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fin depuis léqnel Guy I du nom, Louis I, Louis II,Jean Sc Guy II, de la même mai ton, en ont joui succes-sivement jusqu’en 1391, qui est le rems que Guy II levendit^ Louis de France, duc d’Orléans, qui s’obligeade lui payer deux cents mille francs dor pour l’achatdes seigneuries de Blois, de Dunois.de Romorantinois,de Château Renard, & de leurs dépendances, aux char-ges & conditions qu’il jouiroit de ces seigneuries pendantfa vie, & que le duc l’acquiteroit du douaire qu il de-voir â la ptinceste Marie de Berry, & envers le Roi,de tous profits de quint Sc requint, avec faculté de ren-trer dans son héritage, rendant le prix qu’il avoir tou-ché , en cas qu’il eût enfans vivans jusqu à f âge de dou-ze ans. Ce lont les termes du contrat de vente. Louislaiííà ces seigneuries à Charles d’Orléans son fils. Ce der-nier fut pere de Louis XII fous lequel fut uni à la cou-ronne, & plus parfaitement encore fous le roi Henri II,à qui ce comté pouvoit appartenir en qualité d’héritier-de la reine Claude fa rnere, femme de François I. D’Au-difret dit que les ducs de Lorraine ont eu des préten-tions fur ce comté, comme étant descendus de Claudede France, fille de Louis XII, par Claude de France,seconde fille du roi Henri II, & de Catherine de Medi-cis. Ils difoient que les biens de cette princesië dévoientpalier à ses héritiers, fans pouvoir être incorporés audomaine , parce que ce comté avoir été achete par Louisduc d’Orléans, des deniers dotaux de Valentine dé Mi-lan fa femme, Sc que Louis XII avoit déclaré par feslettres patentes de fan 1505 Sc 1509, que Blois, Cou-cy, Sc bottions, étoient du domaine particulier des ducsd’Orléaris, & qu’il n’entendoit pas qu’ils fustent confon-dus avec le dpmaine de la couronne ; mais il est aisé derépondre que dès qu’un prince parvient à la couronne ,tous les états qu’il postèdoit auparavant y font unis.En second lieu , le comté de Blois relevant de la couron-ne, Louis XII n’avoit pû déroger par fa déclaration audroit commun ; 8 c d’ailleurs la princeíïe Claude en épou-sant Charles I, duc de Lorraine, avoit renoncé par soncontrat de mariage à tous les droits paternels & ma-ternels , qui lui pouvoient échoir. Ce contrat avoit étéfait en présence du duc de Lorraine, de cinq princes defa maison, Sc de son conseil, qui fa voient ratifié ; cequi sut suivi d’un édit de Charles IX, qui déclara quela seigneurie de Blois est un ancien domaine de la cou-ronne. Le roi Louis XIII donna en 163 ;, le comté deBlois pour augmentation d’apanage à Gaston, Jean-Bap-îisle de France son frere, Sc par fa mort ce comté a étéréuni à la couronne.
BLAMONT, bourg de Lorraine. C’est une seigneu-rie, qui a aujourd'hui le titre dc comté. C’étoit un fief ouun franc-aleu de l’évêché de Metz il y a cinq cents ans ,& les seigneurs dans le treizième siécle en ont fait plu-àurs fois hommage lige aux évêques, & particuliere-men t a UX évêques Jacques de Lorraine,& Bouchard d’A-venncs. La même chose fe voit au quatorzième & quin-zième siécles. * Longuerue , Description de la France,part. 1, p. i 73 .
Ces comtes ou seigneurs de Blamont, étoienr les mê-mes que les anciens comtes de Salmes, ou ils étoienrde leur maison. Rícher, moine de Senone, dit dansson histoire, que Jacques, évêque de Metz, acheta deFerri de Blamont, fils d’Henri comte dc Salmes, lechâteau & le bourg de Blamont, qui étoit un franc-aleu de l’cvêché , & ensuite l’évêque le lui donna enfief. Oulri de Blamont, eveque de Toul, donna les sei-gneuries de Blamont 8 c deDeneuvre à René, duc deLorraine, qui en fit hommage a fou oncle l’évêqueHenri ; & son fils 8 c successeur Antoine rendit le mêmedevoir au cardinal Jean son frere, evêque de Metz ;mais le duc Antoine unit quelque tems âpres à íd n du-ché Blamont, que flou appelle en allemand Blanc-^enberg , ou de Albo Monte ; Sc il pastà pour une desappartenances du duché de Lorraine, dans la transac-tion pastee entre l’empereur, les états de l’Empire,Sc le duc Antoine 1 an 1 , de forte que depuis dans
ies investitures des empereurs, jusqu’à celle de FerdinandII, on a toujours compris le comté de Blamont ( de AlboMonte. ) Comme d y avoir de grandes contestations en-tre les ducs & les évêques fur le droit de l’églife de Metz,François de Beauquere, evêque de Metz, vendit cc
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droit comme celui qu’il avoit fur Deneuvre , & letransporta â Charles, duc de Lorraine, par le contratde fan 1561. ,
Blamont ou Bîanckenberg est a fiez grand, Sc si rue 1fur la petite riviere de Vefouze; & ce comté qui po^ eprésentement le titre de prévôté, est. entre levêche asMetz, & le bailliage de Nancy, selon d’Audifret oiCorneille. ,
BLANC , ( le ) ville de France , en Berri, à l’extre*mité, du côté du Poitou, fur la riviere de Creuse,la partage en deux. Elle est du gouvernement & de lagénéralité de Berri; mais dans le ressort du prcíïdial dePoitiers. Le nom latin de cette ville est Oblincum. E echâteau est dans la haute ville, & dans la balle font leprieuré de Saint-Genitor , & un couvent d’Augustin s *Cette châtellenie relève en foi & hommage de la ba-ronnie de Château Roux. Le chat eau & forteresse est j 11 'r able & rendable aux seigneurs dominans agrandi &petite force en tèms de paix & de guerre. Le Blanc est I esiège d’une élection.
