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de doubles murailles fur une montagne. Ce petit chateauqui tient aux murailles du côté du midi, est flanque deplusieurs tours 8c défendu de fossés a fond de cuve. ( a )Etat de l’emp.Ottom. ( b ) Cor». Dict. long 51 d. 30 m.
lat. 3/d. 56 m. . .
COGOLLA, [La] petite nviere d Espagne > dansla Castille > au pays de Rioja. Elle se jette dans le Na-iarille. * Baudrand , édit. 170p.
COGOLLUDO , bourg 8c château d’Espagne, dansla Castille Neuve & au pays d’Algarria , fur une côteprès de la rivière de Henarez, à deux lieues de Hita, enallant vers Siguença. Il a titre de marquisat dans la mai-son de Médina Celi. * Baudrand, édit. 1705.
COGORETO ou Cogureo , village d’Italie, dansl’état de Gênes » avec un petit port fur la riviere duPonant, à dix milles de Savone, en allant vers Gênes.II n’est considérable que pour avoir été la patrie de Chri-stophe Colomb ou Colon, qui le premier découvrit l’A-mérique, en 1492. * Baudrand , édit. 170;.
COGOULIN , ou Cogulin , ville d’Asie , dansl’Inde, au royaume de Canara , fur la côte de Malabar.Elle est dans les terres entre Baticala au couchant, &Gorcopa au levant, à la même latitude de ces deux villes.De 1’lfle , Robert , Atlas.
COGSHALL , bourg d’Angleterre , dans le comtéd’Essex. On y tient marché public. Etat présent de la ù.Bret. t. 1.
GOGUCI, forteresse de la Chine , dans la provincede Channsi , au département de Gueiyven , premiereforteresse. Elle est plus occidentale que Pékin, de 4 deg.3 5 min. par les 40 deg. 22 min. de lat. Atlas Sinenfis.
1. COHAN, contrée d'Asie > dans la grande Tartarie,vers l’Océan oriental , entre f embouchure de la rivièred’Amur & celle de Quentung.* Baudrand, édit. <7°$*
2. COHAN [ L e J Albanus, riviere d’Asie,dans l'Al-banie , dont elle arrose une partie , 8c íe rend ensuitedans la mer Caspienne.
COHIBUS , riviere d’Asie, vers le Pont-Euxin » fé-lon Tacite, hifi. I. 3. C’est le Chobus d’Arrien.
COHOA , ville de la Chine , dans la province deQuansi,au département de Tiencheu, onzième métro-pole de la province. Elle est plus occidentale que Pékin,de 10 deg. 50 min. par les 23 deg. 35 min. de lat. AtlasSinenfis.
CQHORS. Le long séjour que quelques cohortes ro-maines ont fait en certains lieux, est cause que quelques-uns de ces lieux ont été appelles du nom de ces cohortes.On fait par le témoignage d’une ancienne inscriptionrapportée par Goltzius , qu’il y est fait mention de Co-hors 111. Albiniana ; on lit dans une autre inscriptionCol. Araufio secundanorum Coh. XXXIII. volunt , 8cquantité d’autres lieux où les anciens monumens nousapprennent quelle cohorte y séjournoit. Cohors Gal-x.ica est le nom que donne Antonio à un ancien lieud’Espagne dans la Galice , selon Ortélius.
COIAMBA ou Boeamba. Voyez, ce dernier mot.
COIMBRE , ville de Portugal, dans la province deBeira, fur une montagne , fur les bords de la riviere deMondego, qui la sépare en deux. Elle est belle & grande,avec un évêché suffragant de l’archevêque de Lisbonne,8c une fameuse université fondée, fan 1290 , par le roidom Denys ( a ), qui la remplit des plus favans hommesdu tems , 8c qu'il fit venir à grands frais des pays lesplus éloignés. Cette université fut dans la fuite transfé-rée , 8e enfin le roi Jean s, la remit à Coimbre l’an 155o,( b ). On remarque que Coimbre est la patrie de sept roisde Portugal; savoir Sanche I, Alphonse II, Sanche II,Alphonse III, Alphonse IV , Pierre 8c Ferdinand. Cefut aussi a Co-mbre que moururent les rois Alphonse,Henri I, Sanche I , & Alphonse II ( e ). Les fils de quel-ques rois Pont eue pour leur appanage , 8c ont porté letitre de ducs de Coimbre; comme Pierre troisième , filsde Jean I , qui fut régent du royaume. Elle est situéedans un lieu fort agréable , ombragée de tous côtés debois d’oliviers. Ses rues 8c ses places font ornées defontaines , dont la plus considérable est celle que le roiSebastien fit construire dans la place des Ecoliers, der-rière le palais royal au haut de la ville , d'où elle com-munique ses eaux à tous les autres endroits pour la com-modité des habitans. La cathédrale est magnifique. Les
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montagnes voisines font chargées d’oliviers, de vignes,8c de toutes sortes d’arbresfruitiers.
