4 rá CHU
'habitèrent d’abord sur l’Araxe. Le nom de Cuthai & de-Cutha, d’où l’on a fait Scytha ou Scythae, est le même■que Chus. Les Chutëens, qui vinrent habiter le pays ueSamarie, étoient originaires du pays des Medes , fur lamer Caspienne, Ils étoient donc du pays de Chus dontnous parlons. On trouve aux environs de ce pays desvestiges du nom de Chus. Les Quitiens , les Cetbéens ,©u C&ta, le Cytkéens, les villes de Cotolis, Cejèmane ,'Cytloanum , Cyta, Cytaia , CcthztsHm , Sc Cetloena. ^ D.Calme t , Genej- >i , c. 11, y. 13 ■
IIÍ. Chús , Antiq. I. i , c.j, dit que les EthiopiensRappellent eux-mêmes Chus, & que toute l’Asie leurdonne ce nom. S. Jérôme dit, que les Hébreux le leurdonnent auffi, & les Septante ne les nomment pas au-trement. Jeremie, c. i-J , v. 23, Ezechiel, c. 29, v. 10.Isaïe, c. 11, v. 11, les nomment auffi Chus. * Çhtœft.tìebr. in Genes.
IV. Chus. Bochart, Phaleg. I. 4, c. 2, a démontréqu’il y avoit une terre de Chus dans l’Arabie Petrée,frontière d’Egypte. Saphora, dit-íl, femme de Moïse,laquelle étoit de Madian, est nommée Chusite par Moïsemême , Namer. c. 11, v. 1. Or Madian étoit dans l’A-rabie , fur la mer rouge. Chus étoit donc dans le mêmepays. Habacuc. met le pays de Chus ou Chufan, commelynonime à celui de Madian. Job. c. 1 8 , v. 19 , parle dutopafe de Chus : le topafe , dit Pline, /. 17, c. 8 , Sc Str a-bon » /- 16, ne fe trouvoit que dans une iste de la merRouge, voisine du pays dont nous parlons.Isaïe , c. 18,v. 1, Sc Sophonïe ,c. 3 , nous décrivent l’Egypte commesituée au-delà des fleuves de Chus, ce qu'o n ne peut en-tendre des fleuves d’Ethiopíe. Le roi Tharaca ( a ) ,quivint attaquer Sennacherib, & Zara ( b ), qui vint une au-trefois faire irruption dans le pays de Juda, étoient roisde Chus » du pays dont nous venons de parler, frontie-, res d’Egypte 3c de Palestine, comme le montrent toutesles circonstances de l’histoire. Ainsi , conclut D. Calmet,de qui cet article est emprunté, voilà trois pays de Chusmarqués dans l’écriture , tous confondus parles interprè-tes fous le nom général d’Ethiopie ( a ). Reg. /. 4, c. 19 v.9 , ( b ) Parai. I. 2, c. 14 , v. 9.
M. Huet, dans son livre de la situation du Paradis Ter-restre , c. 13 , p.® 1 p 2 , & suiv. dit qu’il trouve trois pro-vinces du nom de Chus, l’Ethiopie, l’Arabie, Sc la Su-siane. Les deux premieres ont partagé le nom de Chus ,qui est un mot général > Sc comprend les pays situés desdeux côtés du golfe Arabique , nommé la mer Rouge.Cette région de Chus ou d’Ethiopie, étoit donc partagéeentre deux lisières le long des deux côtes du golfeArabique: la lisiere orientale faifoit une partie de lagrande péninsule de l’Arabie ; l’occidentale est entre cegolfe & le Nil. Homere, OdyflT. Hérodote, Polyma,c- 69 Lc 70, Sc quelques autres, ont fait le même partage;Toutes les relations des voyageurs nous apprennent quela Susiane s’appelle Cbusefian. Cette même région s’ap-pelle Chuta dans le livre , c. 17, v. 24, des Rois. Ontrouve encore dans la Susiane les Coíféens, voisins desAriens, selon la position de Pline ,1. 6, c. ij, de Pto-lomée , 1.6 , c. 3, Sc d’Arrien, Exped. Alex. 1. 7. Lesnoms de Chujestan & de Coíféens , viennent de Chus,auffi bien que ceux de la Kistie Sc des Kiffiens; c’étoitune petite province de la Susiane , qui a donné son nomà tous les Suífeens. Le poète Eschyle parle auffi d’uneville de ce nom, située dans le même pays , & il la dis-tingue pat f" on antiquité. II appelle auffi Kiffienne lamere de Memnon , c’est-à-dire, l’Aurore. Voyez. Suse.
CHUSdE. Voyez. Phylacie Sc Scussa.
CHUSyEÍ. Voyez. Chus.
CHUSAMBARUS. Voyez. Zuchabarus.
CHUSARIS, Xsd-ííçí; , riviere de la Libye intérieure,selon Ptolomée, /• 4» c. <5. *
CHUSI.Le texte grec du livre de Judith, c.y, v. 12,parlant d’Ecrebel, dit qu il est près de Chusi, laquelleest fur le torrent de Mochmur. Le texte latin, beaucoupmoins ample que le gtec, ne parle d’aucun de ces lieuxqui étoient dans la Palestine , aux environs de Béthulie.
