/
CH A
gae en 1678 ,8c comme cette place étoît fort petite, 8cque l’on n’y pouvoit loger que deux bataillons, le roiLouis XIV, fît fortifier le bourg de Givet, qui étoit aupied de Charlemont ; eníorte que l’on peut regarder au-jourd’hui Charlemont comme composé de trois différen-tes places , qui font Charlemont , Givet saint-Hilaire f ScGivet Notre-Dame.
Charlemont est donc une petite place située íùrun ro-cher des plus escarpés, Se des plus inaccessibles. La plu-part des fortifications font anciennes, 8c le roi a fait faireles autres fous la direction, & selon la maniéré du maré-chal de Vauban. Elle a la forme d’un triangle isoscele.La place est írréguliere , parce qu’on est obligé de s'aífu-jettir à la disposition du terrein, qui forme à la place desAngles rentrans 8c faillans. L’enceinte consiste en six bas-tions , dont il n’y en a que quatre qui méritent ce nom.
C H À 3 47
On distingue la ville haute de la ville hasts. La hauteest très-réguliérement bâtie, -tant pour les rues que poufles maisons en particulier ; les fortifications en font belles,mais, vastes Sc capables d’occuper une garnison très-nom-breufe pour les défendre. La colline qui est entre la villehaute Sc la basse est-fort roide. J’étois à Charleroi en170b , Sç j’y observai l’éclipfe solaire du 12. Mai. * Lon»guerue, Descríp. de la France, 2. part. p. 108.
1. CARLES-TOWN, Carolopolis , ville de l’Amé-rique septentrionale , dans la Caroline, près ducapFear,8c au cpuchant de l’embouchure de la rivière de Claren-don. C’est où réside le gouverneur, où fe tiennent lesassemblées Sc les tribunaux Sc les principaux officiers pu-blics du pays. Elle est bâtie à l’endroit où Jean de Ri-baut avoir construit en 1562, une forteresse fous le nomde Charles-fort, 8c qui n’a pas subsisté long-tems. * Het
_ __--- luit, v*- vjoti XX st jiao iwouni, ' r J C
Deux de ces bastions font placés fur un des côtés qui re- BritannucheRjkin America , 1. deel. p- 273. long. 297,gardent 1 -, r Pr re Ils font construits fur une même Sc 55 ’J' 2 >50-
grande ligne , Sc c’est pour cela que l’on les appelle bas^ 2. CHARLES-TOWN,,ville de 1 Amerique, danslions plats. Ils font de la façon du Chevalier de Ville ; l’ifle à Barbades , fur la cote septentrionale , au fondmais bien réparés par le maréchal de Vauban. Les deux d’une baie. On appelle aussi Ostines . tant la baie que^tres bastions qui font les plus grands , occupent les la ville- Elle est aux' Anglais comme toute 1 ifle ; &1 sdeux angles de la base du triangle. L’extrémité du font ainsi nommée a cause de leur roi Charles II, foustriangle est terminée par un très-petit front de fortifica- lequel on a commencé a la bâtir. * Het Britannuche Ryk
S» «-v» d = *» àS-bâ- à P'" s ì« c H Ír’l E vViVbourg de France, en Nor-
mandie , au Vexin fur l’Andelle , à cinq lieues deRouen, à deux d’Andely, à deux de Lions, Sc à unedes abbayes de Prémontré de l’Iíìe-Díeu, Sc des Ber-nardines de Fontaine-Guerard. Son église est sous l’in-vocatíon de saint Denis. Ce bourg, qui n’est qu’à demí-lieue de Fleury, grand passage de Rouen à Paris » est untitre de marquisat avec haute justice. On voit au-deí-
fijti fe puifient voir, Sc qui forment la pointe du trían-§ e - Cette pointe commence à faire une pente assez°uce, Sc on y a pratiqué le long des murailles un che-1111:1 taillé dans le roc -, Sc qui néanmoins peut servir auxgrosses Sc aux chariots. Elle est coupée dans cet espace-> en deux parties séparées l’une de l’autre par un fosséec 8c taillé dans le roc. II n’y a dans ces deux partíes-làl 11 ^quelques corps de casernes Sc magazins.
