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toiî, près de ía ville de S. Maixant ,.i six lieues de Niort,entre Poitiers 8c Maillezais, près de la source du Clain.On en met ordinairement la fondation en 11Ó2 , d’au-tres disent qu’elle fut fondee avant lan 1120, maisqu’elle fut aggrégée, l’an 11 a 1 ordre de Ctteaux.Elle est de la filiation de Clervaux.
CHATELLENIE. On a appelle autrefois Cafiellani,les soldats que des seigneurs entretenoient pour la gardede leurs châteaux. Ce nom a auffi été donné aux con-cierges ou gouverneurs à qui iis en confioient la garde.En Pologne la qualité de châtelain est une haute dignité,immédiatement inférieure à la qualité de palatin; maisailleurs, ce n’est que la concierge d’un château; dansquelques-unes de ces terres seigneuriales, il y avoít unjuge Sc un tribunal pour administrer la justice aux habi-tans. Ce juge rendant la justice dans le château, on luidonnoit le nom de châtelain , Sc celui de châtelle-nie à tout le ressort de cette justice, c’est-à-dire, auxbourgs, paroisses, villages Sc hameaux qui relevoientde cette terre ou seigneurie. II y a en France des du-chés, des présidíaux, Sec. qui font divisés par châtelle-nies * mais ce mot est fort usité en Flandres , où l’onvoít la châtellenie de l’Iíle, celle de Cassel, celle d’Y-près , 8cc. Le mot flamand Ambacht , signifie la mêmechose. Les Wallons disent Castellenie.
CHATELLERAUT , cafirum Heraldi , ou Eraldi,ou Airaldi, ou Arìandi, ville de France, en Poitou»sur la Vienne. Elle porte le nom de son fondateur quivivoit avant la fin de l’onzieme siécle. Cette seigneuriede Châtelleraut, qui avoit le titre de vicomté, forme unpays distingué du Poitou, Sc qu’on appelle le Chatel-leraudois. Ces vicomtes se soumirent au roi PhilippeAuguste, au te ms de la conquête du Poitou. La famillede ces seigneurs finit dans le quatorzième siécle, 8ccette vicomté passa à la maison d’Harcourt en Norman-die, qui en jouit jusqu’autems de Charles VII, ensuiteSïs seigneurs d’Harcourt cédèrent ou vendirent la vi-comté de Châtelleraut à la maison d’Anjou, Sc Charles,comte du Maine » fils de Louis II, roi de Sicile , fut enpossession durant toute fa vie de la vicomté de Châtel-leraut, qu’il laissa à son fils Charles , roi de Sicile , comtede Provence ; celui-ci institua son héritier universelLouis XI, roi de France, qui unit à la couronne la vi-comté de Châtelleraut par ses lettres du mois de Dé-cembre de l’an 1482, lesquelles portent, que le roi avoitfait examiner en son conseil le droit du roi Charles deSicile, fur la vicomté de Châtelleraut, Sc qu’il avoitététrouvé bon : néanmoins, comme ce roi Charles avoit 3 es■neveux 8c des nièces , de la maison d’Armagnac, enfansde fa soeur E oui se d’Anjou , il y eut opposition de leurpart a-l’uníon de Châtelleraut à la couronne » Sc mêmele parlement de Paris leur adjugea le possestbire, fanspréjudice dji droit au fond; Sc Charles VIII, successeurde Louis XI, par ses lettres de l’an 1491 , en cassantl’union a la couronne de la vicomté de Châtelleraut, faitepar son pere, céda entíerement cette vicomté à la mai-son d’Armagnac. Elle vint ensuite à la maison de Bour-bon avec le comté de la Marche ; Sc ce fut en faveur deFrançois de Bourbon, que François I érigea Châtelle-raut en duché-pairie par ses lettres du 15 Février l’an1514, tZlZ- ^ ce prince François , mort fans enfans,succéda son frere Charles de Bourbon » connétable deFrance, dont tous les biens furent confisqués Sc unis.à la couronne, nonobstant les prétentions du prince dela Roche-sur-Yon, héritier naturel du connétable; ceduché de Châtelleraut fut réuni à la couronne l’an 1538,en conséquence de la transaction faite entre le roi Sc ceprince pour la succession du connétable Charles de Bour-bon. Henri III,petit-fils de François I, engageacedu-ché de ChâtelLerautau duc de Montpenfier, pour cin-quante mille écus. Les rois ne l’ont jamais retiré desen-gagistes; Sc feu mademoiselle d’Orléans, héritière de lajnaíson de Montpenfier, ayant toujours joui de ce du-ché > l'a laissé, avec ses autres biens, par testament au ducd’Orléans ; mais ce prince 1 a cede a la maison de la Trí-mouílle, pour satisfaire ceux de cette maison qui préten-doient à la succession de Montpenfier, comme représen-tant Charlotte Brabantinede Nassau, duchesse de laTri-mouille, fille de Charlotte de Bourbon Montpenfier, Scde Guillaume de Nassau, prince d’Orange. Charlotte
