ies habítans Rîone. On peut voir au mot Sebastopolisles difficultés qui détruisent cette situation de Sebasto-polis.'Les cartes de Satiíon 8 c de de l’ifle ne font aucunemention de cette ville, ni celles du P. Lambert!, & deChardin qui ont vu ces pays-là. * Davity , Mingrelie.
CALTïORISSA , ville d’Asie , dans la petite Ar-ménie, selon Ptolomée. Simler observe que c’est lamême qu’Antonin appelle Olitto Eularisa, commelit Ortélius. L’exemplaire du Vatican porte OlothoEdariza , & celui de Bertius Olotoedariza ,-sur laroute de Nicopolis à Satala, à 28000 pas de la pre-mière.
CALVAIRE , [le] ou Golgotha , c’est-à-dire leCrâne. V'oyez, Golgotha.
La montagne du Calvaire étoít près de Jérusalem , 8 cc’étoit-là apparemment que l'on exécutoit les criminels ;mais lorsque f empereur Adrien fit rebâtir Jérusalemsous le nom d ’ JE lia Capitolina, ce qui est plus détailléà l’article de Jérusalem , le mont Calvaire qui aupara-vant se trouvoit hors de la ville fut presque au centredVElia ; on n’enferma dans cette ville qu’une assez pe-tite partie de l’ancienne Jérusalem. Le mont de Sion >où avoit été le temple , étoit ou labouré comme unchamp, ou couvert de démolitions 8 c de ruines.
Aujourd'hui la ville de Jérusalem estau même endroitoù Adrien l’avoit mise : mais au lieu que ce prince avoitprofané le mont Calvaire , 8 c en particulier la place ouJesus-Christ avoit été mis en croix, celui où son corpsavoit été enseveli, l’impératrice Hélène, mere du grandConstantin y, fit bâtir une superbe église qui subsiste en-core , & l’enrichit de plusieurs ornemens magnifiques »ensorte que la croix 8 c la sépulture de Jesus-Christ 8 c leCalvaire sont plus honorés par tous les Chrétiens , qù ene le fat jamais l’ancienne Jérusalem par les fils de laSynagogue. Le ministre Anglois Maundrell, qui vísi £ace lieu l’an 169/, en parle ainsi ( a ) : l’église du saintSépulcre est sur le mont Calvaire, petite éminence sutle mont Moryah qui est plus grand.... pour rendre cettemontagne propre à bâtir une église, les premiers fonda-teurs furent obligés de la réduire à un rez de chaussée »en applanîssant plusieurs parties du rocher, & en élevantd’autrés ; cependant, l'on a pris foin de ne rien changerou diminuer à la montagne, aux endroits où l’on a cru-que s’étoit passé immédiatement la Basson de NotreSeigneur. C’est pourquoi on a laissé en son entier l’en-droít du Calvaire où l’on dit que Jesus-Christ fut atta-ché 8 c élevé fur la croix, de forte qu’il est encore aujour-d’hui élevé de dix-huït degrés au-dessus durez de chauf-fée; 8 c le saint Sépulchre qui étoit autrefois une voûtetaillee dans le rocher fous terre, est présentement comm eixne grotte sur terre, le rocher ayant été coupé tout al’entour. L’église n’a pas cent pas de long , 8 c soixantede large. Elle contient douze ou treize sanctuaires oulieux consacrés à une vénération extraordinaire , parquelques actes particuliers concernant la mort 8 c la ré-surrection de Jesus-Christ : 1. L’endroit où les soldatslui firent plusieurs indignités : 2. Celui où ils partagè-rent ses vêtemens : 3. Celui où il fut enfermé , tandisque l’on fit le trou où l’on devoit poser la croix, & quel’on preparoit tout pour sa crucifixion : 4. Celui où il futcloué sur la croix: 5. Celui où la croix fut fichée : 6. Ce-lui où étoient les soldats lorsqu’ils lui perceront le côté :7 - Celui ou. 1 on embauma son corps pour l’ensevelír :8 . Celui ou son corps fut mis dans le sépulcre : 9. Celuioù l’Ange apparut aux femmes après la résurrection :10. Celui ou Jesus-Christ apparut lui-même à MarieMagdeléne— II y a dams des galeries tout autour de cetteéglise & dans des petits bâtimens joints au-dehors, cer-tains appartemens ou 1 on reçoit les moines 8 c les pèle-rins , 8 c la plupart des nations chrétiennes y entretenoientautrefois une petite íociete de religieux. Chacune avoitson propre quartier qui lui étoit assigné par les Turcs.Les Latins, les Syriens, Iqx Arméniens, les Abyssins,les Géorgiens» les Nestoriens , les Coptes , les Maro-nites, §cc. avoíent tous autrefois leurs différens apparte-mens dans l’égliíè; maïs des 1 an 1697 » ils avoíent aban-donné ces quartiers > a la réserve de quatre, ne pouvantsubvenir aux frais 8 c aux extorsions que les Turcs leurîmpofoïent; de sorte qu’il n'y avoit plus que l es Latins,les Grecs, les A-rmeniens 8 c les Coptes qui y demeu-rassent ; Sc même -ces derniers n’y avoíent plus qu'un
