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Tome premier. A - B.
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tre facultés. Celte de théologie fut fondée par Henri deBourbon l’an i6r;. La faculté de droit est composée dequatre professeurs & de douze docteurs aggregés. Lesquatre professeurs de droit partagent entr’eux les émo-lumens qui proviennent des degrés qu’on accorde auxécoliers, & par dessus cette répartition, qui est d’environmille cinq cents livres pour chacun, les deux plus«nciens ont une pension fur les deniers communs de la'vilHc. f

Bourges a conservé son ancien nom jusqu'au cin-quième siécle, puisqu’on trouve encore ce même nomJ ivariewm, tant dans la carte de Peutingerque dansl’itineraire d’Antonin. On commençoit dès-lors néan-moins à lai donner le nom de Bituriges , dont se sertAnrmien Marcdlin qui vivoit dans le quatrième siécle.Le territoire de ces peuples Bituriges étoit plus étenduque ne Test aujourd’hui le Berry, puisqu’il contenoit unepartie du Bourbonnois, Sc même un quartier de la dou-zaine qu’on nomme la Btenne. Le nom de Bituriges ouBit unes, prévalut entierement fur la fin du V siécle, &on n’appella pluscette ville Avaricum. Ce nom venoitde celui dune petite riviere fur laquelle Bourges est situé,nommée Avara , ou Avéra , & par corruption Evra , enFrançois Evre, ou Tevre. * Lenguerue , Desc. de la Fran-ce. p. 12J.

1. BOURGET, bourg de Savoye, fur le bord du lac

auqucl il communique son nom.

Le Lac du BOURGET, lac de Savoye, dans laSavoye propre, où il reçoit la petite riviere de Laidequi vient de Chamberi & se décharge dans le Rhôneprès de Bellai ; il a environ quatre lieues de long, maisil a peu de largeur.

2. BOURGET, (le ) bourg de France, à deux lieues<dc Paris, fur le chemin de Gompiégne.

BOURGOGNE, (la) pays de France. Ce nomsignifie des pays bien différens, soit pour l’étendue Sc leslimites, soit pour les formes du gouvernement. Il fautdistinguer les Bourguignons qui étant venus des bordsde la mer Baltique vers le Rhin, pasièrent dans les Gau-les où ils fondèrent un nouvel état nommé le Royaumede Bourgogne. Le Duché de Bourgogne pris dansle sens général, c’est-à-dire des états que possédoient lesducs de Bourgogne qui ont paíle dans la maison d’Autri-che. Le Gouvernement de Bourgogne, l’un desgrands gouvernemens de France. Le Duché de Bour-gogne, proprement dit, & la Comté de Bourgo-gne. Nous renvoyons ce qui regarde les anciens établis-íemens des Bourguignons tant au delà qu’au-deçà duRhin, Sc ce qui concerne le royaume de Bour-gogne à l’article Bourguignons. Voyez, ce mot.

Le Duché de BOURGOGNE ou les États desDucs de ce nom. Les premiers ducs de Bourgognen’étoient d’abord que de simples officiers qui devinrenttrès-puifìàns fous le régné de Charle le simple; de forteque les François ayant déposé Lc enfermé ce Roi dansune prison, iis élurent à fa place Raoul, duc de Bourgo-gne roi de France. Après cela le duché de Bourgognesue donné à Huges, duc de France & comte de Paris.Trois de ses fils, Eudes, Othon & Henri, furent succes-sivement ducs de Bourgogne, & n’eurenc point d’cnfans :le dernier mourut l’an 1001, & quoiqu’ileût instituéhéritier Othe-Guillaume, comte de Bourgogne, Robertroi de France, neveu du défunt duc, s’empara de cepays, qui fut depuis donne en partage à Robert secondfils du roi Robert. Et ce prince Robert fut la tige de lapremiere maison de Bourgogne, laquelle a joui de ce du-ché plus de trois cents ans. Le dernier duc de Bourgognede cette branche fut Philippe de Rouvre, mort fanspostérité. 11 eut pour héritier le roi Jean, parce qu’ilétoit fils de Jeanne de Bourgogne, sœur du duc Eudes,grand-perc du duc Philippe. * Longuertte, Dcscrip. deJa France, part. i ,p. 278.

