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nier, se soulevèrent 8c prirent les armes pour résilier àOrdogne, fils d’Alfonse III, dont la domination lentparoiíîoit trop rude, élurent pour chef un nommé Suria,illu du íang royal d’Ecolïe du cote de fa mere, 6c gen-dre de Zeno leur gouverneur, lequel ayant vaincu Or-dogne en 870, ils l’élurent pour leur seigneur, &c sapostérité qui porta dans la fuite le nom de Haro, luisuccéda de pere en fils, jusqu’á ce que le roi don Pedro leCruel,après avoir fait mourir ceux qui en étoient en pos-seflion , s’en rendit le maître, 6c Punit à la couronne deCastille fous le nom de seigneurie, à laquelle il y a degrands privilèges attachés , dont le plus remarquableest, que le roi n’en peut prendre que le titre de seigneur ;anciennement elle en avoit un autre beaucoup plus con-sidérable, qui étoit que celui quelle reconnoiísoit pourson seigneur, devoir visiter la province dans l’année,fouspeine d'êrre privé de fes revenus; ce qu’il y avoit de plushumiliant pour lui, c’est qu’il devoir y entrer avec unpied déchaullé; mais il y a plusieurs siécles que cet usageest aboli.
, On y compte jusqu’à vingt & une villes ceintes demurailles, dont les principales font Orduna, Laredo,Portugalete, Bilbao, Durango, Holotio 6c Sant An-dero.
La Biscaye est divisée en plusieurs petits quartiers ouMérindades, fçavoir :
Í Garnica,
Lhiba,
Busturia,
Arratia,
Bedia,
Corcona,
Durango ,
Matquina,
6c Prestamero Major.
Les quatre villes de la côte, font
Laredo, Castro de Urdiales,
SantAndero, S. Vincent de laVarquera.
La capitale de la province est Bilbao.
LA BISCAYE FRANÇOISE. Voyez, au mot Bas-ques.
La Nouvelle BISCAYE, province de l’Arnériqueseptentrionale, au Mexique, dans l’audience de Gua-dalajara. Elle a le nouveau Mexique au nord, le Cu-liacan au couchanr, le Zacatecas au sud, Sc le Panucoavec la Floride au levant, selon Baudrand. Robert deVaugondy borne autrement la nouvelle Biscaye. Elle«st terminée au nord par le nouveau Mexique; àl’oriencP ar le nouveau royaume de Léon ; au midi parle Zacatecas, & au couchanr par les cantons de Cu-liacan & de Cinaloa. La nation des Batopilas y occupeun coin au nord - ouest de cette province ; de mêmeque dans la Biscaye Européenne il y a une ville de Du-rango. Elle est arrosée par la rivière de las NuíTas, 6c parquelques autres. II y a quelques mines d’argent, auprèsdefquelles on a bâti des bourgs; celles de Sainte Barbe■ont été abandonnées.
BISCHE. Voyez, Bitche.
BISCHOPS ■ CASTLE. Voyez. Bishops-Castle.BlSCHOFS- WERDA, ville d Allemagne , au cerclede la haute Saxe, dans la Misnie, anx confins de lahaute Luface , Sc à trois milles germanique Dresden.Zeyler , Misni& , &c. Topogr. p- ò° ■> dit qu’elle estentre Bautzen 8c Dresden, à quatre milles del' une <Jel’autre ; il ajoute qu’un auteur ne compte que deux mil-les entre Dresden & BischofFswerda. Anciennement,poursuit-il, on la nommoit Werda, 8c ce n’etoit alorsqu’une petite bourgade. Bennon, évêque de Meiflìn, enfut le fondateur vers l’an 1076', comme on peut voirdans la vie de cet évêque écrite par Emfer, & dans lethéâtre saxon de Peccenstein, part. 3 , fol, 1 48 , c’estl’origine de son nom , qui ne signifie pas Piste de l’évè-que,comme ledit Baudrand.Ceux qui le lui ont expliquéainsi fe mocquoient apparemment de lui. C’est austipour cela que cette ville dépendoit de la cathédrale de
Meiffin. Elle a pourtant un surintendant ecclésiastiqueparticulier. Les Luthériens d'Allemagne nomment /«M-intendant une force de dignité qu’ils ont imaginée à * aplace de I’épiscopat. Ce n est proprement qu’un archi-prêtre , c’est-à-dire , que fes prérogatives íonc d’êrre lepremier d’entre les Prêtres de son distriól; niais pres-que fans aucune junfdiction ; il ne peut rien statuer aslui-même, ni pour les matières consistoriales, qui vontau conseil consistorial du Souverain, auquel st auiltcavec les conseillers du prince, ni pour infliger des pei-nes canoniques. 11 a Tinspection de la conduite desecclésiastiques ; mais il faut qu'"il se plaigne au prince»qui renvoyé souvent l’aftaire à un conseil. Ce détail m aparu nécestaire pour rectifier les idées de plusieurs quife figurent que ces surintendans en Allemagne sont desévêques. C’est une erreur j mais les Luthériens de Suede& de Dannemarck ont conservé l’épiscopat ; ce n'estpas ici le lieu de discuter, si leur consécration est va-lide , & si ce sonrde vrais évêques. Je laiile certe matièreà qui elle appartient. Biscoffwerde fut saccagée par lesHustites l’an 1419. Elle fut entièrement brûlée en 159Ó >& l’an 16; i, après la bataille de Leipíîc les Impériauxla pillèrent. Les Suédois la prirent en 1639, Sc y exer-cèrent de grandes barbaries fans distinction d âge n*de sexe. Ils la prirent encore le 2 mai 1641, 8cpillèrent.
