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a marmotê quelque parole , 8c a fait àu corps tfoîs révé-rences jusqu 3 à terre ; ce que faitauffi toute la compagnie.Ensuite on porte le corps fur un brancard jusqu’au tom-beau, où après avoir brûlé l’habit de papier , & des mon-naies de papier doré qu 3 ils croient qui se changeront enor en l’autre monde, ils enterrent la biere couverte debrocard , 8c élèvent un mausolée qu’ils font réparer tousles ans. Les mêmes cérémonies s'observent le jour de^anniversaire , où tous les parens Sc amis affilient , Scpartent des présens. L’anniversaire vaut au roi tous lesans plus de cent mille écus, Sc aux princes Sc grands sei-gneurs à proportion.
Les Missionnaires ont défendu aux GochinehinoisChrétiens l’autel, l’habit Sc les monnaies de papier, lesviandes qu’on présente à l’ame du défunt ; Sc permettentle reste comme cérémonies purement civiles.
Quand quelque prince ou grand seigneur meurt » sesterres reviennent au roi, Sc ses ehfans n’héritent que deson argent Sc de ses meubles : le cadet en a ordinaire-ment plus que les aînés à qui les peres donnent leur parten les mariant. ( a ) Le P. Alex. de Rhodes, Voyages, p.<5o. ( b ) Choifi, Journal du voyage de Siam, p. 359 , édit.de Paris, in-4 0 .
Le royaume de la Cochinchine, íelon le P. Alex. deRhodes » est divisé en six provinces , dont chacune a songouverneur Sc un ressort de justice particulier. Voicileurs noms que j’ai recueillis de divers endroits des vo-yages du pere Alexandre de Rhodes , qui y a vécu long-tems.
Au Nord
t
le long dela côte
Qùambírí' ThoanoaChamQuanglíaQuinhin"Ranran.
L’auteur cité ne détermine la situation que de la pre-mière. De l’Iste m’a fixé pour celle des quatre suivantes.J’ignore où il faut placer la sixième.
La ville où le roi fait son séjour s’appelle Kehue : íacour y est fort belle , Sc le nombre des seigneurs fortgrand. Ils font superbes en habits, mais leurs bâtimens neíont pas magnifiques , parce qu’íls ne bâtissent que debols. Ils font pourtant fort commodes Sc assez beaux, àcause des colomnes fort bien travaillées qui les sou-tiennent.
COCHINCHINE. [ Le désert de la] On ap-pelle ainsi un pays qui comprend partie du royaume dece nom, 8c partie du royaume de Camboge ; au midi desKé-moí , Sauvages dont on a parlé , Sc au nord du ro-yaume de Ciampa.
Golfe de la Cochinchine, partie de l'Océan oriental.Ï 1 a le Tonquin 8c la Cochinchine à l’occídent, le Ton-qùin au midi, Sc la Chine 8c Piste de Hainan à Porient.Son entrée est au midi de cette iste entre elle 8c un longbanc de fable mêlé de roches , 8c appellé le Pracel.
1. GOCHING, ville de la Chine , dans la provincede Huquang , au département de Siangyang , troisièmemétropole de la province. Elle est plus occidentale quePékin-, de 6 d. par les 32 d. 35 m. de lat. Atlas Sinenfìs.
2. COCHING , ville de la Chine , dans la provincede Honan , au département de Gueihoei » quatrième mé-tropole de là province. Elle est plus occidentale que Pé-kin, de 3 d. 26 m. par les 36 d 21 min. Atlas Sinenfìs.
COCHLEARIA, lieu de Piste de Sardaigne, in An-ton. itin. Simler lit Codearia , mot forgé parles copistesqui ont trouvé écrit Coclearia , comme on lit dans l’é-Xemplâíre du Vatican. Ce lieu au reste étoit entre Vlbia.Sc P or tus Luguidonis , a quinze mille pas de la premiere,8c à douze dé la seconde.
COGHLIUSA , ifle de la mer Méditerranée, íùr lacôte de la Lycie, Ielon Aléxandre dans son second livredes Lyciaques , allégué par Etienne le géographe.
COCHOQUAS , peule d’Afrique , dans la Caffre-rie. De l’Iste]e met aux environs du cap de Bonne-Es-pérance 3 mais presque tout !e pays qu’il lui assigne estpossédé par la compagnie des Indes orientales , qui a en-voyé ses colonies beaucoup plus au nord, jusqu’à la ri-vière des Ëléphans, Sc à la rivière Large, 8c même au-delà. Ce peuple au reste doit être le même que les Hot-
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tentots , quoique le nom de Cochoquas , ne se trouvepoint dans la description de cette pointe de P Afrique «insérée dans le voyage du P. Tachard.
