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CHAIAPA, petite ville de la Turquie, en Europe,dans la Morée au Belvedere, fur le golfe de Cyparisso,entre le cap de Jardan , qui sépare ce golfe de celui del’Arcadia, 8c l’embouchure de la riviere de Longaroia, fé-lon Baudrand,qui croit que c’étoitanciennement Leprium.
Cet article mérite quelques corrections. Le golfe,nommé Cypariffius Sinus, par les anciens, ne se nommepoint prélèvement golfe de Cyparisso , mais golfe deZonchio. Il est plus pardonnable à Baudrand , d’avoirdonné une terminaison moderne à l’ancien nom qu’auP. Coronelli, d’avoir mis dans la carte du Peloponnesede Lauremberg , qu’il a fourrée dans fa géographie in-sulaire, [Ijolario] que le golfe Cypariffius des anciens »est présentement celui de l’Arcadia ; ce qui est une er-reur groffiere pour un géographe vénitien. Ce P. n’au-roit pas dû ignorer que c’est le Cbelonites Sinus , qui ré-pond au golfe de l’Arcadia; Baudrand avoue que le capjardan sépare ces deux golfes: or Leprjeum étant bienen-deçà de ce cap ,ne fauroit être dans le golfe de Zon-chio , ou de Cyparisso , pour parler comme Baudrand.On peut le justifier en disant qu’il a copié cette faute dela carte de la Morée par Sanfon , où on voit Chaiapa,Leprsum entre le cap Jardan. & une assez grande riviere,nommée Longaroia. Je crains que le nom ne soit aussiimaginaire que la riviere même. Ce n’est tout au plusqu’un ruisseau nommé Acidon , par les anciens » fur le-quel étoit Chaa , dont je parle en son lieu. La ville deL epr&um n’a jamais été entre ce cap & ce ruisseau, maïsbeaucoup plus au nord du cap, & plus près de Pylos ,ville où régnoit Nestor.
CHAIBAR. Voyez. Khaibar.
CHAIBONES Voyez. Chaubi.
CHAILLAC, bourg de France, dans le Berri » élec-tion de Blanc.
CHAILLANT , bourg de France, dans le Maine,dans sélection de Mayenne , fur la riviere d’Ernée.
CHA1LLÉ SOUS-LES-ORMEAUX, bourg deFrance, en Poitou, élection des Sables.
CHAiLLEVILLETTE , bourg de France , dansla Saintonge , dans sélection de Marennes.
CHAILLOT , ci-devant village des environs deParis, mais en dernier lieu érigé en fauxbourg de cetteCapitale par lettres patentes ; on l’appelle aulîi le Faux-bourg de la Conférence. II est situé au couchant duLouvre Sc des Tuilleries , fur un coteau qui a la vue furParis. L’églife des religieuses de Ste Geneviève est pe-tite ; celle que les filles de sainte Marie y ont fait bâtiren 1704 , est fort propre. Ces religieuses conservent lescœurs de Henriette-Marie , Reine d’Angleterre, fille deHenri IV , roi de France , 8c femme de l’infortuné Char-les I , roi de la Grande Bretagne; celui de Jacques II,leur fils, mort en 1701, en odeur de sainteté, & celui dela princesse Marie fa fille, morte à S. Germain en Laye,le 18 Avril 1712. La reine Marie-Beatrïx-Eléonor, filled’Alphonfe IV, duc de Modéne, femme de Jacques II,morte le 7 mai 1718, est inhumée dans la même église.Les Minimes > ont à Chaillot un couvent; la reine Annede Bretagne , épouse de Louis XII, leur donna pour celason hôtel de Nigeon. Leur église est allez propre. A1’entrée de ce village, du côté de la Seine, il y. a une ver-rerie, où 1 or > travaille à des ouvrages dans le goût descristaux. La Savonnerie est au pied de la colline auprèsdu grand chemin ,^q U ; borde la Seine. Elle a été ainsinommée à cause qu’ony faifoit autrefois du savon. C’està présent la manufacture royale des ouvrages de la cou-ronne de la façon de Perse , & du Levant. Pierre duPont 8c Simon Lourdet, ont été les premiers qui onttravaillé en France a ces fortes d’ouvrages ; le premieren 1604 , & le second en 16z6 t l e g ra nd tapis de pied,que l’on conserve dans le garde-meuble du roi, a été faitdans cette maison.^
CHAILLOUÉ , petit bourg Je France , en Nor-mandie , au diocèse de Séez, au nord oriental de la villede Séez.
1. CHAILLY. Voyez. Chaaus.
a. CHAILLY , ?ro sse paroisse de France , e n Bour-gogne , au diocèse d’Autun : elle a titre de baronie.
CHAINGY, bourg de France , dans l’Orléanois,dans sélection d’Orleans.
CHAINOUQUAS , peuple d’Afrique, dans la Caf-íterie. De hautes montagnes les séparent des Coronas,
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à l'occident; les terres du roi Birí ,ou plutôt la rivierede R embe, ou du Lac, les bornent au nord ; ils ont d’au-tres Caffres, à l’orient 8c au midi. De l’Ifle observe quecette nation est riche en bétail. * Carte du Congo & dupuys des Caffres.
