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Le Boulenois a environ douze lieues de long sorhuit de large. Ce pays a un gouverneur particulier,qui prétend être indépendant du gouverneur de Picardie.
BOULIEU, petite viìlede France, danslehaut Viva-rais, proche d’Annonay , & à deux petites lieues duRhône. * Baudrand, éd. 1705.
1. BOULOGNE, ville de France, en Picardie, dansle Boulenois, dont elle est la capitale, fur la côte de laManche , ayee un port à l’embouctnue de la petite ri-vière de Liane, d’où vient qu’on l’appelle quelquefoisBoulogne sur mer. C’est, selon quelques-uns, 1 ’lctiusPort us des anciens ; c’est, selon d’autres, Geforiacus Por-tus, diffèrent de ce port. Elle est divisée en haute &balle ville. Cette derniere est habitée par les marchands,qui y font plus à portée de leur commerce. Saint Nicolasest la parotste de cette partie de Boulogne. La ville hauteest ornée de beaux bâtimens, tels que í’église cathédraleSi le palais où l’on rend la justice.
L évêché de Boulogne s’étend non-feulement dans lesgouvernemens du Boulenois, de Calais & d’Ardres,mais encore dans celui d’Artois.* Les bénéfices qui fontdans l'Artois ne payent point de décimes. Ce diocèseest divisé en dix-fept doyennés, & comprend deux centssoixante & dix-fept cures, & cent qnarante-fept secoursou annexes dans l’Artois. L’églife cathédrale est dansla haute ville, & fous l’invoeation de la sainte Vierge.L’inféodation que fit Louis XI, en 1478 , du comté deBoulogne, est tort singulière. II est dit dans les lettrespatentes, que lui Sc les rois fes fuccefleurs tiendront àl’avenir le comté de -Boulogne immédiatement de lasainte Viergepar un hommage d’un coeur d or a leur avène-ment à la couronne. Louis XIV donna douze mille livrespour son avènement & celui de Louis XIII, son pere. Lechapitre de la cathédrale est composé de vingt Si une pré-bendes, qui íont à la nomination del’évêque, à l’ex-ception du doyen, qui est électif, des deux archidia-cres, du grand chantre & du trésorier.
Il y a dans Boulogne plusieurs maisons religieuses del’un Si de l’autre sexe. Une maison de prêtres de l’Ora-toire, qui enseignent les humanités & la philosophie.Un séminaire dirigé par les prêtres de la million de saintLazare, & un hôpital magnifiquement bâti, par les foins& les libéralités de la maison d’Aumont.
Le mouillage^ devant Boulogne est très mauvais pourtoute forte de bâtimens, à moins que les vents ne soientdepuis le nord jusqu’au sud-est. De tous les autres ventsil est impossible d’y tenir , car la mer y est fort groíle ,Si la tenue tres-mauvaise. II n’y a qu’un seul endroit âune portée de canon de terre, au sud-ouest de la tourneuve, où les pêcheurs Sc les bâtimens marchandsmouillent de bastè mer, en attendant le flot dont ils seservent pour entrer dans le port. 11 y est entré quelque-fois avec ces mêmes circonstances, des frégates de qua-torze canons. Quant aux vaiíïèaux de guerre qui vou-droient s’approcher de Boulogne, ils ne peuvenr mouil-ler que dans la rade de saint Jean, qui s étend pendantune lieue & demie en tirant vers le nord ; encore faut-il que les vents soient depuis le nord jusqu’au sud est.La tour d’ordre est tombée en ruine, & on.a bâti en saplace un petit forr pour la défense du port.
Il y a â Boulogne une sénéchauílèe, composée d’unsénéchal, d’un président, d’un lieutenant général, d’unlieutenanr»criminel, d’un lieutenant particulier, d'un as-sesseur , de trois conseillers, d’un avocat du roi, qui est•ussi conseiller , d’un procureur du roi, d’un substitut& d’un greffier. Les appellations de cette lènéchaulséevont directement au parlement de Paris. * Piganiol de la.Force, Description de la France, t. z, p. l6, r z ,
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2. BOULOGNE, ville de France, au bas Comminge.
Voyez. Bologne.
3. BOULOGNE, ville d'Italie. foyer. Bologne.
4- BOULOGNE, seigneurie des Pays-Bas, dans le
Luxembourg, â deux lieues & demie d Arlon.
