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Tome premier. A - B.
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des Boioariens .* Jac.Car. Spener. Not. Germ.mediae,ca P- iv, § 36.

Ce suc fous l’empire d’Honorius que ceS cîiíFérentesligues fe firent en Germanie, dans le deflein de secouerle joug des Romains. Celle des Boariens fut composée,selon Popinion commune, des Buriens, des Marcomans& des Narisques. A la faveur de Théodoric roi d’Austra-lìe,ils s’établirent en-deça du Danube ; mais on ne ditPas si ce fut d’abord dans la Vindelicie ou dans la Nori-Ripense. Le même roi Théodoric les mit à l’abri desinsultes des Francs, qui vers la fin du cinquième siécle,remporterent de grands avantages fur les Allemands ;Mais après la more de Théodoric, quoique quelqueshistoriens prétendent que ce fut auparavant, ils se sou-mirent d’eux-mêines aux Francs, dont ils redoutoient la*puisiance & le bonheur. Par cette soumission, ils furentconservés dans toute leur liberté ; & non-feulement ilsconservèrent leur établissement dans la Norique Sc laVindelicie; mais ils trouvèrent même le moyen de s'é-tendre encore plus loin, du contentement des Francs.Ils avancèrent dans la partie de la Norique, qui avoir ap-partenu au roi Théodoric jusqu’aux Alpes : ils pousterentleurs conquêtes dans lallhetie Sc dans la Vindelicie, jus-qu’à la riviere de Lech, Sc ne furent bornés de ce côté làque par l’Itaiie.

Leurs conquêtes furent si rapides, que dès le com-mencement du sixième siécle, la Bavière fe trouvoit 1 e-tac le plus grand de toute la Germanie. Elle coroprenoitles deux Noriques, la Rhetie premiere, depuis l’ínn jus-qu’au Lech, Ôc presque toute la seconde, qui est au delàdu haut de l’Inn ; elle s etendoic encore au-delà du Da-nube, dans le pays des anciens Narisques Sc dans celuides Marcomans en deça de la forêt Hercynienne. PaulDiacre, Rer. Longob. I. ; , c. 30, 'dit que ses limitesétoient, à l’orient, la Pannonie ; au septentrion, la Fran-conie Sc la Boheme; à l’occident, la Suabe; & Fltalieau midi. Il est vrai qu’à l’occident le Lech formoic leslimites de la Bavière Sc de la Suabe, ôc que plus hautVers les Alpes, l’Inn féparoit les Boioariens des Suabes ;au midi les Alpes faisoient aussi la séparation de 1 Italied’avec la Bavière : mais à l’orient, si on prend pour bor-nes de la Pannonie le mont Cetius, qui étoit à i’extré-mité de l’ancienne Pannonie, il est constant que dans lesiécle dont il s’agic la Hongrie nes’étendoit'pas jusques-lá.Mais si par l’extrémité de la Pannonie on entend celledu pays des Huns , ôc la partie de l’Esclavonie, qui esten-deça du Danube, dans ce sens on pourra dire que laPannonie confinoit à la Bavière. En ester dès le sixièmesiécle, l’Ens faifoit la séparation du pays des Boioariensd’avec celui des Huns. Sous le régné de Charlemngne ,à la vérité, les Boioariens étendirent encore leurs fron-tières du côté de 1 orient ; mais ce ne fut que dans ce teinsque les provinces conquises fur les Huns furent ajouteesa leur pays. A legard des bornes que Paul Diacre luidonne au septentrion, il est constant que la Françoisejoignoit la Bavière au - delà du Rhin, du côté duseptentrion & de l’occident, Sc que la Boheme la ter-mineur d’un autre côté; mais il feroit difficile de designerprécisément quelles bornes les Francs y avoient mi-ses , d’autanc que les historiens n’en font aucune men-tion. * Jac. Car. Spener. Not. Germ. médite, cap. q.

§ Z 6.

BCMNE. Voyez, Boyne. (i.a)

BOlNITZ, ville de la haute Hongrie, au comté deZoll, aílez près Sc à l occident de Privitz ou Pribnitz,en allant de cette derniere à Trenschin, qui est éloignéde Boinitz de six bons milles hongrois. II y aaBoinitzcinq bains naturels , qui ne font ni trop froids, ni tropchauds, & on s’y baigne avec plaisir. Le comte de Pal fi,prince palatin de Hongrie, les a fait embellir, Sc les atous fait couvrir. Le premier est celui des nobles , quiest bâti tout de pierre, Sc dans lequel on descend detous les côtés par des marches de pierre. Les quatre au-tres font de bois ; mais très-joliment bâtis. Il croît dansces quartiers-lá du safran en quantiré.*2h/. Bromi, Voya-ges,/». 161.

