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Tome premier. A - B.
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& le pays 6e Gex ne font que des annexes, & non pasdes parties de la véritable Bourgogne ; & même la prin-cipauté de Dombcs est un état très- indépendant.

La CoMTá de BOURGOGNE est connue fous lenom de Franche-Gomté. Voyez-en l’article sous cenom.

Le Cercle de BOURGOGNE. J’ai marqué àl'article Allemagne , que le Cercle de Bourgogne sucune imagination politique, dont le motif étou de met-tre fous la protection de l’Empire les Pays - Bas Sc laFranche - Comté, que la maison d’Autriche pollédoicalors, & pour intéreílèr les peuples d’Allemagne àleur conservation. J’ai remarqué en même temps les rai-sons qu’eut l’Erapire de compter pour rien cette préten-due érection de cercle. Voyez. Allemagne.

BOURGOlN, en latin Bergufia ou Bergupum , pe-tite ville de France, en Dauphmé, dans le Viennois,íur la petite riviere de Pin, un peu au dessus du lac deBourgoin, à cinq lieues de Vienne, vers le levant, Scà six de Lyon, cn allant vers Chamberi. Les cartes deJaillot appellent cette riviere la Bourbe , au couchantde laquelle Bourgoin est situé.

Lac de BOURGOIN, petit lac de France, enDauphiné, sor la riviere de Pin, ou la Bourbe, quile traverse dans fa longueur, près du bourg de Vcc-pilliere.

BOURGOU. Voyez. BurgAU.BOURGTHEROULDE, bourg de France, en Nor-mandie , dans le Roumois, diocèse de Rouen. II estsitué à six lieues de la ville de ce nom, à deux de laBouille, & à pareille distance du Bourg-Achard. L é-glife de la paroisse est fous l'invocadon de saint Lau-rent , Sc desservie par un curé Sc par quatre chanoines,dont les prébendes font à la nomination du seigneur dulieu. Ce bourg qui a titre de baronnie, est au milieud’une belle campagne de labour, & l’on trouve unbois dans son voisinage. On y tient marché tous lessamedis, Sc une foire à la Saint Laurent. * Mémoiresdressés fur les lieux en 1704.

BOURGUE 1 L, petite ville de France, dans l'Anjou,avec un château & une célébré abbaye de l’ordee desaint Benoît, en latin Burgolium. Elle est située à unelieue de la Loire, à deux Sc demie du bourg de Ver-mantes, & environ i quatre de Saumur. On y tientmarché toutes les semaines & plusieurs foires dans Fari-née. Son territoire est l’un des plus agréables de la pro-vince. Il produit des grains , des fruits, des chanvres& de bons vins. * Mémoires dressés fur les lieux en17 06.

BOURGUIGNONS, en latin Burgundiones , lors-qu’il est question de Bourguignons, qui étant venus desparties septentrionales de la Germanie, vers le Rhin, s yétablirent Sc entrerent dans les Gaules, Sc Burgundìlorsqu’il s’agit des citoyens du royaume de Bourgogne,qui s’y forma d abord,& qui dura 112 ans fous cinq rois,depuis l’an 406, jusqu’à l’an 5 54. Ammien Marcellin ,/. 18 , a avancé que ces peuples fe diíoienc sortis deRomains-, mais il faut prendre garde qu ils ne le dt-íbient que pour fe concilier l’amitié de Valentimen , Scpour avoir la liberté de faire la guerre plus facilementSc de s’empater des terres de leurs ennemis. C’est ceque fait voir clairement Johannes Ttllius, /. 1, dereb.Gall. lorsqu’il dit: Burgundiones quoque > qui vert fueruntVandali , fe à Romanis jaclitabant provenijfe. Au reste,les autres historiens conviennent généralement que cespeuples étoient originaires de Germanie, Sc qu’ils nefaisoient qu’une même nation avec les Vandales. Maiscomme les anciens ne déterminent point précisément lelieu de la premiere demeure de ces peuples ; les moder-nes ont hazardé leurs conjectures, suivant ce qui leur aparu le plus vraisemblable. Cluvier a placé les Burgun•dianes fur la Vistule, Sc s’est fondé en cela fur ce queZosime, /. 1, c. 67 , dit que fous l’empire de Probus,ces peuples s’avancerent jusques au Rhin, avec lesLogiones ou Ligii , que l’on met ordinairement aux en-virons de l a Vistule. Claudius Mammertus joint les Bur-gundiones aux Allemands & aux Erules. De Valois,Rer. Franc. /. 1 , p, ;o, distingue deux fortes deBurgundiones , plaçant les uns dans la Germanie, & lesautres dans la Sarmatic. Enfin, Schurtzfkisch, Vifput ,

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X. di Ptpklo Bttrgundico , p. 1 , vent qu’ils ayènt habitéles côtes de la mer Baltique. La diversité de ces senti-mens ne surprendra pas quand on fera artenuon que lesRomains 11’ont porté leurs armes que tort peu au-delàde l’Elbc. * Cellarius , Géogr. ant l. 11 , c. z.

