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Tome second. C - F.
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CHA

CHAMPSAT, bourg de France dans le Limousin.CHAMPSAUR , petit pays de France , avec titrede duché, dans le Dauphiné , fur les confins du Grai-fivaudan , prés de l’Embrunois 8 c du Gapençois. II aété possède il y a plusieurs siécles par les dauphins com-tes d Albon Sc de Graîsivaudan. Humbert , dernierdauphin de la maison de la Tour du Pin, s’intitula lepremier duc de Champsaur Pan izz6, ce qu’il fit de sapropre autorité ; car oh ne voit point qu'il ait obtenude l’empereur ce titre de duc, ni même qu'il l’ait de-mandé. Dans la donation que ce dauphin fit depuis detous. ses Etats aux princes de France , il a marqué enparticulier le duché de Champíâur. C’est un pays pleinde montagnes dont le lieu principal est le bourg de SaintEonet. Louis XIII. l’ayant démembré à perpétuité deton domaine de Dauphiné, le donna à François de Bonne,duc de Lesdiguíeres, connétable de France » qui Punit2 son duché. * Longuerue, Descrip. de la France, i.part.P a g- 3 t 6 .

. CHANA ou Chané, riviere d’Asie, où elle íèjette dans le Cyrus. Elle est navigable, dit Strabon »II - p. 500.

2. CHANA. Voyez Caana. Baudrand croit que c’estI ancienne Coptos.

CHANAAN Sc Chananéens. L’écriture sainten °us apprend que Cham, fils de Noé &pere de Chanaan »a yant trouvé, Genes. c. 9. v. 22, sonpere endormi dans^ne posture indécente Sc n’y ayant pas remédié, commed le devoir » Noé maudit Chanaan L’effet de cette malé-diction de Noé parut dans l’anathême prononcé par le Sei-gneur contre les Chananéens, Deuter.c. 7, v. 2,26, c. 13,^ 1 5 > & c. 20, v. 17 ; Sc par la sévérité dont il ordonna àton peuple d’user envers eux, lorsqu'il auroitfaít la con-Sluête de leur pays, Levit.c. 17, v. 25, Deut.c. 18, v. 9. ó“c, 2 -o,v. 1 6, 17. Les Chananéens furent non-íèulementdéduits au plus dur esclavage , mais exterminés , mis à^rt, ou chassés de leur pays. Chanaan eut une grandePostérité , son fils aîné fut Sidon, Gen. c. 10, v. 15 ,19,du moins il fonda Sc peupla la ville de Sidon, 8c futP er e des Sidoníens 8c des Phéniciens. Chanaan eut outre*- e la dix fils qui furent peres d’autant de peuples habí-ans de la Palestine » Sc d’une autre partie de la Syrie ;la Voir,

LesHéthéens, Les Aracéens,’

Les Jebuséens , LesSinéens,

Les Amorréens , Les Arcadiens ,

Les Gergéséens » Les Samaréens ,

LesHevéens, Les Amathéens.

^p ez - ces peuples à leurs articles particuliers. On croîtse e ^ anaa P vécut 8c mourut dans la Palestine , qui de^ a nom est ordinairement appellée Terre de Cha-aan ; Sc on montroit autrefois son tombeau, long de, ^t-cinq pieds, dans une caverne de la montagne, dite^P-eopards , qui n’étoit pas loin de Jérusalem,la P T 5?^ an 2néens íè multiplièrent extrêmement dansc .Eine , leur premiere demeure. Leur principale oc-p r^ a ^° n ^oit le commerce Sc la guerre, de - là leurso andes richesses Sc leurs colonies répandues dans pres-toutes les ífles 8c les provinces maritimes de la Mé-tnonté n ^’ ^ eur idolâtrie 8c leurs abominations étoientaux Is S - a ..* eur comble, lorsque Dieu livra leur paysCommun' 65 ’ 1"! en firent la conquête fous Josué.vouée ri» 1 . eu . av °st ordonné de traiter ces peuples , dé-ri ^ T u, l , on g'temps à l’anathême, avec la derniere

oblio- 1 ° lue en extermina un très-grand nombre, Scgea es autres a s’enfuir. Les uns se sauvèrent encm’;i^ Ue * - autres en Gréce. II y en a même qui croient

d’autres sc rL** A1Iema S ne & est Esclavonie, & quetres ie re tl re re nt en Amérique.

foutpn, ’ poursuit D. Calmet, l’opinion quî est la mieuxrabinc /r Ve ^ 1 ^ u ’ds se soient retirés en Afrique. Lesmais iU Urent c l ue ^ es Gergéséens prirent ce parti -là ;l’Afriq,,» 11 ?, n r US ap ? ren uent point en quel endroit deCarthao-p 1 S , re . tireren t. On peut voir à Partiels deAugustin r témoignage de Procope , Sc celui de saint

quelai:^ Lbanané.ens d’Afrique. On convientVie q ue i a lantrup” 1 ^ 115 et ,°^ t P res que entíerement la mê-L« colonks de ée “ e & Mo l'hébraïque,

de CiJix f on f rere ^ a Tbébes de Béotie , celles' l0n ísere ' en Clc de» font venues de la race de