pauvre moine qui représentoit leur nation, & les Armé-niens y étoient tellement endettés, que l’ondoutoits'ilsne seroient pas bientôt contraints d’abandonner la place.II n’y a donc proprement que les Latins 8 c les Grecsqui possèdent ces saints lieux. Après que ces deux -na-tions se furent long - tems contesté cette possession, soitpar des présens à la cour Ottomane , soit même par desvoies de fait, Louis le Grand obtint de cette cour queles Latins auroient seuls le privilège d’officier publi-quement au saint Sépulcre, les Chrétiens des autres na-tions ayant toutefois la permission d’y entrer pour y faireleurs dévotions particulières, mais non pas le privilèged’y faire les fonctions solemnelles, ( b J cela fut ainsiréglé par les capitulations de 1673 ; mais il ne fut véri-tablement exécuté qu’en 1690. L’auteur , qui, en qua-lité de Protestant, est moins suspect de crédulité qu’urtautre pèlerin, fait une remarque , p. 122, qui mériteattention. A environ quatre pieds 8 c demi de distancedu trou dans lequel on posa le pied de la croix, onvoit lafente merveilleuse du rocher, que l’on dit qui se fit parle tremblement de terre , lequel arriva au tems de lapassion ( c ). Cette fente , telle qu'elle paroît aujour-d’hui, est large d'environ un empan à l’endroit le plusélevé, 8 c profonde de deux, ensuite elle se referme, 8 cse rouvre par en bas, comme on le peut voir dans uneautre chapelle qui est fous celle-là , 8 c cette fente des-cend à une profondeur inconnue dans la terre. II n’y aqu’une tradition qui prouve que cette fente fe fit dans cerocher à la passion de notre Sauveur; mais aussi il est vi-sible que cette brèche n’est pas contrefaite par l’art : carles côtés en sont aussi égaux que deux taillis , & outrecela elle va en serpentant, de maniéré qu’il n’y a pasd’instrumens qui puisse y atteindre. II est remarquableque le Calvaire fait partie de la montagne de Moria,Lc que le texte hébreu de la Génèse nomme ainsi celleoù Abraham eut ordre de se rendre avec son fils 8 c de l’ysacrifier. Voyez. Moria. ( a ) Voyage d’Alep k Jéruj'alem »P- 114. (b) Ibid. p. xi8. (*) Matth. c. 27, f. 51.
CALUCALA, rivière d’Afrique au royaume d’An-gola, dans la province d’Ilamba qu’elle arrose. Elle aíàsource au midi de la rivière de Dande, d’où serpentantverslesud-ouest, elle vase joindre à la riviere de Coanzadéja voisine de son embouchure dans la mer fau midi deEoanda. * De l’I(le 7 carte de Congo.
CALUCONES, ancien peuple de la Rhétíe , selonPline, /. 3 , c. 20, 8 c Ptolomée, /. 2 ,c. 12 , qui les met-tent entre les Suanetes & les Boxantes , c’est-à-dire ,entre les sources du Rhin 8 c l’évêché de Brixen dans leTirol,
CALUCULA, petite ville d’Espagne dans le dépar-tement d’Hispal, ou Sévisse, selon Pline, /. 3 , c. x , 8 cPtolomée, /. 2, c. 4.
CALVELLUM, ville de Toscane : il en est Fait men-tion dans l'édit qu’Annius de Viterbe attribue â Didierroi de Lombardie.
CALVENTI A, lieu de l’exíl & du martyre de Boéce,philosophe chrétien, que Théodoric , roi des Goths enItalie, fit mourir, l’an 5 i$ABaillet,topog. des SS.p. 569.
CALVENTIACUM, nom latin de CHEVANCY.auduché de Luxembourg.
CALUGA. Voyez. Coluga.
1. CALVI CASTRUM. Voyez. Phalacrus.
2. CALVI, ville d’Italíe au royaume de Naples,dans la province de Labour, avec un évêché suffragantde l’archevêché de Capoue; mais elle est petite 8 c pres-que toute déserte , n’ayant plus qu’une vingtaine de mai-sons ; ainsi elle est réduite en village. Elle est à six millesfeulement de Capoue, en allant vers Téano, 8 c à huit deCarinola au levant. Les anciens l’ont connue fous le nomde Cales. Voyez. Calenum.
3. CALVI, ville de l’ifle de Corse dans la Méditerra-née, fur une montagne escarpée , avec une bonne for-teresse & un port en forme de petit golfe fur la côte oc-cidentale de l’iste. Elle est à trente-cinq milles'de laBastie au couchant, 8 c à trente d'Ajazzo vers le nord.On appelle ses habítans Calvezi.
4. CALVI, [le Golfe de] dans la Méditerranéefur la côte occidentale de l’ifle de Corse. II est borné aumidi par le cap de Révéla te , 8 c au nord par celui deDespanô ou Dispa^x. Près du cap de Revelate est ungros écueil entre lequel 8 c la terre on ne peut passer qu’à
peine