On trouve les Bourguignons dans la Germanie inté-rieurs , Sc leur premiere irruption connue fe fit dans lepays des Marcomans ,où ils demeurèrent quelque temps,Sc après avoir donné le nom à quelques villages Sc au-tres lieux, ils avancèrent vers l’occidenc, Sc Rappro-chèrent du Rhin. Ce fut là que le désir de -.'emparer desGaules, les porta à forcer les barrières de 1 Empire Ro-main. Ils surent ainsi les premiers d’entte les peuples dala Germanie, qui osèrent le faire une domination parti-culière dans les provinces mêmes des Romains, fur quiils remporcerent de grands avantages. Procope dit quede son temps ils habuoient auprès des Thuringicns, ScCluvier fe sert de cc témoignagne , pour prouver qu’ilsonc demeuré dans le pays des Catres. Quoi qu’il en foie ,ils ne fe fixèrent pas dans cette demeure, lis ne furentpas long.temps fans concevoir le deílèin de s’étendreencore plus loin. La fertilité du pays, ou le désir de lagloire, les invitèrent â embrastèr la premiere occasionfavorable à leur projet. U ne manqua pas de s'en pré-senter une. Les Bourguignons eurent quelques différendsavec les Allemands, pour l’étendue dc leurs limites »Sc entr’autres pour la propriété de certaines salines. Va-kntinien crut ces différends favorables à ses intérêts;c’csipourquoi bien loin de pensera les arrêter, il travaillaau contraire à aigrir davantage ces peuples les uns contreles autres; il fit enfin alliance avec les Bourguignons , SCíeur promit des secours considérables, & qu’ii attaq'uc-Toit les Allemands d’un côté, lorsqu’ils leur feroient laguerre de sature. Ces promeflès firent prendre les armesaux Bourguignons ; ils avancetent même jusques fur lebord dti Rhin ; mais voyant que le secours qui leur avoicété promis ne venoit point au jour marqué, au lieu d'en-gager le combat avec les Allemands, ils pensèrent à laretraite, & prierent Valencinien de leur envoyer touCau moins quelques troupes pour empêcher que les enne-mis ne les poursuivissent,lorsqu’ils fe retireroienc. Valen-tinien pendant ce temps-là travailloit à construire desforts pour défendre ses frontières, Sc trouvoit toujours:quelque prétexte pour retarder le secours. Alors ils com-mencèrent à s’appercevoir que Valer.tivuen n’avoiccherché que leur perte dans l’alliance qu’il leuravoir proposée, Sc changèrent leur amitié dans unehaine implacable. En effet, depuis ce temp «là ils fedéclarèrent les ennemis jurés des Romains, ils firent desincursions fur leurs terres, Sc s’emparerent de plu-sieurs de leurs provinces. C’est ici qu’on place le com-mencement de la décadence de l’Empire Romain , dansl’occtdenc.

Les Allemands voyant les progrès des Bourguignons,attaquèrent auflì en diverses occasions les Romains, quiremportèrent fur eux deux grandes victoires. Mais lesvaincus ne perdirent pas courage pour cela, & ne ces-ferent point leurs hostilités qu ils n eussent mis la répu-blique romaine à deux doigts de fa perte. Pendant cetemps-là les Bourguignons qui a voient fixé leur demeureauprès du Rhin Sc du Mein, regardoiem tranquillementles guerres des Allemands Sc des Romains, Sc n’y pre-noienr aucune parc. Tel sot l’état de ces peuples jus-qu au temps que l’empereur Honorius, qui trouvant lesaffaires de l’Empire d’occident plus brouillées que ja-mais , pour avoir la paix avec les Bourguignons, leurassigna une nouvelle demeure en-deçà du Rhin, qu’iileur permit d’appeller du nom de Germanie premiere,Sc d’y établir une république ou domination indépen-dante , à la façon de celles des autres nations de la Ger-manie. ,

A peine furent-ils établis en-deça du Rhin qu’ils in-quiétèrent les Belges, leurs voisins, & firent des coursesdans leur pays, ce que les Romains souffrirent pendantquelque temps,à cause de la paix qu’Honorius venoit detaire avec eux. A la fin vers l’an 435, Aettus .généralde la milice romaine, perdit patience, il porta d’abordles Francs Sc les Huns à leur faire la guerre. Sc fe joignitensuite avec eux pour le même deìlein. L’imprudencede Gundicaire, alors roi des Bourguignons, faillit àTom I.Pari .3. N ij