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n’est remarquable que pour avoir donné naissance à AbuRihan, célèbre philosophe & marhématicieu, qui ena été surnommé Al-Biruni. Abulfeda le cite beaucoupcomme garant des longitudes & des latitudes qu’il donneà certaines villes. * T? Herbelot. Bib'l. or.
í. BIRUN, ville des Indes, dans le Send province ,qui s’étend le long du fleuve Indus. Elle n’est éloignéede Mansura que de xv parasangues, qui font trentelieues françoises, Sc n’est peuplée que de Musulmans,depuis que les sultans Gaznevides & Guarides s’en fontrendus les maîtres.
BIRZE, petite ville de Pologne, dans la Samogitie,entre la ville de Mitaw, en Semgal, & Braflaw, enLithuanie. Zeyler nomme ce lieu Birssa , Sc n'en faitqu'un village dans fa carte. Une petite riviere ypaflè Sc tombe ensuite dans la Mufza, qui coule àMitaw.
BIRZIMINHJM. T^RhiziNicm.
i. BISA, ville de Thrace, selon Etienne le géo-graphe. Le même dit auiîî Bizia, auflî bien que Suidas& Ptolomée, , c .11, qui l’avoit dit avant eux,
Ortélius, Tbesaur. croit que c’est la Byfia de Solin, c.i o , edit. Suintas, dans la Caenique près de la colonieklaviopolis.f’oyeL Bizye.
?.. BISA, fontaine de Grece, au Péloponnese, selonStrabon , 1 . 2 ,, p. ; ;6 , qui parlant de l’origine du nomde la Pisatide, dit que quelques-uns dérivoient ce nomd’une ville, à laquelle le nom de Pise étoit communavec une fontaine, laquelle avoit été ainsi nomméecomme qui diroit Pistra , c’est-à-dire Potistra , ouqui donne à boire. . . . D’autres soutiennent que cetteville est une chimere, que ce n’étoit qu’une fontaine voi-sine de la ville de Cycesie.
z. BISA ou Biza, ouBizen, c’est-à-dire visioh,e nlangue éthiopiquc, lieu d’Afrique, dans l’Ethiopie, aílèzprés de la mer Rouge. L’auteur de la description del’empire du Prêtre-Jean , p. 18, en parle ainsi : Bizadoit aussi être réputé du royaume de Tigre. Il y a aflèzproche de Malzua une ville à deux journées de Débaroafur des montagnes hautes Sc désertes, où il y a des fo-rêts pleines de bêtes sauvages. Entre plusieurs monas-tères , il y a celui de la vision de l’abbé Eustache, d’oùvient que les habitans appellent ces montagnes-là Biza.Les scélérats 8 c les criminels y trouvent un asyle assuré,parce qu’elles sont à lextrémité du royaume. Le mêmeauteur ajoute : La ville de Débaroa ou de Barua, està trois journées du monastère de la Vision : ce quidoit s’en tendre, selon la coutume d’Ethiopie, eu égardà la difficulté des chemins. Corneille change ce monas-tère en une ville, au lieu que dans la description Bizaest le nom d’un monastère, qui se donne aussi auxmontagnes où il est situé. La description met trois jour-nées de Débora au monastère, & deux journées de cettetneme ville de Débaroa a la ville qu’elle ne nomme point;tnais qui doit etre du moins à une journée du monas-tere. Ludolf dans fa carte d’Ethiopie ne met aussi qu’unlimple monastère en cet endroit, & le nomme Bizen ;mais u avertit, /. $, c. 3 , qu’il ne faut pas entendrepar les mots de moines 8 c de monastère , ce que nousnous figurons d’ordinairc íelon les usages d’Europe. Lesmoines de ce pays. 1^ cultivent chacun leur champ,vivent de leur récolté & en disposent comme il leurplaît, vont & viennent librement où 8 c quand ilsveulent , de forte que les maisons où ils demeurentne doivent pas s appeuer des monastères, ni eux desmoines. La psalmodie 8 c le célibat sont tout ce quiles distingue des autres.
BISACCIA, félon quelques-uns; Magm écrit Bisaz-2 .A, ville d’Italie, au royaume de Naples, dansl’Apen-à, & dans la Principauté ultérieure, à huit milles deCandela qui est de la Capitanate, & à treize o u q ua _torze de Melsi, qui est de la Basilicate. Elle étoit le siè-ge d un évêché, uni avec celui de S. Angelo. Elle a aussititre de duché, selon Baudrand, ed. 170c.
BISAGNO, (le) riviere d’Italie, dans Tétât de Gè-nes. Voyez, Besagno.