Cette place est 7 environnée d’un petit fossé taillé dans fous du château de Charleval une grande longueur deLrocdu côté de la terre, accompagné d’un chemin cou-v «t, d’un glacis Sc de places d’armes , disposées d’es-Pace en espace. Le glacis est interrompu par deux otirVra ges en forme de demi-lunes revêtues , servant à cou-rir les bastions plats. Le grand bastion du côté de laterre est couvert par un ouvrage à corne, de la façonV 1 Maréchal de Vauban : son front est couvert par uneeiï fi~lune Sc d’tine contre-garde retranchée, qui couvreUtl des bastions. Le plus grand de ces côtés est coupéfar Un bastion irrégulíer, Sc par un autre à l’extrémité.ser t à couvrir la porte. Ce dernier bastion est couvertatle petite contre-garde ; enfin , ce même cote est ac-
g es £ a gué d’un grand retranchement. Tous ces^ 0ri t enveloppés d’un fossé Sc d’un grand retranche-_ . 'En maniéré de chemin couvert. L’autre bastion,
car ^ ì du côté de la Meuse, est couvert d’une demi-lune _ . _
dans 6 ’ enfermée d’un large fossé, qui communique trefois un bourg, dit Arches, ou Charles de Gonzague,chem^ Ul ^ ouvra £ e a corne , le tout accompagné d’un duc de Nevers 8c de Mantoue, fit bâtir une ville agréa-lonp- 111 c ° Uvert avec ses places d’armes , 8c d’un glacis, ble à laquelle il donna son nom, Sc qu’on a depuis sorti-2 pJL» 24, lat. 50, y. fiée régulièrement.Vis-à-vis, de fautre coté de la riviere»
VÎN^ îL^RLEMOlVT. ville d’Irlande » dans la pro- est situé le mont Olympe, où l’on volt les ruines d’unPtinc" , Lier, au comté d’Armagh, dont elle est la vieux château, qu’on croît avoir été un temple desdéput ' e ’ L y n une bonne forteresse, 8c elle envoie deux payens. Le roi Louis XIII fit bâtir une citadelle sirr cetteLia w aU Paiement. Elle est située fur la riviere de hauteur en 1736, mais les fortifications de Charlevillelujjje près des frontières de Tyrone , à quatre Sc du mont Olympe furent rasées en i< 58 fi, 8c il ne reste
ton a U d' e st de Dungannon, Sc à sept milles ou envi- plus pour fortifications à Charleville qu’u ne simple mu-■prêtent d’Armagh. Elle a titre de vicomté. * Etat raille. C’est la patrie du célébré abbé de Longuerue »CHARt ’ P‘ 57 * . long. 22 , 18. lat. 49 > 5 °;
Las Aut • Y .L-OI, Caroloregium, ville forte des Pays- Levillaged’ Arches, dont cette ville occupe la place»
Plus consid' ns ’ au comté de Namur, dont elle est , 1 a étoit connu dès-le tems des Carlovíngíens. On lit dans^ïencée j, era Ue place après la capitale. Elle fut com- les annales de saint Berlin que,dès fan 859, il avoit lànom d 7 par les Espagnols, qui lui donnerent un palais royal, où Charles le Chauve Sc son neveu Lo~où il y , e ur r qi Charles II, Sc ils la sondèrent au lieu thaire s’aboucherent. Cet endroit s’appelloït alors Arc*dvnnere^r Vl ^ a ge nommé le Charnoy. Us l’aban- Rhemorum. Flodard en fa chronique dit que ce lieuïnée d e L . ruiner entl’an 1667, à l’approche de l’ar- étoit dans le pays de Porcien, 8c appartenoít pour lors àLt bâtir u° U1 f 6 ^ ran d , qui, s’étant saisi de ce poste, y f évêque de Tongres ou de Liège; Sc que l’an 933depuis 0n g 6 ? r . tere sse flanquée de six gros bastions, 8c f évêque Richer détruisit au même lieu un château queMoisie p r i j aire u n fort au midi de la Sambre , qui Bernard comte de Porcien y avoít fait bâtir. Les comtesété cédées 6 t-JjC e - Louis le Grand, à qui elle avoit de Retbel jouissoíent de ce lieu en Jbuveraíneté , com-d’tauxp , ani °°°, au traitéd’Aix-la-Chapelle,laren- me de Château-Renaud Sc des autres terres voisines,L la rep r ^^ no ^ s P ar traité de Nimégue de l’an 1678. situées deçà 8c delà la Meuse, lorsque les deux princessesI_ e traité d- ^ \ a rendit une seconde fois par de Cleves, Henriette 8c Catherine partag
ouvra-
fondations d’un autre château commence par Charles IX.roi de France , qui donnent l’idée d’un grand bâtiment.Ces fondations paroissent six pieds hors de terre. Unpetit ruisseau tombe dans l’Andelle au pont de Charleval,& un peu au-dessus cette riviere reçoit celle de Lions.Corn. Dict- Mémoires dressés fur les lieux.
II y a un prieuré dont la conventuahte fut détruite parCharles IX. Ce prieuré est aujourd’hui en commende; il
dépend de l’ordre de saint Benoit. ^
Charleval s’appeiloit autrefois Noyon; c’etoit unfort château auprès duquel, dans la plaine de Trennevilie»il y eut une vive action entre Henri I. duc de Norman-die, 8c Louis le Gros.
CHARLEVILLE, ville de France > en Champagne»dans le Rethelois, fur la Meuse, a quatre lieues au-dessous de Sedan, entre Mezieres & Rocroi. C étoitau-
partagerent ses 8se^
_— - ''.“"Ta* rbâtcau-Reo aud à P
.. uuc ,5^“^ ET r*. r oere La souveraineté de ^mate jj enf jette
Tde Ryfsvyck de f année 1697- Lar les rr^ ^bit âla cadette L»àsr!ne^ ^ â s evers, _
^ Utrecht , de Rastadt Sc de Baden , elle aétécom.pr P éserva [ a terre d’Arches , ou ’ d soUV eraine, c^qui
dans les Pays-Bas cédés à l’empereur Charles Vi- fl PD uís de Mantoue, avoient une ju dernier duc de
Jt - roi Louis XV f ayant prise en 174* l a malson subsisté jusqu’ à la mort ^ ..
d Autriche la lui a rendue démantelée en 1748 ,lon§- a 4» a 1*4 > lat. 50,20.
ïns lesLe
X: