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Tome premier. A - B.
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BI V

Patrie, Il dît dans son poème de la Moselle , v.438 .

H&t ego , Fivisca ducens ab origine gentem.

Cellarius apporte encore en preuve l’inscription d’una utel de Bourdeaux fournie par Gruter , p. 227,

». 4.

Augusto Sacrum

EtGenio CivitatisBit. V1 v.

,Le P. Hardouin, ìnl. c. TU n. Ia croît fauflè,fansdire pourquoi. Ce n’est pas qu’il n’y ait ''aussi desinscriptions qui favorisent l’ortographe de Pline. Lerecueil de Gruter,/». 731, 3. fournit celle-ci :

3 u l 1 u s Lupus C.

Biturix V. B.

De A n n. XXXV.

Fit. Ejos F. C.

Mais, ajoute Cellarius, il vaut mieux s’en tenir à la pre-mière ortographe, parce qu’on n’est pas astèz asturé dela réalité de cette pierre, ni s’il y a effectivement ces paro-les , si ce n’est point une faute de l’ouvrier, ou peut-êtrerie celui qui l’a copiée.

Ptolomée, L 2, c. 7, donne deux villes aux Bituriges^'Aquitaine ; fçavoir Noviomagum Sc Bourdeaux ; maisil ne donne que la feule ville à'Avaricum aux Biturigesde la Celtique , qui sont ceux du Berri.

Le pere Labbe qui étoit de Bourges, dans sa géogra-phie royale,2 ,c. 10, p. 109, dit: Clavier s’est con-tenté de rapporter quelques-uns de ces xiv peuples, quifurent joints aux anciens Aquitains par l’empereurAuguste j il a omis les autres, ou les a associés mal àpropos aux peuples de la province Narbonnoife. Ceuxqui manquent en ce lieu font Bituriges Vibisci , ainsisurnommés pour les distinguer des anciens Berruyersque l’on appella Bituriges Cubì, pour les séparer de cesnouveaux aventuriers, qui étoient sortis de leur payspour bâtir la ville de Bourdeaux. La pensée “de ce pereest très- conforme à la maniéré dont les anciens ont parléde ces deux peuples. Tite-Live Sc César nomment sim-plement Bituriges sans distinction, il n en falloir point,puisque ce peuple ne faisoit qu’un seul corps. La distinc-tion ne fut necestaire qu’après la migration d une partiede ce meme peuple, qui alla s’écablir en Aquitaine, aussila trouve-t-on marquée exactement depuis l’empired’Auguste, fous lequel elle commença.

Dans le moyen âge le nom de Bituriges a été diverse-ment écrit, Beturiges, Betoná , Enonces, Biturices> Bi-turici , & Bìturicenfes. Hadrien de Valois, N ot. Gall. p.87, conjecture que les Bituriges Cubi avoient fondé Bi-turgia en Toscane, qu’il dit être présentement Betogi ScBituris , ville des Vascons, dans l’Espagne Tarragon-noiíè.

BITURIS, ancienne ville de la Gaule Tarragonnoife,SU pays des Vascons, selon Ptolomée ,1. 1, c. 6.

BITURIX. Grégoire de Tours, /. 4, nomme ainsi laville de Bourges.

BITYLA, ville ancienne du Péloponnesc, dans laLaconie assez loin de la mer, selon Ptolomée, /. 3. c.16. Orélius conjecture que c’estla Tylo de Strabon.Voyez. ce mot.

BITYLE, ancienne ville de la Palestine I, Scia XXII ,selon un supplément de la notice de Hierocles, inférédans notre collection des notices de l’Empire Sc de l’e-glise. C’est peut-être la même chose que Betbulie.

BITZINE, siège épiscopal, fous le patriarchat deConstantinople, selon Balsamon Sc Curopalate, citéspar Ortélius, The saur. La notice pour régler le rang desmétropoles de ce patriarchat, fous Andronic Paleolo-gue , donne le xcv â Bitùna.

BIVAL, abbaye de France, en Normandie, au paysde C aux, diocèse de Rouen, entre Beaubec Sc Neufcha-tel, a une lieue de 1 une & de l’autre, sur la droite du che-min de Neufchâtel, à Aumale. Ce sont des Bernardines.* Corn. Dict.

BIVAR, ville de l’Esclavonie, province de Hon-

I

1

grie, fur une iste de la Save, nommée Metabar, qui estentre les embouchures de la Bosne Sc du Drin. * Bau-drand, éd. 1705.