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de Montpenfier étoit fille de Louis de Bourbon, premierduc de Montpenfier; elle eut plusieurs filles du princed’Orange son mari; l’aînée Louise avoit épousé sélec-teur Palatin, Frédéric IV, grand pere de sélecteur Char-les-Louis , dont la fille madame la douairière d’Orléans »étoit unique héritière. Le Prince de Tallemont, oncle duduc de la Trímouílle, jouit aujourd’hui du domaine deChâtelleraut. Henri fécond l’an 155a, donna le duchéde Châtelleraut à Jacques Hamilton, comte d’Aran,pour le récompenser de ce qu’il avoit quitté à la reined’Ecosse , mere de Marie Stuart, la régence du royaumed’Ecosse. C’est de Jacques Hamilton que descendoít enligne directe masculine, Jacques, duc d’Hamilton, qui eutla tête tranchée à Londres l’an 1649. Comme il n’avoítpoint d’enfans mâles , fa fille Anne fut héritière de sesbiens Sc de ses prétentions, qu’elle apporta à son mari,Guillaume Douglas, comte de Sellíirke, d'ou descendle duc d’Hamilton d’aujourd’hui. Quoiqu’on ne voyepas que cette donation d’Henri II. ait eu lieu, ni queceux de la maison d’Hamilton ayent joui en aucun temsdu duché de Châtelleraut, néanmoins le ducd’Hamiltondernier mort, a soutenu sès prétentions aux conférencespour la paix : de forte que parle traité d’Utrecht concluentre la France 8c la Grande Bretagne , à Utrecht l’au1713 , il est porté dans un des articles , qu’on rendra auduc d’Hamilton, bonne justice fur les prétentions qu’iía au duché de Châtelleraut; mais jusqu’áprésent l’enga-giste du domaine n’a point été troublé dans fa possession.* Longueme, Desc. de la France, part. 1, p. 149.
Cette ville a un assez beau pont » qui fait la commu-nication de la ville au fauxbourg. II y a une sénéchaus-sée.une élection, une maréchaussée, un corps de ville»une juridiction des eaux Sc forêts, une juridiction coi^sulaire, Sc une des traites 8c dépôt du sel. L’église deNotre-Dame est une collégiale. Les Cordeliers, les Mi-nimes Scies Capucins , ont des couvens dans cette ville,à il y "en a un quatrième de religieuses. Le climat desélection de Châtelleraut, est agréable Sc fertile , 8c seshabitans font spirituels, industrieux 8c très-propres aucommerce. On fait à Châtelleraut quantité démontrés»d’horloges, de couteaux, de ciseaux Sc autres ouvragesde cette nature, dont il se fait un commerce assez consi-dérable. Les bleds & les vins qui croissent dans cetteélection font consommés dans le pays, mais on fait quel-que commerce de chanvre Sc de lins. Piganiol de la For -ce , t. 4, p. 280 , long. 19,13 , 4, Iat. 4 6 , 33 , z6.
1. CHATELUS, bourg de France, dans la Marche,'aux confins du Bourbonnois , fur un ruisseau qui tombedans la Creuse à Frozeline. * De l’Ifle,. Atlas.
2. CHATELUS [ ou plutôt Chastellux , car il estainsi dans les titres ] , est une paroisse du diocèse d’Au-tun , dans un canton qu’on appelle le Morvan , prochela ville d’Avallon. Ce village est situé fur le rivage gau-che de la riviere de Cure , à deux lieues de la mêmeville d’Avallon vers le midi. L’église de la paroisse estsous l’ínvocation de S. Germain , évêque d’Auxerre. Lechâteau est un peu au-dessous fur la pente du coteau; Hest d’une figure presque triangulaire, à la maniéré deplusieurs anciens châteaux. Si l’usage d’écrire Chastel-lux est l’usage primitif 8c immédiatement dérivé dtflatin, il ne faut pas douter qu’on n’ait dû dire en cettelangue Caflellum Lucii , à la différence de Chaílux e stLimosin , que les anciens historiens appellent CafiruìHLucii. Cependant on ne peut nier que quelques anciensmonumens ne portent Chaftelux , qui peut venir égale'ment de Cafirum Lucii. Si. donc c’est un Lucius qui 3donné le nom à ce lieu, comme ce nom est romain , cechâteau peut être des siécles reculés , mais rebâti depuis-Quoi qu’il en soit, les seigneurs en font très-anciens &très-célébres dans l’histoìre de Bourgogne. Ils se s° sltacquis au quinzième siécle un droit honorifique fort h st 'gulíer dans l’égliie d’Auxerre. Le glossaire de du C^nge au mot Canonici honorarii , seconde édition, rapp or£ fpresque en entier la chartre du chapitre d’Auxerre 011est cette concession ( a )■ Les comtes de Chatelus j oUlS ,'sent des fruits d’un canonicat de l’église cathédra^d’Auxerre , toutes les fois qu’ils assistent au service, c 01en habit Sc surplis, s’íls veulent, ou fans surplis,qu’il plaît aux seigneurs de Chatelus. Cette con ce.fifut faite à Claude de Beauvoir, seigneur de Chat e 3
le idd’Août 1423, en reconnaissance de çe qu'd âV