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CHOARAXES. On lit dans Strabon, /. 1, p. 6 1 ,«qu’une riviere ainsi nommée , iervoit de borne entre laColc-hide & l’Arménie. Casaubon a très-bi en remarquéque X3*£«! y t ; est un mot corrompu de í Ag*!^, Sc qu'il estquestion de l’Araxe en cet endroit.
CHOARINA. Strabon dit , /. 15 ,p. 725. De tousles pays des Parthes, qui íont dans les voisinages de l'In-de , Choarine est celui qui en est le plus proche. II nefaut pas le confondre avec Choara , comme a fait Or-télíUS.
GHOASPES , riviere de l’Inde; elle se jette dans leCophé , selon Strabon , /. 15 , p. 697. De í’Iíle nommeces deux rivières Choes Sc Cophene, dans son Théâtrehistorique. Ces deux rivières se joignent aux confins del’Arachosie , Sc vont se perdre dans le fleuve indus.Pars orient.
GHOASPES ou Ch-oaspis , riviere d’Asie. Pline,/. 6 , c. 27 , en met la source dans la Medie, Sc la faittomber dans lePasitigris. Strabon dit,/. 15, p. 728. Poly-clete ajoute, que le Choaspe, l'Eulée Sc le Tigre, [c’est-à-dire le Pasitigris] se joignent dans un même lac , Scque delà ils se rendent dans la mer. Le même Strabon,en parlant de la ville de Suse : Elle est située au milieudes terres au-delà du Choaspe, auprès d'un pont, la Su-siane s’étend jusqu’à la mer ; Sc fa côte est depuis lesfrontières de celle de Perle , jusqu’à l’embouchure duTigre, environ l’espace de trois mille stades. Le Choas-pe qui traverse ce pays [ la Susiane] finit à cette côte, Sca son origine chez les Uxiens. De l’Iste dit, qu’on l’ap-pelle auss Hidaspe. * Théât. Hist. part. orient.CHOASTRA. Voyez. Locastra.
CHOATINA , ville de la Bactriane. C’est la mêmeque Choana 3.
CHOATR/E , ancien peuple de la Sarmatie, vers leTanais, selon Pline, l. 6, c. 7.
CHOATRAS , montagne d’Asie , selon Pline , /• 5 'c. 27. Solin, c. 38, édit. S aimas, dit qu’elle. est dans lepays des Parthes.
CHOBA. Le livre de Judith, c. 15 , ir.y, en grec,dit, que les Israélites ayant appris la mort d’Holoferne,Sc voyant que les Assyriens s’enfuyoient en désordre,les poursuivirent jusqu’à Choba » les passant au fil de l’e-pée. La vulgate ne nomme point ce lieu, Sc dit simple-ment jusqu’à l’extrémíté des frontières. Dans le versetprécédent on lit qu’Ozias envoya à Bethomasta, à Be-bai, àChobai, à Cholam, Sc à toutes les extrémités de laterre d’Issaëí, pour leur porter la nouvelle de ce quivenoit d’arriver, & les avertir de tomber tous ensembleíur l’ennemi qui s’enfuyoit.
CHOBAR , fleuve d’Asie, dans la Chaldée , auprèsduquel le prophète Ezéchiel , c. 1, f. 3, fut inspiré del’Esprit saint, Sc eut les visions qu’il a décrites. Quel-ques-uns le confondent avec le Chaboras, comme je P airemarqué fous ce titre ; cependant, malgré les grandesautorités qui íemblent mettre cette opinion hors de toutedispute, ils’en trouve d’autres qui, avec plus de fonde-ment , nous font connoître que le Chabur ou Chabot , ouChaboras, étoit différent du Chobar. Le premier étoit, Scest encore, une riviere, ayant ia source propre Sc tombantdans l’Euphrate ; le second n’étoit qu’un bras détournéde l’Euphrate , sans aucune source particulière , maissimplement une partie de ses eaux, qui couloíent dans uncanal artificiel » Sc s’alloient rendre dans le Tigre, auprèsd’Apamée. Pour bien concevoir ce que c’étoit que cecanal du Chobar, il faut joindre les passages íuivans. Lesanciens avoíent tiré cinq canaux, pour prévenir les inon-dations de l’Euphrate, 8c prévenir les ravages que iesdebordemens faiíbient aux environs de Babylone. C’estce que marque fort exactement le géographe de Nubie,ou plutôt le Scherif-el-Edrisi, clim.^,p. 5 ,&6. Pline,/. 5 > c. 26, dit : L’Euphrate se partage à 83 mille pas deZeugma, près du village de Maffice, Sc tournant à gau-che il entre dans la Mésopotamie, Sc passant à Seleucie»il íe jette dans le Tigre , qui arrose cette ville. Ptolo-mee, /• J » c. 18, dit de 1 Euphrate : II partage en plu-sieurs branches , dont une va à Babyl one , Sc l’autrecoule a Seleucie ; celle du milieu est nommée le fleuveRoy b aclhaoí zeraftos C’est le même que Polybe , /. 5 ,nomme le CANAL Royal. Bochart, Geog. Sac. 1 . 1, c . 8 ,observe , que les Arabes l’appellent Almelic , 8c lesChaldéens NC.â Naarmhcha, Amm-en Marcel-