Cette iste de Metabar & la ville de Bivar ne se trou-vent point dans les cartes de De Witt, de Jaillot Sc dede Fille.

BIUDA. Voyez. Beiuda;

BIUDERE, riviere de Turquie, dans la Romanie.Elle se jette dans un petit golfe de même nom, prèsde Constantinople, selon Pierre Gilles. Baudrand dequi est cet article,ajoute pour noms latins, Bathycolpus ,Batbynius Sc Btthynius. Voyez, Bathycolpus Sc Ba-thyas.

BIULA, village considérable d’Asie, en Carie, dansles plaines du Méandre. De l iste écrit ce nom Boeul a.Ortélius en fait une ville, Sc se trompe. * Strabon , 1.14,p. 6;o.

1. BIVONA, petite ville de Piste de Sicile, dans lavallée de Mazare, fur la cime d’un grand rocher, avectitre de duché, â deux lieues de la ville de Calatabel-lota, du côté du nord. * Baudrand , éd. 1705.

2. BIVONA. Voyez. Vibo*Valentia.

BIUTERE. Voyez. Biudere.

BIZABDA. Saint Jerôme, in Chronico , nomme ainsiune ville des Perses qu’il dit avoir été prise fous l’empe-reur Constance. Ortélius ajoute quelle étoit dans laMésopotamie, & ne la croît pas différente de Bez abde»ville d’Astyrie, qu’Ammien Marcellin, l. 20, dit que lesanciens onr appellce Phoenica.

BIZACENE. Voyez. Byzacene.

BIZANCE. Voyez. Byzance.

BIZANONIA, siège épiscopal, fous la métropolede Sergiopolis, selon Ortélius, qui cite Guillaume deTyr, parce qu’il lui attribue une notice, qui sctrouvedansun des manuscrits du Vatican, où est aussi l’histoire dela Croisade par cet auteur. C’est proprement la noticedu patriarchat d’Antioche. Selon le manuscrit du Va-tican , ce siège est nommé Boz.onovias.

B1ZENIA, place sotte que l’on appella ensuite Me-lincum , Ortélius, qui ajoute quelle est de la Bohême,cite èEneas Silvius, dans la vie de S. Wencestas. Ce pa-pe n’a point écrit de vie particulière de St Wencestas,que je sçache ; mais il l’a traitée dans son histoire de Bo-hême. On y lit, c. xiv, p. 27, ed. Salingiaci in 8,1 ç 3 8, & p. 129, edit. Wechell. quœ inter rerum Bohem.ant. Script, fol. i6oz. Ludmìlla filia tomitis SlamboriiCajìelh Biz.eniœ quod pojìeà Melinca diílum est. Dans lesdeux éditions citées ci-destùs, on trouve Melinca Scnon point le Melincum d’Ortélius. Baudrand qui n’a luque ce dernier, dit aussi Melincum Sc cite Alneas Syl-vius, Sc la vie de S. Wencestas, comme deux autorités

différentes.

BIZERENTANUS LIMES. Voyez. Bezereos.

BIZES, riviere de Bithynie, entre le Rheba Sc lePsylis, selon Ammien Marcellin, l. 22.

BIZIA. Voyez. Bizya.

BIZICANIA. Voyez. Byzacium.

BIZONA. Voyez, Byzus.

BIZONT1UM, nom latin de Besançon, pour Ve-funtio.

B1ZU, ville d’Afrique, en Barbarie, au royaume deMaroc, dans la province d’Escure. C’est, ditMarmol,L } » c. 74, t. 1 , p. 1 z 3, une ancienne ville de quinzecents feux, en une situation fort avantageuse, fur sinehautte montagne du grand Atlas, avec des murs & destours de pierre liées avec de la chaux, à sept lieuesd’Elgemuha du côté du levant. Le territoire est fertileen bled Sc en huile, Sc l’on y nourrit force troupeaux;elle est environnée de vergers Ôc de jardinages que Tonarrose des ruiíïêaux » qui descendent de la montagne ;&la riviere des Nègres, ou des Noirs, pastè à une lieuede là, du côté du levant, laillant entre deux une grandeplaine, où sont la plupart des jardins. Il y j tant deraisins Sc de signes qu’on les seche & les vend aux contréesvoisines, d ou 1 on retire beaucoup de profit, aussi-bien.qU e des noix qui font en grand nombre. Les habitanssont riches ôc courtois, & aiment fort les étrangers, ilsfont bien vêtus pour le pays, de draps Sc de toile fine,comme les habitans de Maroc, Sc sont bereberes de latribu de Muçatnoda. Les femmes y font blanches ê