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Tome second. C - F.
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a Rome* Alexand. Donat. de urbe Roma , c. 2 J.

? CASTRA PUERORUM, selon sédition ordinaired’Antonín , ou Castra Puerum, selon l’éxemplairedu Vatican, lieu d’Afrique dans la Mauritanie Césarien-se , entre Gilva colonie Sc P or t us- divinus. Les chifresdes distances varient beaucoup dans les éxemplaires.

CASTRA REGINA. II est fait mention de ce lieuau département de la Rhétíe dans les notices de PEmpire,feîli 59 , en ces termes : Pr&fechis Icgìonís tertio, haliezpartis superions Castra Regina , mine vallato. Ortéliuscite Lazíus qui dit que c’est présentement Roking.Voyez. Augusta Tiberii.

CASTRA SEBERÍ ANENSIS. Entre les évêquesde la Mauritanie Césarienne la notice d’Afrique nommeFauste qui l’étoít dé ce liéu-là, Faufius Castra-Seberta-nensts.

CASTRA SERVILIA. Le P. Hardouin observequ’aulieu de Castra Julía, quelques éxemplaires dePline ont à l’endroit cité, L 4, c. 22. Castra Ser-

VILIA.

CASTRA TYRIORUM , lieu particulier de PE-gypte > peu loin de Memphis , selon Hérodote , 2»

n. 112.

CASTRA VALI ou Castavali. La notice du pa-triarchat d’Antioche nomme ainsi une ville épiscopalefous la métropole d’Anazarbe.

CASTRÁVAN , montagnes de Syrie, qui font par-tie du mont Liban , habitées par les Maronites.

CASTRA VETERA. PW Vetera.

} CASTRA VICELLIANA. Ortélius. Thés. dit furl’autorité de Charles Clusius que ces mots se lisent dansquelques anciennes inscriptions trouvées à Medelin. IIajoute que Varrerius 8 c Moralés assurent que Medelinétoit anciennement nommé Metallina ., Voyez. Metal-ilNUM.

CASTRA VIN ARIA , anciennne ville d’Espagne.Pline en fait mention ; 3 c le P. Hardouin doute si ce neseroit pas la même chose que Castra Posthumiana.CASTRA ULCISIA. Voyez. Ulcisia.

CASTRA ULPIA. Voyez. Ulîia.

CASTRALA ou Castralla, village d’Espagne auroyaume de Valence. Voyez, l’article Castrum. Al-îum.

CASTRANUM MUNICIPIUM , lieu municipald Italie, selon le livre des limites.

CASTRAVALET. Ortélius dit : Evêché fous lele ge d’Anazarba, Sc cite Guillaume de Tyr. Voyez. Cas-tra V ALI _ C’est le même lieu.

CASTRES, ville de France au Languedoc dans l’Al-u'a 20 .^’ ^ ur FAgoust qui la sépare en deux parties. Noshistoriens l’ontappellée diversement en latin Castra, Cas-l Is ’ Castrum Albigenfium , & villa Caflrensts. Ortéliusquelques autres géographes ont crû mal-à-propos que(ï\ res .ê^it la Cessero de Pline.Piganiol de la Forcej,J!’ qui relevé cette erreur, dit que c’est S. Tubery furr aut auprès d’Agde ( b ). Castres doit son origine aune3 q * u i fut fondée, selonPopiníon de quelques-uns,^ ar , uarlemagne à l’honneur de S. Benoît; en quoi ilses a j^° r dent pas avec l’auteur de la chronique des éve-ils 5 â j k* ôc des abbés de Castres , qui a écrit vers lefonrf U - du tre i z i etn e siécle, lequel attribue la premierestin \V°fr de Ce m °uastere à un solitaire nommé Fau-comr>2»» E qu'après Faustin, Robert avec deux de sesmiere fbbé 1 í âtk des ceilules > & que ce fut le pre-

mus. Enfin , on viìi £*f C ‘J* C f ren s ls {°* s f ° ng ° A °~1íp„ n», z r V .t a l a tete cette chronique que ce

, ^ ur a rivie re d’Agoust fut nommé un camp

I1V11 que ces premiers moines campèrent en ce

t ■ y- u stantli Reneditli militantes Castra me-

érr',J U - nt ' d ■ Sui ne paroît pas vraisemblable ; & cetîl mptT ^ U1 _? V .^ cu P res de six cens ans après le tems oufoi. Ce 3 ° n< ar° n de ^ a às, est trop récent pour faireanciennl U1 ^ ftsUr i’ C ’ est °l ue i^bbaye dé Castres doit êtrela fin dS do qUC k 4\ Ue êr°it déja fort considérable furtorien anvloP-^^^ ^de comme on le voit par l’hís-des Vaux do „ oger de Hoveden, 8c par Pierre, moine69. ( b ) Longuerù^Vl (>> D f SCT - de la France ' k- 4 ' k-

fciaFr ,,. P . ,} 6 .

fondateurs 8 c les seuls ^? noit de Castres avoient été les

Us avoient donné des privuïJÍ^ ce “ e Y ille ’ a lat l uelleP JVileges , mais durant la guerre

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des Albigeois les habitans se rendirent à Simon comtede Montfort, §c le reconnurent pour seigneur. Simon laiílacette ville en propre à son fils Philippe, qusi n’eut qu’unefille nommée Eléonor , laquelle apporta en dot à sonmari, Jean comte de Vendôme, la seigneurie ae Cas-tres.

