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Tome second. C - F.
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,t.Sci 6. CHALCIS, ruisseau & village âu kêlo-

ponnèíe aux confins de la Triphylíe & de la riiatideprès de Samicum, selon Strabon , 78 , p. 343.

17. CHALCIS. Etienne le géographe nomme ainsi leChalcedon , riviere qui coule à Chalcédoine.

.18. CHALCIS. Voyez, l’article suivant.

1 CHALCITIS, en françois Chalcitide, îíle vis-

à-vis de Chalcédoine . & où U Y a des mines de cuivre,selon le Périple de Ménippe, cité par Etienne le géo-graphe. Pierre Gilles juge que c’est l a même qu’Etienneappelle Démonese ; parce que cet auteur dit qu’elle estvis-à-vis de Chalcédoine; qu’elle a des mines d’azur ,de la chrysocolle, de l’ór très-précieux & très-fin , quiguérit les maux des yeux. Or, il ne se trouve aux envi-rons de Chalcédoine aucune ifle que Chalcitis qui ait desmines & des métaux. Aristote dit de même : Démonese,ííle des Chalcédoniens , a pris son nom d’un homme ap-pellé Démonese, & a de l’azur, de la chrysocolle , del’excellent or, qui est un remede pour les yeux. PierreGilles taxe d’erreur pour avoir placé Pille de Démonesedans la Propontide devant Nicomédíe, où il n’y en apoint. Les Grecs modernes nomment cette ifle Calcis.De Bosphore Thracio , L 3 , c. 14» P- 375 -

2. CHALCITIS, contrée de la Mésopotamie, selon

Ptolomée , /• 5 > c. 10.

^ CHALCITIS , contrée del’Inde, au-delà du Gan-ge , selon Ptolomée, /. 7, c. 1, qui. dit qu’il y avoitbeaucoup de mines de cuivre.

4. CHALCITIS, contrée d’Asie, dans l’íonie, auprèsd’Etythres, selon Pausanias , in Ackaïcis.CHALCIUM. Voyez, Chalce 3.

CH ALCO, petite ville d’Amérique, dans la nouvelleEspagne , à sept lieues de México.

CHALCODONIUS MONS , montagne de la

Grece, dans la Pelasgie, au-dessus dePhers, selon Apol-lonius, Argonaut, l. 1.

CHALCORYCHI/E , c’est-à-dire,/ íj- miner de cui-vre , lieu ainsi nommé en Afrique, dans la MauritanieGésaríense, par Strabon ,/. 17, p. 830, & Ptolomée,/.4» c. 2 , ce dernier ne dit pas simplement Le r mines decuivre, comme Strabon; mais il nomme précisément lesmonts Chalcorychiens , qu’il compte entre les plus fa-meuses montagnes de cette province.

i. CHALDÉE, [la] ce nom est souvent exprimédans P Ecriture sainte. Isaïe, c. 23 , f. 13. Jerem.c. 5°>ir. 1. Aíì. Apoft. c. 7 , ir- 4, par la Terre des Chal-déens. La Vulgate se sert du mot Chalde'e , en deuxpassages d’Ezéchiel, c. 1 1 , f. 24, 8c c. 23 , f. 16. Moisela nomme terre de Sennaar, Genes c. 11 , f.it ouSinear , selon la ponctuation des Massorétes. Ce fut dansc es plaines que les hommes voulurent bâtir la tour quidonna lieu à la confusion des langues. Genes. c. n » ~f-8 , stUÎ fit appeîler ce lieu Babel.

Le nom de Chaldéens se prend, selon D. Calmet.i°, Pour les peuples de Chaldée 8c les sujets de l’empirede Chaldée, soit qu’ils ayentpris ce nom de Chased, filsde Nachor, frere d’Abraham , Genes. c. 22 , H. 22. Oude quelqu’autre plus ancien. 2 0 . Pour une forte de Phi-losophes ou de devins qui s’appelloient Chaldéens, enhébreu Chasdin : on leur fait honneur de l’invention deTastronomie» 8c onles accuse en mêmetems de celle del’astrologíe- ,

Pour l’emp ire N des Chaldéens , on en marque lescommencernens a Nemrot : mais on n’en trouve pointla fuite. * D Calmet > dict. Voyez, l’hist. ancienne faitepar une société de gens de lettres à Londres.

La Chaldée, à la prendre pour l’empire des Chal-déens , a eu différentes bornes. Elle a fait partie deP Assyrie, dans d’autres teins l’Assyrie n’a fait qu’unannexe de la Chaldée^ Dans l’écriture la Chaldée 8c laBabylonie , font la même chose. Babylone étant deve-nue une ville célébré, on s accoutuma à donner à l’em-pire dont elle étoit la capitale , le nom de Babylone, 8cle nom de Chaldée, ne fut plus employé que pour dési-gner une contrée de la Babylonie , auprès des Arabes &du golphe Persique. Ptolomée qui a fait un chapitre par-ticulier de la Babylonie, /. 5 , c. 20 , ne considère laChaldée que comme la partie occidentale 8c méridionalede cette région. Pline etend la Chaldée plus à l’orient.II nomme lac de Chaldée, ces eaux assemblées au tra-

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vers desquelles le Tigre, déja grossi de l'Euphrate, vSse rendre au golphe Persique.

