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& sa femme ïngelberge y bâtirent un monastère, commeil paroitpar les lettres de ce fondateur. Le pape Benoît,dans une lettre adressée aux évêques de Bourgogne ,d Aquitaine 8c de Provence , dit que le monaíterè deLluny, fut autrefois bâti par Guillaume , très-nobleprince , (duc) d’Aquitaine , & Rodulfe Glaber, assurequ il fut bâti par Bernon, abbé de Baume, par le com-mandement de Guillaume le Pieux , duc d’Aquitaihe ,ur la petite ríviere de Grosne. Guillaume donna l’ab-baye de Cluny, aux apôtres 8. Pierre Sc S. Paul, Sc auj U a erai ' n pontife" & à ses successeurs , ce qui fait qu’elleeft d’auçun diocèse , 8c que l’archidiacre de l’abbayefam dans la ville de Cluny , Sc ses dépendances > toutesses fonctions épiscopales à Pordination près. Aussi ( c ) neçonnoît-elle point d’autre évêque que le pape, sous qui ellejouit des privilèges ss’une jurisdiction absolue, tant de-dans que dehors la ville, en une certaine distance de ter-ritoire qu'o n nomme les Sacrés Bancs. Urbain II, aprèsse concile de Clermont, étant venu à Cluny , établit &hxa ses limites , & elleS ont été depuis confirmées parPlufieu rs papes. Dans les matières contentieuses l’ap-P e l des sentences de l’archidiacre de l’abbaye est porté^umêdiatement à Rome, ( a ) Piganiol de la Force, D es c.ue la France, t. 3 , p. 217. ( b ) Falef. not. Gall. p. 147.U) Corn. Dict.
. [Ce qui fuit a été tiré part). Ildefonse Sarrazin , de. bibliothèque de Cluny , composé par D. Martin Ma-riet , religieux de S. Martin des champs à Paris.] Ou-les souverains pontifes Urbain II, Grégoire VII, 8ca scal II, aUsquels on peut ajouter Urbain V , que cettea hbaye a donnés à l’Eglise , il en est sorti quantité deCardinaux , d’archevêques Sc d’évêques > 8c elle a élevéâc comme nourri dans son sein une infinité de personnes"lustres par leur naissance , célébré par leur savoir, 8cre cotnmandables par leur sainteté. Tels ont été la plû-Part de ses abbés, fur tout les premiers, Bernon, Odon,■^•mar, Mayeul, Odillon,Hugues I, Hugues II , Pier-re le Vénérable , 8cc. Depuis près de deux siécles elle aseujours été possédée par des princes, même du sang, pares cardinaux, des ministres d’Etat , 8c autres qui ont^°tnmencé par Jean de Lorraine, en 1528. L’an 11x9,Pape Gélase II, fuyant la persécution de l’empereuretiri IV, se réfugia dans l'abbaye de Cluny ; fatiguéu Voyage Sc accablé de maladie il y mourut 8c fut eii-er se dans l'église. On y voit encore son tombeau > 8c lede °se l'appartement où il logea , qui a retenu le nom.Palais du pape Gélase. Après fa mort les cardinaux^ 1 ‘ avoient accompagné en assez grande nombre, élu-dans l’abbave même , Gui, archevêque de Vienne »
1 set son successeur sous le nom de Calixte II En x 245 ,Pape Innocent IV , après la célébration du I. concileSuerai d e Ly 0 n , alla à C'.uny , accompagné des pa-c ^ a ^5oes d’Antioche 8c de Constantinople , de douze^ maux , de trois archevêques , de quinze évêques 8cío f^ eurs abbés. Le roi S. Louis , la reine fa mere,rere, se duc d’Artois Sc fa sœur, l’empereur de Con-du^^opse > l es sse des rois d’Arragon Sc de Castille, 1 e"S Bourgogne , six comtes , 8c quantité d’autres sei-fcn trouvèrent dans 1 e même tems , Sc tous avec
s e E Ul ' te fort nombreuse , sans que ses religieux quittas-a aucun des lieux réguliers.
rov ^st fans contredit une des plus grandes du
Vin U ? e " ^se a P r ® s de six cens pieds de long, & centc de large , 8c est bâtie en forme de croix archlépis-a yant deux croisées.
q Ue i ette église fut bâtie par S. Hugues , 8c consacréeftruct Ue tems a P r ^ s par P a P e Innocent II. Elle est d’uneUjq Ure gothique 8c située presque au bas d’une grande0nt } a |! ne > ser 1e penchant de laquelle la ville 8c l’abbayesente st instruites ; ce qui fait qu’on y descend par qua-seit, ij e , ux degrés. Cependant, en quelque tems que ceCa nàu n r P a ^o!t point d’humidité > à cause de quantité debeau ? sentorrains » qui se déchargent dans un jardin fort
c arrées 4 e , même église, il y a deux grosses tourslice. f 0111 I nné sert d’auditoire pour y rendre la jus-du j Ue . e "ne espèce de pairie. L’appel des sentencesdiaterr, t I UC 1 on nomme le Juge mave, ressortit ímmé-ses arcK; nt aU > P I a , r , e . ment de Paris. Dans l’autre tour sontvrdre r> VeS • ubbaye, que l’on y conserve en très-beln y tient auffi en dépôt des Vïdimus , des do-
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fiatjosts faîtes à l'église Romaine. ïís y furent ìnîs comwsen sûreté , après le grand concile de Lyon, ténu sotiS lepape Innocent IV , avec le certificat du pape Sc dê tOUSles prélats qui affistefent à Ce concise, Sc dont 011 voìtêlr-eore ses sceaux qu’ils y firent apposer. Cette église étdïtautrefois en possession d’un des plus beaux 8c des pllïSriches trésors de France.
