. Conradde Lichtenau , dit-il , s’explique beaucoup mieuxdans fa chronique, où au lieu de Bioz.imetas 6c Scati-diopolim , il lit Biscim & archadiopoltm , pour Bizjpa 6CArcadiopolis.
BIPEDIMUI, peuple de I’ancienne Gaule, dans l’A-quitaine. Pline /. 4, c. 19 , les nomme avec les Bercorca-tes, autre nation également inconnue.
BIPONTINUS DUCATUS, en françois le duché deDeux Ponts .
B 1 PUR ou Bipour, petit pays des Indes, dans lapresqu’líle de Malabar. Davity, Asie, p. 596, dit sucl’autorité d’Osorio. I. 3: Les pays de Bipur 6 c de Cucur -ram sont voisins de la montagne, qui confine avec leroyaume de Narsingue au levant. Ces deux pays ontun même roi tributaire du roi de Calecut, qui mena12000 hommes de secours au Samory , l’an 1504.Baudrand, ed. 1705, dit que Bipur capitale de ce royau-me, est environ à soixante pas à l’orient de Calecut, 6 cautant d’Angamale vers le septentrion.
Bir chez les Orientaux signifie un puits.
1. BIR, (le) ville de la Turquie, en Asie, dans leDiarbeck, 6 c aux confins de la Sourie fur l’Euphrare, àquarte journées d’Alep. C’est là qu’est le palîàge ordi-naire de l’Euphrate, qui y peut avoir environ trois centspas de largeur, selon le P. Á vn\,Voyage p. 21.
Tavernier nous en donne l’idée aune grande ville, cequi ne s’accorde pas avec le témoignage des autres voya-geurs. Le P. Avril la nomme Biré, petite ville. The-venot , Suite du Voyage du Levant , c. 9, p. 77, dit : Nousdescendîmes à terre au Bir, qui est une petite ville bâtiefur le bord de la riviere, en Mésopotamie dont les bâti-mens commencent depuis l’eau , jusqu’au haut de lamontagne. Le château qui paroît assez beau, est pareil-lement situé deraçme fur un penchant. Le; murailles de
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