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Tome second. C - F.
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allemand, Chrudimer Craifs , ou Cruâimfett Rrag, surla rivier t e de Chrudimka. C’est une des villes de la reinede Bohême. L’an 1411, le 2; avril , elle se donna àVischka , chef des Huffites » qui y saccagea un beau mo-nastère, dédié à la sainte Vierge , & brûla huit religieuxdans k .place publique ; il emporta les ornemens & lesvases de l’église 8c du monastère, * Zeykr, Bohem. to-

pO£l\ P. 20 .

CHRUDIMER CRAÏSS ou leCercle de Chru-Dim , province de Bohême , aux confins de la Moravie ,qui le borne, partie à ferlent 8c au midi.

CHRUDIMKA, riviere de Bohême , dans le cerclede Chrudim, Elle a fa source près de Czastaw , dans lecercle de même nom, d’où coulant vers le Nord, ellepasse à Ronof, puis entrant dans le cercle de Chrudim,elle arrose Heistets., Herzman 8c Chrudim. Etant sortiede ce cercle ^ elle se joint à la riviere de Worlitz , aveclaquelle elle se va rendre dans l’Elbe à Kralowihradez.* Zeyler , carte de la Bohême.

.CHRUSÍ, peuple d'Asie , traversé par le fleuve Ha-lys , selon Vibius Sequester » ou plutôt selon ses copis-tes , qui ont défiguré cet endroit. Ortélius, dont on nene sauroit trop louer la sagacité en mille endroits desanciens, dont il a très-heureusement corrigé les ancien-nes éditions , a été trompé, comme bien d’autres ,à cepassage-L’édition de Vibius Sequester , in-fol.à Pezaro»chez Hierôme Soncín 1512, porte : Halys Lydiœ Enifostranfit vel Crufos, Celle des Juntes, in-8°. 1519 , porte :Halys Lydiœ Chntfos tranjït. On volt par-là que velCrufos est une espèce de note ajoutée parle copiste, quine savoit si le mot qui suit celui de Lydiœ , devoit êtrelu Enisos ou Crufos. II est aisé de voir qu'il ne faut lireni l’un, ni l’autre ; qu'il n’est point question d’un peuplehabitué sur les bords de l’Halys » 8c qu'enfin Vibius Se-quester avoir en vue le fameux oracle »

Crœfus Halym penetrans magnam pervertet opuru vim.

Ainsi il faut lire dans Vibius Sequester » Halys Lydiœ.Crœfus transit. Le fleuve Halys, termine la Lydie, ouplutôt l’empire de Lydie, comme il paroît parla lettrede Darius à Alexandre : Cela suffit pour l’appeller unfleuve de Lydie. Crœfus le passa, trompé par le senséquivoque d’un oracle ; 8c trouva fa perte , au lieu desconquêtes dont il se flatoit. Voilà ce que Vibius Seques-ter » a voulu dire en peu de mots, Halys Lydiœ, Crœfustransit. * n. Curt. 1 . 14, c. n.

CHRUTUNGI » peuple d’entre les Scythes. Voyez.Grutungi.

1. CHRYSA, ancienne ville d’Asie, dans l’Eolide »selon Pline , l. p , c. 30.

2. CHRYSA, autre ville de la même province. Ellene subsistoit déja plus du tems de pline, l. 5 , c. 30.

3. CHRYSA, petite iste, l’une de celles qui fontauprès de l’iíle de Crète du côté du Péloponnese, selonPline , L 4 ,c. xi.

On croit que c’est aujourd’hui l’ifle Gaidurognisi.CHRYSÂL FANUM , lieu de la Sicile, dans unecampag ne - près du chemin ’ qui menoit de la ville d’As-sorus à celle d’Enna. * Voyez. Chrysas. * Cicero 4, inVerrem.

CHRYSAORIS. Voyez Ydrxas & Stratonica.

CHRYSAORTJS .riviere de la Lydie, selon Etiennele géographe, qui dit que la ville de Mastaure étoit aubord de cette riviere.

CHRYSAS , riviere de Sicile , que quelques géogra-phes prennent pour leTavi ; mais le plus grand nombres accordent adiré que c est lg Dictaino, Cicéron , in Ver-rem. 4 , c. 44 > dit : Chrysas est un ruisseau qui coule àtravers les champs des Assorins : il passe chez eux pourun dieu , 8c ils l’honorent avec une extrême religion.Son temple est dans la campagne, auprès du chemin parou 1 on va d’Afforus u Enna. II y a dedans une belle sta-tue de marbre, qui représente le dieu Chrysas. Fazel enparle ainsi : de ce temple qui étoit situé au pied du montAssortis, il reste encore trois grandes arcades de pierrescarrées à neuf portes, qui font les monumens de l'anti-quité. Dans la campagne on trouve assez communémentdes médailles de Bronze, où l’on volt fur un côté leChrysas tout nud, 8c de l’autre une tête d’homme, avec

CHR

te mot Assoron. Clavier met ce temple à la gauche decette riviere. De l’ifle l’en éloigne un peu.

i. CHR.YSE, promontoire du pays desSerres Orté*lius trompé par de mauvais exemplaires de Pline , /. 6,c. 17, a cru que c’étoit un golfe. Ce promontoire estvoisin de la riviere nommée Lanos , par le même Pline.

