reine d’Angleterre, lorsqu'elle fournit des secours à larépublique vaillante. * Dictionnaire géographique desI J ays Bas.
BRIMEU, village de France, en Picardie, prèsd’Abbeville ; il n’est remarquable que par ce que quel-ques géographes y cherchent l’ancienne Lutotnagus, qued’autres croyent trouver à Montreuil. * Baudrand, éd.1705.
BRIN. Voyez. Brinn.
BRINBANTES , peuple de la Grande Bretagne, quihabitoic une partie du comté d’Yorck, Sc tout celuide Northumberland. Ptolomée les nomme Ottadini ,Sc Cambden Ottatini , ce qui signifioit les habuans au-delà de la Tine.
BRINBURGH, petite ville cPlrlande, dans la pro-vince d’Ulster , au comté de Tirone, lur les frontièresdu comté d’Armagh , environ à six milles au sud deDungannon.
BRINCAS, ville d'Italie. Narses la reprit fur lesGoths, au rapport de Cedrene. * Ortelius , Thésaurus,ìr BRINCI, Bp/y*«, ancien peuple de la Thrace, prèsdes Hedones, selon Suidas, in voce Thamyris.
B R INDES, ville d’Italie, dans la terre d’Otrante,avec un archevêché, une fortereíîe, Sc un bon porc,sur la côte du golfe de Venise. Elle est ancienne. LesGrecs Pont appeilée Sfeunnov, & les Latins Brundisium.
Elle a plusieurs ports enfermés dans une feule entrée ,comme Strabon l’a observé. C’étoit du temps des Ro-mains le meilleur paííàge pour la Grece, pins long àla vérité que celui d’Otrante, mais moins dangereux.On palsoit de-là à Durazzo, beaucoup plus souventqu’aux Monts Cerauniens, trajet dont parle Strabon.C/est à l’égard de ceux qui s'embarquoient pour cevoyage que Silius Italiens dit, /. 8 , y. 575.
Brundisium quo desmit Itala tellus.
Mais en ce sens le vers convient à tout lieu qui est furie bord de la mer ; Sc dans nul antre on ne peut pas direque Brindes soit l’extrémité de l’Italie, à moins qu’on neremonte aux temps les plus reculés, lorsque suivant Stra-bon XOenocria, qui fut ensuite appeilée Italie, n’étoit quecette double presqu’isle, qui comprend les deux Cala-bres, & qui est terminee du côté de la mer inférieurepar le fleuve Laits , St du côté de la mer supérieure parle Sybaris, près du Thurìum. Tarente ne fut comprisque long temps après dans Pltalie : il paroît même queSilius fait commencer Pltalie à Rhege, & la fait finirà Brindes, selon Pidée des anciens : au reste Brindesferoic encore un des plus beaux ports de la Méditerra-née, s’il n étoit pas bouché. Lettre de D. Matth. Egitio kM. Lenglet du Frefnoy.
Elle étoit anciennement dans le territoire des Sallen-tins, lorsqu’on y envoya une colonie romaine. Tite-Live, /. 10, c. 2, la nomme Brundusum, Sc parle deson promontoire. Cicéron, ad Attic. /. 4, Ep. 1, faitmention de ce lieu comme dune colonie, & nommeles habitans Brundisni . Ce lieu est remarquable par lamort de Virgile, qui y termina fa carrière, Sc parlavaillance de Pacuvius, autre poète célébré entre lesLatins, & dont nous n’avons plus que quelques íragmens.Elle n’est phts si grande quelle étoit autrefois; mais elleire laisse pas d’être encore grande Sc bien peuplée,quoique les Vénitiens ayent gâté une partie du port quiest assez spacieux en forme de baye, avec un fort châ-teau , dans une isle qui est à l’entrée. Elle est à trente-six milles de Tarente, à trente-neufd’Otrante, à soi-xante-quatre de Bari, à vingt de Leve, & à quinze d’O-ria. * B and. éd. 1705.
BRINDISI : les Italiens nomment ainsi la ville deBrindes. Voyez. Particle précédent.-
BRINN, ville deBoheme, dans la Moravie, dont•elle est la capitale , quoique d’autres accordent cet hon-neur â OlmutZ. 11 y a un bon château, fur la Swartequi s’y rend dans la Zwitta. Elle est nommée Brunopar les habitans, selon Baudrand. Zeyler, Morav. To -fogr. p. 92, écrit BrNO, & dit quelle s’appelloit an-ciennement Brun, que de-là est venu le nom latin Bru~îia , Sc que les Bohémiens Sc les peuples qui parlent es-
BRI
cîavon disent Brno. Elle partage alternativement avecOlmutz l’honneur de voir tenir les états du pays chezelle. Elle est aííèz grande & bien bâtie, mais malpeuplée. Il y a quatre portes. On y remarque l a gran-de église, ou la prévôté, le collège des Jésuites auquel{'empereur Ferdinand II fit le 30 mai 16z 3, une dona-tion de quelques biens, & de huit mille florins. Le cloî-tre de S. Thomas où Jean marquis de Moravie, frerede Pempereur Charles IV, & Josse le Barbu Ion fils,élu empereur, font enterrés; le monastère de S. Etien-ne, où font des religieuses, & celui de S. Joseph II y ade plus d’autres Egides, le palais de l’évêque, la maiJbaprovinciale, Sc autres édifices publics.
