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Tome premier. A - B.
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B U L,,.

BUENA-PAZ, iíledel’Amérique méridionale, dansla mer du Sud, près de la nouvelle Guinée & de PuntaSalida, à quarante lieues de Saint-Augustin. * Davity ,Amérique, o. r86.

BUENAVENTURA, ville de Piste Espagnole, son-dée en 1504, par le commandeur Nicolas Ovando, àhuit lieues au nord de San Domingo. On y fondoic l’ordes mines de saint Christophe. Dès qu’on eût cessé detravailler à ces mines, la ville de Buenaventura déchutbeaucoup, 8c ce n’est plus rien aujourd’hui. * Htst, de S.Donimgue.

BUENO DESEO,ou le Cap de bon Désir. Voyez.au mot Cap.

BUENOS AYRES, ville de l’Amérique méridionale,capitale de la province de Rio de la Plata, près de l’em-bouchure de Rio de la Plata, avec un évêché suffragantde la Plata.

La premiere fondation de cette ville fut en 1536.Dom Pedro de Mendoza , gouverneur général de toutle pays que l’on comprenoit alors fous le nom de Para-guay , la fit bâtir fur la côte méridionale de Rio de laPlata. Elle eut long-temps beaucoup à souffrir de lapart des Indiens, & fut bien-tôt réduite à une extrêmefamine. En 1559 elle fut évacuée & abandonnée , quoi-que ce fut le seul port où on put recevoir les vaisseauxqui venoient d’Espagne. On commença à la rétablir en15 80, & son premier nom de «. d. de Buenos Ayres, futchangé en celui de la Trinité de Buenos Ayres ; mais onne changea rien à fa situation, qui étoit par les ;4 d34’ 38" de latitude australe. C’est J*» bonté de 1 airqu’on y respire qui lui a donné le nom quelle porte.Le port est aílèz bon; mais comme il faut remonterpendant plus de 60 lieues Rio de la Plata dont la navi-gation est très-périlleufe, on court de grands risquesavant que d’y arriver. Le fort où loge le gouverneur,qui l’est en même temps de toute la province de Rio dela Plata, 8 c capitaine général, est séparé de la ville parun petit ruistèau.

11 n’y a pas encore quarante ans que cette ville étoitrrès-mal bâtie, 8 c n’avoit pas même la forme de ville;les différents quartiers étant séparés par des plaines 8 cdes vergers. Les maisons étoient de longs quarrés quin’avoient qu’un étage & une fenêtre, plusieurs mêmen’en avoienc point, & ne recevoient de jour que par laporte. Aujourd’hui on les bâtit de pierres 8 c de briques,on en voir déja qui ont deux étages. On assuremême que l'église des religieux de saint François &de la Merci, 8 c le portail de la cathédrale ne dépare-roient pas les plus belles villes d’Espagne. Ce font lesouvrages de deux frétés Jésuites Italiens. On comptoir,il y a vingt ans, dans Buenos Ayres, seize mille âmes,dont presque les trois quarts étoient nègres ou mu-lâtres.

Les Espagnols en arrivant à Buenos Ayres ne trouventpoint de différence en son climat, 8 c celui d’Espagne ;mais les pluyes y font fort fréquentes en hiver, 8 c accom-pagnées d'éclairs & de tonnerres si terribles, qu on ne s’yaccoutume point. L’ardeur du soleil pendant Tété est tem-pérée par de petits vents qui s’élévent régulièrement en-tre huit 8 c neuf heures du matin. Un tiers de la ville estenvironné de vastes campagnes toujours couvertes d’unebelle verdure. Le fleuve forme les autres tiers de soncircuit, & paroît comme une vaste mer donc rien neborne la vue, aussi le poistbn y est sort abondant. Lafertilité de son terroir, & la bonté de l’air qu’on y res-pire en feroient un séjour délicieux, si les Espagnols yétoient pins laborieux ; ils ne se sont pas même avisés deplanter des arbres dans les vastes plaines qui les envi-ronnent, & l’on y manquerait de bois pour le besoin,si les ifles, qui font en aflez grand nombre fur le fleuve,n’étoient pas fort bien boisées. Le seul arbre fruitierqu’on y trouve est le pêcher, dont le fruit est excellent ;mais il est si commun, qu’on en coupe des branchespour les faire servir à différens usages. La vigne n’a pasencore réussi dans ces quartiers-là, parce qu’il n’a pasencore été possible de la garantir d’une espece de four-mi qui fe jette destus dès quelle commence à pouffer,& la ronge jusqu’à la racine.