Ce trésor fut pillé jusqu’á trois fois dit tems des guer-res de religion. Les P. Reformés brûlèrent quantité dereliques , Sc emporterent plusieurs grandes châsses devermeil, avec un nombre considérable de calices , & an-tres vaisseaux d’or Sc d’argent , 8c une infinité d’orste-mens en broderie; ensorte qtie l’inventaife dressé du des-mer pillage qu’ils firent au château de Hourdon , oùl’on avoit porté ce qu’íl y avoítde plus précieux dastSl’abbaye, monte du moins à deux'millions.
La bibliothèque étoit aussi'sort curieuse eii manuscrits.On conservé un catalogue ancien, où. leur nombre vájusqu a dix-huít cens volumes , presque tous du travaildes religieux qui s’occupoient à copier les ouvrages desperes 8c autres. Le réfectoire est fort grand » il y a sixrangs de tables en trois collatéraux ; il n’en falloít pasmoins pour le grand nombre de religieux, qui pàssoitcelui de quatre cens soixante du tems de Pierre le Véné-rable. La réputation de cette abbaye étoit si grande, 8cl’opinion de la sainteté des religieux si bien établie, avantles révolutions quí y sont arrivées , que beaucoup de per-sonnes illustres y choisissoient leur demeure Sc leur sépul-ture ; ce qui paroît par quantité de tombeaux d’archevê-ques, d’évêques, 8c de grands seigneurs , qui 0 ftt vouluy étire enterrés. Enfin dans ce derniers tems, la maisonde Bouillon, ayant choisi cette église pour se lieu de sasépulture , 1 e cardinal de Bouillon , doyen du saccré col-lège 8c abbé de l’abbaye Sc de tout Pordte de Cluny,y avoit fait élever un des plus superbes 8c des plus ma-gnifiques mausolées qui fut en France ; mais après ladisgrâce de ee cardinal la cour l’a fait détruire. L’abbayede Clugni, premier chefd’ordrede la fegse de S, Benoît,a porté si loin son nom 8c fa splendeur, qu’il n’y a pres-que aucune partie du monde Chrétien , où elle n’aít eitdes monastères de fa dépendance, jusqu’au nombre dsdeux mille.
On compte dans la ville trois églises paroîffialeS , sa-voir celle de Notre-Dame , celle de S. Marcel, Sc celsede saint Mayeul. Les curés qiii les desservent n’ont qualeur portion congrue. Le Couvent des Recollets est peuconsidérable. L’hôpital est composé de deux sales Sc dêdouze lits chacune, 8c a environ trois milles livres derevenu. Le grenier à sel n’est composé que d’ust rece-veur 8c d’un contrôleur. II y avoit autrefois à ChinV,des tanneries qui réussissaient , Sc qui ávoient enrichiplusieurs particuliers de cette ville ; mais présentementelles sont ruinées. * Piganiol de la Force , long. 22 , 8.lat. 46 24.
ChVÌD.Vbyet CluYD,
CLUNDERT, petite ville des Pays-BaS , prochede Willemstadt, à quatre lieues de Breda. On la nom-moi t autrefois NieuWervaert. Elle est de la Hollandeméridionale , aux frontières du Brabant. Elle étoit dûdomaine de Guillaume III, roi d’Angleterre.
CLU NIA, ancienne ville de l’Espagne Tarragôst-noiso , au pays des Are vaques , Sc aux confins de la Ceí*tiberie , selon Pline, /• Z , f. z. C’étoit une colonie.ro-maine , comme on le prouve paf les médailles fur les-quelles on lit Col. Clunia. Elle est qualifiée Muni-cipe Mun. Clun. Municipium Cluniense fur d’autres,Dion Caffius en fait mention, /. 39 , p. 115. Ptolomëe,/, 2, c. 6 , la nomme auffi colonie. PlutarqUe, des hom-mes illustres , change 1 e nom de Clunia , en celui de Co-lonia , Suetone, ïn Galba , c. 9 , l’appelle Clunia. Elisétoit 1e siège d’une assemblée générale, de laquelle re-levoient quantité de peuples. Ambroise Morales , croîtque le nom moderne de Clunia , est Cividal de Castro ìS c dans Un autre endroit il dit que c’est Calahorra. Cité-sius 8c Vafeus , dont 1e sentiment est plus suivi, díseilíque c’est 1 e village Cruna ou Coruna del ConDë ,ce qui s’accorde avec l’itínéraire d’Antónin , <jní Jhe£Clunia presqu’à moitié chemin entre Rauda , <jui estAfanda de Duefo, Sc Uxama qui est Osma, à vmgt-sojmille pas de la premiere, 8c à vingt-ç|uatre mille pas dëla seconde. On croît avoir trouvé î’ancien ieeáu dont oíî