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Chanaan. On croit que les ífles de Cicile, de Sardaigne»de Malte, de Chipre » de Corfou , de Majorque, Sc deMinorque, de Gades Sc d’Ebuse furent aussi peupléespar les Chananéens. Ceux qui veulent voir ce qui re-garde leurs colonies > traité avec un savoir prodigieux,peuvent lire le Chanaan de Bochart, qui esta l a secon-de partie de fa géographie sacrée. D. Calmet a fait aussiune dissertation particulière sur le pays où les Chana-néens , chassés par Josué, se retlrerent, Sc il examine lespreuves de ceux qui les ont fait aller en Amérique»* D Calmet, Dict.

CHANAD. Voyez ChonAÏ).

CHANCAILLO, port de mer dê PAmérîque, íurla mer du Sud, au Perou, au nord occidental de Lima»Ce port est fous le 12 e . deg. 5 min. de latitude méridio-nale » mais peu fréquenté. La ville est à une demi-lieueou environ du village , Sc l'on en peut tirer des rafraî-chissements. II ne faut pas que les vaisseaux s’approchenede la montagne de Chancaillo , parce qu'elle est fortsujette aux calmes Sc à une mer qui roule. * Rogers ,voyages , suppl em .

1. CHANÇAI, port de mer de l’Amérique, fur lamer du Sud, au Perou, au midi de Chancaillo. II y Lde l’un a 1 autre deux lieues d’une côte montagneuse»Lorsque vous êtes au largue elle paroît noirâtre , Sc il ya plusieurs torrens qui se précipitent du haut de ces mon-tagnes dans la mer. Lorsque vous approchez du rivage»la ville paroît blanche, 8 c vò us voyez l’églìse de saintFrançois. Le havre est fort bon contre le vent du sudquoique la mer y roule. Pour y entrer il faut ranger deprès la montagne-de Chançai, fous le vent de laquelleest le havre où l'on peut mouiller par tout dans un fondnet; mais il ne faut pas approcher de la petite baie quel’on volt a l’embouchure, parce qu’elle est pleine depetits rochers pointus. Du port de Chançai au Farelongrand , ou au, grand rocher des Pescadores , il y a troislieues. * Rogers, voyages, supplem.

2. CHANÇAI, bourg de France en Touraine, dansl’électíon d’Am boise.

CHANCEAUX, bourg de France, en Bourgogne ,au diocèse d’Autun, auprès de la source de la rivierede Seine. Corneille observe qu’on y fait de la marmela-,de d’épine-vinette, qui passe pour la meilleure qu’onfasse en France.

CHANCELADË, Cancellata , abbaye régulièred’hommes, de l’ordre de saint Augustin , dans le Peri-gord , à une lieue vers le couchant de Perigueux. Elleest chef d’une congrégation de chanoines réguliers, dontla maniéré de vivre ressemble assez à celle de la congré-gation de sainte Geneviève. Cette abbaye doit sa fon-dation à quelques ecclésiastiques, qui > par un esprit derecueillement 8c de retraite , s’établirent à une lieue dePerigueux, ou environ, dans un endroit où il y avoitune fontaine entourée de barreaux, & c’est de ces bar-reaux [ en latin CanceUi ] que l’abbaye a pris son nom»Ces ecclésiastiques furent d'abord fous la direction del’abbé de Celle-Frouín; mais Guillaume d’Aubroque,évêque de Perigueux, leur ayant donné des biens con-sidérables , cet oratoire fut érigé en abbaye. Gerauld enfut le premier abbé, Sc fit vœu de suivre la réglé de St.Augustin l’an 1133 , 6c dès-lors on bâtit l’églife & leslieux réguliers que l'on y voit aujourd’hui.

Je ne fais où les auteurs du dictionnaire de la Fran-ce, ont trouvé que Charlemagne mort en 814, a sé-journé quelque tems dans cette abbaye, qui ne fut fon-dée qu'en 1133. * Figaniol de la Force, t. 4, p. 151.

CHANCHA, ville d'Egypte, à deux lieues du Caire»à l’entrée du désert par où l’on Va à celui de Sinaï. Elleest grande , Sc il y a de fort belles maisons avec des mos-quées Sc des collèges. Delà au Caire ce ne font que despalmiers ; Sc de Chancha , jusqu’au port de Sinaï, il n’ya poínt d’habitation l’espace de quarante - cinq lieues.Au sortir de la ville on trouve deux grands chemins,dont l’un méne en Arabie , 8c l’autre en Syrie. Les ha-bitans font riches parce que les caravanes de Syrie s yassemblent, Sc y achetent ce qui leur faut. II aux

environs que de vastes contrées de datiers, m autreeau que celle du débordement du Nil, qj n " demeure >ansles citernes tant du public que des particu ìers , oc tousles vivres s’y menent du Caire. * M armo » t- 3 » I» J ï ,c. 38, p. 204.