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Noms
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Çes villes , fans compter les & ulres de la Chine .
de quatre-vingt-douze, bur ms k> familles, fai-
cette province est censée contenir S 9959 con sist esont 5084015 hommes. Le tribut qu1
en M740ÍÏ socs, rant de hled que ^^se toutes soqons;
de fin lm ; 477 e * P'ieces d’étoffe de io e écuries du3544850 bottes de paille ou de foin F' 1 Uvres ,roi ; 420000 pesant de sel , le poids ett de 224
sons compter les revenus des douanes. . ^ assez
Cette province a des vignes dont ' ; s
bon, 8c les Chinois pourroient en ^^oient dans
fe contentent de les faire secher, Sc en r
tout le royaume. Les PP. Jéiuites en fo . ^ les
la célébration des saints mystères , Sc en pour ^ p a |.peres des autres provinces ; au lieu qu autre 01 ,loit en soire venir de Macao à grands frais. ^s de
On assure que dans cette province > u y a e Lssfg lefeu dont on se sert en guise de fourneaux pour , ostmanger j on ferme l’entrée du puits, de manierlaisse un trou auquel on adapte la marmite , Sc estans peuvent ainsi faire leur cuisine fans peine oí aY
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épargne. Le P. Martini, qui fournit ces détails Sc mêmetout cet article, dit avoir ouï dire que ce feu est épais *peu luisant ou transparent ; quoiqu’íl ait de la chaleúr ìcependant il ne brûle presque point lé bois qu’on yjette. On.peut même le mettre dans le creux des gros-ses cannes , le transporter oùl’ôn veut pour s’en servirquand on en a besoin. On fait à la canne une ouverture *par laquelle il en sort assez pour faire cuire les chosesqui ne demandent pas un grand feu » Sc cela dure jusquàce qu'il s’amortisse. Le P. Martini, ne garantit passesoit; mais il le tient, dit-il > d’auteUrs chinois qu'il ararement trouvé menteurs.
On trouve dans toute cette province dû charbon deterre, dont ses habítans des parties septentrionales de laChine se servent à chauffer leurs chambres. ïls le broient,le mouillent Sc le paitrissent, comme on soit à Liège*Sc en font des masses, après l’avoir tiré * qui prennentfeu difficilement, mais qui étartt une fois allumée, seconservent long-tems. 11 y a beaucoup de Chrétiens *Sc les Jésuites y ont plusieurs églises > mais il n'y en âque deux où il s aient une résidence.
CHANNTON , province maritime de la Chine*dans fa partie septentrionale, Sc la quatrième en rang;Les Portugais ecrivent Xant'uNG. On pourroit l’appel-ler une grande iíle:, car du côté du nord, dú levant Sc dûmidi > elle est environnée par la mer, 8c du côté du cou-chant par des fleuves , de telle forte qu’on peut en fairele tour par eau. Elle a au nord le Peiceli 8c le golfe deÇanG; à l'orient, elle a la mer ; 1e fleuve Ci la coupepar le milieu; elle a au midi la mer 8c la province déNanicing* dont se fleuve Jaune la sépare. Ses autresbornes sent lariviere de Jun, dont 1e canal est artificiel*8c celle de Guei, dont le lit est naturel. La quantité dèrivières, de ruisseaux Sc de lacs, rend cette provincetrès-sertise en bled , en riz, en millet, en orges, fe-ves 8c soséoles, & en fruits de toute espèce. Elle abondéen volaille Sc en gibier. On y voit Un fruit nommé íliçu *rond Sc rouge, un peu plus gros que nos pommes * d'ungoût exquis , quand il est mur. On 1e fait secher * com-me nous faisons secher nos figues , on le garde pendanttoute l’année, & les marchands' en font commerce danstoute la Chine. La mer Sc les rivières abondent en pois-sons. On trouve aussi dans cette province d.e k foie furses arbres. Ce ne sent pas des vers tels que ceux qu’on.nourrit dans les maisons, qui la donnent, mais des versqui ressemblent assez à nos chenilles. Elle n'est pas encoque, mais étendue en longs filets blancs íìirles buis-sons Sc ses arbrisseaux. On Parnasse Sc on en fait des éto-fes qui n’ont pourtant pas la finesse de celles qu’on faitavec la véritable foie.
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tient 77°555 familles, faisant 67$967$ hommes. Ils pas-sent pour ses plus stupides de toute la nation chinoise *& il y en a peu qui parviennent au rang des lettrés : erìéchange , ils supportent patiemrpent le travail Sc le froid ;ils font robustes Sc hardis. On voit de petits garçons jouettout nuds en plein hiver > Sc s'arroser d'eau froide en ba-dinant. Aussi, dit-on, qu'o n le 8 lave dès qú’ils naissent.Ce caractère de hardiesle Sc de tempérament infatigable,font cause que cette province est la patrie d'un grandnombre de voleurs. Audi les a-t-on vu souvent s’at-trouper, donner bien de l'embarras aûx gouverneurs*Sc sc faire craindre aux empereurs mêmes. íl y en a eû.tant parmi eux qui so sont rendus si célébrés , qu’on eria formé un jeu de cartes. Car les Chinois ont cette sortede jeûì aussi bien que nous ; mais au lieu des rois, desdames Sc des valets, on a mis autant de têtes de farneûxbrigands , avec leurs noms, afin que tout en jouant jces habítans de Channton, qui h’ont que trop dé dispo-sition a ses imiter, apprennent la funeste fin de ces mal-heureux, ,8c craignent de s’en attirer une pareille. Cetteprovince soussnt beaucoup vers le milieu du dernier sié-cle* durant la guerre des Tartares. Comme elle em-brassa successivement divers partis, elle fut presqu’en-tíerement ravagée par les vainqueurs , Sc perdit grandnombre de ses habítans. II y a six villes métropolitai-nes, dont voici les noms Sc les positions, félon 1 Atlaschinois. L’o signifie plus oriental que Pexin * d ou seprennent ses longitudes ; Sc le P. plus occidental qûécette même ville, .
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