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Tome premier. A - B.
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B Y C R ,

cestuese fut changée en fontaine. Voyez. Biblis.Ortel. Thef.

BYBLOS, ville de Phénicie, entre Sidon & Or-thosie, fameuse par son, attachement au culte d’Ado-nis, que l'on croie avoir ét&blessé par un sanglier. Lefleuve Adonis qui descend dfi Liban , paííè à Byblos,& fe charge en certain temps d’une couleur rouge com*me du sang , à cause d’une certaine terre à traverslaquelle il passe, & qu’il entraîne en grande quantitédans ses débordemens.

Cette ville a repris l’ancien nom hébreu, & s’ap-pelle aujourd’hui Gebail ou Gibet , selon de la Roque,1 . i, p. 38 , e'd. de Paris. Voici ce qu’il en dit dan*ion voyage de Palestine Sc du mont Liban. Gebail ouGibet, est cette ville maritime de Phenicie , située entreBetyte Sc Tripoli, qui retient ce même nom dans leslivres saints, ( a ) & dont les premiers habitans fervoientavec distinction dans les expéditions de mer de la villedé Tyr : ils furent chargés de mettre en œuvre, tk detransporter les bois destinés à la construction du templede Salomon. Les Phéniciens lui donnerent le nom deBiblis, qui fe trouve dans la version des Septante, &dans saint Jérôme : les historiens & les géographes an-ciens l’appellent austi Biblis. Je pastè fous silence lafondation de Biblis par Saturne , selon Sanchoniathon ,auteur prétendu d’une histoire phénicienne, & toutce que disent Plutarque Sc Lucien, qui marquent l’an-cienneté de cette ville, au sujet dlsis ôc d’Ofnis,pourobserver quelle obéit premierement aux rois de Tyr ;mais qu elle secoua leur joug pour fe donner des maî-tres particuliers, qm devinrent tributaires des rois dePerse. Alexandre le Grand la conquit ensuite, & aprèsía mort elle paslà successivement lotis la dominationdes Pcolomées Sc des Seleucides jusqu’à la décadencede ces derniers. Alors la Syrie maritime fut usurpée parlin grand, appeliée Cyngre, qui tint sa cour à Biblis,Sc que Pompée sit mourir. Dans la division des pro-vinces de Syrie, fous les empereurs chrétiens, la villefut comprise dans la Phénicie maritime, ou premiere.Son évêque assista au premier concile de Constantino-ple, & à celui de Calcédoine: on apprend par lesactes de ce dernier, qu’il étoit suffragant du métropoli-tain de Tyr, quoiquel’évêque de Beryte s’en attribuâtquelquefois les droits & les honneurs. Biblis étantdepuis tombée fous la puiflànce des Sarrasins, les Gé-nois croisés s’en rendirent les maîtres. On trouve quelleeut alors un évêque indépendant, auquel le pape In-nocent III a écrit des lettres. La ville retomba fous ladomination des infidèles du temps du fameux Saladin,Sc elle fut enfin soumise aux empereurs Ottomans,lorsque Selim I conquit la Syrie. Gebail est aujourd’huicomprise dans le gouvernement de Tripoli: le bachay tient un officier avec une petite garnison. Elle estfermée de murailles du côté de la terre ; mais elle estouverte du côté de la mer, Sc n’a pour toute défensequ’un château ruiné ; son port que je trouve dans unebelle situation pour des galères, est presque tout com-blé. La ville est habitée par des Mahométans qui y ontdeux ou trois mosquées, & de quelques Grecs qui n’ontqu’une église,on y voit les restes asièz entiers d’un grandpalais, bâti par les Génois. La campagne est extrême-ment agréable, il est vraisemblable que la ville s’yétendoit autrefois, puisqu à l’endroit où nous paslâmesune partie du jour fous de grands sycomores, nous re-marquâmes une infinité de colonnes de granite renver-sées, & à demi-enterrées : j’en découvris une entr’au-tres , qui est double, faite d’un seul & même bloc,d’une prodigieuse longueur, ôc tout-à-fait semblableà celle qui est dans les ruines de l’église de Tyr. Maun-drell, dans son voyage d’Alep à Jérusalem, la nommeGibyle, Sc Carré Jubaye. Voyez, ces mots.

U ne faut pas la confondre avec une autre Biblosque l’on appelloit l’ancienne Bibios. Voyez. l’articlePal^btblos. ( a ) Reg. 1 . 3.

BYBLOS, ville d’Egypre dans le Nil. Forez. Bi-

blii i. J

^^ONICDM. Voyez. Bibonicum.

BYCE. Voyez. Buges.

, - petite ville de Lithuanie, au palatinat

de Míctílaw, fur la rivière occidentale du Nieper,

BYT 187

entre Mohilow &c Rohaczow, à treize lieues de lapremiere, & à dix-sept de la seconde. * Robert de Vau -gondy, Atlas.