Le grand nombre de coupures 8c de canaux qu’on afaits dans ce pays , ont tellement défiguré ce pays, qu’onne le reconnoît plus dans les relations des Voyageursmodernes. II n’est donc pas étonant qu’on trouve si peude rapport dans les descriptions qu’en ont faites des gensreconnus pourtres-versés dans la géographie 8c l’histoire.

2. CHALDEE , pays habité par les Chaldéens, dansles montagnes voisines de l’Arménie. A la vérité je netrouve nulle part que ces montagnes ayent porté le nomde Chaldée ; mais Xénophon , au troisième livre de laCyropaedie, c. 2, met Jes Chaldéens dans ces monta-gnes. Cyrus les y alla attaquer, les réconcilia avec le roid’Arménie, bâtit une forteresse à l’entrée de leurs mon-tagnes , & la garda pour soi-même » chaque parti ne secroyant pas en íûreté , si elle étoit occupée par l’autreparti. Ces montagnes, comme le remarque Freret, dansses observations fur la Cyropacdíe insérées dans les mé-moires de littérature de l’académie royale des belles let-tres ,t.6 , p. 35°, éd. de la Haye 1724, ces montagnes,siis-je, font une branche du Caucase, où l’Euphrate , leTigre , l’Araxe 8c le Cyrus , prennent leur source. CesChaldéens font différons des Chalybes d’Hérodote,comme je le ferai voir au mot Chalybes ; car ceux dont

11 parle étoient de la Paphlagonie, 8c n’ont point éténommés Chaldéens. C’est d’un autre peuple de mêmenom que Strabon , a voulu parler quand il a dit , liv.

12 , page 549. Ceux qui font présentement appellésChaldéens, se nommoient anciennement les Chalybes.Ces Chaldéens de Xénophon , n’ont rien de com-mun que le nom avec les varis Chaldéens, devenus Ba-byloniens. Xénophon dans la Cyropsedie dit, que Cyrusayant remarqué beaucoup de terres de l’Arménie , qu’onlaissoit incultes, à cause des ravages qu’y faisoient lesChaldéens , en sortant de leurs montagnes , proposaqu on les abandonneroit aux Chaldéens pour les culti-ver , moyennant une redevance qu’ils payeroient au roid’Arménie ; que les Arméniens de leur côté pourroientengraisser leurs troupeaux dans les pâturages des Chal-déens en leur faisant quelque avantage pour cela ; ce quisut accepté de part 8c d’autre. II se peut faire que depuisce tems-là les Chaldéens moins resserrés , s’étendirentfur la lîsiere de l’Arménie, 8c firent des établissemens aubord du Pont-Euxin, puisque Strabon dit positivement ,qu’ils possedoient la ville de Pharnacía. Cependant Xé-nophon, retraite der dix mille , page derniere, distingueles Chalybes 8c les Chaldéens. Le reste, dit-il , étoientnations libres , Carduques , Calybes , Chaldéens , Ma-crons , Colchíens , 8cc. Leunclavius, cité par Ortélius,croît que ces Chaldéens font présentement les Curdes,8c leur pays lç Curdistan. II se trompe ; les Curdes sontles Carduques de Xénophon , différons des Chaldéens.Ortélius impute à Cédrene d’avoir appelle Chaldée,ou Chaldie, un endroit de,la Calabre ; mais Holsteníus,annot. in Ortél. p. 48 , dit que c’est la faute du traduc-teur , 8c non pas de Cédrene qu’il n’a pas bien entendu.Etienne le géographe regarde la Chaldée comme unecontrée de l’Arménie cela ne s’écarte pas beaucoup durécit de Xénophon. Constantin Porphyrogénete donneà cette Chaldée Trébisonde pour métropole. * GrtéUThesaur.

CHALDÉOPOLE , Chaldœopolis en grec, c’est-à-dire , la ville des Chaldéens. Voyez. U R.

CHALDIE. Voyez. Chaldée 2.

CHALDON , lieu voisin de Byzance, selon Constatstin, Mariasses cité par Ortélius.

CHALDONE, cap de l’Arabie Heureuse , asseZprès de l’endroít où étoit l’ancíenne embouchure dsl’Euphrate , selon Pline , l. 6 , c. 28. Le P. Hardouín *croit que c’est le cap nommé par Edrisi Mascat-SaiF »c’est-à-dire la descente , vis-à-vis duquel il y a une pftite ifle. * Geogr. Nub. 6, pars clim. 2, in fine.

CHALE ( a ), ville d’Assyríe, bâtie par Assur( b )- ”est fait mention de Chala , dans le quatrième livre d e fRois, c. ij ,ir. 6, Sc on la meta vec Chabor; ce qui f a * ccroire à D. Calmet, qu’elle n’étoit pas éloignée du fleu-ve Chaboras. Voyez Chabor Sc Cale 6, ( a ) D. CalrnettDict. ( b ) Genes c. 12, f. ï2 .

CHALENDRE, riviere de France, dít Corneífl e ?elle arrose la Saiijtonge , a fa source vers les frontières