Les biens de la ifiaison de Vendôme vinrent à Jeancomte de la Marche, cadet de Bourbon, pat le mariagede Catherine de Vendôme. Le fils aîné de Jean'Sc deCatherine » nommé Jacques , fut comte de la Marche Scde Castres ; parce que Castres avoit été érigé en comtépar le roi Jean Pan 13 55, en faveur du comte Jean, perede Catherine de Vendôme. Jacques de Bourbon, comtede la Marche ,n’eut qu’une fille nommée Eléonor, quiépousa Bernard d’Armagnac > comte de Pardiac , dontlefils Jacques fut condamné à mort, Sc tous ses biens fu-rent confisqués par un arrêt du parlement de Paris l’an1477 -

L’année suivante Louis XI. donna le comté de Castresà Roffillo del Giudice napolitain , son lieutenant généralen Rouffillon. Boffillo del Giudice , que des auteurs ap-pellent Boffile des Juges, laissa une fille nommée Louiíe,qui prétendit hériter du comté de Castres. Plusieurs au-tres intervinrent, disolent avoir droit à ce comté ; maisle procureur général ayant maintenu fous François I.ce que son prédécesseur avoit fait sous Louis XI. fit dé-bouter , par arrêt du parlement rendu l’an 15x9. toutesles personnes qui prétendoient d ce comté ; 8 c à fa ré-quisition il fut réuni à la couronne , comme tout le restedes Albigeois de la sénéchaulsée de Carcasionne.

Le monastère de saint Benoît de Castres, après avoirété indépendant, fut mis fous la correction 8e juridictionde l’abbe de S. Victor à Marseille; mais Pan 1317, lapape Jean XXII. érigea l’abbaye de Castres en évêché,Sc lui attribua ufie partie des revenus de l’évêché d’Albi.

Ce pape,créa premier évêque de Castres Dieu-Donné,abbé de Lagni près de Paris , 8 c il mit cet évêché fous lamétropole de Bourges. Les moines Bénédictins qu!étoient restés en cette église, en ont composé le chapi-tre jusqu’au régne de François I Paul III. Pan 1535 ,sécularisa ,ces moines 8c changea le monastère en unchapi tre ^culier, à la sollicitation de Jacques de Tour-non é.vêque de Castres » qui etoit appuyé du crédit deson sie re le cardinal de Tournon.

Les habitans de Castres embrassèrent la P. réforma-tion au commencement des troubles , après la mortdssíenri II, Sc ruinèrent toutes les églises des Catholi-ques Fan 1567. Ils fortifièrent cette ville qu’ils érigè-rent en une espèce de république ; mais Pan 1629 - leparti ayant été vaincu Sc subjugué par Louis XIII. leshabitans de Castres furent contraints de se soumettre &de démolir leurs fortifications.

C’est dans cette ville qu’étoít établi le tribunal »nommé la chambre de l’édít, où tous les. P. réformés duressort de Toulouse avoient leurs causes commises.Louis XIV. l a transféra Pan 1579 , à Castelnaudari, Sc,la supprima l’an 1685.

L’évêque de Castres est suffragant d’Albi ; son cha-pitre a un prévôt, deux archidiacres & seize chanoines.Ce diocèse ne comprend que soìxante-dix-neuf paroissesSc deux abbayes , sçavoir , celle d’ARDOREL , ordre deCîteaux, de la filiation de Cadouin , Sc fondée versl’an HZZ , 8c celle de Vieilmur de Bénédictines. * Pi-ganiol de la Force , p. Z2.

11 y a à Castres une sénéchaulsée ressortissante à cellede Carcassonne. Le commerce de ce diocèse consiste enbestiaux, en petites étoffes , comme ratines , burats ,cordelats , bayettes, serges 8c crépons. * Piganiol de laForce, pag. 58.

Castres a été la patrie d’André Placier qui y naquit le6 Avril 1051, de parens de la religion P. réformée, qu’ilabjura en 1685. II a été un des hommes illustres de notretems, par ses traductions d’excellens livres des anciens,accompagnées de sçavantes notes. II fut reçu à l’acadé-mie des belles lettres » Sc à l’académie Françoise en 1695.8c devînt académicien pensionnaire de la premiere en1701, Sc secrétaire perpétuel de la seconde en * 7*3 l 1obtint la charge de garde des livres du cabinet u ouvre,qui lui donna un appartement au Louvre, y j U ^ U a e18 Septembre , 7 « Son nom ne t ír»f»™om s delutt redes écrits de madame Dacíer íâ fcí 11 * j connue