Le port de Buenos Ayres étant le seul pour toutes les

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provinces que l’on comprend fous le nom de Paraguay »on pourrait croire qu’ii s’y fait un grand commerce;mais les habitahs y font si peu opulens, qu’il est difficileque le commerce aille bien loin. Ce qu’on en tire leplus pour l’Espagne, fans compter ce qui en fort parcontrebande, ce font les cuirs 8 c les suifs, avec un peud’herbe du Paraguay. On commence â se plaindre quedes chiens qu’on a laissé devenir sauvages, détruisent SCéloignent beaucoup les bœufs, C e qui causera un granddommage 8 c rendra les cuirs & les suifs beaucoup plusrares. * Htst. du Paraguay , par le pere Cbarlevoix.

BUESSO, (Notre-Dame del) abbayed’hommes»ordre de saint Benoît, de la congrégation de Valladolid,en Espagne, dans le royaume de Léon, au diocèse dePalencia.

BUFAROLA, bourg d’ítalie, auMilanez, à l’occi-dent de la capitale, aux confins du Novarez , fur le ca-nal d’Abiagrasio, entre cette ville 8 c Sesto. * Robertde Vaugondy , Atlas.

BUFFADENSIS, siège épiscopal d’Afrique, dans laNumidie, selon la notice épiscopale d’Afrique, où l’ontrouve Cresces, un de ses évêques.

BUFFIERE, Bufferia, petite ville de France dans leLimousin, à quatre lieues de Limoges, fur le chemin deBrive. 11 y a un prieuré conventuel de l’ordre de saintBenoît.

BUFFLES, ( le Lac des) lac de l’Amérique septen-trionale , dans la partie occidentale de la nouvelle France.

Baudrand remarque qu’il n’est poinc marqué suc les nou-velle cartes.

BUG, ou Boug , grande riviere de Pologne. Elle afa source dans la petite Pologne, assez près de la villede Lemberg, ou Léopol, quelle arrose; de-là entrantdans le palacinat de Belz, elle passe à Busk, reçoit quel-ques autres rivières, coupe une lisiere du palatinat daWolhinie, rentre dans le palatinat de Belz qu’elle avoitquitté, puis dans celui de Russie où est fa source ; elletraverse un coin de la Lithuanie, où elle arrose Brze-scie, Sc se grossit des eaux de la riviere de Muchavecz ,coupe le duché de Podlaquie, & fe tournant vers lecouchant, baigne la Mazovie, qui est de la grande Po-logne , y reçoit, la riviere de Narew, 8 c se perd dansla Wistule , entre Warsovie 8 c Plocz. * De l'IJle zPologne.

II est faux que le Bug rentre dans le palatinat deRussie. U faudrait pour cet effet quêtant entré dans celuide Bêlez il rétrogradât, ce qui n’est pas.

BUGA, ville de la Natolie, dans la haute Cara-manie, près de la source du Madre, â l’occidenc delaville de Cogni. * Baudr. éd. 1705.

BUGARACUM : il est fait mention des Bugaracenses ,troupes nationales, dans la notice de l’Empire , Seít. 8.Ils étoient en garnison dans le département d’Ulyrie ;mais on ne sçait où étoit le lieu dont ils avoient pris ieucnom.

BUGDAN. Leunclavius, au chapitre 71 desesPan-dectes, dit que les Turcs appellent la Moldavie Cara-bogdanìa , c’est-à-dire, la Noire Bugdanie , à cause dubled noir qui y vient en abondance. U dir aussi que lemot de Bogdanie a été donné à cette province, à causeque ses princes prenoit le titre de Bogdan , c’est-à-dire ,Don de Dieu; car Bog ou Bogh, en esclavon signifieDieu , 8 c Dan signifie Don, Ce mot signifie à peu prèsce que signifie en grec Theodose ou Théodore ou Dò-rotheus, 8 cc. comme le rem* rc l l,e Leunclavius au mêmelieu. * Bespier , Rem. ssirRicaut, 1 .1 ,p. iof.

BUGEI, (le) j/'ojsz.Bu gey.

BUGEN, royaume du Japon, dans l’iíle de Ximo.Voyez. Buygen, qui est le vrai nom. .

BUGES, Aviere & lac dela Scytie, près les PalusMéotideíj selon Pline, /. 4, r. 12. Il dit que derrièrela ville de Careine est le lac Buges, qui s e vuide dansD mer par un canal ; qu’une digue de roche le sépare deCaretus, golfe du lac Méotide, & qu’il reçoit les riviè-res Buges, Gerrhus, 8 c Hypanis, qui viennent de di-vers cantons. Prolomée, 2., c. ; » distingue aussi lelac qu’il nomme Byce , ou BucÉ fl»*#, & la rivierequ’il nomme Bycos , Eé---x. Pomp on ‘ us Mêla en faisaqssimention, & le nomme BuceSj A r, c. i, aussi biea