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lin, l. 24, dit : On arriva à une riviere dont le lit a étécreusé de main d’homme , nommée Naarmalcha , quisignifie la riviere du Roi. Eusebe, Prœparat. 1 .9 , parlantsur le témoignage d’Abydene , dit mal Agfe**«2»j pournax^iiaÁx.^ Cet auteur parlant de Nabuchodonosor, avoitdit, qu’il conduisit le fleuve Armacale, qui est unebranche de l’Euphrate. Isidore de Charax, nomme cettemême riviere Narmalacha. Pline enfin dit, 1.6, c. 26.II y en a qui prétendent que l’Euphrate fut divisée parle s soins Sc fous la conduite de Gobar ( quelques éxem-plaires portent Chobar) à l’endroit où nous avons ditqu’il se sépare , afin que par sa rapidité il ne causât plusde dommage à la Babylonie. Ils ajoutent que tous lesAssyriens le nomment Armalchar , ce qui signifiefleuve royal. On voit que la premiere syllabe a échapéà Pline , qui ajoute à la fin une r inutile. Ceux qui trou-veront de la difficulté à croire que le Chobar d’Ezéchiel,soit le fleuve royal, creusé sous la direction de Gobar o uChobar , selon Pline, Raccommoderont peut-être mieuxde ce que dit Thevenot dans son voyage du Levant, c-xo , p. 87. Après avoir parlé de l’Alchabur, qui est 1 ®Chaboras des anciens, il ajoute : II faut observer qu’ily a encore une autre riviere appellée Chabur , qui estle Chobar , dont il est fait mention dans le prophèteDaniel; elle est plus petite, & prend fa source au-dessousde Mosul, à main gauche de ceux qui descendent le Ti-gre, 8c vient â Bagdat se perdre dans le Tigre, selon quej’ai pu apprendre d’un vieillard Syrien de Mosul. Cetteriviere de Chobar a une source particulière, Sc est très-différente du canal royal quiportoit une partie des eauxde l’Euphrate dans le lit du Tigre. II n’est pas surpre-nant , au reste, qu’un voyageur ait nommé le prophèteDaniel, qui ne parle point du Cobar , pour Ezéchiel»qui en parle souvent.
H ne faut donc pas confondre ces trois choses ; le Cha-boras , aujourd’hui Alchabur, qui tombe dans l’Euphra-te ; le Chabur, riviere plus petite, qui tombe dans le Ti-gre , Sc le canal ou fleuve royal, creusé par Chçbar Scnommé par les Arabes Almelic , qui signifie la mêmechose que royal. S’il y avoit de bonnels preuves qu’ilait porté le nom de celui qui en avoit dirigé le travail »c’est celui qui conviendroit le mieux à ce que dit Ezé-chiel, qui ayant été emmené captif à Babylone, y pro-phétisa,comme le dit saint Jérôme Prafat. in Ez.ech.
CHOBAT, ancienne ville d’Afrique , dans la Mau-ritanie Césariense, selon Ptolomée, /. 4, c. 2- C’est lamême qu’Antonin appelle Coba Muncipe , à 28 mill Spas de Muffubium , Sc à 39 d’Igilgilis. L’anonyme d®Ravenne Sc la table de Peutinger en parlent aussi. C®lieu étoit le siège d’un Evêque, 8c la notice d’Afrique»n. 3 , fait mention de Maxime , évêque de Coba, Maxi'mus Covienfis. II est vrai qu’elle le met au rang des évê-ques de la Mauritanie Sítifense ; mais cette division n’estpoint connue de Ptolomée , qui met Sitipha elle-mêm®dans la Mauritanie Céiarieníe.
CHOBATA, ville ancienne d’Asie, dans l’Albaníe*
entre l’Albanus Sc le Casius rivières , c’est-à-dire aUnard du Cohan. * Ptolom. 1 . 5 , c. 12.
CHOBUL. C’est la même chose que Chabul.VoJ^Chabalon.
CHOBUS, riviere de la Colchide. Arrien dans fa l et 'tre à l’empereur Hadrien, contenant un périple du Pont'Euxin, p. 10, ed. Oxon. compte du Charles au Chobus >90 stades ; delà au fleuve Singame, 210 stades tout aUplus ; & il en met 630 du Chobus à Sebastopolis. Aga'thias le nomme auffi Chobus , Sc Pline , 1 . 6 , c. 4 >nomme CoBusíans aspiration; il dit, qu’ayant fa sous c0dans le Caucase, il traverse le pays des Suanes. La catsde la Colchide parle P. Lambert!marque bien cette t 1viere , 8c on y avertit que les habitans la nommentpi ; mais il y a une erreur considérable; c’est qu’il tnle Sigamen ou Singame d’Arrien entre le Phase & ,Chobus, aulieu que le Cobus est, selon Arrien, té®® 1 , 1 *occulaire, entre le Phase Sc le Singame. De plus, il/ altomber cette derniere riviere dans le Phase , dequ’elle ne va point,selon ce pere ,, jusqu’à la merrien dans son Périple , ne fait mention que des ern °° aschutes des rivières qu’il vit en côtoyant Sc faisant Peau le tour de la mer Noire , selon que portoít la cmission dont Hadrien l’avoit chargé. S’il entroít ^quelques rivières il avoit foin d’en avertir » com®
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