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Tome second. C - F.
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î'yo . CAR

Thrace. Ainsi je’ ne vois pas 1# justesse de î’etymologíeque donne Tourreil, dans ses remarques/ur 1a haranguede Demosthéne touchant la paix ( a )j lavoir qu elletiroítion nom de K t h a , le cœur, comme qui diroit le cœurd u pays. Il rapporte deux chofes^qui méritent d’être re-marquées. Chersoblepte roi de Thrace , hors d’état dese maintenir contre Philippe dans la Chersonnese deThrace , l’abandonna aux Athéniens , qui, pour mieuxs’en assurer la possession, y sondèrent des colonies. Lenom grec de Cardia semble marquer qu’elie en étoit une.■Cependant elle est plus ancienne que cette époque. Elleétoit dès-lors considérable, refusa de se soumettre à cetraité ; quoiqu’elle y fût comprise , Sc prit le parti dePhilippe- Les Athéniens-, de peur d’une nouvelle rup-ture avec ce Prince, renoncèrent à leur droit fur cetteplace, Sc souffrirent qu’elle s’exceptât de la loi communeau reste de la Chersonnese. L’autre singularité est assezremarquable. Les Gardiens dressoient leurs chevaux àdaníèr au son de la flûte. Ce bizarre exercice leur cputacher un jour de bataille, par le stratagème du général

de sarmée ennemie, instruit de leur coutume pour avoir

Icng-tems séjourné chez eux > sur le point d’en venir auxmains, il s’avisa de placer aux premiers rangs un corpsde joueurs de flûte, dont les airs mirent les chevaux desGardiens en humeur de danser, ( b ) Sc l’on peut jugercomment finit ce balet. Pausanias dit, /. i, c. 9, qu’un.des grands sujets de mécontentement qu’avoit Hie r0_oiyme , écrivain de Cardie, contre Lysimachus, successeurd'Alexandre, fut de ce que celui-ci avoit renversé la villede Cardie, Sc élevé de ses débris, la ville de Lysim a_chie dans i’isthme de la Chersonnese de Thrace. Plí nequi dit que de Cardie, située sur le golfe Mélanis , ScPactye fur la Propontide, fut formée la ville de Lysi-jmachie , à cinq mille des longs murs, avoit dit quelqueslignes plus haut, que Lysimachíe se dépeuploít déja deson teins; Sc Pausanias, /. 1, c. 10, fait entendre queCardie n’avoit pas été tellement abando’nnée, qu’il n Yfût resté un village de même nom ; car il dit que Lysima-chus ayant été tué dans une bataille , Alexandre st> nqu’il avoit eu d’Òdrysiade , obtint avec peine son corpsqu’il transporta dans la Chersonneseoù íl lui renditles honneurs de la sépulture dans le lieu où l’on voit en-core -son tombeau entre le village de Cardie Sc Pactye.Ainsi quoique Lysimachíe eût été fondée au préjudicede Cardie 8c de Pactye, elle n’étoit pourtant pas bâtiefur leur terrein, mais ce fut une troisième ville différentedes deux, antr.es. Cardie se releva apparemment de sesruines ; car Ptolomée, /. 3, c. 12, près de cinq siéclesâpres le régne Lysimachus , met dans la Cheríon»

ïiese, 8c la traite de ville tahur. II parle aussi de Lyfimarchie, 1. 3, c. 1 1, presque toutes les éditions ajoutent ace mot ceux-ci ?> rá E'iziaMo;, c’est-à-dire, qu’on appelleprésentement Hexamilion. Mais Bertius a raison d’ob-server que cette apostille n’est point de Ptolomée, Sca été ajoutée par une main plus récente ; qu’elle n’estpoint dans les manuscrits de la bibliothèque palatine,£c que le nom d’í-Iexamilion n’étoit pas encore donné ace Heu du tems de Ptolomée. ( a ) Oeuvres de Tourreil »t. 4 ' R /07b -dthen. 1 . 12.

2. C A TOI n,, village de Bithinie aux environs deDascyloH,» selon Pausanias cité par Ortélius. Son exem-plaire étoit íans doute différent de ceux qu’a eu Kuhniusde sédition duquel je me fers; car dans celle-ci, Cardien’y est point qualifié V ;ilage. Pausanias, /. 4, r. 35 , dit :Je ne tiens pas qu il faille regarder comme un grandmiracle s’íl fort de certaines sources des eaux salées ouameres. Je n’oublíeraipas, poursuít-il, deux fontainesdifférentes de lieux Sc de nature. Dans la campagne deCardie, nommée la campagne blanche, près le villagenommé Dascyle, il y a une eau chaude d’un goût plusagréable que celui du laît.^ t- h mina xuá%~

f*>» Atniâ Sifflé) £,-<v haf.x^ofiuyi) A úíxúhis , nmi

^ yxXaClíç êta 11,

CARDIFE, CARDIfFA, ville de la Grande Breta-gne , dans la principauté de Galles > en Glamorgans-hire, dont elle est la ^capitale, Sc dans le diocèse deLandais, près de sembduchure de la riviere de TafffouTave), dans la Saverne. Elle a un havre commode^ Sctient deux marches par semaine, FitZ Haimon, personneconsidérable en ce pays-là, fortifia cette ville, en y bâ-tissant des murailles & un château, où Robert, fils aîné

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de Guillaume le Conquérant, mourut aprqs une longueprison. * Etat préj. de la Grande Bretag. t. 1, p. 14Z.

