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Tome second. C - F.
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pas laissé depuis d’y mettre un gouverneur. La seigneu-rie de cette ville appartenois, en r z 69, à 1 amiral de Co-ligni, après la mort duquel elle entra dans la maison de3N!asíàu-Orange, par le mariage de Louise de Coligni,sa fille avec Maurice , prince d’Orange. Un de ses des-cendans la vendit, du temsdu cardinalMazarin, au fieurAmat, après la mort duquel elle a été acquise par le sieurDaquin, président au grand Conseil. On fait à Château-Regnard des draps propres á habiller les troupes , les-quels se débitent à Troyes. 11 s’y fait aussi un commercede grosse toile, que les marchands achetent aux environsdeMontargís, de Cosne 8c de S. Fargeau. Autrefois lesAllemans y venoient acheter des safrans ducôté deBois-commun; mais ce commerce est aujourd’hui fort dimi-nué. * Piganiol de la Force , Descr. de la France , t. 5,p. 224, long. 20, 18 , lat. 48.

Baudrand met la démolition du château en ì5i8.

2. CHATEAU-REGNARD, bourg de France, enProvence, dans la víguerie de Tarascon.

1. CHATEAU-REGNAUD ( Castrum Rainaldi)château , terre , 8c autrefois principauté souveraine deFrance , en Champagne. Le château qui est sur un ro-cher escarpé, sur la Cernay, près de la Meuse , étoit uneplace forte, mais on en a abbatu les fortifications. 11 estsitué à deux lieues au-dessous de Charleville, aux con-fins du pays de Liège 8c du Luxembourg. Cette terre afait partíe du comté de Castrices , Sc avoit pour lieu prin-cipal Montarmé. Louis XIII, l’a acquise de la princessede Conti, douairière en 1619 , en échange de Pont-sur-8«ins. Cette principauté comprend vingt-sept villages,qvfi n’ont point d’autre commerce que l’ardoiíè * Diversfp/tmire.r.

2. CHATEAU-REGNAUD, ville de France, danslaTouraine , avec titre de marquisat, sur la riviere deBranle , dans un beau pays de chasse. On croit qu’elles’appelloit autrefois Caraman ou Ville-Morand.Elle prit le nom de château-Regnaud, d’un château queGéofroi de Château-Gontier, filleul de Géofroi-Mar-tel, comte d’Anjou, fit bâtir à la fin du onzième siécle »auquel il donna le nom de Regnaud qu’avoit porté sonpere, 8c que porta son fils aîné qui naquit alors. Cetteterre passa ensuite aux comtes de Blois , desquels Louis,duc d’Orléans, l’acquít en 1391. Elle passa ensuite à lamaison de Longue ville, depuis à celle de Gondi, §c âpresà celle de Rousseiet , en faveur de laquelle elle fut éri-gée en marquisat. II y a une paroisse, qui dépend de saintJulien de Tours , 8c un couvent de Cordeliers. II s’ytient trois foires par an, Sc un marché tous les mardis.* Divers mémoires. Long. 18,26, lat. 47, 22.

3. CHATEAU-REGNAUD, bourg de France,dans l’Angoumois, aux frontières de Poitou fur la Cha-rente, 8c à six lieues d’Angoulême vers le nord.* Bau-drand , éd. 1705.

CHATEAU-ROUX. On devroit dire Chateau-Raoul , Caflrum Piadulphi , [8c non pas Castrum Ru~fum, comme le dit très-mal Baudrand] ville de France ,en Berri. Elle a pris son nom de son fondateur Raoul,Roux, Rouis ou Radulphe de Deols, surnommé le Largeou le Libéral, qui fit bâtir le château Se la ville de Châ-teau-Roux , fur la riviere d’Indre, 8c mourut l’Sn 952,selon Piganiol de la Force , Desc. de la France , t. 6 , p.47. L’abbé de Longuerue, D esc. de la France, 1, part.p. 126, raconte la chose autrement. On volt, dit-il, parune ancienne chronique de Dol ou Deols , qu’Ebbonfut le premier seigneur de Deols , dans le commence-ment du dixième siécle , fous le régne de Charles le Sim-ple , Sc ce fut lui qui y fonda un monastère de Bénédic-tins l’an^iy. Raoul qu Radulphe, qui descendoit delui 8c mourut l’an 9 5 2 ’ a yant bâti une nouvelle place,qu’il appella de son nom , donna Dol ou Deols , auxmoines de l’abbaye » qui y avoit été fondée 8c qui de-vint tres-riche. Elle a subsisté jusqu’au tems de LouisXIIÍ- Ce fut pour lors qu Henri de Bourbon, prince deConde , étant allé à Rome 1 an 1623 , obtint du papeGrégoire XV, l a suppression entiere de cette abbaye 8cdu monastère, dont tous les biens Sc tous les droits fu-rent unis à perpétuité à la terre de Chateau-Roux , qui

de baronnie qu’elle étoit auparávant avoit été érigée enduché-pairie en faveur de Henri de Bourbon. En forte queie fameux monastère de Deols, vulgairement Bourg-Diçu, a été anéanti.

