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Tome second. C - F.
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encore saint Louis la releva de ses ruines , & la remiten état de se pouvoir défendre; mais en 12.64 Bendoc.arla prit par trahison ; Sc depuis qu’elle est entre les mainsdes Turcs > elle est presque toute ruinée, Baïllet, topog.des Saints, p. n5. Elle étoit la métropole de tout epays , & de Jérusalem même , jusqu’à ce qu’on eut eféré à celle-ci les honneurs Sc les droits du patriarc a -Comme elle étoit le siège d u gouverneur oe la province.ony rassembloit durant les persécutions, les c retiens accusés pour y être jugés; c’est ce -qui faitquezplupart des martyrs de la Palestine ont souffert a Ce are .Cette ville est la patrie de Procope. Cet historien a íemeses ouvrages de descriptions géographiques, Sc es ixlivres des édifices répandent beaucoup de jour ur agéographie de ce tems-là. Elle eut pour evêque u e e,qui, outre l’histoire de l’Eglise, Sc quelques autres ouVrages que nous avons de lui, comme fa chronique, avie de Constantin, un commentaire fur les P^. auî ^ e j*a encore écrit un ouvragé fur les noms géographiques el’écriture sainte. ,

2. CÉSARÉE DE PHILIPPE, ancienne ville de laPalestine,dans la haute Galilée , ou, ce qui estlamemechose , dans la Galilée des nations, vers la source ouJourdain, près du mont Liban, du côté de la Geleiyne.On croît qu' elle s’appelloit d'abord LaÎs , torsquetems de Josué Sc des Juges , elle est comprise dans atribu de Nephthalí. Voyez. Laïs. On ajoute ssiseiseprensuite le nom de Dan , depuis que six cens h °j?armés,de ía tribu de Dan, voulant eviter le v0 >. 11 ‘ ia gScies véxations des Philistins, alierent s en ren _Maîtres, 8cs’y établirent avec leurs familles. Voye^.

3 > où l’on avertit que Dan étoit différente de Paneas,ou Paneade , qui est la Césarée dont il est ici question.Eusebe ( a ) distingue Dan de Paneas, comme deux lieux

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césarée en l’hoaneur de Tibere ; ensuite on lui 1Porterie nomdeNÉRONiADE en l’honneurde Néron.( )Césarée étoit à une journée de Sidon ( d ) 8c a une jour-Sc demie de Damas. ( e ) La source du Jour am*Paroíssoit près de Césarée de Philippe. venoit parmescanaux souterrains 8c naturels du lac Phiaia . qui J^oit éloigné de cent vingt stades ( ) ou de cinq 1 ” ‘

C) Onomajl. ad vocem & ad vocern « # ( )

s eie > hist. /, 7, c. 16. Sozom.hid.l. ; , e. 21. ( ) J°s e P h :ant - f 10, c. 8 . ( d ) Ibid. l.$,c. 2. (°) Vide Roland .Pa ^st. p . o 20 . ( f ) Joseph, de bel. /. 1 , c. 16.

On dit que la femme qui étoit incommodée d unePorte de sang étoit de Césarée de Philippe, Sc qu âpres§ guêris on étant de retour dans fa ville, elle erigea unestatue à son bienfacteur > Eujtb. hifl. L 2 . c. 4. Au pied

cette st atue cro iíToit un herbe qui avoit la vertu deguérir plusieurs maladies. Julien fit renverser cette sta-tue, & fit mettre la sienne en la place ; mais les C rre-tiens du lie u prirent celle du Sauveur , la placèrent avechonneur dans leur église , Sc le feu du ciel consuma‘ eUe de J u r Ien , Nicéph. liv. 8. chap. 1 S- Çe ^ P reSde^cette ville que J. C. interrogea ses disciples fur ceT 1 ?? disoit de lui dans le monde, Math. c. 1 ■ v. 13 ,* c. 8,„. 27. §c que saint Pierre lui rendit le

e p 0 p g ff 1a g e ,qui lui valut la primauté entre les Apôtres.

CESAREE DE CAPPADOCE > ville ancienne-ment appellée Mazaca, à laquelle Tibere donna le^om de Cesarée,- en mémoire d’Auguste. Etienne decysance assure, q Ue I on g-tems auparavant on 1 appelloit^deffâ la Parthenienne. Un voyageur moderne prétendF n° l nr. s ' M'eUe a été aussi nommée Apamia, 8c qu ellee st l Erseron d’aujourd’huí. L'opiníon commune estPourtant que c’est celle qu’on nomme aujourd’hui Cai-< ^ I i RE > selon quelques-uns, 8c Tisaria , selon d autres.