BISCHOFS-ZELL. Celle de l’évêque , en latinEpiscopi Cella, est une jolie ville dans le Turgow, a ubord du Thour, â Tendron où le Sitter fe jette danscette rivière, presque à moitié chemin de Constanceà S. Gai. Elle doit son nom 8c son origine à un monas-tère, que Salomon évêque de Constance y fonda versTan 900, & qui attira un si grand nombre de famillesqui s’y habituèrent à caule de l’avantagede fa situation,que vers í’an 940, Bischofl-Zell étoit un beau bourg»auquel Tempereur Othon I dotina des privilèges. Dansla íuite les moines de ce couvent mirent bas le froc, SCvoulurent être chanoines fécubers, 8c convertirent leutabbaye en église collégiale ; Sc c’est 1 état oú est aujour-d’hui cettemaison.La ville appartient a l’évêque de Cons-tance , mais fur le même p.ed qu’Arbon , tant pour lesaffaires civiles, que pour la religion. II y a un châteauoù demeure le bailli de Tévèque, qui tire la moitié desamendes, mais il n’a rien à commander à la ville. Lesjugemens du conseil font fans appel. Cette ville a pro-duit plusieurs grands hommes, entr’autres ThéodoreBibliander, grand théologien 8c philosophe, ThéodoreZwinger, Jean Jung, Philippe Scherb, & MelchiorGoldast, à qui Thistoíre de Suiííè a beaucoup d’obliga-tion, &c. Les habirans de Bischoff Zell en bannirentla religion protestante au mois de février 1519. DeLongtierue, Défi. de la France, 2. part. p. 293 , expli-que le nom de Bischoff Zell par le cellier de l’évêque ,je crois qu’il faut dire la cellule deievêque , fçavoir deTévêque de Constance. Il en est seigneur , Sc non passouverain, la ville étant libre se gouverne par fes pro-pres loix, & par des magistrats qu’elle fe choisit.
BISECHE, ruisseau d’Afrique, dans la Nigritie , auroyaume d’Oualle, assez près de l’embouchure du Sé-négal. Ce n’est proprement qu’un bras de ce fleuve ,qui s’en séparant pour couler vers le midi occiden-tal , s’y rejoint auptès de la Barre, 6c enferme unterrein que Robert de Vaugondy nomme Tille auxBiches,
BISEGLIA , ville dìralie, au royaume de Naples idans la Touille 6c dans la terre de Bari, fur une col-line , 8c fur la côte de la mer Adriatique. Son évêqueest suffragant de Trani. Elle est aflèz peuplée Sc dansun quartier fertile 6c agréable, distance de cinq millesau levant de Trani, versMolfette 6c Giovenazzo. Voyez*Vigile.
BISEGOS. Voyez. Bisagos.
BISENTAL, bourg d’Ailemagne, dans la moyenneMarche de Brandebourg , au district nommé ’Teltcrsv A-chen Craifz.. U y a un bailliage & une maison à sé-lecteur. Baudrand , édition de 1705 , cn fait uneville, 6 c la met fur la rivière de Schwarte, à fep clieues de Berlin, vers le nord. * Zeyler , Brandeb. To*pogr.p. 3í-
BISENTINE, petite iste d’Italie, dans la province