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Les deux experts se transportèrent fur les lieux j 8cpour en avoir une co'nnoíssance parfaite , ils en firentdresser une carte topographique. O "accord l'un & l’au-tre , ils divisèrent le tout en deux portions égales
Trois ans après , le due de Parme fit remettre à Romehuit cens quatorze mille huit cens soixante 8c quinzeécus , partie en espèces , partie en lettres de change :lesquelles ayant été acquitées , 8c la somme se trouvanttoute entiere en argent, il constitua pour ion procureurgénéral, à i’effet de ce payement, l’auditeur Jules Platon!.Celui-ci fit ses offres , dans toutes les formes , Sc inter-pella par plusieurs fois tant le trésorier général Sc lecom-
miffairë général, que les S rs Pierre Sc Philippe Nerlí, dé-positaires généraux de la chambre'Apostolique, àcequ’ilseussent à recevoir ladite somme. Ce fut toujours inutile-ment ; desorte qu’il fut réduit à lés citer tous devant le car-dinal Camerlingue, pour y réitérer ses offres; protestant detous les dépens, dommages Sc intérêts,que le duc de Parmeson committent avoit souffert,Sc souffriroit en conséquencedu refus injuste, qu’ils faisoient de recevoir les 814875écus qu’il leur offroit de fa part pour le premier des deuxpayemens stipulés. Le commissaire général signa l’actede sommation, disant au contraire, que l’offre n’étant queverbale , on n’y devoit faire nulle attention, que c’étoítà l’auditeur Platon!, à justifier la réalité de ses offres, Scà prouver que l’argent étoit véritablement tout prêt.
Pour faire voir combien cette chicane étoit mal fon-dée, l’auditeur Platon!, le 20 Mai 1665 , obtint du ducde Chaulnes, ambassadeur de France, deux de íes gen-tilshommes , l’abbé Bigorre Sc l’abbé de Santi, l’un sé-crétasse pour les lettres françoises, 8c l’autre pour les let-tres italiennes , 8c leur fit voir la somme en présenced’Anselme Cellíni, notaire public , ouvrant les coffres 8cles sacs ou elle étoit, partie en or , partie en argent ;après quoi il fit tirer, des mêmes coffres, vingt íacs con-tenant soixante mille pistoles d’or , partie monnoie d’I-talie, partie monnoie d’Espagne , pour les porter auxS r »Nerli, dépositaires de la chambre Apostolique , avec in-tention de porter tout de fuite le restant de la sommeentiere. II fit mettre les vingt sacs dans deux caisses dehois, dix dans chacune , le tout en présence du notaire&des témoins , qui les virent porter dans la cour du palaisfarnése , où logoit l’ambassadeur de France, 8c mettredans deux caroífes de l’ambaffadeur. Platon!, accompagnédu notaire 8c des témoins, se transporta avec eux à la dé-positasserie générale de la chambre Apostolique ,8c réíte-ta íes offres à Pierre Nerli, dépositaire général, qui ditil ne pouvoit les accepter fans un ordre exprès dutrésorier. L’auditeur Platoni obtint que l’abbé de Santijroit fur le champ trouver le trésorier 8c lui demander1 ordre pour les dépositaires. II y alla en effet, 8c n’enfut rien obtenir. L’abbé de Santi étant revenu à la dé-positairerie, Sc ayant déclaré à l’auditeur Platoni, 8c aux, e P 5 > sitaires le refus du trésorier , l’auditeur ne laissa pasoe faire apporter une des caisses pleines d’or , qui étoientTvT nS i-,, s carosses. II en tira les sacs , montrant à Pierre
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Nerli p
or qui étoit dedans ; il fit, avec beaucoup d’ins-
tances , ses*offres! deniers découverts ; eíles furent éga-lement rejettées. Tír ,
, L "affaire en étoit là lorsqu’ Alêxandre VU , étant mortle 2.2 de Mai 1667 , le cardinal Rospiglmsi fut élu en íaplace, fous le nom de Clément IX. Les ministres du due
de Parme renouvellerent leurs instances. Tout íut mutile, 8c l’audit!
eur Platoni fut réduit à faire signifier deral fiev CS Ç. ar é cn "t, 8c à citer le commissaire géné-malités nr ^umerlingue , avec toutes les for-
VlT Ti ^ ° e S atl ° ns stu’H avoit faites fous Alêxandreauxdénnsil 0 -^ 6 m ^ me les offres qu’il avoit faitesdé Dosi L,. * 1 , e transporta comme auparavant à lace - &. „ e ' ne , ans J es carosses de l’ambaffadeur de Fran-
tenouveFla e ses e prSestat S ;ons rmalÌtéS & ^ ^ "
nal AlTerldf^I^ 9 Décembre 1669, le cardi-de Parme fit f - UCCe a, f ous le nom de Clement X. Le ducmêmes offres"x/'i H conseiller Charles Césarini, lesfous les deux Patlp f î ? e ÏÏ es ^stances qu’il avoit faitescès encore; carie p?* cédons. Ce fut avec moins de suc-palais Quirinal ’e ilpy* u consistoire secret, tenu audonner aux cardinaux re se contenta d’or-
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1 s eussent a lui donner, dans
quelque tems, leur avis par écrit, fur la demande du duc deParme. Sur la nouvelle de cette proposition , le duc deParme dépêcha un Courier à son ministre Céíarini, avecdéfenses expresses d’agir en aucune façon auprès des car-dinaux » pour en avoir une décision favorable. Il disoitque Castro 8c Ronciglione étant désincamerés dans toutesles formes, on n’en devoit plus être à délibérer, 8c qu’o nn’avoít qu’à éxécuter de bonne foi, Ce dont on.étoit con-venu réciproquement.
