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Tome premier. A - B.
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BRITONENSIS, siégé épiscopal, le même que Bri-tanienfis Voyez. Britannia.

BRITONES. yoyez. Farcicle de Grande Breta-gne.

BRITONIA, ancien nom d’Oviedo, ville d’Espagne.Voyez, ce mor. .

BR1TTIA, iíle de laquelle parle Procope,& dontpas un autre auteur n’a parlé, ni avant ni après lui. Ilprétend néanmoins que c'est une grande iíle dans l’Q-céan, près de rembouchure du Rhin, à l’oppoíue de lagrande Bretagne, quelle étoit habitée par des Bretons,des Anglois & des Friíons, chaque peuple étant gou-verné par un roi particulier, & si peuplée quelle en-voyoit tous les ans des colonies pour habiter les côtesde France qui étoient alors presque désertes ; il ajoutequelle joignit ses députés à ceux que les Francs en-voyoient à Fempereur Justinien, peut-être pour deman-der à i’empereur qu’il accordât à leurs rois la propriétéde leur iíle. Il ne seroit pas si étrange qu une iíle aufligrande que celle-là se fut montrée tout à coup dansl’Océan, qu’il le seroit qu’une telle nouvelle, dont toutela terre auroit parlé, n’eut pourtant été sçue que de cecauteur. Il ne fait donc que raconter confulément cequ’on avoir appris en Grece peu distinctement, touchantle passage encore récent des Anglois & des Frisons dansFille de la grande Bretagne, où lis avoient été admis aupartage de cette iíle avec les Bretons ses anciens habi-tans, & d où ils entretinrent des liaisons avec leurs com-patriotes qui etoient établis auxembouchures du Rhin,pour s’envoyer des secours muruels en^cas de besoin.A'fin que leur correspondance ne pût être empêchée,ces peuples élevèrent une fortereíîe qu’ils bâtirent deneuf, ou qu’ils relevèrent fur lesfondemens dune autre àl’embouchure moyenne du Rhúvc’est-á-dire, à l’extrémitémaritime du bras qui paííe à Utrecht; ct ils nommèrentcette forrerelïe Brittia. Cela est bien plus plausible quenon pas rétablissement d’un royaume dans une iíle quepersonne ne connoissoit auparavant, & que personnen’a vue depuis. Aureste, lorsqu’ils se furent étendusde l’autre côté du Rhin, & qu’ils avoient peut-être àce sujet des démêlés avec les Francs, rien n’empêchequ’ils n’ayent pû envoyer des députés à l’empereur, pouren obtenir les mêmes franchises, donc les Francs jouis-soient dans les terres qu’ils poíledoienc dans l’Empire.Si Procope avoir ajusté ainsi son récit, personne ne l’eutcontredit, quand même nul autre n’auroit parlé de cefait ; ct même on auroit la véritable origine de la forte-resse Brittia, en flamand ’Tbuys te Britten. C’est de ce lieuqu’Ortélius entend les Brittanni ( 3 ) de Pline. * AI-tìng, Notit. German. infer. part. 2 ,p. 29.

BRITTONES, les mêmes que Britones, les Bre-tons , nom commun aux anciens Anglois & aux Bretonsde France.

BRIU, mot celtique qui signifie un pont. Par les ac-tes des conciles que de Valois a cités au mot Briovera ,il paroît que quelques évêques de Coutance ont pris letitre d’évêques Briovera , ce qui semble insinuer qu’ilsrésidoient dans un lieu situé íur la riviere de Vire , ctrn.ême peut-être aux environs des marais, formés parcette rivière, Bri signifiant en celtique un lieu maré-cageux. Pour revenir à Brin, on peut remarquer quetous les lieux des Gaules qui commencent ou finissentpar ce mot avoient un pont. Faute de sçavoir cela , onest tombé dans de grandes erreurs de géographie ctd’histoire. * Eà/, Dissr. i.

BRlVAlSAîGE. Voyez. Pont-Oise.

BRI VA 8. Voyez Brioude.

BRIVATES PORTUS, ancien port de la GauleLyonnoife, auprès de i’embouchure de la Loire , selonPtolomée. Scaliger croie que c’est Brest. D’Ar-gentré qui avoit plus approfondi ce qui regarde laBretagne , croit que c’est le port de Grossie.