COCHRYNNA , riviere de Thrace, auprès de laChalcidiqUe. Antigonus , dans son livre des choses mer-veilleuses c té par Ortélius, dit que les brebis qui bu-voient de son eau, portoient des agneaux à laine noire.Voyez. Psychrus 1,
COCHUEN , ville de la Chine, dans la province deXensi , au département de Jengan, huitième métropolede la province. Elle est plus occidentale que Pékin, de8 deg. par les 37 deg. 13 min. de lat. Atlas Sinenfìs.
COCILLUM , ville de la Mysie Asiatique. Vòye&Cocylium.
COCINO, montagne 8c village de Grece. La mon-tagne est nommée Ptoos par les anciens, 8c étoit de 1 *Béotie. 11 y a tout auprès quelques églises ruinées avecdeux ou trois villages dans le même état. On voit encorequelques morceaux d’antiquités parmi ces ruines. Entreces débris 8c Cacíno.dans la montagne, est une source qu*fournit d’eau tout le village qui est habité par des AI"banois. Wheler, Voyages , tom. 2, p. 300, qui fournit cedétail, ajoute : Pour ce qui est de l’ancien nom de cetteplace, je n’en ai pu rien trouver dans les anciens auteurs.
GOCINTHUM ou Cocintum. Voyez. C.íecinuM.
COCL A, ville de Grece près du mont Cy theron » se-lon Wheler, Voyage, t. 2 , p. 3 11.
COCLEARIA. Voyez Co c H LE ARIA.
COCO , cap le plus occidental de la Sicile. C’est I eJMyb&um promontorium des anciens, íelon Baudrand. V’Lilybjeum.
COCOMBRES, bourg de Piste de Madagascar, dansla province d’Anossi. C’est un des principaux de ce££ eprovince. Flacourt hifì. de Madagascar.
COCONUCOS , peuples de PAmérique méridu""nale, dans le Popayan, au pied des Andes, où ils hatc"tent des vallées tort ípacieufes. La riviere de la Magdi'iene a fa source vers ce lieu-là. On voit aussi quelq" eSgueules de volcans au sommet de ces montagnes, 8c deSeaux bouillantes 8c salées dont on amasse du sel. De l’I"fle ne connoit point ces peuples. * Corn. Diction.
COCOSSÌI, peuple de la Mauritanie , Tingitarc»selon Ptolomée , l. 4, c. 1. Quelques exemplaires p°í"tent Succossii.
COCULIN , bourg des Indes, dans Piste de Salce^te. Comme les missionnaires qui y apportoient la lumict^de PEvangile y avoient été massacrés , on y bâtit, l’ alî159° > une église, nommée Notre-Dame des Marty r5VOn y baptisa cent néophytes à la dédicace > 8c peu à f elílès autres habitans embrassèrent lá foi Chrétienne. OnAétablit deux PP, Jésuites pour entretenir cette Cb !Vtienté : cet établissement ne subsiste plus. Coculin ave ctoute Piste appartient aux Anglois, comme nous le xC 'marquons ailleuís. * Davity, Asie,p. 811.
COCUNDAì ou Cocondìe , ancien peuple des l* 1des » selon Pline, /. 6 , c. 20.
COCUSUM.Foyex, Cucussus. . . ,
COCYLIUM, ancienne ville d’A fie , dans laElle ne subsistoít déja plus du tems de Pline, L 5, f -3 'On lisoit autrefois dans cet auteur Cocillum. Le P - *"* adouin a rétabli le vrai mot íùr Pautorité de Xénoph olìfhist. Grœc. /. 3 , qui en nomme les habitans Cocyl ttS *
K OKtí\lTtí>J, , /.
1. COCYTE , [ Le ] riviere de PEpire , près
ville de Cichyre , selon Pausanias , 1, c. 17. H aì °^ re
que Peau en est très-désagréable; 8c il croît qu’H 0 ^^ayant vu ce pays-là en employa les Uées dans son P° e ^ er sen parlant des enfers. II y avoit dans*ces mêmes st° ar ^ a ,une riviere nommée l’Acheron 8c le marais Ache*"
2. COCYTE, [ Le ] riviere d 3 Italie , dans l a ^ Apanie, près du lac Lucrin. Silíus Italiens,/. 12,'ss 1 «Pétrone dans son poème de la guerre civile^ 0
Cette riviere n’est plus telle que les anciens P° nt ^,8c son cours a été changé par la chute d’unecausée par un tremblement de terre, Pân i 5 ?^'Dictionnaire. .. r 0 pt
3. COCYTE, steuvè imaginaire, que les poete^
couler dans les enfers. Virgile, Mneid. /• 6, • 1 fi,-
Ce nom a paru d’autant plus propre à un .*' eUtieste, qu’il vient du mot gree , qui sig n ‘
CODA DI VOLPE, c’est-à-dire, Queue de re»