BYDGOST, petite ville de Pologne, dans la Prusseroyale, sur la rivière de Berda, qui íe jette dans la.Wistule. C’est la même que les Allemands appellentBromsberg. Voyez. ce mot. * Baudrand, éd. 1705.

BYLAZORA , ancienne ville de Grece. Polybe , t.í, en parle comme de la plus grande ville de la Pteo*nie, Sc très-avantageusement située, aux confins de 1 aMacedoine, & de la Dardanie. Le roi Philippe la prit.Tite-Live,/. 44, en fait mention. Ûrtélius demandeh ce ne scroit point la même que Bulagora dont parleHipocrate.

BYLE. Voyez. Veua.

BYLLIS, ancienne ville de iTUyrie : c’est la mêmeque Bu llis. Voyez, ce mot.

BYLONENSE CONCILIUM : c’est ainsi qu ’ 0 nlisoit dans le décret de Gratien ( Decret. 1 , dijlínct.

1 8 ) Antoine Augustin a bien vû qu’il falloir lire Ca-bilonenfe. ^ *

BYL T/£, peuple de l’ancien'ne Scythie, près dumont Imaus, selon Ptolomée, l. 6 , c. 13.

BYMASUS, ville de la Pasonie, selon Etienne legéographe.

BYR ACHIUM : ce mot est employé comme le nomd’une ville d’Afrique , dans le livre de Caton , de ReRujlica , l. 1. Quelques sçavans ont voulu corriger cemot, &c mettre Dyrachtum , c’est òter une faute pOUty en mettre une autre. Fulyius Vrsinus a dû beaucoupmieux qu’il faut lire Byz.acium. v

BYRCHANIS. Voyez. Burchana.

BYRRA, rivière de la Gaule , près de Narbonne,selon Eginhart. * Vit a Caroli Magni.

BYRRUS, rivière dont parle Paul Diacre, dansson histoire des Lombards, /. 2 , c. 1 3. Lazius dit quele nom moderne est Putjìer , Sc lit ce nom comme s’tlétoit écrit par un P. Pyrrhus. Fortunac le nomme Bit-rhus dans ía vie de saint Martin, 4.

BYRSA, nom d’une partie de la ville de Cartilage.Voyez. Carthage,

BYRSI, peuple de Grece, dans la Macédoine, chezlequel étoit la ville de CydRiaì , selon Strabon, 7 ,p. 327, & Etienne le géographe. Mais Casaubon ai-mèrent mieux lite dans Lt rabon Bfu v £ t ,au lieu de Bofrm.Voyez. Bryg.es.

BYRSIA. On lit dans Justin, /. 12, c. 13, qu’A-lexandre étant détourné d’entrer â Babylone se rendità Byrsia, ville au-delà de l’Euphrate , Sc qui avoirété autrefois abandonnée. D’autres éditions portentBursi a.

BYSALT/E. Voyez. Bisalt^e.

BYSANCE. Voyez. Byzance.

BYSN/EI, Bimieíim, peuple qui saisoit partie des 8e-brices,selon Etienne lg géographe.

BYTAW. Voyez. Buthau.

BYTHARIA, lieu de Thrace, selon Calliste Sc Eva-gre, cités par Ottélius, Tbefaur. Il conjecture qu’il étoitprès de la mer. Voyez. Bythos.

BYHEMANEI, peuples d’Arabie ; ils habitoient uneplaine assez grande, derriere le golfe Lteanice, selonAgatharchide.

BYTHIBS, lieu voisin de Constantinople - selon De-nis de Byfance. Pierre Gilles, dans son traité du Bos-phore, croît que c’est la Bytharia d’Evagre. Il estfait mention de Bytha* iUM , fauxbourg de Constan-tinople, dans les Hvâmiques. Co/. 8, tit. 41.

BYTILO , grosté bourgade de Grece, dans la Mo-rée, dans le B^azzo di Maina. Elle s appelloit autrefoisOetilos. 5trabon lui donne deux noms Pila Bœtilos.Ce dernier a paflé jusqu’à nous fans beaucoup d’altéra-tion ; mais les pilotes italiens changent encore le nomde Bytilo en Vitoulo. Le port est grand, & l’on y mouillesuc íeize ou dix-huit brasses d’eau ; ce qui le rendroit unport admirable si le fond étoit de bonne tenue ; maisil est semé de gros cailloux ou de petits brisans quicoupent les cables. Le vent de terre pour sortir duport de Bytilo est sud-ouest, de sorte qu’il semble qu’onaille donner contre la terre. Il y a là les meilleurs na-geurs du monde ; mais aussi lc lieu est rempli de grands