BRIVE la Gaillarde, en latin Briva Curretia ,ce qui marque fa situation ; ville de France, en Limou-sin, fur la Coureze que l’on y passe fur un pont, ctqui y reçoit la Vezere: elle est à dix-fept lieues de Li-moges, & à cinq de Tulle, dans un vallon, dont lescoteaux font plantés de vignes ou de châtaigniers. C’estfans doute la beauté de fa situation qui la fait nommerBrive la Gaillarde. C’est la feule jolie ville de cette

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province. On y compte environ mille feux & près dequatre mille âmes : les massons en font aííèz bien ba-lles. Le collège est une maison d’une architecture allezrecherchée, ct le frontispice est décoré de plusieursornemens de sculpture. On trouve dans cette villeroutes les commodités de la vie, & on n’y manque pasde promenades. La chauffée qiú est le long de la ri-viere, l’iílequiest remplie d’arbres, les remparts cttous ces endroits en offrent d’agréables en été. Gonde-baut, fils naturel de Clothaire, premier du nom, re-venant d’Icahe en Fiance, & ayant appris la mort deChilperic, fut, par plusieurs de son parti , élevé roi àBrive la Gaillarde, en Limojìn , fur un grand pavois onbouclier , & porté par le camp , selon U maniéré deflorsufiiee de recevoir & couronner les rois des François. Lesperes de la Doctrine Chrétienne ont un collège en cetteville. Brive est le chef d une élection qui comprend qua-tre-vingt-dix paroilses. Il y a auifi une sénéchausiëe ctun présidial. C’est la patrie du cardinal Dubois. * Pi-gan'tol de la Force, Descr. de la France, t. 5 , p. $66& 371. Longuerue , Desc. de la France ,part. 1 ,p. 142.

BRIVÍEScA. Voyez Birviesca.

BRIVIQ, Bripïum, pente ville d’Italie, au duchéde Milan , fur l’Âdda, entre la ville de Como & cellede Bergame.

BRIULENSIS, siège épiscopal dans F Asie procon-fulaire. Rufmus qui occupoit ce siège l’an 451, assistaau concile de Chaicedoine. * Harduin. Collets. Cône.

BIVODUR.US. frayez. CaiARfi.

BRIXABA , montagne voisine du Tanaïs. Ce motsignifie le front du Bélier , nauTn », selon Plucar-que le géographe, de fluviis, p. r.8. U fait lâ-dessusun conte à ion ordinaire. Phryxus ayant perdu fur lepont Euxin ía sœur Hellé, & étant chagrin de cettemort, monta seul fur cette montagne. Quelques Bar-bares l’ayant vû, coururent à lui avec des armes. Maisle bélier de la toison d’or avançant la tête, les appet*-çut, & prenant une voix humaine, éveilla Phryxus,ct le porta à Colchos ; de-là vint, selon cec auteur, lsnom de front de Bélier à cette montagne.

BRIXANTES, nom Lson de ceux de Brixea.

BRIXELLUIví, ancienne ville d’Italíe , aujourd’huiBersello. Pline en fait une colonie romaine. Ce fut làque périt Fempereur Othon après la perte de la bataillede Bedriac, à laquelle il ne le trouva point. Tacite dicqu’il attendit à Bersello des nouvelles de cette bataille.Voyez Bersello.

BRIXEN, Baudrand dit qu’on l’appelle aussi Bres-fenon , ville d’Allemagne , dans le Tirol, au pied dumont Brenner, au confluent des deux rivières, laRientz & FEisock. Cette ville est le siège d’un évêché,& a tout-â l’entour un beau pays ct des vignobles. Elieest bien bâtie, ct a de belles grandes places publiques.Entr’autres édifices, on remarque le château qui estfur la hauteur, le palais qui est très-beau, le couventdes Dominicains , la maison de ville, la cathédrale, ctla paroisse, l’église de sainte Julie avec le monastère.Le vin rouge qui se recueille aux environs est fortestimé, & le terroir est très-fertile, Assez près de Brixenest un chapitre de chanoines réguliers de íainr Augus-tin, nommé Neuf ijft > c’est à-dire , la nouvelle collégiale .

L’EvêchÉ de BRIXEN, selon divers mémoires,petit pays d’Allemagne, au Tirol, entre leTirol propre,í’évêché de Trente, l’état de Venise ct l’Archevêché deSaltzbourg, donc l’évêque ds Brixen est luffraganr. Hest aussi prince de l’empVe, fous la protection du comtede Tirol q tu est 1 empereur. Cec evechç suc fonde parsaint Cassien l’an 360 , sous le pape Damase I, J e siègeetoit d’abord à Sabionne, a présent Siben. Les Bar-bares en ayant chassé le saint évêque saint Richperc,d autres disent saint Album, il le transféra à Bnxyn;& plusieurs princes enrichirent cette église par de gran-des donations. Les terres de Févêque de Brixen sohr :la ville de Brixen fa résidence, Ehrenburg baron-nie , le château de Brauneck, la seigneurie de Veldesdans la Carinthie, avec l’iíle de Notre-Dame, donnéeau commencement de l’onziéme siécle par Henri II. Ilpossède encore d’autres petites terres.

BRIXIA , nom latin de la ville de Bresce ou Bresse,capitale du Bressan. Voyez aussi Brixen.

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