Band 
Tome premier. A - B.
Seite
41
JPEG-Download
 

BLO . ;

nabuoit ce peuple. L’analogie fait connoître qu ilshabitoient une isle ; Sc de même qu’on a dit Pelopomesii

Peloponnesos, de même on a dit Bletonnefii , de Ble-tonnesos & cn retranchant Nesos qui veut dire isls, restee hom distinctifde cette iste; mais faute d’avoir d autresat >teurs qui en ayent parlé, nous ne fçavons point ce

elle étoit, ni dans quel climat.

BLETTERANS, ville de France, dans la Franche-Comté, près des confins de la Bourgogne, fur le ruis-seau de la Seille, à neuf lieues de Dole Sc de Châlon.Elle a un château, Sc étoit autrefois bien fortifiée ; maison l’a démantelée.

BLEUE. ( la mer ) Voyez. Mer.

BLIARIDES. Voyez. Baléares.

BLIARUS , par abréviation pour Membriartls .Etienne dit que l’iíle d’Anaphe, auprès de Thera futa insi nommée d u nom d’un des compagnons de Cad-hius qui cherchoit Europe. C’est préíentement Nanfio.E oyez. ce mor.

BLlTER/E, ancienne ville des Gaules, dans laSep-ltmanie. Voyez. Beziers.

t BLIUL/EI, ancien peuple de l’Arabie heureuse. Ilsotoienr voisins des Zecrites Sc des Omanites, selon Pto-lomée, 6, c. 7.

x -BLOCK, petite riviere d’Afrique, dans la Nigritie ,ou elle fe jette dans la riviere de Gambie par le borduiéridional, A quelque distance de l’embouchure decette grande riviere. Frogerdans la relation de son voya-8 e i dit: A la pointe du jour nous montâmes avec deuxde nos chaloupes trois lieues avant dans une petite ri-vière , qui reçoit son nom du bourg de Block, où ré-sidé un roi qui porte le titre d’Empereur, & qui estpresque continuellement en guerre avec le roi de Bar..... En descendant cette riviere nous mîmes à terreau bourg de Barifet où il y a un petit roi tributaire decelui de Block. L’embouchure de la riviere de Block, àl’orient de laquelle les bourgs de Block & de Barifet fontsitués, est presque vis-à-vis d’une iíle où les Angloisavoient bâti le Fort Saint Jacques que de Genesdétruisit en 169;. * Voyage de Genes , pag. 16.

BLOCKZYL , prononcez Blocftil. Baudrand , édit.170 y, écrit Bloyzjlli, Quelques-uns écrivent Bloczjel,Sc alors Fe ne se prononce point. Petite ville Sc forte-resse de Pays Bas, au nord ouest de la province d’O-verystèl, á l'endroit où la petite riviere d’Aa fe perddans le Zuyderzée, aux confins de la Frise , entre Vo-lenhoe, Kuinder Sc Steenwyk. Il y a deux grandesécluses qui font le passage ordinaire des bateaux chargésdes tourbes, que l’on tire des Veenes de FOveryíTel Scdu pays de Drente, & que l’on transporte en Hollandepar le Zuyderzée. L’an 1580, Rennenberg assiégea Steen-wyk pour le roi d’Espagne, Sc le siège duroir encoreFarinée suivante, lorsque le colonel Sonoy ayant em-barqué quelques soldats vint à Blockzyl, Sc y construi-sit un fort qui obligea Rennenberg à lever le siège deSteenwyck. Ce fort est ensuite devenu une place très-ìmportante. L’an 1672, lorsque la république des Pro-vinces-unies fe vit attaquée tout à la fois par les Hottesde France & d’Angleterre, Sc par les armées de France,de Cologne Sc de Munster, ces derniers prirent fansbeaucoup de peine toutes les places de l’Overyíïel. Block-zyl eut le même fort ; cependant les bourgeois, aidésdes troupes de Frise, recouvrèrent leur liberté. * HalmaTooneel der Vereenigde Nederlanden , au mot Bloc-zyl.

BLOETINI & Ifangrini; Fauteur qui a écrit en verslatins l’histoire de Philippe Auguste appelle ainsi despeuples de Flandres. Ils relevoient des villes de Furnes& de Bergue. Ortélius ajoute qu’un autre exemplaireportoit Blavotini.

BLOIS , ville de France, au Blaisois dont elle est lacapitale, Sc qui fait partie du gouvernement généralde l’Orléanois.