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Louis de Bourbon Condé , comte de Clermontabbé de S. Germain-Des-Prés, ayant eu ie duché deChâteau-Roux dans son partage » le vendit au roi quil’a réuni à la couronne.

Les seigneurs de Château-Roux, étoíent vassaux desducs de Guienne 8c des rois d’Angleterre, après quel’hé-ritiere de Guienne leur eut apporté ce duché; mais Phi-lippe Auguste conquit cette place, l’an 1188, avec Issou-dun, 8c les réunit au Berri. Par le traité fait avec les.Anglois , Philippe devoit leur rendre Château-Roux(cum feudoJuo ) avec son fief, c’est-à-dire, avec la terre,nommée Déoloise, où il y avoit autrefois dix-fept censfiefs, 8c qui appartenoit à André de Chauvigny. La paixayant été aussitôt rompue , le roi jouit de la terre Déo-l®Ife, jusqu’à son expédition d’Outremer , durant la-quelle, pour récompenser la valeur qu’André de Chau-v:gny avoit fait paroître en combattant contre Saladin,Philippe, après avoir pardonné à André les fautes quil’avoient fait tomber en fa disgrâce, lui donna maín-le-vée de Château-Roux 8c de toute la terre Déoloise > dontil fut remis en possession, à la réserve d’issoudun que leroi retint, 8c reçut pour le reste André de Chauvigny,au nombre de ses vassaux.

Cette ville est située fur la riviere d’Indre, à demí-quart de lieue de Deols, à sept lieues d’Issoudun, 8c àquinze de Bourges. On y voit plusieurs églises. La col-légiale est dediée à Notre-Dame 8c à S. Martin , 8 c estparoissiale. Celle de S. Martial est succursale de celle deS. Denys , bâtie hors de la ville, au lieu où l’on croitqu’étoit autrefois l’ancienne ville de Château-Roux.Celle de S. André est paroissiale ; on y remarque lestombeaux des seigneurs de laTour-Landri. Les Capucinsont été établis, en 1630, dans le fauxbourg de la Porteaux Guesdons. Les religieuses de la Congrégation deNotre-Dame font aussi dans un fauxbourg. Les Corde-liers ont leur couvent dans la rue basse, fur les murs dela ville. C’est un des plus anciens de l’ordre. II fut com-mencé l’an 1213,8c achevé en 1216. Dans le chœur de.leur église, 8c dans la chapelle de S. Claude, on voit lestombeaux des seigneurs de Château-Roux , des mai-sons de Chauvigny 8c d’Aumont. Le château est à l’ustfies bouts de la ville fur une colline, au bas de laquellecoule la riviere d’Indre le long d’une belle 8c vasteprairie. Auprès de ce château il y en a un autre appellé leParc, qui est très-peu de chose. Château-Roux est le siè-ge d’une élection , dont le terroir est le plus stérile 8 c leplus ingrat qu’il y ait en France; il n’y a que les environsde la riviere d’Indre qui produisent quelque chose, toutle reste n’est que forêts » étangs , 8c bruieres qui ne mé-ritent pas d’être cultivées , aussi ne paroit-il pas qu’el-les Rayent jamais été. Le bois se débite par le moyerides forges ; le poisson des étangs íe vend en Berri 8c estTouraine; 8c les bruieres fervent à la nourriture des be-stiaux, dont on fait un très-grand commerce. La manu-facture des draps, qui est dans la ville , est une des plusconsidérables du royaume , 8c occupe plus de dix millepersonnes , tant dans la ville qu’aux environs. Long. ij?d. 22, 10, lat. 46 d. 48,45.

2. CHATEAU-ROUX. Voyez Caristo.

CHATEAU S. ANGE , forteresse de Rome, bâtisfur le môle d’Adrien. Voyez l’article de Rome.

CHATEAU-SALINS, petite ville de Lorraine,ainsi nommée à cause de ses salines ; elle est à une lieu®de Vie, à deux lieues de Mariai, au couchant, 8 c ®quatre de Nanci, au levant d’été. * Baudrand , £àit-

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CHATEAU SUR SALINS , ancienne forteresse

qui couvroit la ville de Salins , en Franche-Comté- Ry a aujourd’hui un prieuré conventuel de Clunist eSréformés.

CHATEAU-THIERRI, Caflrum Theodorici,C>ville de France , en Champagne, fur la riviere de Marn e *avec titre de duché , à vingt lieues de Paris, dans lecèse de Soissons. Sa situation est très-agréable ; son châ-teau est assez beau, bâti íur un lieu fort élevé, dont I?vue est charmante. Le jardin, qui est au bas de ce ch a ^teau, rempli d’un grand nombre de belles allées,tées de charmilles Sc autres arbres , sert de prome ° 3 ■aux habitans. Les fauxbourgs, qui font plus grands ss .la ville, font passablement beaux. Le duc de Maye^sss’en étant saisi, pour la ligue contre le roi Henri le Grast