CHUSIS & Chésas , siège épiscopal d’Afrique. lienest fait mention au concile de Carthage, tenu fous saintCyprien. Voyez. Chuzis. * Ortel. Thefaur.
CHUSISTAN, Khouristan & KHouzisTAN.Lapremiere orthographe est la plus ordinaire : comme Vufe doit prononcer ou, quelques-uns écrivent la premiere
CHU
syllabe par cette diphthongue en faveur des François :pour ce qui est de Khouristan ou KhouresTan »c’est une faute des copistes Persans; dans cette languele Re Sc le Ze ne différent que par un point que l’on met•au-dessus du Ze-, 3c que Re n’a pas. Les copistes l’ou-blient aisément. Cette province est la même que le paysde Chus dans l’Aífyrie, Sc conserve son ancien nom avecune terminaison -persanne qui signifie pays de , Scc. demême que l’Indoustan, le Turquestan, Scc. signifient lepays de l’Inde, le pays des Turcs , 8cc. de même leChu-zistan ou Chuzestan , signifie le pays de Chus. II aune assez grande étendue entre le Fars, qui est la Perfideou Perse propre. Sc le pays de Bassora. II a du côté ducouchant les plaines de Vasseth , qui est une ville de l’I-raque arabique ; au midi tout le pays qui s’étend depuisAbadan , ville située à l’embouchure du Tigre, dans legolfe Persique , jusqu’à Daourat ; àl’orientle Fars , Scau nord l’írac persique &le Gébal, c’est-à-dire, le paysdes montagnes ou la ville d’Ispahan est située. Cetteprovince est toute en plaines fans aucune montagne. Elleétoit autrefois beaucoup plus grande qu’elle n'est à pré-sent. La province de Lor, qu’il ne faut pas confondreavec celle de Lar. Le pays de Lor s’est trouvé, avec letems, peuplé de Cuides , & annexé au Curdistan.Le paysd’Ahuas , fait partie du Chusistan. Voyez. Ahuas. SelonNaffir-Eddin, e'd. Oxon. p. 101, Sc Llug-beig, p. 133 >les villes du Churestan, car c’est ainsi qu’ils écrivent,font :
JundaifaburT ostar
Ascar MacrumAhuaz
Ramahormoz.
Longitude84 deg.
§4
84
8585
Latitude.
. 5 min. 31
deg. 55 min.
30 31
30
30 ZI
*5
0 31
0
45 - 13 1
0
La capitale est Souster, Schousch-ter , Tousch-ter,ou Tostar, la même que Sufe des anciens, comme I epays même est la Susiane des Historiens grecs Sc latins-Foyez. Susiane & Chus. D } Herbelot , bib. orient ,
CHCSSA. Voyez. Scussa.
CHTJTAA. Voyez, l’article Chus.
CHUTÉENS, peuples de delà de l’Euphrate. Sas'manafar les transporta dans la Samarie , en la place desIsraélites » qui y demeuroient auparavant. D. Calin etcroit qu’ils étoient venus du pays de Chus ou de Chutafur l’Áraxe , Sc que leur premiere demeure étoit dansle svilles des Médes, subjuguées par Salmanaíàr, &parl eSrois d’Assyrie ses prédécesseurs , 4. Reg. xvn , 17, 24'comparé à 4, xvm, 34, & xvn , 6, & xvm , n» ® rxix » 12 , i<5, & que l’on transporta les Israélites au*mêmes lieux d’où étoient sortis les Chutéens. L’Ect 1 'ture remarque que les Chutéens, étant arrivés dans c 0nouveau pays , continuèrent à y adorer les dieux qu Jadoroient au-delà de l’Euphrate. Le Seigneur, irrité P asleurs crimes, envoya contre eux des lions qui les tuoic 111 '4. Reg. xvn , 25. On en porta la nouvelle à AssaradoU'roi d’Assyrie, qui avoit succédé à Sennachérib » Zc ondit que les Chutéens, qui avoient été envoyés à Sai® arie , ne fichant pas la maniéré dont le Dieu de ce Pyvouloit être adoré, ce Dieu avoit envoyé contre eu* ^lions qui les dévoroíent. Alors Aílaradon envoya unprêtres du Dieu d’Ifraël > afin qu’il leur enseignât le cU ^du Seigneur. Ce prêtre étant arrivé dans le pays, si*^ ^demeure à Béthel, Sc commença à instruire les Chut ^dans la religion des Hébreux. Mais ces peuples crupouvoir allier leur ancienne superstition avec le cun , ^vrai Dieu. Ils se forgèrent chacun des divinitésplaceront dans les villes où ils demeuroient.
Ces peuples adoroient donc tout ensemble j e . sgneur Sc les faux dieux , Sc ils choisissoient les _der^ ^du peuple pour les établir prêtres fur les hauts si^^'inS.demeurèrent dans cet usage pendant assez long' 1 ^Mais ensuite ils abandonnèrent le culte des idom^'^s’attacherent uniquement à l’observance de la 0 ^Moïse , comme l’observent encore aujourd’hui l eS j u jfsmaritains descendus des Chutéens. Lorsque lf s RUffurent de retour de la captivité, les Samaritain^ ^députèrent quelques-uns d’entre eux, pour les p \ e ,trouver bon qu’ils travaillassent au bâtiment du.Esdr. I. 4 , v. 1 & 2, disant que depuis le régné