Plusieurs ont voulu que le duché de Bourgogne ait étéalors réuni a la couronne en vertu de la loi des appana-ges, par laquelle tout ce qui est donné aux en fans de Fran-ce doit revenir a ta couronne au défaut des descendansmâles de celui a qui l’appanage a été donné; mais cesgens-là ont fait voir leur ignorance dans l’histoire, rancparce que la loi des appanages n’a été faite que quatorzeans après la mortdu dúc Philippe, par se ro i Charles

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V, que parce qu’il restoit alors plusieurs descendansmâles légitimes des anciens ducs de Bourgogne qui au-roient hérité incontestablement de Philippe de Rouvre,si cette loi avoir déja été faite. Aussi le roi Jean déclara-t il dans fes lettres de la même année 1361, pour l’u-nion de ce duché qu’il lui étoit venu de succession , SCnon point par le droit de fa couronne à laquelle au con-traire il en faiíoit don , en y joignant encore les comtesde Champagne Sc de Toulouse, afin de la dédommagerdes domaines quelle avoir perdus pour le retires de laprison des Anglois. Infeporabìliter (onjungimus .. • &fie solidatos in perpetuum diUs, Corons per prsfentes voltl-mus. C’est fur cette union inséparable Sc solidaire,comme on le voir, ( a ) que Louis XI s appuya pour ren-trer en pollellìon du duché après la mort du duc Char-les qui n’avoit laistë qu’une fille, depuis femme de Ma-ximiiien d’Autriche, quoique le même roi Jean,en rac-cordant en 1363 à Philippe son quatrième fils, bí-íaieul de Charles, eût expressément marqué qu’il le luidonnoit de la même maniéré qu’il l’avoit reçu, Sccomme Louis dit aussi ( b ) qu’il y revenoit au défaut demâles, Sc que Jean de Ne vers lui survécut, il faut néces-sairement que ce dernier eût consenti qu’il se rendît dèslors maître de ce duché. Mais c’est ce qui ne doit passurprendre, puisque ce comte n’avoit non plus quedes filles, & qu’il avoir été contraint de ceder au feu ducCharles le Brabant & le Limbourg qui étoienc de íoslpartage, outre qu’il n’étoit pas de force à pouvoir dis-puter la Bourgogne a la fille de Charles, Sc qu’il avoirde grandes obligations à Louis.

Louis XI s’en alTùra ia possession par la paix qu’il sicavant fa mort avec Maximilien Sc avec les Flamands.La possession du même duché fut laiilée à la France,parle traité de Senlis l’an 1493. Néanmoins l’archi-duc Maximilien, ni son petit-fils Charles V, ne renoncè-rent point à leurs prétentions fur la propriété de ceduché; de forte que lorsqu’on traita la paix à Madridl’an 1525, l’empereur Charles V exigea de François I,alors ion prisonnier, qu’il 1e mit en polsession du duchéde Bourgogne, Sc même qu’il lui en cédât la souverai-neté qui avoir toujours appartenu aux rois de France.( c ) Nous avons dit ci-dessus que Philippe dernier ducde l’ancienne maison de Bourgogne mourut sens posté-rité. Ce prince étoit marié avec Marguerite, héritièredu Brabant, de Flandres, de Limbourg, d’Anvers, deMalines, de Nevers, & de Retel. Mais étant moreavant la consommation du mariage, fa veuve garda

F our elle cette riche succession, & la grossit encore deArtois & de la comté de Bourgogne, qui lui vint duchefd’Othelin de Bourgogne son bisaïeul, Sc de Mathilded’Artois fa bisaïeule. Jeanne, mere du duc Philippe gardapour elle les comtés de Boulogne Sc d’Auvergne qu’elleavoir apportés pour fa dot ; Sc le duché de Bourgognerevint au roi Jean comme nous avons dit. Ce Roi ledonna à son plus jeune fils, Philippe le Hardi & à fapostérité. Ce prince épousa l’héritiere de Philippe, quilui apporta la Flandre, I’Artois, le Comté deBourgogne, Anvers , Malines, Nevers, &Rhe-tel. Jean l’intrepide, son fils, partagea fes états entretrois fils qu’il avoir. Jean eut le duché & la comté deBourgogne,la Flandre, l’Artois, Anvers, Sc Malines.Antoine eut le Brabant & le pays de Limbourg, Sc Phi-lippe eut Nevers & Rhetel. Le partage de ce dernierrevint de bonne heure à la France, comme nous le dironsailleurs. Jean fils d’Antoine épousa Jacobée héritièrede Hollande, de Zelande, de Hainaut & de Frise.Ce mariage ne fut pourtant pas heureux. Philippe leBon, fils de Jean l’intrepide , fe raísembla par lívoye de succession , un état qui valloit bien un royau-me, il hérita de son pere l’une & l’autre Bourgogne, laFlandre, l’Artois, Anvers Sc Malines; de son cousinJean, fils d’Antoine, le Brabant Sc le Limbourg; de facousine, l’héritiere de Hollande, la Hollande, la Ze-lande , le Hainaut Sc la Frise ; Sc enfin il acquit par lavoye d’achat, le duché de Luxembourg & le comté deNamur. Il y avoir bien là de quoi faire un beau royau-me : il fut cependant aslèz modeste pour refuser la cou-ronne royale que l’empereur Frédéric III offrit de luiconférer. Charles le Hardi son fils augmenta encore sedomination en achetant le duché de Gueldre Sc le comté