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figes dans les Alpes grecques. Hadrien de Valois vou-droitque ce géographe les eût mises dans les Alpes Cot-ties à l’éxemple de Pline. Le P. Briet, Parall. 2, part.1.6, c. 2 , brouille un peu les choses • dans un Gataloguedes îiOms employés par Jules César, par rapport a la géo-graphie des Gaules, il explique, c. 3. Caturiges par lediocèse d’Embrun, & dans ce qu’il appelle la division desGaules par Auguste , il met les Caturiges pour le Ga-pençois, & Ebroduntii pour le diocèse d’Embrun. Cetteincertitude est levée par l'opinion qu’a eu Sanson , dansses remarques fur la carte de l’ancienne Gaule. Il tientque les Caturiges répondent aux diocèses d’Embrun & deGap, qui font , dit-il, partie en Dauphiné Sc partie enProvence 3, voici ses preuves. Leur position , dit-il , seprouve par la position de leurs villes capitales qui font£bredunum!k Vapincum, Embrun 8c Gap. Leur conti-nence íe prouve parcelle des deux diocèses d’Embrun Scde Gap. Je mets Gap avec Embrun fous les peuples Ca-turiges, quoique cela ne se puisse trouver chez les anciensauteurs qui ne mettent qu ’Ebrodumtm in Caturigìbus.Ce qui me le fait juger, c’est que Gap ne se trouve placéchez aucun ancien peuple Sc Chorges , que les itinérai-res romains appellent Caturiga , 8cc. étant entre EmbrunSc Gap , Sc fur les limites de l’un 8c de l’autre diocèseconsidérés séparément » mais au milieu des deux étantjoints ensemble; Chorges , dis-je , répondant au nom deCaturiges , fa juridiction ou ses dépendances ne peu-vent avoircommodémentSc raisonnablement été assignéesqu’en lui donnant l’un Sc l’autre diocèse ensemble.
CATURIGUM EBRODUNUM, ancien nom dela ville d’EMBRUN. Voyez, ce mot.
CATURRACTONIUM. V. Cataracïonium.
CATURRIGA , selon quelques éxemplaires d’An-ton in , pour Caturica ou Caturiga. Voyez. Caturig«,2.
CAÎURSIA pour Cartujìa. Voyez. CatorissiuM.
CATUS, bourg de Erance dans le Quercy furie Vert,â trois lieues de Cahors vers le nord. * Baudrand , ed.1705 , il y a un prieuré conventuel de l’ordre de Cluny.
CATUSIACUM , au lieu de ce mot qu’on lit dansAntonin, les critiques ont rétabli Carisiacum.
CATWICK. Voyez. Katwyck.
< CATYEUCHLANI , ancien peuple de l’ifle d’Al-bion , selon Ptolomée, /. 2 , c. 2 , c’est-à-dire, de l’ifle dela Grande Bretagne. Dion Caísius ,1.6 , p. 678 , les nom-me Catuellani , MkeaW. Le pere Briet croit qu’ílsrépondoient aux comtés d eBukingan Sc de Herfort. Or-télius avoit dit après Leland Sc Lhuyd , que ce font lespays de Bucbingam Sc de Herford. L’état présent de laGrande Bretagne , t. r, p. %6 , les fait répondre à trorsprovinces d’Angleterre ; sçavoir, Buckingamshire » Bed-fordshire 8c 'Worckshire ; outre l’inéxactitude de ce der-nier nom, on peut seulement conclure de ces divers fen-timens que ce peuple occupoit un pays aux environs deBuckinghamshïre.
CATZENELLEBOGEN,comté d’Allemagne dansla Hesse , ainsi appellé d u château du même nom, qui estfur l es frontières dú comté de Nassau, en latin Cattìme-libocenfìs Comitatus. Ce comté est divisé en deux parties ;la supérieure , qu’on nomme autrement le haut comté ,s’étend depuis le confluent du Rhin Sc du Mein ,-jusqu’àla Bergstrnfs» au palatinat 8c au comté d’Erpach, Sc peutavoir dix lieues de long Sc six de large; Darmstàd est faville capitale ; les autres lieux font Zwingenberg , Ge-raw , Hain , Russelheim. La partie inférieure , nomméeordinairement I e k as comté, confine avec les archevêchésde Mayence 8c de Treve, 8c les comtés de Nassau Sc deDietz ; est longue de sept ou huit lieues 8c large de qua-tre. Elle appartient presque entierement au landgravede Hesse-Rhinfels, Sc c’est proprement l’ancien comté deCatzenellebogen. II y a la petite ville de saint Gever ousaint Goar sur le Rhin, Nasteden, Schonaw, Hohnstein.Ce comté étoit originairement entre les archevêchés deTreves 8c de Mayence ; Sc fut possédé par une maisonaussi ancienne que puissante, qui accrut considérablementson domaine, dont une partie s’etendant entre le Mein8c le Neckre, fut cause qu’on le divisa en supérieur Sc in-férieur. Wolfgang qui vivoit au començement du sixièmesiécle, a été le premier comte de Catzenellebogen. Hen-ri III, landgrave de Heste acquit ce comte par son ma-riage avec Anne, fil-6 unique Sc héritière de Philippe leVieux , Sc il en eut Guillaume le Jeune, Matfiilde, qui
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épousa Jean, duc deCléves l’an 1478 , Sc Elisabeth ma-riée en 1481, avec Jean, comte de Nassau-Dillembourg.Guillaume étant mort sans enfans , les landgraves ceHesse lui succédèrent en vertu d’une substitution établiedans la maison de Hesse ; Guillaume y avoit aussi com-pris les biens maternels. Le ducs de Cléves Sc les com-tes de Nassau s’y opposèrent, prétendant être les héri-tiers légitimes ; les landgraves répliquèrent que Mathil-de 8c Elisabeth ayant renoncé par leurs contrats de ma-riage à tous les biens paternels Sc maternels , n’y pou-voient plus avoir aucun droit, Sc après de longues suitescette affaire fut terminée à l’avantage des landgraves. *Corn. Dict. D’^udifret, géogr. t. 3.
