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à la prière de l’abbé Hugues. La charte de cette dona-tion le dit situé ën Tonnerrois fur la riviere de Serin,Sc dédié en l’horfneuf de saint Loup. Le corps de íaintMartin y reposa dix ans après. L y uvoit alors des cha-noines qui firent l’échange de quelques biens avec lesreligieuses de saint Julien d ^ìixerre ,ann. Bened. t. 2 pp. 147 & 203. L’église de saint Martin de Tours lui adepuis communiqué son nom & des reliques des Saints,entr*âutres de saint Hispade » dit vulgairement saintÉpain, martyr de la Touraíne , qui est regardé à Cha-blies, comme le second tutélaire du lieu. Outre l’églisecollégiale de saint Martin, il y a hors les murs l’égliseparoissiale de saint Pierre , auprès de laquelle est unebelle chapelle de Notre-Dame. Ce n’est point à Cha-blies , ni auprès, qu’a été donnée en 841 , la fameusebataille de Fontenay, mais dans un lieu du pays Auxer-rois , comme il est prouvé par une dissertation expressede Lebeuf, de l’année 1738. Gbablies est célébré parfes excellens vins blancs. Cette ville fut prise par lesCalvinistes au printems de l’année 1598 , 8c fut en partiebrûlée en ce temps-là. Le vrai nom latin est Cabteia. Uen est aussi fait mention dans la vie de saint Bernard,long. 21. 2° * k*t. 47 > 47'
CHA^OLO, village de la Palestine , dans le voisi-nage de Ptolémaïde, selon Ortélius , qui cite Jofephe.Voyez Chabalon.
CHABON, ville de la Palestin^, dans la tribu de Judaselon Eusebe 8c saint- Jérôme. C’est la même que Chab-joN 8 c Chebbon.
CHABON KAR A, ville de Perse, dans le Kerman.Voyez Pasargada.
1. CHABOR, Ch ab or a , place forte de la Mésopota-
mie, a l’embouchure d’une riviere qui porte le mêmenom , selon Ptolomée, Z. 6. c. 18. Simocate , Z-4, c. i°»la nomme 0pa^n>v , Aborenfium Caflcllum » en
retranchant l’aspiration comme fait Strabon, ainsi qu’onverra à l’article suivant.
2. CHABOR, Chaboras, Chabora, Aboras , Ab-boras , Aburas , Aborras , Chobar , riviere d’Asie.Elle a sa source au mont Masius , selon Ptolomée, /• 6,c- 18, 8 c, coulant vers le midi occidental, elle se joint al’Euphrate. Cet auteur est peut-être le seul d’entre lesgéographes historiens grecs qui ait conservé l’aspíratiostXaSápas', le géographe de Nubie , J'exta pars climat. 4 -199 , dit avec l’article arabe Alchabur; mais Strabon,p. Z. 16, p, 747, retranche Inspiration , 8c dit AborrasASÓ fpíiî.Zosime,Z. 3 , c. 12, AfiúpoLç dit Aboras. Jean d’An-Lophe, surnomméMalala, injuliano ,p. 17, dit AbboraSAbbfflgSs. Isidore de Charax, Mans. Parth. pag. 4, ditAburas aíï' ? « 5 . Ammíen Marcellín Aborras, lib. 23 ,cap. n. C’est enfin le même fleuve dont parle le pro-phète Ezéchiel, c. 1. f. 1 , qui le nomme Chobar»c’est un grand fleuve; Procope, Bell. Pers. I. 2, c. 5 » I edit expressément, 8c c’est pour cela qu’Ammien Mar-cellín dit que Julien le passa, non point à gué, mais furun pont de bateaux. II couloit près de la ville d’Ante-musia , selon Strabon; à son embouchure dans l’Euphrateétoient deux villes qui occupoient les angles de cettesection ; savoir, Chabora au-dessous ou vers le midi,8c Cercus um a u-dessus vers le nord. Le docte Bochart,Chanaan^ f 1 » c. 5, 8 c Phaleg, í. 3, c. 14, trouveque cette riviere prenoit íà source dans une montagnede*vun , Sc le prouve par l’autorité même de Ptolo-mée, qui tnet fur les frontières de la Médie 8c de l’As-syrie une montagne nommée Chaboras. L’exemplairePalatin porte Choatras , que Bochart n’approuve point.Quant à la différence des noms Chaboras 8c Aboras,il fournit des exemples d un changement pareil, la Chos-roene Sc l’Osrhoene font un même pays ; les Chalibes8c les Alìbes font un seul 8c même peuple.
Si j’ai fiit que le Chobar d Ezéchiel est le même quele Chaboras, j’ai suivi en celai autorité de Baudrand 8cde D. Calmet, quoique je n èn fois pas bien pleine-ment persuadé. II y un autre sentiment qui me paroîtmieux prouve. j’ a j déja averti a 1 article Alchabur ,que par îeS cartes de de l’Ifie » cet excellent géographea fait connoitre que ChabuR est le nom moderne duChaboras ; mais il s agit du CHOBAR d Ezéchiel. Voyez,Chobar 8c Alchabur.