BOIODURUM, ville de la Vindelicie, fur le Da-nube, selon Ptolomée, l. z, c. 13. Antonio, Itiner.met sur la route d’Ovilabis à Auguíla Vindelicum , entreStanacum Sc Quintiana â xx M. P. de la premiere, ôc à

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xxiv de la seconde,Boiodorum, lelon sédition de Bectius Sc de Surira; Belodorum, selon l’exemplairedu Va-tican. Lazius dit que dans la fuite du tems, une cohortede Bataves ayant eu ses quartiers d’hiver marqués en cetendroit, il en prit le nom d e Batavia ou Patavia. Cecauteur, Aventiu & Pirame cités par Ortéìius, croyencque c’est présentement PaJJ'aa. Gaspard Bruschius croieque c’est Instadt,àl’embonchurede l’Inn. Cuspinien,dansson Autriche,dit que c’e&Bewtern ,village sur l'Inn;&Weî-ser juge qu’il reste des traces de lancien nom Boiodurtmen celui de Bo itre : reste à íçavoir où est ce dernierlieu.

BOIOHEMUM. Voyez. Boiemum, Boheme, &Boiens 1.

BOJpN Voyez, Bion.

BOIS, petite forêt, ou espace médiocre de terre cou-vert d’arbres. Il y a des bois qu’011 laisse croître & quel’on conserve pour l’agrément de la vue, de la prome-nade, ou pour quelque ancre raison. On les nommebois de haute futaye , 011 futaye.' CJn bois, dit Losse!,est réputé de haute futaye, quand on a demeuré trenteans fans le couper. De même la coutume de Sens dicqu’un bois est censé bois de haute futaye, quand ilest planté de tems immémorial ; & qu’il est propre àbâtir.

Jl y a au contraire des bois que l’on coupe de tems entems en ne laissant que les racines & le bas du tronc. On lesappelle en France Bois taillis. On les met en coupes or-dinaires tous les dix ans au moins. C’est un bois qui estau-destous de quarante ans. Car au deli on l’appelicfuraze fur taillis. Les bois taillis font en pâture, c’est à-dire qu’on y met les troupeaux, pendant toutes les sai-sons de l’année, que les bestiaux ne peuvent nuire aujeune bois; maïs les coutumes qui conviennent qu’on neles y peut mettre que quelques années après que le bois aété coupé, varient pour la détermination de ce tems.Celles de Berri, de Bourbonnois Sc d’Auvergne, lefixent au mois de mai, trois nns après la derniere coupe ;celle de Nivernois Sc de Bourgogne â quatre ans quel’on peut encore proroger ; celle de Poitou à quatre ans,Ôc pour les chevres à cinq ans ; celles deTroyes , Sc deVitri Sc de Chaumont jusqu’à cinq ans, &aux chevrespour toujours. Celles de Sens Sc d’Auxerre, jusqu’à ceque par jugement , le bois ait été déclaré aílez fort. Onappelle Bois Marmcnteaux ou Bois de Touche , un boisautour d’une masson, ou d’un parterre pour servir d’abrion d ornement, & auquel on ne touche point. Voyez.auffi i’article Forêt.

Les lieux deshabités fe c ouvrent facilement de brous-sailles, ensuite de bois ÔC de forêts. L’Aliemagne, JaFrance, ôc les Pays-Bas n’étoient autrefois que bois Ôcforêts, que l’on eííèrta à mesure que ces pays fe peu-plèrent , afin d’avoir des terres labourables. L’ufage endétruisit aussi beaucoup, & à la fin il fallut faire des loix,pour en modérer la consomption ôc conserver les boisôc forêts; ces loix furent peut être moins un effet de laprudence des Rois, Sc de leur amour pour le peuple quede leur forte passion pour la chaste : les loix varient se-lon les divers pays. Les rois de France des deux premiè-res races établirent des gardes ou forestiers, qui n’étoientchargés que de la garde des bêtes des garennes, & n’a-voient aucune jurisdiction. Ils rendoient compte de leurscharges aux grands veneurs ou aux commissures géné-raux que les Rois envoyoent tous les ans dans les provin-ces. Ce fut fous Philippe Auguste, qa’on commença à con-server les bois Sc les forêts. On continua fous PhilippeIII, Charles V Sc Charles VI, qui firent des ordon-nances pour la conservation des bois Sc forêts de leurdomaine, & établirent des maîtres des eaux ôc forêts,&c autres officiers pour les faire exécuter. Sous François I,les forêts furent conservées avec plus de foin que jamais.Depuis Etienne Bienfaite, qui étoit maître des eaux Scforêts du Roi en 1Z94, jusqu’au régné d’Henri III, cettecharge a été unique & toujours remplie par des person-nes des maisons les plus distinguées, comme de Mont-morenci, de Châtillon, d’Harcourt, d’Ëstoutevilie, deLevis, d’Alegre, ôcc. Henri III, par son édit de l an157 5, la supprima, Sc créa fis conseillers, grands maîtresenquêteurs Ôc généraux réformateurs des eaux ôc forêts.Il y a eu depuis plusieurs augmentations & suppressions