î ^ v Ale étoit la métropole de la Cappadoce > ^ &

P mcipale de l’exarchat de Pont. Elle n’étoit habitéeque, par des chrétiens , Sc on n’y souffroit, ni payest» moretique. L’empereur Julien l’apostat ( fe ) étant venu eucette ville,Fan 362, voulut y laisser des marques de larame qu il l u ; portoit, à cause qu’elle étoit presque en-tierement chrétienne . & qu’elle étoit comme la meredes autres églises de l a province , où il sembloit que laReligion de Jésus ~ Christ: s e trouvoit dans un état plus..^rìOfutt «ju’en plusieurs autres endroits de Fempire. De

tous les temples qu’il y avoít eu autrefois dans Césarée *il n’étoit resté que celui de La Fortune sous ses prédéces-seurs, 8c les chrétiens venoient encore de l’abattre fousson régné. II en voulut punir toute la ville; il Feffaçddu catalogue des cités , quoiqu’elle fut métropole de laprovince, voulut qu’elle reprît son ancien nom de âr-z.œcœ, lui ôtant celui de Césarée, que Tibere lui avoítdonné. Il fit enrôler tous les ecclésiastiques dans la mi-lice la plus méprisable, qui étoit celle du gouverneur.II fit taxer les laïques, avec leurs femmes 8c leurs enfans,pour payer tribut comme dans les villages ; menaçantavec serment tous les habltans > que s’ils ne rétablissoientpromptement les temples, il feroit sentir les effets detoute son indignation à la ville, Sc qu’il en coûteroit lavie aux Galiléens, c’est ainsi qu’il appelloit les chrétiens.Tous ceux qui avoient eu part à la démolition du tem-ple de la Fortune furent punis , les uns de mort, les au-tres d exil; mais ce prince, si louable en tout ce qui n’a-voit point de rapport à la religion chrétienne, qu’ilhaiffoit en vrai renégat, après savoir professée quelquetems » ne porta pas loin son crime > ii périt la septièmeannée de son empire; ses successeurs n’héritereiit pasde fa haine sacrilege. Jovien , chrétien aussi zélé que Ju-lien l’étoit pour le paganisme , auroít tout réparé s’ileût vécu assez long-tems. Cependant l’églife de Cappa-doce n’eut plus a combattre des payens ; mais les Ariens.Saint Basile, évêque de Césarée , soutint vigoureusement:la foi du concile de Nicée. Ce sut pour le chagriner quel’empereur Valens partagea la province en deux , enpremiers 8c en seconde, Sc Tyane devint métropole dela seconde Cappadoce , comme je le remarque à i’arti-cle Cappadoce. (>1) Baillet, topogr. des Saints, p. 117.(ì>) Baillet , vie de saint Eusique, au 9 Avr : l.

La ville de Césarée a été démolie quatre sois 8c rebâ-tie autant, ce qui fait qu’on n’y trouve pas d’anciensm 0 nu mens , ni d’inscriptions. Au reste ilparoît que i’an-cienne ville étoit absolument au pied du mont Argée,8c qu’eníuite on en a éloigné les nouvelles, villes, parceque la proximité de la montagne étoit cause de quelque

incommodité.

Cette ville est la patrie de Pausanîas, dont nous avonsune description de la Gréce en dix livres.

4. CÉSARÉE, ville d’Asie, dans l’Arménie Mineure.C’est PÉne,/. 6,c. 9, q U ila fournit, Sc pas un autre géo-graphe n’en a,pas parlé. Ce silence a engagé ie P fìar-douin a croire que c’étoit la Néocejaree , que NicAphoreCaliste> Hifl. eccl. lib. 8, dit avoir été bâtie au bord del’Eupbrate. Nicéphore, c. 4 dit, que Paul étoit évêquefie Néocésarée, ville située au bord de l’Euphrate ; maisles notices , Sc íur-tout celles de Léon le Sage, mettentdans l’Euphratense une ville épiscopale nommée sim-plement Césarée. C’est de celle-là que Nicéphore a parlé,Sc P Arménie mineure ne s’étendant point au-delà dumont Amanus, qui la séparoit de 1 Euphratenie, où étoitNéocésarée , elle ne peut convenir avec la Césarée dePline. Holstenius dit que cette.Néocésarée de la SyrieEuphratense , dont parlent les notices Sc les conciles ,est celle dont Procope, JEdisc. L 2 , c. 9. dit : II v avoítdans l’Euphratense d’autres villes , comme Zeugma &Néocésarée, qui n’étoient fermées que de murailles deboue , & où il n’y avoit pas même oh placer des soldats.Justinien y fit faire des murailles plus hautes & plus so-lides > Sc de plus de défense : l’autorité de Pline demeureunique en faveur de Céíàrée dans l’Arménie mineure.

5. CÉSARÉE ou Césarée près d’An azarbe , villefieCit-iCiE. Voyez. An azarbe.

6. CÉSARÉE colonie de Pisidíe. Vny. Antiocre 2.

7. CÉSARÉE , ville deBithynie > entre le fleuve de

Rhyndacus 8c le mont Olympe, ou plutôt entre NicéeLc Pruse , assez près de la mer, quoiqu’à quelque dis-tance, selon Ptolomée, /. 5;, c. x. II en a marqué l’anciennom ; mais la variation des manusscrits laisse douter sic’étoit Smyralea ou Smyrdiana. Quoi qu’il en soit;cet ancien nom., de quelque maniéré qu’on l’écríve, estentierement inconnu , & la ville entiere ne se soroitgueres davantage , si les notices ecclésiastiques ^Se sesconciles n’en avoient parlé. Hiérocles la met au dixièmerang entre les villes de Bíthynie ; èlle est a neuvièmedans la notice de Léon le Sage. . »»

8. CÉSARÉE, ville d’Afríque dans la Mauritanie.

On la nommoit anciennement JoL. ^trabon, /. 17 ,

Terne 11 Kr