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Tome premier. A - B.
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dunes-, mais k dedans du pays est un peu montagneux :il y a une longue chaîne de bancs Sc de rochers quiavancent du bout septentrional vers le jnord-est, Lé lenord - est-quart à Test, une demi-lieue, ou, commequelques uns veulent, une lieue entiere dans la mer,où les vagues se viennent briser avec beaucoup cfimpé-tuosité. -Le vaisseau Narden de la compagnie hollan-daise des Indes orientales y échoua l’an 162.3. Onsauva pourtant du naufrage l’argent qu’il portoit. Il ya encore un autre banc, accompagné comme le pré-cédent de vagues impétueuses, qu’on peut reconnoîtrepar des pierres qui font au dessus de seau , qui avan-*cent de la pointe méridionale de fisse, vers f orient,& fest-quart-au-nord est, une lieue Sc demie au-delà decette pointe, où la côte s’étend du sud est au nord ouest.La meilleure rade Lé le meilleur port de toute fisse estsous la pointe qui regarde vers le sud-ouest où la côtes’étend de fest-nord-est à l'ouest-íud ouest , où l’onpeut être à l’ancre fur un très-bon fond de fable dequinze à seize brades d’eau.

BONCHAì. Voyez. Bonchn^.

BONCHIS, ville de l’Ethiopie-, selon Etienne legéographe. Elle étoit près de la troisième cataracte.

BQNCHNzE j ancien peuple d’Aíìe. Etienne les metentre l’Euphrate & le Cyrus. Le grec porte

BONCONVENTO , petite ville d’Italie, dans laToscane, au Siénois, fur une montagne, près de larivière d’Ombrone, à douze lieues de Siéne, au midi,fur le chemin de Viterbe à Rome. C’esl en ce lieu quemourut [empereur Henri Vil, de la maison de Lu-xembourg. Baudrand, éd. 1705, prend occasion dece lieu pour nier ce que rapportent plusieurs histo-riens, sçavoir que ce prince fut empoisonné par un re-ligieux. Il traite de personnes mal informées ou malintentionnées ceux qui font écrit, Lé leur reproche den’avoir pas assez examiné ce qu en disent les histo-riens contemporains qui prouvent le contraire.

BONCOURT, bourg de France, en Normandie,dans le diocèse d’Evreux. Il est situé sur la rivièred’Eure, à deux lieues de Vernon Lé à cinq quarts delieue de Pacy, Lé remarquable feulement par une chosetrès-singuliere, arrivée en ce lieu-lá vers fan 1670. Lefeu prit tout d’un coup à la maison d’un gentilhomme ,appelle M. du Homme, dont les ancêtres avoient fon-dé à perpéruité une lampe dans la paroisse dédiée àsaint Jean-Baptiste. Ce gentilhomme étant au servicedu Roi dans les gendarmes, le foin de la lampe qui avoirété toujours bien entretenue, fut négligé, Lé c’est àquoi les gens du pays ont attribué f événement, quisiit tant de bruit en ce tems-là, Lé dont voici les par-ticularités , selon le rapport qu en ont fait plusieurs ha-bitans qui en ont été témoins. Le feu prit cfabord à latapisserie de la salle, pendant-qu’on dinoit, sans quepersonne y eût contribué en la moindre chose , Lé il futéteint aussitôt, sans avoir causé plus de dommage.Quelques jours après il se mit dans le fumier de !acour, & fut éteint de la même forte. Environ un moissécant écoule, il p r j t nouveau dans un grenier,où jamais on ne portoit ni feu ni chandelle. Touc le malqu’il sir, ce fut d’endommager un peu Je pignon. IIparut ainsi de rems en rems pendant trois ans Lé demidans plusieurs endroits de la maison ; mais toujours enceux que l’on observoit le moins, & où ilfembloic quel’on ne devoit pas le craindre. Enfin le sieur du Hommeétant revenu chez lui après la campagne, il prit à lagrange , où par bonheur il n’y avoir ni paille ni grain.De-là il se mit fous les pieds de íes chevaux, qui étoiencdans une écurie, fort éloignée, & ensuite alla brûlerdeux petites maisons de f autre côté des murailles, &ne fit point d’autre tort dans tout le village s les che-vaux même ne furent que légèrement endommagés,quoiqu’oo le vit fort souvent patente, il n’avoit pasla violence du feu ordinaire, Sc or féteignoit facile-ment. Quelques-uns disent que la maison sot abandon-née , Lé d’autres assurent que non. Ce qu’il y a de cer-tain , c’est qu’elle est habitée présentement, sans qu’on yaie vû depuis ce tems-là aucune marque de feu. Lalampe est entretenue à ['ordinaire dans l’églife de lapatoisse. * Corn. Diction. Recherche faite sur les lieuxcn 1704.