CATZURE, monastère de Grece , dont il est parlédans les sanctions pontificales des empereurs d’Oríent.Ortélïus croit qu’il étoit à Arta ville de l’Ambracie.
GAVA , ce nom latin qui signifie Creu/è, a été em-ployé en cette langue à l’égard de certains pays qu!etoient distingués en deux parties, dont l’une étoit héris-sée de montagnes, l’autre abaissée en vallées Sc en plai-nes ; ainsi les géographes ont appellé Cava Syria ce queles Grecs appelloient L-L-, d’où le mot de Celesy-rie s’est formé. Au lieu de ces mots Cava Syria , on litdans sédition de Ptolomée par Bertius Curva Syria.
1. CAVA , ville d’Italie au royaume de-Naples, dansH principauté citérieure au pied du montMetelian. Elleest assez grande 8c bien peuplée , avec un évêché suffra-gant de Salerne ; mais relevant immédiatement du saintsiège. C’est une ville nouvelle bâtie sur les ruines deVietrí, qui occupe la place de l’anc. Marcina, elle est àquatre milles de Salerne Sc de la côte du golfe de ce nom »au couchant d’hiver en allant vers Nocera. On remarqueque son évêché ne passe pas l’enceinte de la ville.Corneilleentend fans doute d’une autre supériorité que de cellede l’évêque , ce qu’il dit sçavoir que cette ville a sous elleautant de villages qu’il y a de jours à l’an. Davity, Eu-rope , t. 3 , p. 5x8 » de qui il a pris cette circonstance ,ajoute que cette ville est divisée en quatre quartiers quel’on appellé provinces, Sc qui reçoivent leurs noms desquatre principaux villages de ce grand fond de pays quise trouvoíen't lórsqu’on commença de bâtir le monastèreSc la ville ; qu’ils étolent nommés , corniste ils font a pré-sent , Mítígliano, Pasciano, S. Adjutore , vulgairementS. Aitoro Sc la Cava qui s’appelloït alors la Fenestra.H ajoute qu’elle est renommée pour son beau fauxbourgde ScacciavênTi. * Baudrand, éd. 1705.
2. CAVA ou Cave , petit ííle de la mer d’Ecosse,Une des Orcades au nord de celle de Hoy, au voisinagede Flota à l’ouest; elle fertile Sc agréable.
C AVACHI, province du Japon en Níphon au paysde Jetsengen, entre le golfe de Méaco, qui le borne auseptentrion Sc les provinces de Jamato , Idumi Sc Vomi,que quelques-uns appellent Omi.
CAVADO (Le) Cadavus, •Celadus , petite rivierede Portugal ; elle a fa source sur les frontières de Galice,auprès de Montalégre dans la province de Tralos Mon-tes , arrose Peneda, Braga , Prados, Sc a son embouchuredans la mer au midi d’Esponsende , dans la provinced’entre Minho 8c Duero.
CAVAILLON ( a ), petite ville de France au com-tat Venessin fur la Durarice. C’est le siège d’un évêchésuffragant d’Avignon , Sc dont le diocèse s’étend mêmeen Próyence où font quatre paroisses de fa juridiction.Cette ville est nommée en latin Cabèleio. Pline lanomme ainsi > Sc Ptolomée l’appelle colonie , Sc nommeCavares le peuple fous lequel elle étoit. Cette ville ayanteu le fort des villes ( b ) voisines pour le changement dedomination , elle fit partie du comté de Venasque ouVeneffin fous le derniers rois de Bourgogne ; elle obéitaux comtes de Toulouse jusqu’à la mort du comte Al-phonse Sc de sa femme Jeanne. Ce fut alors qu’elle futmise sous la souveraineté temporelle de l’Eglise Romaine,par la cession de Philippe le Hardi ; la ville est petite Scmal bâtie , quoique dans un beau Sc bon pays..Non feu-lement le pape en estsouverain, mais encore seigneur utíl epar moitié avec l’évêque. Baudrand remarque qu’elie estdans une pleine tres-agréable Sc très-fertile près deDurance , au lieu qu’elle étoit autrefois fur une mor ta 'gne voisine , où l’on volt encore les ruines de l’ancieu neville. Elle est , poursuít-íl, à quatre lieues d’Avíg n ° nau levant, en allant à Aix, dont elle n’est qu’à huit h eues ’