?.. CHRYSE, iste dans le voisinage 8c au-delà dufleuve Indus, selon le même, l. 6 , c. 21.

3. CHRYSE^ville consacrée à Apollon, auprès deLemnos , félon Étienne le géographe ; fur quoi Berxe-lius, son interprète, renvoie à Léon Álladus , au livrede la partie d’Homere, p. 128.

4. CHRYSE , ville de la Carie , selon le même.

5. CHRYSE , promontoire de l’ifle de Lemnos, prèsd’Ephestias, à l’opposite de l’ifle de Tenedos, selon lemême.

6. CHRYSE, ville du Pont, selon Sophocle, dans f»tragédie de Philoctete.

7. CHRYSE. Voyez Thasus.

Etienne parle de quelques autres lieux de même nom ;mais si confusément, qu’on ne peut gueres en tiret desecours pour la géographie.

CHRYSEI , ancien peuple des Indes. II habítoitles montagnes, entre l’Indus 8c le Jomanes.

CHRYSERA. Marcien, dans son périple , nommeainsi l’iste de Chryse , dans les Indes.

CHRYSIPPA, ville d’Asie, dans la Cilicie, selonEtienne le géographe.

CHRYSITES, lieu de la Macédoine. Tite-Live enfait mention, au rapport d'Ortélius, ou plutôt de Bé-lon, qu’il cite, & qui dit que c’est présentement SideroCapsa.

CHRYSIUS, riviere de la Dacie , selon Jornandes.Si nous en croyons Sambucus 8c Lazius, cités par Or-télius , les habitans du pays la nomment Keureuz, 8 cles Allemands Kraiss Ils en font deux rivières , ou deuxbranches, que l’on distingue par les surnoms de blanc8c de noir; c’est peut être cette derniere que Jornandesnomme A qu a Nigra. Voyez C u sus ScGrissiA** Ortélius.

CHRYSOANA, ville de l’Inde, au-delà du Gange/selon Ptolpmée, l. 7, c. 2.

CHRYSOCERAS. Voyez au mot Cornu , l’artí-cle Cornu Bysantion.

CHRYSOMALLUS. Voyez Ida.

CHRYSONDION , ville ancienne de la Macé-doine, dans la Darétide, selon Polybe, l. p, c. 108.

1. CHRYSOPOLIS , ville épiscopale d’Asie, de

laquelle il est plusieurs fois fait mention dans le con-cile de Constantinople , qui est le cinquième concisegénéral. Ortélius dit qu’on la nommoit auísi DiosU-ros, c’est-à-dire, le tertre de Jupiter; c’est la mêmÇque Christopolis 4 , que Holstenius dit avoir éténommée Dioshieron; f

2. CHRYSOPOLIS , ville épiscopale > dans le dé-partement de la seconde Mauritanie , selon la notice deLéon le Sage. II ne faut pas conclure de là qu’elle j 11en Afrique ; car elle est nommée après plusieurs vijsede la Sardaigne, ou des istes adjacentes , comme Ça"ralis , Turris, Sulchi, Phausania, 8cc. Aubert, le Mit e ’Scie P. Charles de S. Paul, n’en font aucune menti 0 * 1,

3. CHRYSOPOLIS. Nom donné quelquefois d 3ville de Besançon. Voyez Besançon.

4. CHRYSOPOLIS. Voyez Dry^na.

5. CHRYSOPOLIS. Voyez Parme. ,

6. CHRYSOPOLIS , ville d’Asie , à l’oppofiteConstantinople, & auprès de Chaícédoine. Pierre Gyn^en parle ainsi : On trouve ensuite, dit Denys de By za sl-ce, un pbrt très-beau 8c très-bon, à cauíe de sedeur Sc du calme qui y régné. Au-dessus de la £fS

une campagne, qui, par une douce pente, descend v

le rivage. On l’appelle Chrysopolis , à cause’quelques-uns » que les Perses y étant maîtres , y aí S j eSbloient des monceaux d'or, des tributs levés _se rvilles ; mais plusieurs disent que ce nom lui vient ^Chryses, fils d'Agamemnon 8c de Chryseïs ;jeune prince fuyant la cruauté d’Aígiste , 8c de >5temnestre, & voulant se réfugier en Tauride ,

d’Iphigénie, fa sœur, qui y étoit prêtresse de ^

tomba malade à Chrysopolis, y mourut, 8c y eUt v jste.pulture ; de forte qu’on donna son nom a cette