z8 BLA „
par 1 Hellespont vers Constantinople, ou etant abordeau Palais de Blaquemes , il tira contre les murailles avecdes flèches dont les pointes étoient d’argent doré , &s’étant un peu arrêté, il éleva son maître jusqu’au cielpar ses louanges excessives, 8cc. Mais fauteur de la vied’Heraclius n’en fait aucune mention; ainsi les moder-nes, qui disent que cet empereur fit enfermer ce palaisdans la ville, dévoient citer leurs auteurs. Ce qu’ajouteMaty, qu’on voit encore quelques restes de ce châteauprès de la porte de Xylocernós, n’est pas exact. PierreGyles, Confiant. Topogr. I. 4 ,c. 5, p. 295,dit que lors-qu’il arriva à Constantinople, il restoit encore des vesti-ges de ces anciens édifices, mais que depuis on y avoirfoui 8c détruit tout.
BLARU, grofíe paroillè de France, en haute Nor-mandie, au diocèse d’Evreux, avec titre de marquisat,dans le voisinage de Vernon, à une lieue on environ dela Seine.
BLASCON, ifle de France, à l’embouchure du Rhô-ne , selon Pline, /. 3 , c. 5, qui la distingue de Metina.Festus Avienus, Or a Marìt. y. 600, dit :
Blafco propter infula est ,
Teretìque forma cespes editur salo.
Martianus Capella semble donner Blascon comme unsurnom de Metina, Metina qu* Blascorum Vocatur,comme le remarque Ortélius.
BLASSENBOURG, château d’Allemagne, en Franco-nie, dans les états du marícgrave de Culmbach, fur unemontagne auprès de Culbach, dans sangle que formenten s’uniífimt les deux sources du Mayn, distinguées jus-ques-là par les noms du Mayn rouge 8c du Mayn noir.D’Audirret, Géog. t. 3,p, 1 ; 6»dit que c’est une place bienfortifiée, & que ceux de Nuremberg l’ayant ruinée Fan15 §4, durant la guerre qu'ils firent au marquis Albert II,furent condamnés par Ferdinand roi des Romains, à lafaire rebâtir à leurs dépens. * Zeyler, Francon. Topogr.p. 23. Voyez, aussi fa carte de Franconie.
BLASTOPHCENICES, ancien peuple en Espagne,inlberie, peut-être dans la Lusitanie, dit Ortéliifs, The-saur. Appien croit que c étoit Annibal qui les y avoir me-nés de la Libye.
BLATUM BULGIUM, ancien nom d’un lieu de lagrande Bretagne. Antonin, Itiner. en fait mention, Scdit que c’est BulneíTe dans le Cumberland* Gale donnediverses explications de ces mots d’Antonin , a BlatoBulgio Castra explorât or um M. P. XII. L’origine de cenom se doit prendre de choses qui soient particulières àce pays. Belatucadrus y étoit adoré comme Dieu na-tional. Les deux premieres syllabes font encore recon-noistàbles dans le mot Blato; mais cela ne suffit pas.Gale soupçonne que Belatucadrus étoit une riviere ouplutôt une des sources de l’Eden, qui a fa source à l’ex-trémiié du 'Westmorland, un peu au-delà du bourg deCaber, près de Kirby Stephen, & qui est nommé Be-law , depuis fa source coulant dans un même lie avecl’Eden, il se rend á Blatum Bulgium. On sçait que lesanciens adoroient comme des divinités les sources desgrandes rivières,( Senec. Epist. 41.) delà vient qu’il yavoit dans le Cumberland tant d’autels dédiés au DieuBelatucadrus. Gale fournit deux inscriptions où ce nomfe lit. L’une fait connoître q lIC Mars & Belatucadrusétoient une même divinité
DEO MARTIBELATUCADRORO. UR. RP. CAHORUSU M.
& de sçavans Anglois ont remarqué qUS dans l’ancìennelangue bretonne Cad signifie un combat , Cader untamp , & C adr fort courageux.
Gale propose une autre explication du Blatum Bul-gium. C’est en divisant ces lettres A Blato Bulgio , au-trement que l’on ne fait, & en lisant Ab Lato Bulgio ,c’est-à-dire du large Golfe ; car, dit-il, cela convient àce golfe, & le petit cap qui s’avance en cet endroit, estnemmé à présent Boulmeííè. L’explication de Bulgium
BLA
par un golfe, s’accorde avec la langue bretonne, danslaquelle Bwlch signifie une coupure , ou quelque chosede rompu & de brisé. La préposition Ab devant une con-sonne n’est pas fans exemple dans Antonin; on y trouveAb Stilida Zephyrium 8c Ab Scabris Falesiam,8c il n’est pas impossible qu’il ait aussi écrit Ab LATOBulgio. Gale a raison de dire que cette explication elttrès simple. En voici une troisième.