Tous les cardinaux opinèrent pour la négative , chacunfous divers prétextes. Enfin pendant toutes ces forma-lité, ces chicanes, les huit années prescrites par le trai-té de Pis e pour le rachat de Castro 8c de Ronciglionealloient expirer. Afin donc de conserver en leur entiertous les droits de la maison de Parme. Césarini recom-mença ses offres 8c ses protestations, devant le cardinalCamerlingue , suivant l’ordre exprès qu’il en avoit duduc de Parme le 14 Janvier 1672.
Apres la mort de Clement X , les mêmes poursuites,de ss P art du duc de Parme, furent réitérées fous InnocentXI. Alêxandre VIII, 8c Innocent XII, comme il paroit parles procédures 8c les protestations renouvellées juridique-ment le 25 de Février 1673» 14 d’Août 1690, 8c 24Octobre 1691 ; mais elles n’eurent pas plus de succès queles premieres. Dans les dífférens traités de paix le duc deParme a soutenu auffi ses droits fur les duchés de Castro 8cde Ronciglione devant les puissances contractantes 8c leursplénipotentiaires.Pour cet effet il envoya àRyswyk le mar-quis de la Rosa, à Utrecht 8c à Cambrai le comte Sanse-verino d’Arragona; 8c il n’a négligé aucune occafion derendre publique la justice de ses droits, 8c de déclarer queson intention étoit de recouvrer un état qui a été possédé »pendant plus de cent ans, par ses ancêtres, avec le titre^evicaires de la sainte Eglise ; en vertu des permutationsfie Frascati 8c d e Nepí, 8c des sommes employées ausoulagement de l’Eglise , 8c pour la propre personne despapes; un état enfin qui, ensuite par la libéralité de PaulIII, a été transmis, avec le titre de duché, à tous les des-
cendans de l a maison Farnése.
Cet article est la substance d’un mémoire fourni pat.un duc de Parme.
Le duché de Castro est fertile en grains.,8c en fruits-'OutreCastro il y a Toscanella , Montasse , Marta 8cBorgh etto , qui font plutôt des bourgs que des villes, j
2. CASTRO , ville d’Italie au royaume de Naplesdans l a province d’Otrante, fur la cote de la mer Ionien-ne, avec un évêché suffragant de l’archevêque d’Otran-te. Elle a été fort maltraitée par les Turcs, íìir-toutl"an1537, & ce n’est plus présentement qu’un village à sixmiH eS d Otrante, á neuf d’Aleffano , 8c a seize du capde Leuca. * Baudránd , édit. 1705 -
3. CASTRO ( a ) , ville de í’Amériqueméridionale,au Chili dans l’iste de Chiloé, qui est entre l’océan 8c lelac d’Ancud. De Laet ( b ) la met à quarante-deux lieuesde la ville d’Osorno vers le sud. Elle est, pouríuit-il, en-tre deux torrens avec un petit château qui commande leport J les maisons font épaisses çà 8c là , 8c il n’y a ni mu-rasses ni remparts. Voyez, l’article Chiloé , ( a ) De l’IJle,At'as, ( b ) Indes occident. 1. 12 , c. 12.
CASTRO, anciennement Mitylene , ville de l’Archi-pel capitale, de l’iste de MeteJín, dans la partie orientalede l’iste. Cette ville, où le hacha fait ía résidence , est dé-fendue par un château que les Turcs y ont bâti fur unepetite colíne , 8c d’où ils dominent fur l’entrée des deuxpetits ports, qui font fous les murailles de la ville. Barbe-rouffe , fi fameux par ses pirateries, étoit originaire deMetelin.
CASTRO CARO , bourg de la Romagne Floren-tine , dans l’état du grand duc de Toscane , fur la mêmerivière que Forlí, 8c à six milles au-deffus ; au pied del’Apennin 8c non pas du mont Aventln , comme le ditCorneille , qui a copié cette erreur de Maty. Baudrandavoit pourtant fort bien dit au pied de l’Apennin. Oncroît que c’est là Salsubium des anciens. Voyez, cemot. n
CASTRO DI MAIN A, en latin Mamotarum La s ~trum , forteresse de Morée, qui fut bâtie suc ss , a ?
tapan l’am 570, pour brider les Mainotes ; mai Véni-
tiens la prirent 8c la rasèrent la mëm e al î?Tfl ' .
CASTRO GIOVANNI, selon de 1111 e ou