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Tome second. C - F.
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m et ans qui firent grand feu sur les troupes d u roi ; Maïslorfqu’ils virent qu’on se préparoït à leur donner l’as-íaut, ils tâchèrent de se retirer dans la montagne voi-sine , ce qu’íis ne purent faire fans perte. Parmi plusde cent cinquante hommes qu’on leur tua, se trouvè-rent deux ecclésiastiques qui leur servoient de chefs :la ville fut abandonnée au pillage, Sc brulee ensuite.* Corn. Dict.

CALB, où Galbe, ou Kalbe , ville d’Allemagnedans la vieille marche de Brandebourg, près de la ri-vière de Bile, à deux milles de Gardelébe, entre Do-mitz 8c Magdebòurg. Cette ville appartenoit ancienne-ment à la famille de Krochern, avant qu’ils en fufientchassés par le margrave Albert frété de sélecteur Ot-ton ; mais Pan 1243 , une guerre s’étant élevée en-tre le margrave Otton & Wiìlebrand de Magdebòurg»la ville de Calb fut saccagée. La maison d’Alvensle-ben l’acheta en 1314, 8c du consentement de Gebhardd’Alvensleben 8c de ses frétés, on la fortifia de nou-veau avec le château Pan 1380. Ce château est assezbeau, il appartient avec la ville à la maison d’Alvens-leben. * Zeyler, Brandenb. Topogr. p. 35.

CALBA, ville d’Asie dans le Turquestan. Elle estsituée vers Petnbouchure de la riviere de Tachosca quiva fe jetter dans le Chefel. * Davity,

CALBARIE,ou Calbary, riviere d’Afrique auroyaume de Bénin, ou elle a diverses embouchures augolfe de Guinée ou de S. Thomas. Cette riviere Pf relle-même est peu de chose ; mais, grossie d’une partiedes eaux de celle de Forcados Sc de quelques autres,elle s’étend à Porient du royaume d’Ouvere, au nordde Moço 8c de Kriqué jusqu’à renfermer des iíles dontla plus septentrionale a dix lieues marines de long, l aplus orientale neuf. Celle qui est entre deux est trian-gulaire comme la Sicile, Sc a sept ou huit lieues fur fàbase. Outre sa principale embouchure nommée Calba-ry , ou Rio Real, à Poccident de Kriqué 3 cette rivièreau nord du même pays court vers Porient, Sc ensuitepassant au levant de ce même pays de Kriqué , qu’esteacheve d’enfermer, elle íe perd dans la mer par uneseconde embouchure que l’on appelle aufiíi riviere deCalbary. Elle forme encore deux iíles assez grandes dansun petit golfe qui lui est commun avec Rio del Rey-Tout ce qui est entre les rivières de Forcados 8c Rio delRey , au-dessus des pays d’Ouvere, de Moço Sc de Kri-qué, fe nomme le pays de Calbary. Cette riviere estgrande, mais peu profonde en quelques endroits, 8c nepeut porter que de petits yachts. Le bras occidental quiest large, a à son entrée Sc à Poccident une bourgadeque les Hollandois nomment IVyndorp , ou Village duvin ; les Negres le nomment Fokste. La riviere 8c le paystirent leur nom d’un village nommé auffi Calbarie ouCalbary; les Hollandois y font un commerce considé-rable. Cette habitation située au bord septentrional dubras occidental, est fermée de palissades , baignée ausud par la riviere, 8c défendue au nord par un bois ma-récageux. * De Ciste , Atlas. De la Croix . Desc. deP Afrique , t. 3.

CALBIS, riviere de la Doride, petite contrée deP Asie mineure , selon Ptolomée, l. 5, c. 2. PomponiusMêla, /. x, c. 16, parle auss de cette riviere Sc la metdans la Carie. Surquoi Voííìus observe que les anciensexemplaires de cet auteur portent Galbia, Sc non pasCalbie. Les Grecs ont dit KA&s 8c K<a?<o í , 8c peut-êtreauffi K-xÀ^iat. Etienne dit qu’on le nommoit K-Manw, maisíl n’en fait qu’une fontaine qu’il met dans la Lycie. IIn’y saut rien changer, ajoute Voffius , car Cala,no étoitjnere de Tragasie, de laquelle Caunus 8c Biblis naqui-rent; c’est ce que l’on voít dans des vers de Parthe-irius que Voffius cite tout au long. Le fleuve Galbisavoit encore un autre surnom. Pline, /. 5, c. 28 ,l e nom _me Indus, 8c dit qu’ayant sa source dans les monta-gnes de Cibyra, il reçoit dans son cours plus de soi-xante rivières, Sc plus de cent torrens. Títe-Líve, /. 38,nous apprend que le nom à’Indus, qui signifie VIndien,lui étoit venu de ce qu’un Indien y avoit été renversépar son éléphant. C’est pour cela que la Carie est nom-mée au livre 1 , c. S, v. 8, des Machabées, le pays desIndiens , f e l 0 n P observation du P. Hardouín. Voffiusjuge que cette riviere avoit encore eu un autre nom ;car, dit-il, Plutarque le géographe assure que l’Indus

qui est dans les Indes a été nommé Mausole aupara-vant. 11 avoit lu fans doute que Mausole est l’anciennom de l’Indus, mais de l’Indus de la Carie. 11 seroitsurprenant de trouver le nom de Mausole dans les In-des; mais il ne P est point de le rencontrer dans la Ca-rie , puisque tous les Cariens ont été autrefois nommésMausole s. * ln P lin.