1. BOULONOIS. (le) Voyez. Boulenois, con-trée de France.
2. BOULONOIS. (le) Voyez. Bolonois, con-trée d’Italie.
BOULOULIÉ, village de Syrie, dans le voisinage4e la petite ville de Choug. IIest situé dans un creux,
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& n est remarquable qtiê par Findigne conduite de seshabítans. Ce sent des Arabes qu’un tient avoir quitté lefond de l’Arabie, pour Venir habiter ce heu » où lesterres font d’un grand rapport. Ils vivent dans un oublientier de tout ce qm s’appeile religion, Si sent divisésen tribus Si en familles, qui multiplient â la maniérédes bêtes, fans faire aucune distinction de dégtés dcparenté, au mépris des loix de la naiure. Ces Arabesignorent les moindres devoirs de la vie. La porte d’aucundeux n’ert jamais ouverte aux étrangers. Ils ont la du*reté de laistetà l’ardeur du soleil, & aux injures de l'air »despaíïàns accablés de la fatigue, & nofftiroieht pasune goutte d’eau â qui que ce soir. * Carrés Voyage auxIndes orientales.
BOUQUENON, petite ville des pays réunis de Lor-raine , fur la Sate, au voisinage de Saaverden, qui étoitautrefois au comte de Nallâu, mais le duc de Lorraines’en rendit maître l an 162.8. Elie est à demi-lieueduchâteau de Saarverde.
BOUQUER : c’est la même place que BoqUir.
BOUQUINGAM. Voyez. Buckingham.BOURBON L ALCHAMBAUD, ville de France,dans le Bourbonnais, à qui elle a donné son nom. Cettepetite ville appellée en latin Burbo Ercbenbaldi , ou Ar -(hembaldt , a pris son nom de la bourbe qui est dans seseaux Si cette étymologie est préférable à celle qu’endonne Olivier de la Marche, qui croît qu’on a dir Bour-bon pour Bourg-bon. Elle est à cinq lieues de Moulins,& étoit dès ]'an 761 une ville forte Sc importante; caCdurant les guerres qu’eut Pépin contre Guifre , duc d’A-quitaine, il put les villes de Bourbon , de Chamelle Scde Clermont. Bourbon n’a point de murailles; elle esttrès-mal située, dans un fond, entre quatre collines, furune desquelles est un vieux château carré ; autrefois lademeure de fes feignai s, dont neuf ont porté le nomd’Archambaud. 11 n’y a plus rien d’entier dans ce châ-teau que trois petites églises ou chapelles. La premiereest dédiée â Notre Dame : c’est l’ancienne chapelle dilchâteau. On ne tqait pas le tems de fi fondation, n i senom de son fondateur ; mais on conjecture quelle a étébâtie par un des Archambauds, seigneur de Bourbon.* Piganiol de la Force, Descr. de la France, t. p. 263.Valef Notit. Gall.
La seconde, appellée la sainte chapelle, est dédiée âJésus-Christ crucifié. Comme la premiere chapelleétoit trop petite, Jean, second du nom , duc de Bour-bon , jfic commencer cette sainte chapelle : mais ayancété prévenu par la mort, elle ne fut achevée que l’an1508 , par Pierre, second du nom, duc de Bourbon.C est une des plus belles saintes chapelles du royaume»On y volt les statues de Jesos Christ & de fes douzeapôtres; le blazon Si la généalogie de la royale maisonde Bourbon & de fes alliances, en bas relief. Les chai-res du chœur sent d’une très belle menuiserie, Sc l’onvoit au-dcllus les chiffres de Pierre de Bourbon, se-cond du nom, & d’Anne de France fa femme, entre-lacés de cerfs ailés. Les vitres font très—belles, Sc pein-tes â l’antique. Je crois que 1 on auroit de la peined en trouver de plus anciennes, ni de mieux conser-vées. Sur la premiere on a peint le sacrifice d’Abraham;sur la seconde, Jésus Christ qui guérie le paralytique \fur la troisième un Crucifix; fur la quatrième, Tempe-,reur Constantin qui délibéré s’ildonnera bataille, & ^nange qui lui promet la vict ure. Si lui montre la r ro j xavec ces paroles ; In hoc fìgno vinces , lur la cinquièmesainte Helene, qui demande a un Juif où étoit se croixsur laquelle Jefu -Christ ecoit mort; sur l.a sixième,sainte Helene qui découvre par miracle 1?» vraie croix ;sur la septième, l’empereur Heraclius, qui après avoirvaincu Cosroes, recouvre la laitue ^roix ; sor la hui-tième ensin, l’empereur Heraclius. en chemise, Sc nudspieds, qui porte en triomphe ia sainte croix. Dans lamême sainte chapelle sont ses figures d'Adam Scd’Eve, en pierre; Sc fur le portail celles de saint Louis ,de Pierre de Bourbon , & d’Anne de France fafemme.
La troisième chapelle est appellée le trésor. Elle estsouterreine & bien clair. On y descend par un escalierde pierre de taille de vingt marches de quatre pieds delongueur, C’est dans cette chapelle que l on garde uneTmtLPart.ì. L ij