CARDIGAN ou Cardighan, en latin Ceretica,ville de la Grande Bretagne au pays de Galles , dansune province qui en est appeilée Cardiganshire. Elle estagréablement .située fur le Tivy, près de fa chute dansla mer, à cent quarante-fix milles de Londres. C’est unebonne ville environnée de murailles Sc fortifiée d’un châ-teau ; il y a une belle église. Cardigan est à sexrremitéde la province, 8c fur la frontière de celle de Pembroke,Baudrand , e'd. 1705 , avoit fort bien dit Ceretica, commele nom latin de la ville Sc de la province de Cardigan.On s’est avisé , par je ne sais quel caprice, de lui fairedire dans sédition françoise Cardignum , comme si laville s’appelloit ainsi en latin , Sc Ceretica ComitatusCardigan a p our Cardiganshire. Dans sédition latine , ilcite le P. Briet, comme ayant dit que Cardigan a étéautrefois nommé Tuerobins s cela n’est pas ainsi. Le PereBriet, paraît. 2. part. dit, Ceretica : Cardigan, adfi. Tivium Tivy, olim Tubsrovius. Ce n’est pas que Bau-drand ne dise beaucoup mieux que le P. Briet, mais íâfaute consiste en ce qu’il cite ce Pere , au lieu de Ptolo-mée qui nomme TueroFis (au génitif Tuerobios), uneriviere d’Angleterre que Cambden croit être, non pasla ville de Cardigan, ce qui seroìt ridicule , mais la ri-vière de Tivy qui y passe , 8c à cause de laquelle cetteville a été nommée Aber-Tivy , comme le remarqueCambden. II observe que ce fut Gilbert, fils de Richard,comte de Ciare qui la fortifia; mais quoi qu’il assure queles anciens ont nommé Ceretica, il n’en nomme pasun seul.

CARDIGANSHIRE, contrée de la Grande Bre-tagne , dans la principauté de Galles, au diocèse de saintDavid. Cette province est bornée au nord par celle deMerionet; à sorient par celles de Montgomeri 8c deRadnord; au midi par celles de Caermarthen 8c de Pem-broke, Sc à l’occident par la mer d’Irlande ou canal deS. George. Elle a quatre-vingt-quatorze milles de tour,Sc contient environ 520000 arpens 8c 3163 massons. Elleabonde en bled, en bétail, en poisson Sc en gibier. Elleest devenue fameuse depuis peu pour ses mines d’argent,de .plomb & de cuivre. On y compte 77 paroisses 8c qua^tre villes ou bourgs où l’on.tient marché. D’Audifret n’ymet qu’une feule ville ; cette province est, dit-il > divisésen cinq Hundreds, où est la feule ville de Cardigan....fortifiée par Gilbert, fils de Richard, comte de Clarence.Il se trompe, le Clarenfìs de Cambden, signifie comtede Gare ; Clarence n’étoit pas un comté de ïa GrandeBretagne, mais un duché dans la Morée, II dit beau-coup mieux quelques lignes après. Elle eut des seigneursparticuliers avant qu’elle fût érigée en comté. Henri !.la donna à Gilbert, comte de Gare, 8c cette donationfut confirmée à Richard par Henri II. Cambden dit Ro-ger, & non pas Richard. Cadugano autcm à Madoco nc-pote ex improviso transfoffo , Rogerus de Clare pofieiCereticam JHenrïcï 11 . munifcentia accepìt. Mais ceRoger eut un fils qui, à ce que croit Cambden, s’ap-pelloit Richard, 8c fut tué par les Gallois. Rhésus ,prince de South -Vallès, s’empara de la province deCardigan, qui néanmoins revint peu à peu , 8c fans coupférir au pouvoir des Angìois.* Etat prejent de laGrandeBretagne, t. 1, p. 141.

CARBILLAC ou Cardaieiac, petite ville deFrance en Quercí, dans sélection de Figeac; elle a titrede marquisat.

CAR DIVA. Voyez, Caredive.

CARDQBIANCA. Voyez. Cardabianca.

CARBONE, ville d’Espagne, dans la principautéde Catalogne, un peu au-dessous de Solsone, fur unehauteur au nord du Cardonero. Elle est jolie 8c assezforte, comme il a paru par la longue résistance qu’èllea faite aux armes de son souverain, lorsqu’elje eut em-brassé le parti de i’archiduc d’Autriche. Elle a le titrede duché ; 8c elle avoit eu plus de vingt vicomtes avantHugues second, du nom. Folch de Cardonefut créé comtede Cardons en 1375 , par le roi D. Pedro IV , roi d’Ar-ragon. Il sut perç de Jean Raimond , de Hugues Scd’Antoïne Folch de Cardona. De ce dernier font issusles comtes de Golisano en Sicile , dont la lignée estéteinte. De Hugues , font descendus les ducs de Sorr.a,Sessa 8c Baëna. * Vayrac, Etat prés. de^l’Esp. t. 3 - P- 55 ’