CHABRIA, riviere de la Turquie, en Europe, dansla province d’Emboli. Après avoir reçu quelques rivie-
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res , elle se jette dans le golfe de Salonîque, 8c vîs-â-vis de Chitro. C’est le Chabrius de Ptolomée, Z. 3 , c. 13.La montagne où elle a fa source est nommée par les an-ciens Bertíscus', son cours est vers le midi, 8c la villed’Anthemus étoitsur la rive orientale. * Baud. éd. 1705.
CHABRIsE CASTRA, château ou forteresse d’E-gypte , sur la route du mont Casius à Peluse ( a ). Cetendroit devoit être fort voisin de la mer, ainsi il n’estpas aisé de comprendre quel caprice a eu Becan ( b ) dedire que c’étoit la même chose que B&togabra, viíle quePtolomée place au milieu de la Judée. ( a ) Strabon, l. 16 ,p. j6o. ( b ) Voyez Orte'l. Thés. au mot BjETOGabra.
CHABRI./E PAGUS, village d’Egypte , auprès del’Agathodemon, riviere, selon Strabon cité par Orté-lius. Je n’y trouve point cette circonstance. Strabon ,/. 17 , p. 803, éd. Amflel. 1707. dit : En remontant lefleuve [du Nil] depuis Schedía vers Memphis , outrouve fur la droite quantité de villages jusqu’au lacMarcia , entre lesquels est celui qu’on appelle le villagede Chabrias. Au bord du fleuve estHermopolis, ensuiteGyn^copolis, 8cc.
CHABRIS , Carobriœ, bourg de France, dansl’Or-léannois , élection de Romorantin.
CHABRIUS, riviere de Macédoine. Voyez Cha-rria , qui en est le nom moderne.
CHABUATA , ville de l’Arabie heureuse , selonPtolomée , 1.6, c. 7.
CHABUL. Voyez Chabai on.
CHABUR, riviere d’Asie. Voyez Alchabur.
CHABURA, fontaine de la Mésopotamie. Pline,l. 31 , c. 3 , dit que c’est la feule dont les eaux étoientnaturellement parfumées. Cependant on peut voir Pau-sanïas, in Meffen. circa finem. 8c Athénée, Z. 4 , p. 284.
CHACAM A , vallée de l’Amérique, au Pérou , dansla province de Lima , elle est voisine de celle de Pas-camayo; 8c il y a de bons pâturages. On y cultive descannes de sucre, 8c les autres fruits y naissent aussi enabondance. * Corn. Dict. 8c De La'et.. Ind ccc. I. ~o,t 19.
CHACA1NGA, contrée de l’Amérique, au Pérou ,dans l’audience de Lima, aux frontières de celle de Quito,au midi de la petite ville de Jaen , qui est aux confins del’une 8c de l’autre.
1. CHACHAPOYAS, ou S. Juan de la Fron-tera , petite ville de l’Amérique , au Pérou » dans’l’au-dience de Lima, assez près de la source d’une riviere,qui, coulant vers l’orient, se perd dans celle de Moyo-bamba. * De Bise, Atlas.
2. CHACHAPOYAS, riviere de l’Amérique mé-ridionale, au Pérou. Elle prend fa source dans l’audiencede Lima, fur les limites de celle de Quito , 8c entrantdans celle-ci elle se rend dans la riviere des Arrazones,un quart de lieue au dessous de Tomependa. Voyage deM. de la Condamine dans Z’ Amérique.
CHACHIN ou Xan-hai , désert de Tartarie , dansle pays d’Igour, à l’oríent de la ville deLiEON-TcHONG-Hien , ou Lieon-Tchin. II est tout rempli de sables ,qui coulent au gré des vents Sc font périr les voyageurs.Hist.gén. des Hunst. 11 , p. 3 3.
CHACO, grand pays de l’Amérique méridionale,entre les 8c 19 8c les 27 e degrés de latitude-sud. Il a leTucuman au midi, Sainte Croix de la Sierra au nord,le Paraguay propre à l’orient, le Pérou 8c la provincede los Charcas à l’occident. Ses principales rivières fontle Pileo major , Rio Vermejo ou Rio grande » 8c la rivieredu passage , qui prend ensuite le nom de Rio Salado. Cepays est extrêmement peuplé , 8c contient un nombreinfini de nations différentes , dont plusieurs font venuesdu Pérou pour y chercher un refuge contre les Espagnols-En 1556, le marquis de Canette, viceroi du Pérou, Yenvoya André Manfo , un des premiers conquérans del’empire des Yncas , 8cce capitaine y fonda, furies bordsde Rio Vermejo, la ville de Sant-Yago de Guadalcazaryque les Chiriguanes détruisirent d’abord , après avoirmassacré tous les habitans pendant la nuit, 8c Manfo Ypérit avec les autres. * Le P. Lozano , description cho-régraphique du grand Chaco. . 1
CHACOMAS , ville 8c royaume Imaginaires furriviere de Cosmin. Tout cela se trouve dans la carte ’ sl’Inde au-delà du Gange de MM. Sanson ; mais on n enrevoir plus rien dans les cartes de De l’Iíle > st 111travaillé fur les meilleurs mémoires. ACA