BISAGOS,^ (Isles des) ifles de l’Océan, en Afri-que, fur la cote de Nigritie, à l’embouchure de Riogrande, a 1 ouest du pays de Guinala. Elles font pour laplupart au midi de 1 onzième degré de latitude íepten-
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trionale, & occupent presque tout le cìeuxieme degrede longitude. Quelques-uns disent Bijagos, d’autresBi s egos, d’autres Bigiohos. Voici ce qu’en dit L>ap-per, Afrique, p. 244. Il y en a dix-sept qui sont habi-tées par des peuples nommés Bi jagos. La plus cou libé-rable de toutes est celle que les Portugais appellent MFormofa , ou iste de Ferdinand de Pô, qui l’a découvertele premier. Son extrémiré septentrionale est à n 4Jde latitude, 8 c à six ou sept lieues de Cubo rojfo ou caprouge. Comme ces ifles font arrosées de plusieurs ruis-seaux , elles four aussi fort fertiles; la terre est couverted’arbres, 8 c on y recueille du vin de palmier, de l’IuiuÇ»& plusieurs sortes de fruits. Le terroir est plein Sc uni»8 c fans beaucoup de culture, il est fort propre à rappe-ler toutes sortes de grain;mais on n’y sème ordinairementque du ris. On y a aussi de Py voire, de la cire, du p° l ‘vre long, dont les Sarrasins font grand état. La mecjette aussi fort souvent de l’ambre gris fur le rivage- " /a de plusieurs sortes d’animaux, 8 c l’Océan Sc les nvie*res y font fécondes en postions.
Les habitans font de grands hommes, grêles, Sc cou-rageux. Leurs armes font les mêmes que celles des g cnSde Befu & de Catcheo, quoiqu’ils ne prennent pas tantde peine à les polir ; mais en échange ils les lçavenfmieux manier. Us four presque toujours en guÇ rs6avec leurs voisins, qui demeurent en terre ferme, Sc to sltgrand nombre de prisonniers qu’ils vendent aux Portogais. Chaque ifle a un seigneur particulier, mais ils so 11 ^tous vassaux du roi de Formofa.
Dapper semble dire que Bifegoséi le nom des ifles, &Bi- Jagos celui du peuple qui les habite. Bifagos, Bi fegos tBijagos, 011 Bigiohos , font diverses ortographes d' ustmême nom, qui est celui de la nation qui vie dans ce sifles, & qui le leur donne.
BISALTIA, contrée de la Macedoine, aux confm sde la Thrace. La Bisaltie étant toute à l’occidentdu Srry-mon,doit être comptée pour être de la Macedoine; matf»comme je l ai remarqué ailleurs, cette riviere n’a P? stoujour été la borne des deux royaumes ; ainsi la Biíastj ea été tantôt de Pun Sc tantôt de l’aucre. Ptolom eeécrit Besaltia , & y mec j eS si eux soivanS»
sçavoir
Arolus,Europoria,
8 c Berta.
Calliterte,Olía,
Etienne le géographe y met une ville nommée aussi fl |-sabla. Virgile, Georg. I. z, r- 460, parle du peup-®nommé Btsalû :
Bifalta quo more folem , acerque Gelonus.
Mais, comme le remarque très-bien le P. Catrou, Hy avoit encore d’autres Bifaltes vers la Sarmarie.Etienne nomme aussi une riviere nommée Bifaltes. V.stc-ri us Flaccus met des Bisaltes, vers la Colchide* fele Pont Euxin, au rapport d’Ortelius. Comme il ne citepoint dans quel livre, je n’ai pu me résoudre à lire rouele poème des Argonautes, pour justifier cette citation >mais je ne doute point que ce ne soient les Bifaltes voi-sins de la Sarmatie, dont parle le P. Catrou.
BISANCE. Voyez. Constantinople Sc BvsaMcS*
BISANO ou Bisegna , bourg 8 c montagne du nic-me nom, en Italie, dans l’Abruzze ultérieure, au royau-me de Naples, entre Aquila 8 c Ascoli. * Baudrand >éd. 1705.
BISANTAGAN, ville d’Asie dans l’Indoustan, ***royaume de Cambaye ou de Gufurate. On la lailíè amain droite lorsqu’on va de Patan à Amandabac. L esieur Mandeílo en parloir ainsi l’an i6;8 , dans sb"voyage des Indes, /. 1, p. 193. La ville de Bisantaga"est une des plus grandes de toute la Guzuratta, ayan cprès de vingt mille maisons : elle est située quasi ail nl1 'lieu du royaume, Sc n’étoit qu’un village il n’y a P aSlong-tems. La fertilité de son terroir l’a fair éleveCà la grandeur où on la voie aujourd’hui ; car on Ynourrit quantité de bétail, & il y vient quantité de ris »de bled, & de coton, dont on fait du fil & “ eStoiles.
BISANTHA,