Le terroir de sélection du Blanc est stérile & ingrat/il y a beaucoup de bois Sc der forges , Sc une si profil-gicule quantité d’étangs, qu’on en compte trois centsneuf dans la íeuie terre du Boucher, qui appartient auduc de Mortemar. Aux environs de la ville du Blanc il /a un vignoble, dont le vin est d’assez bonne qualité.Quoique la riviere de Creuse, qui paíïe dans cette élec -tton, n’y soit pas navigable, elle sert néanmoins aildébit de quantité de bois qu’on met en mcrain, qu’ostjette à bois perdu fur cette riviere, & qu’on raíïèmbleau port de Piles. * Piganiol de la Force , Descrip. de laFrance, t. 6 , p. r; dr 47.
BLANCA, petite iste, fut la côte septentrionale def Amérique méridionale, au nord occidental de la Mar-guerite, dont este est à seize lieues. Cette iste n’est pascultivée, & il n’y habite ni Espagnols ni Sauvages: lespremiers y vont feulement chastèr aux chèvres, qui s’yfont tellement multipliées, qu’on ies y voit par milliers;il y a peu d’autres animaux. Elle a environ six lieues detour, Sc l’on y prend quelquefois du sel, quoique lessalines soient placées dans un lieu fort incommode. Saprincipale rade est au cote de f ouest, dans une baye defable; il croît fort peu d’arbres de ce côté-là, à l’excep-tion de quelques petits bocages, qui font presque tousd arbres de Gayac. Le côté de l est est tout couvert debois. Sous les arbres croissent beaucoup d’arbriífeauXd’une espece de sauge sauvage, qui rend une bonneodeur. Toute la terre est pierreuse ou sèche, & il ne s’ytrouve aucune eau douce que celle des pluies qui s’as-femble en certains étangs. Il y a fort peu de montagnesdans cette iste. Voyez. Blanco, qui est la même iste. *De Laet. Ind. Occid. /. 18, c. 1 5.
BLANCA GUARDA , c’est-à-dire le corps de gardeBlanc, lieu particulier de la Palestine, auprès d’Asca-lon, selon Guillaume de Tyr, cité par Ortélius. Celieu étoit remarquable du tems des croisades.
1. BLANCHE , ( la) ou I’Albe, petite riviere desPays-Bas : elle a fa source à Saint-Vit, & coule le longdes abbayes de Malmedi & de Stavelo ; elle fe mêleavec l’Ourt , qui porte fes eaux dans la Meuse, aupays de Liege. * Coulon , Rivières de France, part. z ,?- 433 -
z. BLANCHE, (la) Sc la Noire, rivières desPays-Bas. La Blanche vient de la principauté de Chi-may, & fe joint à la Noire dans les fossés de Marien-bourg , Sc elles vont ensemble fe perdre dans laMeuse à Virea* Coulon, Rivières de France, part.z,p.^zz.
3. BLANCHE , (Notre Dame de la) abbayede religieuses Bernardines, en France, dans la Nor-mandie , au diocèse d’Avranches , près dc Morcain, àdeux petites lieues de fabbaye de Lonlay.
4. BLANCHE, (la) abbaye de France, dans fillede Noirmontier, au diocèse dc Luçon. Voyez. Noir.'montier. Cette abbaye, nommée la Blanche par lesLibraires, auteurs du Dictionnaire de la France, estnommée Noirmontier par Piganiol de la Force, quiappelle 1 Isle-Dieu ou la Blanche , une autre abbayede 1 ordre de Citeaux, de la filiation de Buzai, fond eeen 11 7 L, au tneme diocèse de Luçon.
BLANCHE-COURONNE , abbaye de France,