CHAISE ( La ), bourg de France , dans la Sainton-ge, au diocèse 8c dans sélection de Saintes.
CHAISE-DIEU [*], [La] ou Cheze-Dieu , enlatin Caja Del, petite ville de France , dans la basse Au-vergne , au pied des montagnes, fur le ruisseau de la Se-noire , à 5 lieues de Brioude , vers le levant, au diocèsede Clermont. Elle doit son nom 8c son origine à unefameuse abbaye d’hommes de l’ordre de S. Benoît, quia pour fondateur S. Robert, Auvergnat, qui s’y retira( b ) avec deux disciples. Après y avoir vécu quelquesannées d’une maniéré très-austere dans des butes faitesde branchages, il se vit obligé, par la multitude des dis-ciples qui venoient se rendre à lui, d’y bâtir un monas-tère régulier l’an 1050. II en fut établi le premier abbépar Rençon , son évêque, 8c par le pape S. Léon IX. LeF a pe Clément VI, avoít été moine dans cette abbaye ,ce qui le porta à y faire bâtir une magnifique église.L’abbé& les religieux sont seigneurs de la ville, 8c de plusieursparoiílesaux environs Piganioldela Force reprend avecjustice, Corneille d’avoir dit dans son dictionnaire que laChaise-Dieu étoit une abbaye de Filles. Les auteursdu dictionnaire de la France , ont eu de bons mémoiresfur cette abbaye; mais je ne fais s’ils dévoient mettre laville 8c l’abbaye en des diocèses différens : savoir , laville au diocèse de S. Flour, 8c l’abbaye en celui de Cler-mont. Ces mémoires nous apprennent çe qui fuit. [*]Baudrand , édit. 1705. [ b ] Baillet , vie des Saints au24- Avril.
Elle est fous l’ínvocatíon de S. Vital » & de S. Agri-cole. S. Robert, gentilhomme d’Auvergne , commença àla bâtir en 1046. II étoit fils de Raingarde 8c de Géraud ,issu de la famille de Géraud , seigneur de l’Orléans. IIfut d’abord chanoine 8c trésorier du chapitre de Brioude.L’an 1043 » >1 embraíïà la vie hérémitique: le nembreà ses disciples s’accrut tellement qu’il lui fallut pensera leur bâtir un monastère. Son pieux dessein fut secondéparla générosité d’un grand nombre de fidèles, qui luidonnerent ,à l’envi les uns des autres ,tous les secours,& tout l’argent nécessaires pour en faire les frais. Lors-que le monastère fut achevé , Rençon, évêque d’Auver-gne [c’est-à-dire de Clermont] envoya Robert à la cousde Henri I, roi de France , avec des lettres de recom-mandation pour que ce roi consentît à l’érection de lanouvelle église en abbaye. Henri, sous certaines condi-tions, y consentit par ses lettres patentes .données en sonpalais de Vitry, au mois de Septembre de l’an 1052.
Le pape Léon IX, approuva aussi 8c confirma de telleforte ce pieux établissement qu’il y assembla jusqu’à troiscens moines. II n’y a point eu dans toute l’Auvergne , deplus considérable ni de plus célébré monastère que celui-ci. L’abbé de la Case-Dieu ( c’est le même nom) avoíthuit abbés qui lui étoient fournis, Sc qui dans le chapi-tre général étoient à fa droite ou à fa gauche , ainsi qu’ilest marqué dans les statuts de Jean Champdorat, qui estfut le xxiv abbé. L’abbaye de S. Pierre de Cases [ deCafis~\ 8c plusieurs monastères de filles font sujets à íajurisdiction .. .Ses huit premiers abbés font comptés en-tre les Saints par tous les historiens de l’Auvergne. CeuXqui fe signalèrent le plus après S. Robert, font entreautres S Seguin, qui par fes bienfaits & son crédit ser-vit beaucoup à l’ordre des Chartreux, qui commença deson terris ; S. Adhelelme qui, étant passé en Espagne avetla reine Constance, y opéra plusieurs mirac'es , 8c y éta-blit plusieurs monastères dépendants de celui-ci. Pierre»fils de Roger, fut celui de fes abbés , qui releva davafl'tage la splendeur de cette maison par son mérite persoO''neí. Après avoir été élevé au siège de Rouen, il parvintà celui de Rome fous le nom de Clément VI. II montr®à la Chaise-Dieu une prédilection sur les autres abbay eSqu’il avoir gouvernées. II lui fit de grands biens,choisit son tombeau, dont on y voit encore les restes ainbien que de celui du cardinal son nevewi. Les guerresciviles les ont détruits , ou du moins fort endommas,l’un 8c l’autre par les mains des Protestans. L’an i^4°*le cardinal de Richelieu . en étant abbé , fit réunit cett^maison à la congrégation de S. Maur. On compte cist