A huit lieues de Coimbre est une fontaine singulièreque l’on dit attirer 8c engloutir tout ce qui touche ioneau , ce qu'on a souvent éprouvé sur des branches 8c furdes troncs d’arbres. ( a ) Maugin , Abrégé de l'hist- dePortugal, p. 104 ( b ) Baudrand , édit. 1705. ( c ) Corn-Dictionnaire.
COINGS , petite iíìe stir la côte occidentale d’If-lande.
COINCY , bourg du diocèse de Solfions , à deuxlieues ou environ de Château-Thierri, du côté du nord.II n’est remarquable que par un prieuré de l’ordre deCíuní, fondé ptzr un comte de Champagne.
COIRE Curia Rhatorum , en allemand Chur, villedans la communauté de Coire , qui est la premiere de laligue de la Caddée, ou maison de Dieu. C’est une gran-de 8c belle ville située dans une plaine fertile entre desmontagnes, fur le côté droit du Rhin, & à un bon quartde lieue de ce fleuve. Elle est arrosée par une petite ri-viere, nommée Piessur , qui sert à faire tourner sesmoulins , Sc à nettoyer ses rues, 8c qui au sortir delà vase jetter dans le Rhin. Cette ville est partagée en deuxportions inégales dont l’une, qui est un peu élevée , s’ap-pelle Hojf, c’est-à-dire la cour , 8c renferme le palais del’évêque , la cathédrale , le cloître & les maisons où de-meure le doyen de la cathédrale avec six chanoines , 8íquelques autres petites habitations. L’autre partie esttout le reste de la ville. Les habitans du quartier de lacour font tous Catholiques, 8c la ville fuit la Religio slRéformée. Nonobstant cette différence de Religion, leshabitans vivent ensemble en bonne intelligence. On pré;tend que Coire doit son origine à trois forteresses , q 111se trouvoient là autrefois, Spinoila, Marsoila Sc YM-.bourg , qui étoient la résidence , ou des seigneurs dtfpays, ou des préfets romains. La Forterefie de Spinoila'[ en latin Spïno in oculis~\ a été rasée il y a long-tems -on a fait une vigne du terre in qu’elle occupoit. Celle deMarsoila [en latin Mars in~oculis~\ a été détruite en pa s 'tie; il n’en reste plus qu’une vieille tour mafíìve , à de-mi-ruinée, qui fait partie du château ou palais de l’évé-que. Celle d’Ym bourg a été aussi démolie. L’hôtel deville 8c la douane font dans la place qu’elle occupost** Délices de la Suijse, t. 3 , p. 607, 8c suiv. long. 43 deg-26 min. lat. 56 deg. 40 min.
, L’évêché de Coire est fort ancien. II étoit autrefo 1 ^bien plus puissant qu’il n’est aujourd’hui. L’évêque p oS 'séde de belles terres 8c des fiefs , non-leulement dans I®pays des Grisons , maïs aussi dans quelques pays étra®"gérs, comme le Tirol 8c l’Alsace. II a douze à treize m>le livres de rente , chaque chanoine jouit de 2400 à 2$°°livres de revenu. L’évêque a le titre de prince de l’eíï 1 "pire, Sc le droit de battre monnaie.
La ville fait un corps à part, qui a son gouvernetu eSc ses loix. Elle a aussi deux belles églises Ou s’ass eII l.blent les P. Reformés. Cette ville est fort peuplé? >c’est le grand abord des Grisons. Les diètes des tr °^,ligues s’y tiennent tour à tour avec Ilantz 8c Davos 5celles de la ligue de la Caddée s’y assemblent or ^ iD j erement. Le bourgmestre de la ville est lé présides ^cette ligue , & son secrétaire est aussi chancelier d?. .
dans
les
ligue, & les chartes de la ligue se gardent u*- l}tJarchives de la ville. Au reste elle est située da flS a siendroit assez fertile, 8 c a d’un côté un vignoble @produit de bon vin rouge 8 c du blanc. On n’y ^ fie.jamais de gibier. Coire a reçu de grands P r * vl ^ e fj a le>divers empereurs, qui l’ont rendue ville libre fie
8 c indépendante de l’évêque , 8 c lui ont donné le d[° ollbattre monnoie. Elle est partagée en cinq trl , p s 0 Ucompagnies de métiers , dont chacune a deux c e ,maîtres 8 c deux sous-maítres. On prend d’entre e * [j e>miers deux grands maîtres de toutes les tribus en equi gouvernent tour-à-tour durant un an. Chaque p £Sfournit quatorze personnes de son corps , y c0 ÏIÌ ^ e j\ qU*propres chefs ou maîtres , pour faire le grand con [eSest de soixante-dix personnes. De ce conseil onpersonnes d’ossìce , & particulièrement le corì J et fioistou le sénat, qui est composé de quinze per.onne > j e yXil y en a trois de chaque tribu. Ces conseils 0bourgmestres à leur tête , qui président tour-a-tou , gpune année. Quand il s’agi t d’affaires crimin