BUC
Cet auteur, jugent que ce nom est corrompu.
BUCK, petite ville de Pologne. De l’íste écritBusK;elle est dans la petite Pologne, fur la riviere deBoug, au -dessous de Léopol, à neuf lieues communesde Pologne, ôc au couchant septentrional de cette ville ;elle est au palatinat de Belz, dont elle n’est qu’à onzede ces mêmes lieues, aux confins du palatinat de Rustìe. *Robert de Vaugondy , Atlas.
BUCKENHAM, bourg d'Angleterre, dans la pro-vince de Norfolck. On y tient marché public. * Etatprésent de la grande Bretagne , t. i.
BUCKINGHAM , (Baudrand écrit Bukingham,Sc Bouquíngham , ôc préféré cette derniere façon lamoins bonne de toutes, puisqu’elie laisiè douter si laseconde syllabe doit être prononcée comme qui latin,ou comm qui françois) ville d’Angleterre emBuckin-ghamshire, fur l’Oufe que l’on y passe fur trois pontsde pierre, à quarante-quatre milles de Londres. * Etatprésent de la grande Bretagne , 1.1, p. 41.
BUCK1NGHAMSH1RE , province d’Angleterre ,dans f’intérieur de Piste, au diocèse de Lincoln. Ellea cent trente-huit milles de tour, ôc contient environ441000 arpens ôí 18390 maisons. C’eítunpays abon-dant en pâturages, particulièrement la vallée d’Aileíbu-ri, où paissent une infinité de brebis, dont la laine estfort estimée. Le pain & le bœuf de cette province fontexcellons. Les villes ôc les bourgs où l’on tient marché ,font,
* Aileíburi,
* Vickham,
* MarloW,
* Wendover,
* Agmondesham,
* Beaconfield,
* Chesham,
Mewport-Pagnel,Colebroock,Stony-Stratford ,Oulney ,Riíboroug,Ivingo ,
Winílow.
les places marquées par un astérisque ( * ) envoyeur leursdéputés au parlement * Etat présent de la grande Breta-gne, t. 1 , p. 41.
1. BUCKOR, ville d’Asie, dans l’Indoustan, a l'ex-trémité de la province de même nom, dans une iste queforme l’Inde, vis-à-vis de l’embouchure du Ravi, dontce Heuve reçoit les eaux, au-dessous de Moultan. Elleest la capitale dune province de même nom. * Robert deVaugondy , Atlas.
2. BUCKOR, (la Province de) contrée de l’In-doustan, fur le grand fleuve de l’Inde , qui la coupe endeux parties, l’une au levant, l’autre au couchant. Danscette derniere partie font les Bulloques ou Balluthes , lepays de Touran, les villes de Candavil & de Kordar ouCosdar. L’autre partie ést arrosée par la riviere deChaulou de Sietmegus , qui fe partage en deux bras, l’un fans sor-tir de la province fe perd dans l’Inde, au-deflus de 8a-mand, l’autre va tomber dans le même fleuve plus bas, ôcpresque à Ion embouchure. Les villes de Sandur ôc deSuckor font fur la riviere de Chaul. La ville de Roteraou Retirée, est dans une iste formée par une autreriviere qui coule au sud-est de cette province. Le paysde Buclcor a au nord celui deMulran, à l’orient ce-lui de Bando ou d’Asmer, au midi ceux de Jesselmere& de Tata ou du Sinde, & au couchant, le Segestan. *Robert de Vaugondy , Atlas. _
BUCKSAR, iste d’Afrique , formée par la ri-viere du Sénégal, à demi-lieue de la pointe nord del’isle de Saint-Louis. Sa longueur est d’environtrois lieues & demie, fur trois quarts de lieue de lar-ge. Les François l’ont appellée liste aux bois ,parce quelle en est remplie. * Labat , Afrique occi-dentale.
BUCOLEUM, &
BUCOLICUM. Voyez. Bucoiwm.
1. BUCOL1UM, ancienne ville de Grecs, auPélo-
ponnefe, dans l’Arcadie, selon Pline, /. 4, c. 6. Thucy-dide,/. 4, subfin. nomme ce lieu , A js mer
près de Mantinée. VmfemiuSy son interprète, le placeentre Mantinée & Tegée.
2. BUCOLIUM, , c’est-à-dire, un pâturage
auprès de l’embouchure du Nil, nommée Heracleùtique,selon Heliod° re ; Bhjì. JEthiop. 1, 1. C’est ce qu’Eueqne
, , . BU D 169
le géographe appelle Heracleobucoli. Ce îietl est appa-remment le même que Bucoles , près d’Alexandrie, oùsaint Marc fut martyrisé , & où les idolâtres brûlèrentson corps; & ce qu’on en put rastembler fut rapportédepuis dans la ville, & delà transporté, dit-on, à Veni-se. Ce lieu étoit près de la mer. Metaphraste, dans lavie de S. Epiphane le nomme Buiwlia.