On pourroit lire en ajoutant une S. Sablato Bul-gio , 8c appuyer cette leçon fur le style même d’An-tonin , qui met après Milan S alloues. Ce qui l’autorile-roit, c’est la qualité du lieu dont les sables 8c les bancsde fable ont fait donner à un endroit voisin le nom dtlBurgh upon tbe Sands. Comme l’obscurité d’un paíïagedonne un champ libre aux conjectures, Gale en fait iciune qui est fort ingénieuse. La riviere qui répand seseaux dans ce j golfe est l ‘Eden ou Aden 8c ce mot enlangue bretonne, signifie une aîle. Edenburrow est lameme ville que Ptolomée appelle 1 ,
Alatum Castrant. Pourquoi,poursuit Gale, ne seroit-ilpas
permis de former du mot EdenEDEN Bwlch en latin Ala-tum Bulgium. Des critiques plus hardis ne feroienr pasdifficulté de dériver de ce Bulgium le nom du peupleAbulcì. Du moins on trouve ces Abulci nommés avecles Exploratores dans les notices de l’Empire : personnejusqu’à présent n’en a marqué l’origine. Cette remarqueen produit une autre qui explique ce que c’étoit que leCastra exploratorttm , donc parle Antonin immédiate-ment après.
A Blato Bulgio Castra exploratorumM. P. XII.
Les 11ns disent que c’est Drumbugh , d’autres que c’estBurgh upon the Sands. Deux choses augmententla difficulté, c’est que les manuscrits ne s’accordent pointfur le nombre des milles, 8c que contre la coutumed Antonin, on 11e voit point le nom du lieu où étoit ceCastra exploratorum. Il compte donc pour rien le M. P.XII, 8c lit de fuite
A Blato Bulgio Castra exploratorum, adLujrwallium.M. P. XII.
Antonin dans tine route de Mauritanie, met ab explo -ratione qu& est Mercurii. Voilà qu’il fixe le lieu où étoitce corps de garde avancé ; il dit de même en d’autresendroits, Sincium Castra , Singidunum Castra , la situa-tion même de Blatum Bulgium , est très favorable á cetteexplication ; ce lieu se trouve avancé au bord de la mer,a l’extrémité du mur de Severe , il étoit par conséquenttrès-propre â découvrir de loin l’ennemi dont les coursess’étendoient jusques-là. Si on objecte qu’en retranchantces douze mille pas, le total de la route marqué dansAntonin, ne se trouvera point juste, on répond qu’il nelest point en les conservant; ainsi Blatum Bulgium estl’ancien nom de Boulneflè, 8c Castra exploratorum , n’estpas le nom d’un lieu particulier, mais une dénominationdu même lieu, prise de ce que les Romains y avoientune garde avancée.
BL AUBEUREN, ville d’Allemagne, en Suabe, dansles états du duc de Wirtenberg. Zeyler, Suev. Topogr.P- 18, écrit ce mot Blawbevren 8c en donne deux éty-mologies. Les anciens Francs, dic-il, appelloient Rhonnun ruiíïèau, & Byrrhonn les lieux situés auprès d’unruiflèau. Delà vient que cette ville du Wirtenberg futnommée Blaubyrrhonn. Le pape Urbain II dans uneacte appelle Burrhenfe ou Burrhonenfe l’abbaye de Béné-dictins , située hors la ville. Le ruiflèau nomméBlaw, quia fa source fous Justingen, paflè auprès decette abbaye, & va tomber à Ulmedans le Danube.L’autre origine du nom se prend des armes que FrédéricIV donna á la ville, qui font un paysan vêtu de bleu, enAllemand Blaw Bawren. Conrad, comte de Helfen-stein, la vendit avec les châteaux de Gernhausen Ruck& Blawenstein, & treize villages, &c. au comte Louis“ e ^£ c . cn b cr g> l an 1447. Baudrand la met entre Ulme& fubinge, a deux milles d’Allemagne de la première,Sc à cinq de la seconde.
BLAUDUS, ville ancienne de Phrygie ,selon Étienne