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Baudrand ne trouve rien que de naturel dans ce feuX-là. Voici comment il raconte le fait avec des circon-stances bien différentes. Les quatre années, dit-il, quiprécédèrent fan 1670, il y régna une espece de feu vo-lage , ardent Lé puant, de couleur bleue, qui se pre-noit à toutes fortes de matière combustible. II brûla eiVdivers tems tout le village, à la réserve de deux outrois maisons ; il brûla aussi un petit hameau , composéd’une douzaine de maisons. On peut voir par les re-cherches que Corneille a fait faire sor les lieux, quela relation de Baudrand exagéré fort les dommages cau-sés par ce feu. Ce dernier ajoute : Cet accident n est passingulier; f année passée, c’est-à-diie , vers la fin dusiécle passé, un semblable feu consuma une partie desarbres du clos de l’abbaye du Bec en Normandie. O11crut qué cetoit le feu du tonnerre qui s’étoit attaché auxracines des arbres. On ['éteignit en faisant un grand sosieou l’on jetta beaucoup d’eau.

BONDELIA, ancienne ville d’Italie , dans la Tos-cane, dans les terres, selon Ptolomée, /. 3, c. 1. Sesinterprètes doutent si ce 11’est point la Boderia d’An-tonin.

BONDENO, bourg d’Italie, au duché de Ferrare,à f endroit où le Panaro se jette dans le Po, à neufmilles au-dessus, de la ville de Ferrare, vers le couchant.Quelques uns écrivent aussi Buondeno. * Baudrand ,

éd. 1705.

BONDICOMAGUS : c’est ainsi qu’on lit à Rome,dans une ancienne inscription, au lieu qu’on lit dansPline, l. 3, c. 16, Bodincomagum. Cécoit l’anciennom d’un bourg nommé eníuite Industria. Le ptreHardouin donne ainsi sor f autorité de Chorier l’étymo-logie de ce nom : à, dit il, veut dire sans, Sc Bodsignifie fin, nous disons présentement le bout} ainsices deux mots Bodinc signifient fans fin, fans bout, oufans fond, ce qui revient aux mots latins Fundo caren-temfignifiicet de Pline, qui prétend que les habirans dela Ligurie nommoienc Bodincus la rivière. La terminai-son Magum est commune. Voyez. Industria. * Or tel.Thesaur.

BONDINUS. Voyez. Budinum.

BONDITRA, , siège épiscopal, dont il est

fait mention-dans les ordonnances pontificales des em-pereurs d’Orient. * Ortel. Thesaur.

BONDONIZA, ancienne ville des Locres Epicne-midiens, connue anciennement fous le nom de Scar-phia. Elle étoit enGrece, au fond du golfe deZei-ton ; elle a été entieremetlt engloutie par un tremble-ment de terre.

BONDOURville d’Asie, dans la Natolie, dansles terres, au nord occidental du golfe de Satalie, aumidi d’un lac appelle Agi Gueii ou lac amer.

Le sieur Lucas parle ainsi de ce lac dans son voyage,dans f Asie mineure, t. T, p. 240. Ce lac nomméAgigueut. a bien 80000 pas de tour, Lé est plus longque large ; ce qu’il a de particulier, c’est que l’cau enest amere, & qu’il n’y a aucun poisson. L’on remarquemême que quand les rivières qui sc jettent dans le lac,y en amenent quelques-uns, ils meurent fur le champ.Il seroit assez difficile d’en assigner la véritable cause.On dit qu’il croît au fond certaines herbes, qui fontainsi mourir le poisson. En' général les gens du paysregardent ce lac comme un lieu maudit, Sc rendu relpar une punition céleste. Ils disent qu’à la place de celac, étoit autrefois un pays fertile, bien habité, Scoù il y avoir plusieurs belles villes ; mais que les ha-bitans ayant porté leurs crimes au comble , Dieu les aabymés & ensevelis fous les eaux, dont l’amertume estune marque quelles portent encore de la vengeance di-vine. Il parle ensuite de la ville. Elle n’est pas, dit-il,peuplée à proportion de ce quelle devroir f être ; maiselle ne laisse pas d erre jolie. Il la décrit plus ample-ment dans ion voyage de Turquie, en Asie, t. \ ,p.174. La ville de Bondour est, dit-il, située au pied desmontagnes, & il paroît qu’elle a été autrefois bienplus considérable. Les gens du pays assurent qu’elle étoitdix fois plus grande, & qu’elle s’appelloit Caraga-ci A , & on n’a pas de peine à le croire, lorsqu’on foreà la campagne, où l’on trouve plusieurs ruines dans lesvignes, qui font aux environs; j’y vis un temple prés-