Hors de la ville, fur une hauteur est le Spilberg,assez fortifié par la nature Sc par l’art : fans ce châteaula ville íeroit de peu de défense. Elizabech, femme duroi Wenceílas, mort Pan 1305, & ensuite du roi Rudol-phe, étant veuve de ce dernier, bâtit dans le fiuixbourgde Brinn un monastère de filles de l’ordre de Cîteaux,que l’on appelle le Riche Cloître , ou le Cloître de UReine. On peut voir dans Zeyler les diverses révolu-tions arrivées à cette ville.
Le roi de Pruíïè échoua devant cette place en 1742.Longitude 34 e1 14', latitude 49^ 8'.
BRINTA. Voyez, la Brente.
BRION, iíle de P Amérique septentrionale, au Ca-nada, dans le golfe de S. Laurent, à cinq lieues decelle qu on appelle 1 iíle aux oiseaux. Quartier, navi-gateur François, qui lui a impose ce nom, l ayant décou-verte le premier, lui donne deux lieues de long & au-tant de large. D’autres disent que son cìrcuic est beau-coup moins grand. La mer qui Pentoure est f or cpoilíònneuse, Sc son terroir est fertile, plein de pâtura-ges, Sc propre aux semences. Près de cette iíle il y ena une autre, que l’on nomme I’Isle blanche. * DeLaet, Ind. occid./. z , c. 6 .
2. BRION, château de France, dans le Vivarais,avec titre de comté. * Baud. éd. 170
BRIONES, petite vijle d’Espagne, dans la vieilleCastille, au pays de Rioja, fur la riviere de l’Ebre, quiy reçoit le ruifleau de Tiron, aux frontières de la Na-varre , à six lieues de S. Domingue de la Calzade, enallant vers Trevigno.
BRIONI, trois iíles de la mer Adriatique, fur la côteoccidentale de PIstrie, dans l’état de la république deVenise, vis-à-vis de la ville de Pola. Brioni n’est, à pro-prement parler, que le nom de la plus grande. Les deuxautres font appellées Cofeda Sc S. Gerokmo. Voyez. Pul-l ari aì Insulte. * Baud.é d. 1705.
BRIONNE, ville de France en Normandie, dans leRoumois, avec titre de comté. Elle est située fur la Ril-le, au pied dune côte, dans une agréable vallée, à dixlieues de Rouen, à six de Pont-Audemer Sc de la Bouille ,à trois de Bernay & de Beaumont-le-Roger, Sc à une deHarcourt, du Bec &d'Autou. La paroiíïè de cetre villeporte le titre de S. Martin. Il y a un monastère de Bé-nédictines, une haute justice, une foire à la S. Denis,& un grand marché aux grains tous les jeudis. La me-sure de Brionne est une des grandes de Normandie :son territoire est fertile en bons grains, & il y a desprairies dans la vallée. Leglife de S. Denis, qui est del’autre côté du pont, est succursale de celle de S. Mar-tin. Au-dessus de cette église on voie un ruiíîèau quitombe de la côte, Sc qui fait aller un moulin, avant quede se perdre dans la Rille. Bérenger ayant essayé dese faire des sectateurs dans la Normandie, Guillaumepremier aflèmbla à Brionne les plus habiles théologiensde la province : le novateur fut si puilíàimtnent réfutédaus cette conférence, qu’il prit le parti de la retraite.
* Corn. Dict. Mém. drejsés fur les lieux.
BRIORD, château de France, dans le Bugey, sucun rocher, près du Rhône, entre le Belley Sc Lyon.On croit que c’est le lieu où Charles le Chauve empe-reur Sc roi de France, mourut le 29 septembre 877. *
B aud. éd. 1705.
BRIOU,bourg, de France, dans le Poitou» fur lariviere de Boutonne, entre Poitiers Sc Saintes, au nordde Saint-Jean d’Angely , C’est le lieu de la naissance deS. Julien le Reclus. * Bailles , Topog. des saints, p.