CALBIUM, ou Galbium Fromontorium.Voyez Sa-crum.

CALBIUS. Voyez. Galbis.

CALCACESTER, ou Tadcester, bourg d’An-gleterre en Yorckshire fur la riviere de Worfe, à troislieues de la ville d’Yorck vers le couchant. L’auteurde l’état présent de la grande Bretagne, t. 1, p. Ì27,le nomme Tadcaster, Voyez, Galcaria x.

CALCAR, ville d’Allemagne dans le cercle de West-phalie au duché de Cléves fur le ruisseau de Men. Elleest petite, mais assez agréable, 8c appartient à sélecteurde Brandebourg avec tout le duché. Elle est environnéed’eau 8c de marais » ce qui la rend très-forte. On a re-tranché un coin de ses fortifications où est le châteauqui sert de citadelle à la ville ; les rues font mal faites8c étroites, 8c ce qu’il y a de plus remarquable , c’est lagrande place Scia maison de ville, devant laquelle estun arbre, dont les branches font soutenues de charpenteen façon d’une galerie ombragée de ses feuillages. Ledessous est un lieu de promenade agréable. Lorsque l’onfort de Cal car pour aller à Cléves , on entre dans unpays inculte Sc stérile où l’on voit quelques châteaux.Calcar est à un mille d’Allemagne du Rhin, à deux deCléves , 8c à un peu plus d’Emmeríc. Voyez Calciacx.

1. CALCARIA, ancienne ville de l’ifle de la Gran-de-Bretagne. Antonio la met à neuf milles d ’Eburacum,aujourd’hui Yorck, Sc à vingt de Cambodunum, pré-sentement Almonburry. Ce nom vient fans doute de cequ’il y avoit un four à chaux. L’art de faire la chaux étoitautrefois en vogue dans cette iíìe, témoin cette inscrip-tion, conservée par Reinefius.

Dea: NehalennijeOb Merces rite conservatas M. Secuhd. SilvanusNegottor*, RettariusBritannicianusV. S. L. M.

* B faut lire Negociator Cretarius.

La Déesse qui présidoít à l’art de faire ía chaux, étoitnommée Nehalennia, 8c elle étoit fans doute adorée encet endroit, car le gué de la riviere de Worfe est ap-pellé par les habitans le gué de Sainte-Hélene, nom quia été substitué avec le tems à celui de cette déesse Neha-lennia, que ce gué portoit apparemment du tems du pa-ganisme. Ces remarques font de Gale, p. 42, & juiv.dans son commentaire fur l’itinéraire d'Antonio.

2. CALCARIA, ville maritime de la Gaule Nar-bonnoife, Antonio en fait mention. Bouche l’historiende la Provence, dit que c’est présentement Car r y.

* Itiner.

CALCARIUM FORUM. Voyez Forcalq'uier;

CALCÉ, petite ifle de l’Archipel sur la côte deFAsie mineure, près de celle de Nissera [_Nicaria 011Nijsari, ] Sc de Piscope [ Piseopia. ] Robert dansson voyage du levant, imprimé à la suite de ceux deDampíer, t. 4, p. 295, dit que Fi île de Calcá est ha-bitée par des Grecs fort misérables, qui payent tributaux Vénitiens Sc aux Turcs ; qu’il n’y a point d’huile;mais qu’elle produit un peu de vin, de Forge & quan-tité de sel ; que les vaisseaux ne la fréquentent guéres »parce que fa rade n’est pas trop bonne , 8c qu’on ne sau-roit y faire de l’eau. Elle est nommée Carchi , sur lescartes de Berthelot 8c de l’Ifle. C’est la Chalcia de Stra-bon & de Pline.

CALCEDOINE. Voyez Chalcedoine.

CALCHAQUIS , peuples de l’Amérique méridio-nale , établis depuis long-temps dans deux endroits assezéloignés l’un de l’autre ; il parois que le pays propre-ment, & des uns, 8c des autres, étoit dans une valléedes montagnes du Pérou, qu’on appelle encore aujour-d’hui la vallée de Calchaquí, 8c qui est fur la frontièredu Tucuman- On prétend que ceux qui y étoient éta-blis , inquiétant beaucoup les Espagnols de cette pro-