5. BUCOLIUM, ou BUCOLEUM, BímsíAm** selonCedrene, Manastès & Curopalate} Bucolum, selonPierre Gilles qui cite Denis dc Byeance, lieu voisin deConstantinople.
4. BUCOLIUM, selon Suidas, , & Bucò-
ticus, selon Pollux, lieu de Grece, dans l’Attique aux:environs d’Athenes, près du Prytanée.
BUCOLO , ville. Ortélius, qui cite Vatin i
ne sçait s’il doit la mettre dans la Pharsalie ou dans laThrace.
BUCOLUM. Voyez. Bucolium.
BUCORTA, pente riviere d’Itaiie,au royaume déNaples, dans la Calabre ultérieure, près de la ville dtíGirace. Elle fe perd dans la mer, près du bourg de Pa-gliapoli. * B and. éd. 1705.
BUCQUOY, bourg & château de France, dans l'Ar-rois , à trois lieues de Bapaume. Il a titre de comté, 6cest aux confins de la Picardie.
BUCRA EXTREMA, lieu d’Italie, dans la parriëméridionale de la Sicile, selon Ptoîomée, proche laville de Camararia, tirant vers Pachjnum , aujourd’huiFaíïàro. On conjecture que c'eíl le cap Scalami
BUCTERI. Voyez. Bructerss.
BUCTiNUM, lieu particulier, d’où Epjstropolis ScBuccins amenerent du secours aux Grec», selon Daresle Phrygien.
BUCUL1THUS, lieu particulier que Cedrene metauprès dc Cefarée. ll ne dit point laquelle ; mais Orté«lias croît que c’étoit celle de F Asie mineure, & que l’onappelloit Mazaca.
BUD/EA , ville de l’Inde, en-deçà du Gange, selonPtoîomée ,/. 7, c. 1.
BUDA1S, selon Beanplan dans fa description dél’Uckraine, p. 38 & fuiv. plaine de la Tartarie, en Euro-pe. Elie s’étend entre la bouche du Nieper ôc celle duDanube, l’une de celles qui font comprises entre le Bud-ziack ôc l’Uckraine , ce qui fait que ceux qui l’habitencfont appelles Tartares Budziacks. Ces Tartares fpnt li-bres, Ôc ne reconnoissent ni le Cham, ni le Turc. Ils fontbeaucoup plus aguerris que ceux de Crim. Ces peuplesont pour habit une chemise de toile de coton, qui neleur descend que demi-pied au défions de la ceinture ,un caleçon Sc des hauts de chausses de drap en entier»Leurs armes font un sabre, un arc avec le carquois gar-ni de dix-huit ou vingt flèches, & un couteau à leurceinture, lis portent un fusil, afin de pouvoir allumer drrfeu, une alêne ôc cinq ou six brades de cordelettes decuir pour lier les prilonniers qssils peuvent faire en cam-pagne. Il n’y a que les plus aises qui ayent des côtes demaille. Les autres fout fans armes défensives, mais foreadroits ôc très-vaillans à cheval. Ils y font les .jambes,courbées, & ont une telle adresse, q ue > quand leur che-val est hors d’haleine, ils fautent de dessus fur un autretqu’ils menent à la main, afin de mieux fuir s’il& : sontpoursuivis. Ces chevaux qu’iis appellent Baquemares ,font mal faits, mais très-bons P our I 3 fatigue. Usons,le crin du col fort touffu, ôc pendant jusqu’à terre* &.queue de même. Ces Tartates { ne fçavent ce que c’eítque des moutons, & préfèrent la chair de cheval à toute,autre. Cependant U faut qu’un cheval soit tout-à-faiçhors d’état de rendre service., cpiand ils fe tefolvent àle tuer. Comme ils font divisés par dixaines, Iorsqu’ilsvont à la guerre, s’il fe trouvent un de leurs chevauxdans la troupe qui ne puiffe plus marcher, ils i’égor-gent , Sc s’ils ont de la farine, ils la mêlent avec le sang,Sc font cuire le tout dans un poy, ce qui est pour eux unmet des plus délicats. Pour la chair, ils la coupent enquatre quartiers, ôc en prêtent trois à ceux de leurscamarades qui n’en ont point, ne retenant qu’un seulquartier dederriere, qu’ils coupent par grandes ruel-les â l’endroit le plus charnu , & épaiscs feulementd’unà deux pouces ; ils mettent ces rouelles furie dos daleur cheval, qu’ils sellent ensuite pat dâs, eu Lç à»Tofflí hP*rt' i» Y.