Piganiol de la Force, Desc. de la France , t. ç , pag.211 , dit que cette ville qui est appellée par les latinsCastrum Blefenfe, Blifium Caftrum , Blefum Castmm, ScBlefe, est située fur le bord de la Loire, partie en plaineSc partie fur une eminence,au milieu d’un des plus agréa-bles pays qu’il y ait en France. ( a ) [Jn fçavant prévenucn faveur de fa patrie, a cru que Blois \ été bâti par

BLO , 41

des soldats de Jules César, pendant qu ils eroient en quar-tier d’hiver aux environs; mais ce sentiment n’est sou-tenu d’aucune preuve. Papire Maslon n’est pas mieuxfondé à soutenir que Blois est le Corbillo de Strabon.Ce dernier parle de Corbillo avec des circonstances quide son tems ne pouvoiem pas convenir à la ville de Blois.Grégoire de Tours, Hist. de France J. 3 , est le premierqui aie parlé de la ville de Blois, Sc Fou voir dans lescapitulaires de Charles le Chauve, que du tems dc ceprince elle étoit déja fort considérable. Sous les rois dela seconde race, on y battoir une espece de monnoyed’argent, différente de celle qu’on y a battue depuis ,du tems de Guy de Châcillon, comte de Blois, premierdu nom ; en ce que cette derniere a pour légende d’uucôté Castro Blests, Sc de l’autre Guido Cornes , au lieuque la premiere a d’un côté Blefianis Castro , Sc de Fau-tre Miferïcordia Dei. ( D ) Le château est Fornement leplus remarquable de cette ville. Au coup d'oest st en pa-reil séparé ; cependant il est joint par un chemin pratiquédans le roc. Cette maison royale est l’ouvrage de plu-sieurs seigneurs Sc de plusieurs princes. Les seigneurs dela maison de Champagne, Sc ceux de la maison deChâtillon, avoient fan bâtir le corps qui étoit versl’occident, Sc dont il ne reste plus qu’une grosso tour.Quelqu’un de la maison de Châcillon, Sc même quelquesprinces de celle d’Orléans ont changé dans la fuite cecorps de bâtiment, soit en le détruisant, ou en l’au-gmentant. Louis XII a fait bâtir la face qui regardel’orient, comme aussi celle qui regarde le midi, Sc cettederniere communiquoic aux deux autres. C’estde ce bâti-ment que parle Jean d’Auton , lorsqu’il rapporte qu CFan 1502, le roi faisoit faire son château de Blois toucde neuf, tant somptueux que bien semblait oeuvre de roisParmi les ornemens qui embellissent ce bâtiment, onyremarque les armoiries du roi & celles de la reine Annede Bretagne fa femme, leurs chiffres Sc devises,mais ce qui frappe davantage, est la statue équestre deLouis XII, que l’on voie fur le portail de ce château.La face du côté du nord est l’ouvrage de François pre-mier , quoique ce bâtiment soit gothique : il ne laissepas d’être magnifique. Les devises de ce roi s’y voyencen plusieurs endroits du dedans & du dehors y,, il y aplusieurs chambres Sc cabinets qui font ressouvenu:des rois Henri II, Charles IX, Sc Henri III- C’est er»une des chambres de ce bâtiment que fut tué Henri, ducde Guise, premier du nom, qui fous prétexte de religionvouloir détrôner son roi Sc ion bienfaicteur. L’on a cruvoir long-tems des caractères formés par le sang de cerebelle. Joignant ce bâtiment, en allant du côté du cou-chant,est une tour appellée la Tour de Château Regnaud,ainsi nommée, parce que du haut on volt cette seigneu-rie, quoiqu’elle en soit éloignée de sept lieues. O11 em-prisonna le cardinal de Guise Sc l’archevêque de Lyondans cette tour, à la porte de laquelle le cardinal fut tuéà coup de pertuisane. A Fextrémité de ce bâtiment, ducôté du levant, il y en a un petit qui est en partie an-cien, & ep partie moderne. L ancien s appelle la salledes états, Sc a pris ce nom des états qui y furent as-semblés en 1576, & en 1588. Quant au moderne, ilest du Toi Henri III, Hui fur la sin de son régné y siccommencer un appartement. Le bâtiment que Gaston ,Jean Baptiste de France, duc d’Orléans, sir faire eula place de celui qu’il fit démolir du côté d’occidem l’aa163 ;, est un ouvrage digne de ce grand prince , Scde François Mansard , un des plus habiles architectesque la France ait eu. Cet architecte y fit travailler pen-dant trois ans, & y fit employer trois cents trente millelivres. Il afiùroit (<) qu’avecles matériaux qui restoienr,il ne falloir plus que cent mille livres pour rendre cebâtiment logeable, lorsque des affaires plus importantessurvinrent au prince. Sc 1 obligèrent de laiílèr Fouvrageimparfait , Sc tel que l’on le voir aujourd’hui. Ce qu’onadmire le plus dans ce superbe édifice, est le grandescalier qui est de figure carrée , touc en l’air, & décoréd’ornemens qui font d’un grand goût. L’avantcour de cechâteau, où Téglife collégiale de saint Sauveur est bâtie,est une des plus grandes qu’il y ait en France. On y sicle beau tournoi pour f arrivée du prince de Castille »promis à Claude de France, & celui du mariage dumarquis de Montferrat avec la princesse, sœur du ducTome L Part. 3. E